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PROF EN CAMPAGNE

Dimanche 6 juillet 2008


http://www.michelcollon.info/img/debat_europe/riches.jpg

- Période 1998-2006: les revenus des français ont augmenté de 6%
- Même période: les revenus des 350 000 foyers les plus riches (1% des ménages) ont progressé trois fois plus vite
- Même période: parmi ces 350 000, 3500 familles (les plus fortunées) ont vu leurs revenus augmenter de 42% en huit ans.
- Seule année 2007: Les salaires des patrons du CAC40 ont gagné 40%
- 9% des éléèves de classes prépas sont issus de milieux défavorisés contre 29% en 1988.

17 des 40 patrons du CAC40 restent les héritiers d'empires familiaux. Les enfants de ces familles fréquentent les mêmes établissements scolaires prestigieux, dont la très fameuse mais très discrète Ecole des Roches de Verneuil-sur-Avre dans l' Eure. Bien évidemment, ils se marient souvent entre eux: l'exemple type étant le couple Yannick et Chloée Bolloré, Chloée née Bouygues...

Toutes ces personnes vivent en vase clos, y compris sur Internet. Hier (mais encore aujourd'hui), on se draguait lors des fameux rallyes (soirées très VIP où l'alcool et bien d'autres choses coulent à flot au milieu d'un mortel ennui). Ce réseau se retrouve sur le site Small World (tout un programme!) où l'on retrouve les Arthur et Marie de Villepin, Lorraine Ricard, Antoine Arnault.... N'essayez même pas d'accéder au site. On y entre que par cooptation. Et on s'y échange les bonnes adresses de pied à terre à Hong Kong ou la soirée à ne pas rater à New York ou Londres. Jet privé of course de rigueur!

Il n' y a plus en France d'aristocratie noble. Il reste une aristocratie bourgeoise, aussi fermée que la précedente et beaucoup plus puissante...

Sources (entre autres): Nouvelobs

Christophe



"Caricature une femme du peuple portant sur son dos une religieuse et une noble."

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Dimanche 6 juillet 2008

La vidéo qui montre les quelques minutes précédant l'intervention de Nicolas Sarkozy (...) lors du 19/20 sur France 3 a déclenché un véritable buzz sur Internet. En début de soirée, elle avait déjà été visionnée plus de 550 000 fois sur Rue89, où elle a été postée la veille (1), et Dailymotion.

Le contexte. Nous sommes à quelques minutes du début du 19/20. Les journalistes de France 3 Véronique Auger, Audrey Pulvar, Gérard  Leclerc et Paul Nahon s'appêtent à interroger le président de la République à la veille de la présidence française de l'Union européenne. Un entretien avec le chef de l'Etat que la direction de l'information de France 3 a demandé depuis plus de trois mois, et pour lequel l'Elysée n'a donné son accord que le jeudi précédent, au lendemain des annonces tonitruantes de Nicolas Sarkozy sur l'avenir de l'audiovisuel public.

Au vu des images, il nous est apparu difficile, à Télérama, de tirer des conclusions définitives sur la nature des paroles du président de la République. Quand il fait le reproche suivant :  « C'est une question d'éducation. Enfin, quand on est invité, on a le droit que les gens vous disent bonjour quand même... Ou alors on n'est pas dans le service public, on est chez les manifestants... C'est autre chose, hein ! Incroyable... Et grave ! », il semble s'adresser au technicien qui est en train de régler son micro. Interprétation reprise notamment par l'AFP et sur les sites du Point et de Libération.

Nous avons interrogé l'un des quatre journalistes présents sur le plateau du 19/20. Celui-ci nous a confirmé cette version, estimant toutefois que le technicien, trop occupé à régler son matériel, n'avait sans doute pas entendu le salut présidentiel. « Nicolas Sarkozy est arrivé très tendu sur le plateau, explique-t-il à Télérama. Il n'est pas très étonnnant que cette tension déclenche ensuite des malentendus. » Par contre, il nous donne une toute autre interprétation du fameux « Ça va changer  » du chef de l'Etat. En prononçant cette phrase, Nicolas Sarkozy ne présage pas du tout, comme cela a pu être dit, de l'avenir de France 3. Il rebondit en fait sur une phrase de Véronique Auger (inaudible sur la vidéo), qui dit « vous savez c'est la France », celle-ci faisant référence aux salariés du service public manifestant leur colère à l'arrivée du président dans les locaux de France Télévisions. Nicolas Sarkozy répond à Véronique Auger en lui disant que « c'est la France d'avant. Ça va changer ». Voilà. C'est ce qu'on appelle une tempête dans un verre d'eau.

