Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /2010 07:18

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AUTEUR: Philippe Watrelot

SOURCE: http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article6964

Comme des frites dans l’huile bouillante
« Nous n’allons pas, les lâcher comme des frites dans l’huile bouillante ! »c’était une déclaration du ministre Darcos à propos des nouveaux enseignants au moment du lancement de la “masterisation”.

Et bien si, nous y sommes…
Plusieurs articles sont consacrés à la situation des stagiaires qui étaient aujourd’hui accueillis dans les IUFM (ou plutôt ce qu’il en reste. Et l’impression qui prévaut est celle d’une grande impréparation de cette réforme. Et pour les formateurs (dont je suis) le sentiment de participer à un dispositif insuffisant et même dangereux .
Même Le Figaro publie deux articles très critiques en donnant la parole à des stagiaires qui déplorent le manque de préparation . Marie-Line, jeune diplômée de Lettres modernes, confie : « On n’a jamais appris à tenir une classe ». Avant la réforme dite de « masterisation », adoptée l’an dernier, les professeurs stagiaires n’avaient qu’environ 8 heures de présence à assurer en classe, le reste du temps étant dévolu à la formation. Aujourd’hui, le rapport est inversé. Et cela signifie moins de temps pour prendre du recul, pour échanger, pour innover…
Même si c’est devenu une rengaine de dire que la situation de la rentrée n’a jamais été aussi catastrophique, il faut admettre que la situation de la formation rend le contexte plus inquiétant encore. C’est d’ailleurs ce qui a amené deux syndicats habituellement silencieux, celui des chefs d’établissement et celui des inspecteurs pédagogiques, à s’exprimer sur le sujet. . Le secrétaire général du Snpden, Philippe Tournier s’étonne dans Le Figaro «  Comment imaginer que, sélectionné sur ses seules connaissances disciplinaires, le stagiaire arrive dans sa classe et réussisse d’office à la subjuguer par son charisme ? Enseigner, cela s’apprend. C’est bien d’être bon dans sa discipline, mais il faut aussi savoir la transmettre. » Interrogé par France Soir, Michel Richard, le secrétaire général adjoint du même syndicat dénonce lui aussi les nouvelles méthodes de recrutement et de formation des enseignants d’autant plus que «  tout le monde reconnaît la difficulté du métier aujourd’hui ». Ce qui le pousse à prôner « une politique de l’éducation qui aborde les questions qui ne vont pas, et non pas une politique de communication conçue surtout pour faire passer les suppressions de postes  ». Pour Patrick Roumagnac, secrétaire général du syndicat des inspecteurs cela amène à « une dégradation extrêmement sensible par rapport à la situation antérieure  ». Si même les inspecteurs le disent… La vigueur inhabituelle de leur inquiétude devrait alerter.

Encore des frites ?
Ce mardi, Luc Chatel, faisait sa conférence de presse de rentrée. Deux jours avant celle des 12 millions d’élèves, le ministre de l’Education nationale a égrené, mardi devant la presse, une longue liste de nouveautés (liste complète sur le site EducPros). Mais il ne s’est pas attardé sur les suppressions de postes ni sur la grève prévue dès la semaine prochaine., Le Monde indique même en titre qu’il a présenté sa rentrée sans évoquer les sujets qui fâchent . « Si j’ai une conviction, c’est que notre Ecole a moins besoin de grand soir que de petits matins quotidiens », a assuré Luc Chatel, en souhaitant une bonne rentrée aux personnels et aux élèves. En revanche, le ministre n’a pas abordé deux sujets sensibles : les 16 000 nouvelles suppressions de postes de cette rentrée, dénoncées par les syndicats, et les deux jours de grève prévus les 6 et 7 septembre. Interrogé au sujet de ces postes, Luc Chatel a dit simplement : « Nous appliquons le cap qui a été voulu par le président de la République. » Quant à la grève du mardi 7 septembre, il a souligné qu’il s’agissait avant tout d’un « mouvement lié au projet de réforme des retraites ». S’agissant du mouvement du lundi 6, dans les seuls collèges et lycées, le ministre a relevé qu’il n’était organisé qu’à l’appel du Snes-FSU (principal syndicat du secondaire) et n’a pas manqué de souligner que la fédération FSU s’était, elle, abstenue.
Au fait, le ministre a consacré aussi une partie de sa conférence de presse à l’alimentation des élèves. Avec l’ interdiction de mettre des frites plus d’une fois par semaine dans le menu de la cantine. Même portion congrue pour le poisson pané, les pâtes noyées dans le fromage ou la mousse au chocolat…

