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Jeudi 9 juillet 2009


Alain Refalo
www.metrofrance.com/_internal/gxml!0/4dntvuhh...

A la veille de la réunion de la Commission disciplinaire qui doit juger Alain Refalo, le ministre de l'éducation nationale appelle à sanctionner les désobéisseurs
.

"La désobéissance, ça me paraît assez peu compatible avec ce qu'est le métier d'enseignant. Un enseignant, il doit faire obéir ses élèves, il incarne l'autorité. Donc, il y aurait un véritable paradoxe que lui-même ne s'applique pas ses propres règles" a déclaré le ministre le 8 juillet. "Il n'y pas de raison de mettre fin à ces poursuites… Je souhaite l'application de loi et de la réglementation". Luc Chatel a également estimé que les désobéisseurs, "2 000" selon lui, sont "ultra minoritaires". "99,5% des enseignants en primaire en France appliquent avec beaucoup de respect la réglementation, la nouvelle réforme et les nouveaux programmes".

Professeur des écoles à Colomiers (31), Alain Refalo passe devant la commission de discipline le 9 juillet.

Il est poursuivi pour "refus d'obéissance, manquement au devoir de réserve, incitation à la désobéissance collective et attaque publique contre un fonctionnaire". Il lui est reproché de ne pas appliquer les instructions de 2009 et notamment de ne pas organiser l'aide personnalisée. Il a déjà été lourdement sanctionné par des retenues sur salaire. Il fait partie des enseignants poursuivis ce mois-ci parce que figures emblématiques du mouvement des désobéisseurs. Il vient de recevoir le soutien de trois anciens résistants : Raymond Aubrac, Stéphane Hessel et Walter Bassan. Une manifestation de soutien est prévue le 8 juillet à 14 heures devant l'inspection academique de Toulouse.


Article du Figaro

Le blog d'A Refalo

Refalo dans le Café
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/07/09072009Accueil.aspx

"99,5% des enseignants en primaire en France appliquent avec beaucoup de respect la réglementation, la nouvelle réforme et les nouveaux programmes"

Alors ça c'est vite dit!

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Jeudi 9 juillet 2009
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Jeudi 9 juillet 2009


www.rfi.fr/.../100/200ROGER-Alain-couv.jpg

Par Giorgione •

Il y a ce que l’on peut dire, il y a aussi ce dont on pense qu’il excède les possibilités de le dire et on a inventé des moyens pour tenter de dire ce qui semble être au-delà de l’exprimable. C’est, semble-t-il, la fonction de l’hyperbole, qui est une des figures les plus employées quotidiennement.

Parmi toutes ces hyperboles, il en est une qu’on entend souvent – trop ? –. Evoque-t-on dans la discussion quelqu’un de très riche, ou de très bête, on dit de lui : «Ah ! plus riche (bête) que lui, tu meurs !»

Aucune hésitation, aucun doute sur ce que cette expression veut dire : celui dont on parle est très riche, très bête (superlatif absolu) ou bien il est le plus bête, le plus riche (superlatif relatif). Elle est très proche aussi de «Il n’y a pas plus riche (bête)» dont elle s’écarte cependant très nettement : notre expression est une brachylogie qui joue sur une concision, une brièveté saisissante : le déterminant (sans verbe pour l’accompagner) vous saute à la figure et il y a là quelque chose d’explosif… D’autre part, entre la cause (richesse, bêtise) et l’effet (tu es mort), aucun retard, résultat immédiat. Comme on dit, ça fait mal…

D’où provient cette force expressive ?  Essentiellement de l’emploi du verbe «mourir», un des verbes les plus employés hyperboliquement. Chacun sait que «je suis mort» vaut pour «je suis très fatigué, épuisé» et que «c’est la mort» ou «c’est mortel» renvoient à quelque chose d’insupportable, attente, ennui, travail ingrat. Mais ici «mourir» marque, traduit une impossibilité radicale : on s’épuiserait à chercher plus riche ou plus bête, on mourrait plutôt que d’y arriver. Ce n’est donc pas de n’importe quelle bêtise ou richesse qu’il s’agit : elle est effectivement absolue, on est confronté à une  transcendance, à l’essence même.