On a en revanche moins parlé de ce qui ne souffre aucune contestation, et que ces quelques minutes volées mettent aussi en exergue : la connivence qui peut exister entre homme politique et journaliste. Ainsi, Nicolas Sarkozy s'enquiert avec naturel des deux ans passés au « placard » par Gérard Leclerc, affirmant même avoir « protesté » contre cette décision de mise sur la touche. Le tout en le tutoyant. Plus grave,  il suggère ensuite à ses intervieweurs de lui poser une question sur le drame de Carcassonne, où il s'était rendu dans la matinée pour rendre visite aux personnes blessées à la suite d'une fusillade accidentelle dans une caserne. « Vous voulez pas poser une question sur Carcassonne ? », demande-t-il. Ses vœux seront exaucés par Paul Nahon, le directeur de l'information de France 3, qu'il tutoie lui aussi.

Le plus choquant n'est pas toujours là où on croit.

http://television.telerama.fr/television/images-piratees-de-sarkozy-au-19-20-decryptage,30993.php

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Dimanche 6 juillet 2008

Alors, vous en êtes où, vous avec « Ingrid » ?

Comblés ? Saturés ? Frustrés ? Vous en voulez plus ? Moins ? Vous voudriez qu'on (les médias) en parle autrement ? Avec plus de recul, sans doute ? Et que l'Ingrid-mania n'écrase pas tout sur son passage... ?

Depuis 48 heures, les images et les sons se bousculent. Les observateurs (eux aussi émus ou amusés, ou agacés, ou les trois à la fois) parlent de « séquences ». Des phases successives, répondant à une logique implacable, qui peu à peu construisent un film cohérent : l'émotion d'abord, puis le besoin de comprendre, les questionnements, l'analyse, et bientôt le temps du recul, voire du retrait.

Avec l'arrivée en France, vendredi, vers 16h, d'Ingrid Bétancourt, otage-icône et Mère Courage, mais aussi femme politique, va sans doute se refermer la longue séquence de la libération, teintée d'une très forte émotion.

En attendant, petite rétro des atterrissages d'otages. Notre « best of tarmac », où il sera instructif d'observer le ballet des politiques au pied de la passerelle.


12 mai 2007 : volontaire de l'ONG Terre d'Enfance, Eric Damfreville revenait d'Afghanistan, après plus d'un mois de captivité – et soyons honnêtes, beaucoup ont un peu oublié… Un retour en discrétion (et en très petite forme). On notera que le toujours charismatique Douste n'oublie pas de citer le « nouveau président de la République ».
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12 juin 2005 : l'incroyable arrivée, sous le soleil, d'une Florence Aubenas « de bonne humeur ». Personne n'a oublié ses petites blagues (« double ration de Vache qui rit » pour « Florence Hussein », etc.). Lourde émotion néanmoins… A noter : Jacques Chirac est number one pour la bise.
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22 décembre 2004 : Christian Chesnot et Georges Malbrunot reviennent d'Irak. Quand ils descendent de l'appareil, bombers de l'armée et foulée virile, on se demande s'ils ne sont pas les pilotes de l'avion... Belle assemblée politique : la moitié du gouvernement sur le tarmac.
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27 décembre 1994 : retour à Paris des passagers de l'Airbus A300 d'Air France (prise d'otages et opération du GIGN à Marseille).
Regardez au pied de la passerelle : ce petit homme au teint blafard, aux traits serrés, avec un sens inné du cadre et une précoce capacité à se placer, l'air de rien, quelques pas devant les autres, ne serait-ce pas un certain... ?
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4 mai 1988 : libération de Jean-Paul Kauffmann, Marcel Carton et Marcel Fontaine (qui passe devant Chirac sans le voir !).
Ah, ce sublime générique d'Antenne 2... Et ce commentaire invraisemblable du journaliste : « Les retrouvailles ont été très dignes, presque trop... » Suit une bouleversante interview de Jean-Paul Kauffmann, qui parle longuement de Michel Seurat, exécuté par le Jihad islamique.
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27 novembre 1987 : deux des cinq otages français du Liban reviennent enfin. Improvisation en pleine nuit, interview à l'arrache, magnétos cassettes, micros gros comme des melons, et pas un homme politique en vue : une autre époque... Et cette question lancinante : mais qu'est devenue la présentatrice Auberi Edler ?
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11 novembre 1986 : Camille Sontag et Marcel Coudari de retour du Liban. Immense bousculade sur le tarmac (les journalistes ont approché tant qu'ils voulaient), et un Chirac en pleine forme.
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http://television.telerama.fr/television/les-retours-d-otages-sur-le-sol-francais-le-best-of-tarmac,31168.php