Absentéisme
La Croix consacre son dossier à l’absentéisme scolaire en s’appuyant notamment sur une enquête de l’UNAF (Union Nationale des Associations Familiales) . L’étude montre que les adolescents absentéistes attendent qu’on leur impose un « cadre plus strict », voire des sanctions plus fermes. Les jeunes interrogés sont en effet nombreux à pointer du doigt le « laxisme » de leur établissement vis-à-vis de leurs absences. Une demande plutôt étonnante chez des jeunes a priori plutôt rétifs aux règles. Pour le sociologue de l’éducation Dominique Glasman, il ne s’agit que d’une apparente contradiction : « Un lycéen a besoin que chacun joue son rôle et tienne sa place. Il attend, en cas d’absentéisme avéré, qu’un enseignant lui rappelle ses obligations, voire le sanctionne. Car il est terriblement anxiogène de ne pas savoir ce qui est négociable et ce qui ne l’est pas. A fortiori, pour un jeune en construction. »
Quand on demande, dans le même dossier, à Luc Chatel si l’abstentéisme scolaire s’explique par la démission des parents, sa réponse est ambiguë. Pour lui, “le manque d’encadrement et de présence parentale est souvent un amplificateur ” de l’absentéisme. Même s’il se garde, par ailleurs, de vouloir stigmatiser les parents. Il préconise la généralisation du dispositif de la “mallette des parents” dont nous avons déjà parlé dans cette chronique. Tout en continuant à considérer que la suspension des allocations est une “mesure nécessaire
Signalons que Le Parisien consacre quant à lui son titre aux internats. Sur le modèle de celui de Sourdun (Seine-et-Marne) inauguré l’an dernier, onze internats d’excellence, destinés aux élèves des quartiers difficiles ou issus de milieux défavorisés, vont ouvrir leurs chambres ces prochains jours. Cela devrait concerner 1000 élèves.

Ateliers relais
Le 5 mai dernier, Nicolas Sarkozy annonçait la création d’une dizaine d’établissements de réinsertion scolaire pour « jeunes perturbateurs, incontrôlables, n’ayant déjà plus aucune limite ». Avec le risque élevé de les stigmatiser et de les ghettoïser encore davantage. A l’opposé d’une telle démarche : celle des ateliers-relais. Le dispositif relais (421 en France) existe depuis dix ans. Il permet à environ 7850 élèves en France par an, collégiens et lycéens en situation de décrochage (retards, absencess non justifiées, passivité face aux apprentissages ou perturbation), de réintégrer le système classique. Par petits groupes de cinq, les jeunes sont accueillis en atelier-relais par une équipe pédagogique de deux prof des écoles, pendant neuf semaines.
C’est sur un blog associé au journal L’Humanité qu’on peut lire un reportage sur un atelier relais situé à Tremblay en France. On y décrit les méthodes utilisées par les enseignants et éducateurs dans ce type de structures pour permettre une re-socialisation et une re-scolarisation. Les résultats ? Après le passage par l’atelier-relais, les chances des élèves de rester dans le parcours classique ont augmenté. Selon une étude menée pour l’année 2007-2008, 77 % des élèves retournent dans leur établissement d’origine (60 % lorsqu’ils sortent d’une classe relais, 74% d’un atelier-relais) et ils sont 84 % à revenir encore plus fréquemment en collège.

Bonne Lecture...