Il n’est pas sûr pourtant que nous vivions dans le monde des Idées ou que nous ayons quitté la Caverne de Platon. Nos richesses, notre bêtise, nos qualités ou nos défauts ne sont qu’immanents : cela n’enlève rien à la joie ou au déplaisir qu’ils provoquent. On trouvera toujours hélas plus riche, plus bête, plus beau, on n’en mourra pas pour autant : c’est la vie !

Plus bête que lui tu meurs !

http://philosophie.blogs.liberation.fr/noudelmann/2009/02/plus-bte-que-lu.html



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Jeudi 9 juillet 2009

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Jeudi 9 juillet 2009


unregardsurlactu.blog.lemonde.fr/files/2009/0...

Heuliez renaît : une victoire pour l'emploi et pour la croissance verte

« Le Tribunal de Commerce de Niort vient de statuer en faveur de la reprise d'Heuliez, et de 600 de ses salariés, par le Groupe Bernard Krief Consulting. C'est une victoire pour l'entreprise et de nouvelles perspectives industrielles sur le site de Cerizay vont pouvoir être mises en oeuvre.

Ce fut un combat long et difficile, et je remercie les salariés d'Heuliez qui ont toujours cru en leur entreprise et au développement de véhicules électriques sur le site de Cerizay. La Région s'est mobilisée depuis le début pour parvenir à une solution. Le déclencheur a été l'appel à projets qu'elle a lancé en janvier 2008 pour susciter la réalisation d'un véhicule électrique produit en région.

Il faut maintenant aller très vite, ne plus perdre de temps et mettre en production les premiers véhicules électriques. Il s'agit d'un enjeu régional, national et international, Heuliez étant le seul constructeur aujourd’hui en capacité de produire et commercialiser un véhicule électrique à bas coût dès l’été 2010 et répondre ainsi aux attentes des consommateurs.

La reprise d'Heuliez, c'est la preuve qu'un nouveau modèle de développement est possible, alliant le rôle moteur des collectivités publiques, l'innovation, et la croissance verte. »

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Ségolène Royal
Présidente de la Région Poitou-Charentes
 

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Mercredi 8 juillet 2009


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Mercredi 8 juillet 2009


www.leplacide.com/document/08-12-04-sarkozy-c...

Mardi 7 juillet, au premier jour d'examen du texte sur le travail du dimanche, la majorité a bataillé pour... minimiser l'ampleur de sa réforme. Dès les premières minutes, elle a usé d'un argument «massue»: la proposition de loi signée par Richard Mallié, député UMP, tient en un seul article, preuve supposée de sa «modestie»...

À entendre la droite, 
ce «petit» texte ne généraliserait en rien le travail du 7e jour, mais se contenterait d'allonger la liste des 182 dérogations d'ores et déjà recensées au principe du repos dominical (datant de 1906). Pour répondre à la gauche, qui s'étranglait, un représentant du Nouveau centre a d'ailleurs dégainé l'arme fatale: un décret de 1992 signé par Martine Aubry en personne (alors ministre de l'emploi), qui prévoyait dix-huit exceptions supplémentaires à la règle de fermeture des magasins (dans les aéroports notamment).

Les orateurs de l'UMP l'ont ressassé toute la journée: au fond, la proposition de loi étoffe juste le catalogue des dérogations. C'est une présentation a minima destinée à rassurer l'opinion, autant qu'à rallier les derniers frondeurs de l'UMP qui avaient fait 
capoter une précédente version du texte en décembre dernier.

Avec toute la gauche, Martine Billard (Verts) a dénoncé un «leurre» et une affaire d'une tout autre ampleur. Pour preuve? L'article «unique» de Richard Mallié dissimule vingt-huit alinéas... Rarement, depuis 2007, les travées auront examiné un texte aussi tassé ! «Tout a été fait pour entretenir la confusion», a tonné mardi le socialiste Christian Eckert, révolté par la «perversité» de la majorité.