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Dimanche 6 juillet 2008

http://www.getentrepreneurial.com/images/marketing-emotion.jpg

Enfin une bonne nouvelle, une très bonne nouvelle pour Nicolas Sarkozy qui semblait pris depuis plusieurs mois dans la spirale infernale de la scoumoune. Pas une semaine, pas un jour même, sans mauvaise surprise, comme si un sort funeste le poursuivait. Même le ballon ne tournait pas rond dans les pieds de l'équipe de France. Et sa présidence européenne était gâchée par ces cabochards d'Irlandais et d'Hollandais. Les Dieux étaient contre lui ! La libération d'Ingrid Betancourt ne pouvait mieux survenir. C'était la lumière dans la nuit que le Président espérait, le point d'appui pour soulever sinon le monde, au moins le désespoir qui alourdit les épaules et les paupières. Encore fallait-il bien s'en servir…

Nicolas Sarkozy croit à la contagion du bonheur pour faire face aux mauvaises ondes et à la tyrannie du malheur. Le moral se vitamine d'un rien. Les Dieux se retournent d'un souffle. A condition de savoir prendre le vent, d'être capable de démultiplier la force et l'impact du positif dans les têtes comme dans les cœurs. Et ça, le «médiacteur» Sarkozy, sait faire - mieux que personne. Il a donné, feuilletonné, une nouvelle preuve de son talent, dans une mise en scène faite non pas d'hystérie auto-promotionnelle cette fois, mais toute d'émotion, d'amour, de joie, de larmes retenues. Pas de triomphalisme, surtout pas, même si certains conseillers y poussaient. Genre, Vive Sarko le libérateur des infirmières bulgares à Ingrid Betancourt. Gloire à notre Zorro national. C'était risqué et pouvait passer pour obscène. Il valait mieux jouer le familial fusionnel. C'était à la télé hier soir…

Pas question évidemment de se souvenir que notre stratégie de libération hyperactive ne fut pas toujours la bonne. Hors de propos, bien sûr, de rappeler que le recours à Hugo Chavez fut maladroit, et que nous avions critiqué le président Uribe pour son intransigeance guerrière d'hier qui a permis la libération d'aujourd'hui. Nicolas Sarkozy le remerciera solennellement, majestueusement. Dans cet instant de liesse sentimentale, rien ne devait fâcher, il ne fallait pas rappeler les désaccords. Mieux encore, il était indispensable de rassembler, de célébrer, de féliciter et de pleurer. De l'émotion avant toute chose !
Regardez les images, écoutez les mots, nous étions dans la joie de circonstance, bien sûr, mais aussi dans la sentimentalité télé, mieux qu'à la Star Academy. C'était si fort. «Plus, ça ne serait pas possible !», comme ils disent.
 
Nicolas Sarkozy était entouré de la famille qu'il prenait dans ses bras, qu'il mettait en avant. Il était «de» la famille. D'ailleurs, quelle «familiarité» touchante dans les mots employés avec ce ton vibrant de soulagement, de tendresse : «je voudrais dire à Ingrid qu'on l'embrasse, qu'on est fier de son courage, qu'on est heureux pour elle…». Le président l'appelait «Ingrid», comme si c'était sa sœur. Il se l'est appropriée en homme qui s'est battu pour sa libération. Aux côtés des plus proches, mais aussi comme tous les Français qui «raisonnaient» ce soir d'abord avec leur cœur.