Par chris - Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /2010 17:05
Par chris - Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /2010 17:00
"Le Monde" s'est procuré l'avant-projet de la politique étrangère que devrait proposer le candidat socialiste en 2012.
 

 
Le premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, a prononcé un discours au dernier jour de la mission de combat de l'armée américaine en Irak.
Le double vainqueur du Tour de France (1983, 1984) est décédé mardi des suites d'un cancer, a annoncé l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris.
Selon "L'Express", une lettre découverte à la mi-août lors d'une perquisition, contredit les déclarations d'Eric Woerth.
Après ses propositions sur la déchéance de nationalité, le ministre a annoncé que le projet de loi sur l'immigration s'étofferait d'autres amendements.
ET AUSSI
 
Par chris - Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /2010 08:19

http://biblio.alloprof.qc.ca/ImagesDesFiches/3000-3999-Francais/3016/3016i1.gif

21 juillet...
« Ecrire un poème, comme je disais, c'est décider continuellement. Une rime est un ordre donné d'avance ».
Alain, Humanités

Mediapart? L'honneur d'une profession!...

Mediapart et son fondateur Edwy Plenel, en révélant les dessous de l'affaire Bettencourt, ont mis en lumière cette presse en ligne qui jusque là n'avait qu'un succès mitigé. Je parle bien de la presse en ligne et pas des sites Internet des journaux et magazines « papier », véritables attrape-gogos permettant de faire cliquer le plus possible d'internautes (plus d'internautes il y a, plus d 'annonceurs il y a), provoquant des réactions que personne ne lit et, cerise sur le gâteau, offrant la possibilité à des « blogueurs invités » d'exister. (J'ai personnellement toujours refusé toutes les sollicitations de cette sorte).

Mediapart renoue heureusement avec ce journalisme d'investigations qui manque tant au paysage médiatique. Quand on pense que c'est le journal télévisé de TF1 (13h et 20h) qui fait le maximum d'audience, on peut raisonnablement réclamer la multiplication de « Mediapart »... Que les dossiers impliquent des personnalités de droite comme de gauche...

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Christophe Alévèque: la cible manquée...

L'humoriste Christophe Alévèque, que j'apprécie et continuerai d'écouter avec plaisir, a pondu un de ces ouvrages qu'on oublie avant même de l'avoir terminé. Quand on parvient à le terminer tant la « nullitude » frôle l'escroquerie « intellectuelle ».

Dans ce bouquin dont le titre est à lui seul une invitation à ne surtout pas l'acheter (Libertude, Egalitude, Fraternitude), Alévèque et son co-auteur (Deux pour écrire ça!!!??) imaginent que Ségolène Royal est élue en 2007. A partir de cette idée dont vous aurez sans nulle doute goûté le sel de l'originalité, nos deux experts es-dérision se livrent à des interprétations loufoques du programme de la gauche tel qu'ils le voient.

C'est drôle au début, ennuyeux très rapidement et à vomir très largement avant la fin. A vomir, non pas parce que la cible est une fois de plus Ségolène Royal alors que, manque de chance pour nos deux compères, celle-ci est pour le moment très en retrait de la « chose politique ».  Un livre ayant Martine Aubry ou DSK pour cibles eut été plus en adéquation avec l'actualité. Mais cela fait moins vendre, il est vrai... A vomir disais-je car le seul ressort utilisé, une fois de plus, est la dérision, l'ironie. Ces deux armes qui enferment leurs victimes dans l'impossibilité de répondre sur le fond, l'ironie et la dérision ne traitant les sujets que de manière très superficielle. Qui enferment aussi leurs auteurs dans la médiocrité de l'analyse. A la longue, l'indigestion est inévitable. Je vomis donc cet « ouvrage » et les moyens utilisés. La cible eût été Nicolas Sarkozy, j'en vomirais tout autant...