Au passage, il a aussi regretté que l'Elysée ait fait le choix de passer par une proposition de loi (déposée par un député) plutôt que par un texte gouvernemental (procédure qui suppose désormais, depuis la réforme des institutions, de fournir une véritable étude d'impact)...


Mardi, jusqu'à 1h00 du matin, l'opposition a donc tenté de démontrer qu'il s'agissait là d'un bouleversement du droit du travail et d'un bond en avant vers «la société du Caddie», selon l'expression de Christian Hutin (apparenté socialiste), qui a parodié une chanson de Jean Gabin: «Nous ne ferons plus rien, le dimanche, au bord de l'eau...» L'élu du Nord a également lancé, en référence à une précédente brèche dans les acquis sociaux opérée par Jean-Pierre Raffarin dont la gauche n'avait pas su décrypter les pièges: 
«Nous ne voulons pas que, désormais, tous les dimanches deviennent des lundis de Pentecôte travaillés!»

Si la majeure partie des bancs UMP a hurlé tout l'après-midi à la «caricature», un élu UMP du Bas-Rhin, Emile Blessig, est monté à la tribune vers minuit, discrètement, pour se féliciter que le gouvernement ait accepté in extremis un amendement précisant «dans le corps de la proposition de loi qu'elle ne s'applique pas en Alsace-Moselle»... Chacun pour soi ?

En ce premier jour de débat, la gauche a essentiellement travaillé à démentir le gouvernement, qui avait maintes fois répété que l'extension du travail du dimanche se ferait sur la base du volontariat des employés et d'un doublement du salaire. «[Ce texte] prévoit explicitement des contreparties en termes de rémunération et reconnaît [aux] salariés le principe du volontariat», avait encore affirmé Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, le 1er juillet dernier.


Quid du droit au repos ?

Deux heures durant, le principal orateur du PS, Christian Eckert, a fouillé les recoins des vingt-huit alinéas, pour débusquer les «pièges». À l'arrivée, les employés des PUCE (ces nouveaux «périmètres d'usage de consommation exceptionnel» où le travail dominical est légalisé, c'est-à-dire Paris, Lille et Marseille) pourront effectivement refuser de se lever, mais les salariés des commerces de détail implantés dans les zones et communes touristiques n'auront pas le choix. Si le patron veut ouvrir, ils devront s'exécuter, sous peine de licenciement.

Patrick Ollier, le président UMP de la commission des Affaires économiques, reconnaît aujourd'hui cette limite au principe du volontariat:


Mais il regrette qu'avec cet argument «les socialistes essaient de faire peur aux Français»:

Plusieurs personnalités de l'UMP, tout de même, se sont souciées mardi d'améliorer le texte sur cette question du volontariat, obligeant le gouvernement à introduire un 
amendement facilitant au moins la «réversibilité» (c'est-à-dire la capacité d'un salarié à faire marche arrière). L'employeur devra ainsi informer ses travailleurs du dimanche qu'ils peuvent tout stopper, à condition de communiquer leur décision par écrit et de patienter pendant «un délai de trois mois». Une garantie bien légère aux yeux de l'opposition, qui pointe surtout les risques de «volontariat imposé»..

Deuxième «lièvre», soulevé par le parti socialiste: tous les nouveaux travailleurs du dimanche ne bénéficieront pas d'un doublement de salaire, loin de là. D'une part, les salariés des communes touristiques ne pourront pas, eux, le réclamer; d'autre part, la «paye-double» ne sera imposée aux patrons des PUCE qu'en cas d'absence d'accord collectif dans l'entreprise sur le montant des contreparties salariales (qui pourront donc être inférieures, si les représentants des salariés y consentent). «C'est une escroquerie!», a résumé Christian Eckert, à l'adresse de Xavier Darcos, ministre du travail, rappelant les promesses qui avaient été faites