Le chef de l'État ne roulait pas des biscotos ; «Nicolas» ne faisait pas le faraud. Il ne tentait pas une impossible récupération de puissance. Pas de captation matamore d'une gloire militaire fort aléatoire. Non, Sarko le scénariste hollywoodien faisait du sentimentalisme spectaculaire à l'américaine. Il était l'officiant d'une communion publique, le chef de chœur d'un hymne familial à la joie, l'ordonnateur appliqué d'un spectacle édifiant et émouvant pour toute la France et les Français qui cultivent trop le pessimisme et la grognerie. Des râleurs, mais au grand cœur, qui lui rendraient grâce de sa ténacité et de son activisme !

Cette libération était bien une preuve, pour lui aussi, qu'il avait eu raison de s'accrocher à cet espoir, de s'en obséder, de s'agiter parfois si inconsidérément, au risque de laisser croire que la diplomatie française consacrait trop de ses forces à cet hypothétique sauvetage, sacrifiant certains de ses intérêts essentiels pour le sort d'une franco-colombienne qui s'était aventurée inconsidérément dans la jungle hostile. Les critiques, qui n'ont pas manqué, étaient balayées dans cette séquence fusionnelle et lacrymale. Avec cet acmé : les remerciements vibrants de Mélanie et Lorenzo qui saluaient les efforts du président «pour être parvenu à la libération de maman…». Ils n'ont pas dit «notre mère», mais «maman», ce qui rendait «Ingrid» plus proche encore d'eux tous.

Sarkozy ramassait la mise, et il avait misé gros dès le départ. Pourtant, personne ne pouvait l'accuser de récupération. On dira simplement qu'il a fait son boulot de chef de l'État… chef de l'information et chef de l'émotion nationale !

La gauche ne lui a rien reproché d'ailleurs. Pour ne pas se faire oublier, tous les contributeurs socialistes (seuls manquaient Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon) se sont réjouis de la libération. François Hollande, Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Laurent Fabius, Martine Aubry ont consommé dans l'émotionnel national. Et Pierre Moscovici, lui, n'a pas rechigné à saluer «l'opiniâtreté» de Nicolas Sarkozy, alors que ses camarades ont préféré s'associer à la joie d'Ingrid Betancourt, de la famille et de tous ceux qui se sont battus pour sa libération. Les thuriféraires de l'Élysée n'ont pas hésité, eux, à balancer l'encensoir à l'image du porte-parole de l'UMP Dominique Paillé qui a trompété : «L'élément déterminant, bien sûr, a été l'opiniâtreté de Nicolas Sarkozy». L'élément déterminant ? Allons, allons… l'émotion leur aura brouillé les yeux et la tête.

Jeudi 03 Juillet 2008 - 12:38
Nicolas Domenach

http://www.marianne2.fr/Sarkozy,-chef-d-orchestre-de-l-emotion-nationale-_a88879.html?voir_commentaire=oui#mod_1151987

"Pour ne pas se faire oublier, tous les contributeurs socialistes (seuls manquaient Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon) se sont réjouis de la libération. François Hollande, Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Laurent Fabius, Martine Aubry ont consommé dans l'émotionnel national. "

Ecrit le jeudi 3 juillet, cette phrase sera démentie par Ségolène Royal qui, on le sait, n'a pas voulu verser dans l' émotionnel national lisse et consensuel. On le lui a reproché mais quoi qu'elle dise ou fasse, de toute façon, on le lui reproche. Donc qu'elle continue!

Christophe

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Samedi 5 juillet 2008


http://www.partenia.org/images/200705/expulsion12.gif

Depuis le début de l'année, comme dans beaucoup d'écoles françaises, plusieurs parents d'élèves de la maternelle et de l'école Barbanègre (Paris, XIXe) ont reçu un ordre de reconduite à la frontière. Des parents qui vivent en France depuis plus de quinze ans. Aujourd'hui, c'est au tour de la maman de Max, à la veille des grandes vacances…

Comme, grâce à la mobilisation des enseignants et des parents d'élèves, certaines procédures ont pu être ajournées, j'ai à mon tour fait parvenir une lettre d'indignation au procureur de la République, par l'intermédiaire de l'avocate de madame Wu.

                                  _______________________________________________________

Madame, Monsieur,

Je vous écris à propos du petit Max et de sa maman.