Le plus drôle est peut-être néanmoins ailleurs. J'ai attentivement écouté Christophe Alévèque sur RMC aux environs de 10h55. Il répondait au journaliste de permanence qui l'interrogeait au sujet de cette « œuvre majeure ». Et il répondait de manière très doctorale, très sérieuse -et ça c'était drôle!- imaginant cette France de Ségolène Royal, dans laquelle tout irait bien, dans laquelle la Présidente aurait un taux de satisfaction de 99%, mais une France dans laquelle on s'ennuierait à mourir. Et tout aussi sérieusement, en creux, on pouvait donc imaginer un Alévèque particulièrement satisfait de vivre en « Sarkozie ». Pensez-donc! Il a la France dont il rêve! Un Président au plus bas dans les sondages, un pays dans lequel des pans entiers de l'économie s'effondrent, un pays où les SDF meurent dans la rue, un pays où le chômage fait des ravages dans les banlieues qui flambent, etc. Bref un pays où l'on ne s'ennuie pas un instant et où les pauvres font bien rire les riches, dont Christophe Alévèque...

Ah la belle France! On l'a échappé belle!

On aurait pu être heureux! L'horreur non?
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Une mise en page révélatrice...

La page 3 du Libération en date du 20 juillet est amusante. En bas de page, Libé reproduit une Nième déclaration de l'inénarrable Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP:

« Malheureusement, au PS, c'est toujours la même chose. Quand il y a des questions de sécurité graves on veut un nouveau colloque ».

Et juste au-dessus de cette profonde pensée, Libération propose une interview de Claude Dillain, maire PS de Clichy. Interview qui permet au maire de cette ville « sensible » de proposer des idées fortes, novatrices et concrètes au sujet des violences en banlieue.

J'invite Frédéric Lefebvre à lire, à écouter et à faire preuve de bonne foi. On peut rêver non?...
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Polanski? J'ai peine à suivre ses défenseurs...

Lola Lafon et Peggy Sastre, écrivaines, nous livrent un très bel article au sujet de l'affaire Polanski. Une affaire qui a permis aux défenseurs du cinéaste de se faire entendre, ce qui est tout à fait légitime.

Mais en page 18 du Libé du jour, il y a cette phrase, terrible:

« Nous, filles de rien, nous avons dit non, mais pas assez fort sans doute. Nous n'avons jamais oublié ce que ça fait d'être un paillasson, un trou retournable ».

On apprend aussi, dans ce même article, que Samantha Geimer, 13 ans à l'époque des faits, droguée, sodomisée, a dit; a hurlé « non » dix-sept fois cette nuit-là... Dix-sept fois...
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Zahia... Tout le monde se fiche de toutes les Zahia de France et d'ailleurs!...

Une jeune fille de 16 ans à l'époque des faits, une jeune fille appelée Zahia, aurait vendu ses charmes à des personnalités de renom, dont des footballeurs. Cette jeune fille était, à l'époque de ces faits, une prostituée, mineure, parmi des milliers d'autres en France, des millions d'autres dans le monde. La presse s'intéresse beaucoup au sort que la justice va réserver aux clients de cette jeune fille, prostituée, mineure...

Pas un papier, pas un reportage -pour le moment- en revanche sur le sort réservé à ces milliers de « Zahia », en France et dans dans le monde, prostituées sur le trottoir ou dans des bordels de luxe, dans des boites à partouzes ou des hôtels très chics, dans des maisons bourgeoises aussi entourées de hauts murs. Pas un papier, pas un reportage au sujet de ces étudiantes, mineures pour beaucoup, tapinant le soir pour payer des études devenues inaccessibles pour elles et leurs familles.

Je me fiche totalement du sort des Ribéry et autres. Je m'inquiète en revanche de celui des « Zahia » du monde...
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Il y a deux ans, le 21 juillet 2008...

Jeunesses extrêmes...