Enfin, les socialistes continuent de penser que les «communes touristiques» désignées par le texte seront bien plus nombreuses qu'annoncé: selon eux, ce terme renvoie à la définition du Code du tourisme (elles seraient alors au nombre de 6000), tandis que le gouvernement assure qu'il s'agit des 500 villes et villages classés«touristiques» au sens du Code du travail... Un 
amendement a été déposé par l'UMP pour rassurer l'opposition sur ce point, sans succès. «Ils nous parlent maintenant de communes d'affluence touristique, on n'y comprend plus rien!», soufflait mardi Christian Eckert

Dans l'hémicycle, le patron des socialistes a voulu répliquer aussitôt au chef de l'Etat, citant des extraits du discours de Versailles, dans lequel Nicolas Sarkozy avait surpris son auditoire en vantant le «modèle social français», puis en rendant hommage au programme du Conseil national de la Résistance. Car ce dernier comprenait «le droit au repos», a rappelé Jean-Marc Ayrault

Or «ce texte sur le travail dominical le contredit de manière éclatante», a insisté le député.Et d'étriller les faux-semblants du repositionnement, plus social, de Nicolas Sarkozy: 
«Le Président parle universel, mais il agit pour des intérêts particuliers. (...) Le travail du dimanche est une liberté qu'il entend offrir à certains. Quand il justifie l'ouverture dominicale par la nécessité de permettre à Madame Obama de faire du shopping, il nous livre, par une forme de lapsus politique, ce qui guide sa volonté. (...) Ce confort nouveau pour les uns a un prix: le labeur des autres!»

En conclusion, Jean-Marc Ayrault a prévenu: «Chaque fois que vous inscrirez vos pas dans ceux des membres du Conseil national de la Résistance, nous cheminerons côte à côte...» Mais pour cette semaine, ce sera donc un face-à-face.

Mediapart.fr

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Mercredi 8 juillet 2009


On nous cache tout... Heureusement qu'il y en a qui trouve...
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Mercredi 8 juillet 2009


vidberg.blog.lemonde.fr/files/2009/02/057-fac...

Par Luis de Miranda, éditeur, essayiste •

Facebook est, en direct, une expérience tragique, belle et douloureuse. Sartre parlait de l’incommunicabilité des êtres. Et c’est bien ce qui se joue à chaque instant au fil des statuts et des posts: la volonté de formes vivantes de trouver un analogue, un double, une structure qui résonnerait, vibrerait selon la même fréquence. Mais aussi semblables que les artifices de la société tentent de nous rendre (le langage, la culture, les expériences partagées du divertissement ou des rites), nous restons tous radicalement différents les uns des autres: nous sommes, comme le disaient Bergson puis Deleuze, des gerbes de création en devenir et reconfiguration incessante, dont seul l’effet de surface est commun. Facebook met en jeu, en temps réel, cette gesticulation humaine: celle d’une série d’entités individuelles étrangères les unes aux autres cherchant leur impossible double.

Chacun de nous est une planète, un monstre baroque, composé de mille points d’expérience modulés en un assemblage unique et mouvant. Nous cherchons non pas notre moitié, mais notre double structurel, celui qui pourrait entrer en résonance avec les points de suture qui nous composent –nous sommes chacun un Frankenstein singulier poursuivant sa fiancée fantasmatique. Facebook exhibe plus que de raison notre vain effort pour trouver notre monstre frère, alors que les chances pour rencontrer quelqu’un qui soit structuré comme nous sont plus infimes que celles, pour la France, de remporter l'Eurovision.