J'éviterai de me lancer dans un débat technique et politique pour tenter de vous expliquer en quoi votre politique d'immigration est inacceptable. Mais s'agissant du camarade de classe de ma fille Nina, 7 ans, c'est sur les conséquences dramatiques et désastreuses que peuvent avoir ces décisions de justice sur des enfants et leur entourage -qu'il va vous falloir assumer devant toute une génération de futurs électeurs- que j'aimerais attirer votre attention.

Car en effet, vous n'êtes pas sans savoir que l'école est aussi l'école de la vie.

C'est aussi l'apprentissage de la vie en société que l'Education nationale initie à travers ses valeurs, le respect de l'autre, l'acceptation de la différence, la compréhension et le respect de ses propres origines, et par conséquent de celles de ses camarades.

Autant de vertus qui s'avéreront indispensables à toute cette future génération, pour vivre en harmonie avec un monde ouvert vers l'extérieur.

Une évidence qu'il est sans doute inutile de préciser, mais qu'il me paraît indispensable de souligner dans ce contexte-ci.

C'est pourquoi je suis fier que mes enfants apprennent ces règles élémentaires de vie dans une société cosmopolite, où se côtoie des gens du monde entier, où les échanges culturels ont autant valeur d'enseignement que ce qu'ils apprennent en classe.

D'autant que ces enfants ne font pas de différence avec ces "camarades de classe", nés dans la même clinique qu'eux, avec qui ils ont appris à grandir dans le même pays, qui ont partagés leurs premiers souvenirs, leurs premières ambitions, et qui aujourd'hui vont au même cours de danse le samedi après-midi. Ils se projettent ensemble dans l'avenir. Et c'est au prix de nombreux efforts parfois qu'il a fallu construire le futur de toute cette génération qui incarne à elle seule toute la richesse de notre beau pays.

C'est leur histoire avant tout, ce n'est, déjà, plus la nôtre.
Que vont retenir tous ces enfants de votre politique, qui pour eux ne représente rien d'autre qu'un déchirement, un rejet, une séparation douloureuse, de l'incompréhension, de la tristesse?
Quelles seront les conséquences de cette violence au quotidien sur nos enfants?
Que va t-il rester de leur histoire?
Que va devenir Max?

Est-ce à nous, parents, de devoir expliquer à nos enfants, que si Max n'est plus là, c'est parce que "c'est la loi"? Est-ce à nous d'assumer les conséquences psychologiques qu'auront ces séparations successives sur les élèves de cette école?

Et devrons-nous également accepter le malheur qui frappe nos camarades de classe, nos amis, nos voisins, nos collègues, avec qui nous vivons, avec qui nous avons tissé des liens d'amitié, avec qui nous avons élévés des enfants? Devons-nous aussi accepter le chagrin de Max et de sa mère?

Comment mes deux enfants, âgés de 5 (maternelle Barbanègre) et 7 ans (CP Barbanègre), dont plusieurs copains ont déjà vécu ce qui arrive à Max, doivent percevoir et ressentir ces déchirures successives? Comment dire, sans honte, que ce que vous faites subir à ces familles relève de la "normalité" , à mon fils et ma fille? Comment peut-on justifier cette brutalité sans remettre en cause tout ce qui fait les valeurs de notre culture, de notre Nation, de notre intégrité personnelle?

Qu'allez-vous dire à nos enfants?

Et à Max?

Doit-on dire à Max, et à nos enfants, que le monde dans lequel ils ont vécu n'existe plus? Comme un livre de contes qu'on refermerait?

Ce ne sont pas seulement des vies de familles qui sont brisées aujourd'hui, ce sont aussi des vies de quartiers, de villages, de communes, qui sont sacrifiés au nom d'une politique indigne des valeurs fondamentales qui font, et ont fait, la fierté de vos concitoyens.