Jean Michel Dumay dans une chronique du Monde (21 juillet 2008) nous parlait de l’avenir incertain des jeunesses extrêmes. En Angleterre, le Gouvernement tente de trouver des solutions contre  la recrudescence spectaculaire et sanglante des agressions à l’arme blanche. Gordon Brown, Premier Ministre, a pris en personne l’affaire en main et il déclarait quelques jours auparavant : « Les mères ou les pères ont perdu le contrôle de leurs enfants. Et leurs vies ne sont que difficultés ».
Et en France?
Ici, pas de guerre aux couteaux, mais une «guerre aux goulots». Le Ministère de la santé s’attaque au «binge drinking», cette manière de plonger dans une ivresse rapide en ingurgitant le maximum d’alcool.
Armes blanches en Angleterre (et alcoolisme), «binge drinking» en France… Que révèlent ces comportements extrêmes, comportements violents contre les autres, contre soi-même? Philippe Jeammet, psychanalyste et psychiatre, et Christian Baudelot, sociologue, livrent quelques réponses possibles dans la revue Etudes de juillet-août 2008. Pour le premier, «les difficultés -adolescentes- sont une sorte de miroir grossissant permettant de voir ce que nous voyons moins bien quand tout va bien». Et il poursuit en observant que le temps n’est plus ni à l’autorité indiscutable et légitime des parents, ni à celle des éducateurs «hors-famille». Pour lui, les adultes ont déserté le face-à-face qui contribuait à forger le caractère des aînés. «Ce n’est pas qu’on interdise à l’adolescent de faire des choses; c’est qu’il ne sait pas quoi faire» dit Philippe Jeammet.
Quant aux parents, qu’il observe également, «ils réfléchissent trop à l’éducation de leurs enfants. Ils les écoutent trop; ils veulent trop les comprendre». Or, pour ce praticien, la compréhension parfois nécessaire ne suffit pas, toute seule, à mettre les mots justes sur la souffrance des ados. Pour lui, le «contrat de confiance» parents/enfants est rompu. Là où beaucoup d’adultes devraient témoigner positivement de leurs expériences de vie, c’est au contraire le doute qui s’est installé, qui s’est imposé. Inévitablement, cela est ressenti par les adolescents, beaucoup plus sensibles qu’ils ne le montrent aux souffrances de leurs parents.
Christian Baudelot, dans la revue Projet, numéro spécial «Jeunesse, l’avenir au présent», juillet 2008, nous dit, s’agissant du marché du travail:
«Priver d’emploi sérieux des jeunes mieux formés que leurs parents, c’est instiller le doute sur les valeurs centrales de l’investissement éducatif dans les familles comme sur la légitimité du pouvoir dans la vie professionnelle».
A la fin, ce peut être en effet détonant…
(D’après la chronique de Jean-Michel Dumay, Le Monde 20 juillet 2008)

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22 juillet...
« Qui ne sait le charme des landes?... Il n'y a peut-être que les paysages maritimes, la mer et ses grèves, qui aient un caractère aussi expressif et qui vous émeuvent davantage ».
Barbey d'Aurevilly, L'Ensorcelée

Écrits de folie ou folie d'écrire ou... Je ne sais pas...