Certains ont compris cette solitude humaine radicale. Ils ne cherchent plus leur double composite, mais plutôt à transformer les autres structures, par influence. À rendre l’autre un peu plus proche de soi, en attaquant point par point son édifice. Admettons que chacun de nous soit composé de mille points de structure –de mille plateaux, diraient Deleuze et Guattari. Je poste telle vidéo qui m’anime et tente par là de planter une punaise dans la structure de l’autre, espérant qu’au final, à force d’exposer mon goût, j’aurais, à défaut de rencontrer mon monstre frère, transformé l’autre en un reflet de mon territoire. Là encore, c’est illusoire. La carte n'est jamais le territoire, on le sait depuis Alfred Korzybski et sa mise en garde contre la réification des symboles. Nous évoluons à chaque instant, notre structure se recompose sous des influences diverses et incessantes. Quand bien même pourrais-je, à un moment donné, avoir l’impression de coïncider avec quelqu’un en assez de points pour vibrer d'une passion commune, cette coïncidence amoureuse ne durera pas. Elle sera, le plus souvent, un effet d'attente.

Alors sommes-nous condamnés à être seuls et à chercher la fiancée de Frankenstein? Nous pouvons cesser de poursuivre notre double. Nous pouvons par exemple opter pour la démarche inverse et nous dire que nous avons tout à gagner à interagir avec des structures totalement différentes de la nôtre (je parle de micro-différences, pas de ces clichés sous lesquels on catalogue telle ou telle minorité factice). Ainsi, une manière amusante et peut-être moins morne d’user de Facebook serait de ne poster que des vidéos que l’on n’aime pas, ou d’écrire des statuts qui reflètent le contraire de ce que l’on ressent. Certains le font déjà, par dérision. Une autre idée? Utiliser Facebook non pas pour exprimer des goûts ou des envies, ni pour tenter de rencontrer son double monstrueux, encore moins comme un réseau d'influence ou de publicité, mais pour créer de nouvelles valeurs, de nouveaux concepts, de nouvelles manières de voir. Bref, en faire un laboratoire parmi d'autres, pour un nouveau kit humain de présence au monde, pour des agencements plus favorables aux échanges d'intensités.

Jouer d'une apparence qui se sait telle et ne cherche plus l’humain à l’intérieur, dans une âme qui ne sera jamais sœur que par sa profusion disparate de possibilités, que par sa monstruosité difforme et imprévisible. Si l’humain est un écran et que Facebook est son message, soignons nos manifestations. Nos statuts d'aujourd'hui peuvent devenir nos statues de demain. À nous de choisir la matière première de nos rigidités à venir. Ou de construire un monde plus fluide, plus délicieusement monstrueux. C'est-à-dire plus réel. "La différence, c'est le monstre", écrivait Deleuze. Et ce beau monstre intérieur a toujours suscité en nous une passion d'abolition et de normativité que nous confondons trop souvent avec la civilisation, un pathos qui aujourd'hui a tendance à se rejouer sur Facebook, trop souvent reproducteur de normes standardisantes.

Si Nietzsche était sur Facebook, il préférerait qu'on l'ajoute comme ennemi. Moins pour être haï que pour être surpris.

http://philosophie.blogs.liberation.fr/noudelmann/2009/05/lhumain-est-une-enveloppe-facebook-est-son-message.html#more


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Sauf qu'il est des circonstances où l'on n'a que Facebook, certes summum technologique de la fausse communauté et de la vraie solitude, pour atteindre l'autre, cet autre qui pour des raisons diverses et, parfois, justifiées, fuit, se cache, se ment, se protège, se défile, se défie, et au bout du compte s'isole... Sur Facebook entre autres mais pas seulement. Et, à force de croire qu'il communique, il -ou elle- s'aveugle sans voir, forcément, ce qui s'organise autour de lui - ou d'elle- , ce qui s'organise "dans son dos"... En clair, ouvrir les yeux commence par éteindre son ordinateur, regarder autour de soi, y compris parmi ses plus proches, observer et réaliser ENFIN ce qui se trame au quotidien. Facebook, en effet, crée des normes. La vie, le réel, c'est échapper aux normes. A condition de les voir... De vouloir les voir... De vouloir les vaincre... Mais c'est tellement rassurant les normes... Et tellement trompeurs aussi... Méfiance!

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Mercredi 8 juillet 2009
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