C'est pourquoi, pour Max, sa maman, mes enfants et leurs camarades, je me joins à la liste de soutien en faveur de Wu Yongyu.

http://www.rue89.com/un-crayon-dans-la-tete/il-nest-plus-libre-max-ma-lettre-au-procureur

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Samedi 5 juillet 2008
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Samedi 5 juillet 2008
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Samedi 5 juillet 2008


La Bouche de la Vérité, Eglise Santa Maria in Cosmedin

Ce n'est pas tant ce qu' a dit Ségolène Royal qu'on lui reproche à droite (et hélas à gauche un peu aussi) au sujet de la libération d'Ingrid Betancourt. C'est d'avoir dit la même chose que Guéant pendant les festivités du Prince et de sa cour. La petite gueuse lui a gâché son plaisir. C'est qu'il allait prendre son pied notre Président. Au bord de l'orgasme médiatique!

Et voila qu'une donzelle vient l'obliger au coïtus interruptus!!! Insupportable offense faite à l' Homme qui nous gouverne. "Qu'on la cloue au pilori, qu'on la pende, qu'on l'écartèle et que ses restes soient dispersés aux quatre vents mauvais!"

Voila ce qu'on ne lui pardonnera pas. La folle petite fille de province est venue rappler quelques vérités à nos maîtres. Or il ne faut jamais dire la vérité à ceux qui nous gouvernent...

Ils ont trop l'habitude du mensonge!

Christophe

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Samedi 5 juillet 2008



Les résultats des épreuves écrites du baccalauréat ont été affichés ce vendredi 4 juillet. Le taux de réussite au premier groupe d’épreuves du bac général
a atteint cette année 74,9% des candidats. Bravo à Sacha (13 ans) , Monique (63 ans) et à tous les autres.

Le Monde profite de l’occasion pour rappeller dans un article très concret ce qu’a été le quotidien d’une correctrice au cours des dernières semaines . Pour cette professeur de philosophie interrogée par le journal, ce fut 138 copies qui à raison de vingt minutes en moyenne par copie, impliquent un minimum de 46 heures de travail...

On a perdu le rapport Pochard...

L’Express fait ce titre pour nous rappeler que le ministre de l’Education Xavier Darcos avait chargé la commission Pochard de réfléchir à la modernisation du métier d’enseignant. Son livre vert - un état des lieux - a été remis à Xavier Darcos, le 4 février dernier. Au printemps, le ministre de l’Education nationale devait publier un livre blanc, porteur, lui, des propositions de l’Etat.Début juillet, pas une ligne n’avait encore été rédigée. "Ce livre vert a fâché à la fois les syndicats majoritaires et le gouvernement, remarque Guy Vauchel, secrétaire national des Sgen-CFDT. Pourtant, il ouvre des pistes sur nombre de sujets."

En ce premier jour de vacances, ce sont les futurs programmes du primaire qui sont l’objet d’articles dans 20 minutes et dans Libération. 20 minutes va plus loin et tente de répondre à la question  : “pourquoi une telle crispation ?”. Et il vrai que l’exaspération est très forte dans le primaire, tant les enseignants se sentent méprisés et disqualifiés par les nouveaux programmes et toutes les mesures prises sans concertation et dans l’impréparation (comme la suppression du samedi). Si la sortie se fait dans le désarroi et un certain abattement, la rentrée, elle, risque d’être placée sous le signe de la colère...

Passons de la colère à la méchanceté avec cette histoire.
Dans une école d’Albi, pour conclure un travail sur les sentiments et les expressions du visage, une enseignante demande aux enfants de découper des portraits illustrant différentes expressions. Un élève choisit une photo de Nicolas Sarkozy pour illustrer la méchanceté. Dénoncée à l’Elysée, elle fait l’objet d’une enquête administrative...

Et on a rien pour illustrer la bêtise ?

Ainsi s’achève la 5ème “saison“ de cette revue de presse de l’éducation. Mais comme je l’ai déjà dit, l’actualité éducative ne s’arrête pas pour autant puisque nous devrions avoir au cours du mois les annonces concernant la réforme du lycée ainsi que la réforme de la formation des enseignants. A chacun de rester vigilant...
Bonnes vacances à tous les lecteurs de cette chronique et rendez-vous, si tout va bien le 1er septembre prochain.

Bonne Lecture...

La suite ici: http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=3822

                                             _____________________________________________

Bravo et merci à notre collègue et ami Philippe Watrelot pour ce travail quotidien formidable! Merci aussi à l' équipe des Cahiers Pédagogiques dem'avoir autorisé à reproduire régulièrement cette revue de presse.

Bonnes vacances Philippe!

Christophe

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