J'ai retrouvé dans mon grenier un vieux carnet. Il appartenait à une femme morte de n'avoir pas voulu affronter le siècle... Elle ne voulait pas de lui... Elle était ailleurs... Voici quelques exemples de ce qu'elle a laissé... Des phrases sans suites ni liens entre elles... A moins qu'il y en ait... Qui sait?... Il ne faut pas chercher à comprendre... Je pense à Mallarmé parfois...
« Dans mes cheveux le soir je trouve ma soif et mon angoisse intacte comme une plage vierge au détour des chemins »
« Il y a les hommes et puis il y a toi; mais qui es-tu enfin de n'être pas celui que je croyais éteint? »
« Oh les jolies notes de musique sur le carreau! Regarde comme elles glissent vite et fondent en éclairant les sourires des enfants »
« Je ne veux pas de ça, je ne veux rien, je veux! C'est tout! »
« Qu'allons-nous faire maintenant que jamais n'existe plus? »
« La montre est cassée, c'est triste non que la montre soit cassée? Pourquoi as-tu toujours ce sourire qui fait peur sans savoir pourquoi toujours tu me souris? »
« De toute façon je n'existe pas, j'existe là; mais je ne sais rien et je ne prends pas le temps de vouloir »
« Tu sais, j'ai rencontré R. hier. L'ami de L. Il a tout dit, tout raconté, comme ça, froidement. Quel menteur! Quel imbécile surtout! Il porte la bêtise et la méchanceté. Quant à son Emilie, c'est la naïveté ou la perversion.... Qu'en penses-tu? Ils se voient au bas de la rue puis ils s'en vont... Quant à L. la pauvre... La pauvre... La pauvre vertueuse... Que dire d'autre?  »
« Vivre de quoi et pourquoi? Pour un peu de pain ou des lumières d'étoiles à couper le souffle dans la nuit ridée de mes années perdues? »
« Le couloir est long, long. Il est vide de lumière jusqu'à cette extrémité par laquelle il commence à chavirer dans les contours d'un songe et puis il se tord de douleur passée »
« Les fleurs ont saigné toute la nuit, tu as vu? Tu as entendu les orages? Et ces larmes parfumées qui glissaient sur la vitre cette nuit? Tu les as vues, dis? Dis-moi que tu les as vues... »
Et il y en a comme ça des carnets pleins...

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Des savoirs complexes et qui évoluent TRES vite...

La France est entrée dans le XXIème siècle. Résolument et plutôt mieux que certains de nos prestigieux voisins européens. Alors pourquoi ce pessimisme ambiant? Pourquoi ce triomphe des « déclinologues »?
Pascal Dibie, ethnologue, avance l'idée suivante: « Ce n'est pas tant la France que l'échelle du monde qui a changé ». Il affirme avec justesse que les savoirs se complexifient chaque jour et chaque jour un peu plus vite pendant que dans le même temps les instruments de mesure, d'analyses, d'observation dont disposent les sociologues et les économistes, manquent d'efficacité et donc d'utilité pour prévoir les extraordinaires bouleversements que nous vivons.
A cela, j'ajoute -je le dis depuis longtemps- que l'Ecole en France accuse un immense retard sur d'autres pays au sujet des « savoirs complexes ». On enseigne en France certaines matières qui devraient être remplacées par d'autres dès le primaire.
Au sujet de cette France du XXIème siècle, je vous engage à lire le hors-série du Monde paru ce mois-ci et en vente chez tous les marchands de journaux et en grandes surfaces. Il est intitulé « Où va la France"
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La boite de Pandore est ouverte...

Le Président de la République a pris la responsabilité devant l'Histoire de stigmatiser les « gens du voyage ». Une fois de plus en sur-réagissant après un drame impliquant un membre de la communauté des « gens du voyage », dont l'attitude fut évidemment impardonnable.
Mais, au-delà du factuel, imaginez un instant, à la place de l'expression « gens du voyage », celle du mot « arabe »... Ou « juif »... Imaginez...
Décidément, même l'ignoble est permis pour gagner quelques points de popularité... Le pire, c'est que cela fonctionne...  Au passage, accusera-t-on le Président de verser dans le populisme -car si cette attitude n'est pas du populisme, alors qu'est-ce que c'est?- comme ce fut le cas pour Ségolène Royal dénonçant le « système Sarkozy corrompu »? La réponse est non...
La boite de Pandore est ouverte. Plusieurs stations de radios ont offert des tribunes à de « bons français », de « vrais gaulois » (je l'ai entendu) qui sont venus déverser posément leur haine dans des amalgames faciles, le racisme pur et simple, ce racisme au quotidien, celui de tous ces Dupont-Lajoie portant fièrement leur casquette Pernod-Ricard, ventres à l'air et bière à la main, autant de propos punis par la loi et tout à coup autorisés. Tout cela uniquement guidé par le factuel émotionnel, le pathos.
Allez, encore un petit effort et on va bientôt réentendre « Travail, Famille, Patrie »...
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Plus envie d'écrire...

Après avoir entendu autant d'âneries et avoir subi une interview de « not'bon maître » à l'issue de l'étape du Tour de France à laquelle je n'ai pu échapper, je n'ai même plus de désirs...   

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Il y a deux ans, le 22 juillet 2008...

Le sarkozysme? Une imposture

Entre 2001 et 2007, l’actuel Président Sarkozy a occupé des fonctions très importantes : Ministre du Budget, Ministre de l’intérieur, Président de l’UMP. Jamais la presse ne lui a demandé ni n’a établi un bilan de son action dans ses différentes fonctions. Pourtant, TOUS les observateurs (en privé hélas) font le même constat : il a échoué à chaque fois, son bilan n’étant JAMAIS en adéquation, loin s’en faut, avec les objectifs tonitruants annoncés. Son seul crédo à l’époque et pendant 6 ans fut moins son action que la répétition de ses convictions (publiées dans trois livres) : « Oui, je suis Sarko l’américain, je le revendique ».
Pendant la campagne électorale, changement stratégique de cap: le candidat se présente sous un jour radicalement différent, opposé même aux politiques menées lorsqu’il était aux affaires, aux propos tenus et écrits. Le recrutement de quelques mercenaires habiles (Besson entre autres), l’absence de dénonciation sur ce thème, l’amateurisme d’une partie de l’entourage de Ségolène Royal, achevèrent de tromper les français. Aujourd’hui, mais un peu tard, ces mêmes français se détournent d’un personnage qui ridiculise la fonction, déconsidère le pays à l’étranger, profite sans pudeur de son statut aux fins de satisfaire sa cour, bref méprise le peuple, ce naïf auquel il a joué un bon tour.
Or, derrière ce bon tour, derrière le mot «réforme» répété à longueur de journée, se cachent toutes les contre-réformes. Tout ce qui relève du commerce et des règles marchandes doit être «soumis» à la libre concurrence privée, sans entrave, ni restriction, ni régulation. Et, à contrario, tout ce qui ne relevait pas de la marchandisation doit désormais y être contraint: la santé; la culture; l’éducation.
Mais au-delà de l’imposture sarkozyste, insignifiante et sans avenir, c’est une autre imposture plus dangereuse qui s’imposerait à nous si l’on n’y prenait pas garde: celle d’un système oligarchique sapant les fondements même de la Démocratie.

A suivre...

Par chris - Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /2010 07:47

http://www.canalj.fr

« L’envers du tableau » : face aux réalités de l’école

Un documentaire passionnant de Thierry Kübler et Stéphanie Molez, qui donne à penser et à débattre, dans les repas de famille comme dans les salles des profs ! À voir sur France 2 le jeudi 2 septembre à 22h45.

« Poser les bonnes questions plutôt qu’apporter des réponses », nous disent les réalisateurs de ce documentaire dans l’interview ci-dessous. Objectif atteint, tant l’image qu’ils nous renvoient de l’école interpelle. C’est un documentaire qu’on pourra trouver éprouvant, pour les collègues qui s’identifieront plus ou moins à tel enseignant ou tel autre, qui en tout cas se situeront par rapport à ceux-ci, pour les parents qui n’ont pas tant d’occasions d’avoir des aperçus sur ce qui se déroule dans le huis clos des classes. On pourra le trouver incomplet, partial, excessivement ceci ou pas assez cela, tant il est difficile de prendre avec mesure et distance un tel propos sur l’école. Il faut lui reconnaitre la sensibilité du regard, le souci des nuances de la complexité, le grand respect à l’égard des personnes, la qualité du montage qui permet de gérer au mieux la contrainte du temps, montrer une année scolaire en une heure trente de format télévisuel.
Ce n’est pas un documentaire sur l’école, son fonctionnement, ses qualités et ses travers ; c’est un regard sur une école inscrite dans la société, une invitation à réfléchir à l’école dont nous avons besoin pour la société que l’on souhaite, et c’est précieux !

Dossier de presse complet en cliquant ci-dessous:

http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article6957

 

 

Par chris - Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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