Samedi 28 août 2010
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bretteleblog.blogspot.com
Ceci n'est pas un journal mais une histoire... Une histoire, des histoires de France et d'ailleurs, un été 2010. J'en publierai entre deux et trois par
journées ici-même et sur ma page Facebook...
Au fur et à mesure s'offre une image de la France et du monde qui va... En tout cas, telle qu'elle se dévoile... Et, en creux, telle que j'aimerais la voir,
non pas se réformer, non pas se révolter. Tout cela est désormais très largement insuffisant et inutile. Telle que j'aimerais la voir se
métamorphoser... Mais pas radicalement... Voluptueusement!...
Je republie aussi, à la fin de chaque journée et à partir du 14 juillet, un texte extrait de mon journal de vacances d'été 2008 et correspondant au même
jour de l'année en cours...
A noter: Pendant toute la durée de ce journal, je n'étais pas connecté à Internet. J'étais donc avec le monde... Mes seules sources d'informations étaient
la Presse Quotidienne Régionale (Sud Ouest), Le Monde, Libération, Le Nouvel Observateur, France Info, France Inter, France Culture. RMC aussi, le matin, comme contre exemple d'une information
digne de ce nom. Mais hélas un contre exemple très écouté l'été... Et quelques lectures diverses et variées...
Les citations en début de « journée » ne sont là que par hasard... Ou pas... Des coups de coeur ou des coups au coeur...
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12 juillet...
« J'ai tort, si j'ai pris en cette occasion la plume sans nécessité »
Jean-Jacques Rousseau, Lettre à d'Alembert
« Je ne sais pas »...
L'expression revenait en boucle dans mon esprit au moment de commencer ce journal de vacances... Journal qui n'en est pas un... Je ne savais pas par
quoi commencer.
Nous sommes le12 juillet 2010, le Président de la République va s'exprimer. Demain, les médias -c'est leur rôle- vont commenter, débattre, la palme de la
mauvaise foi reviendra à RMC (et BFM TV... C'est la même chose), comme chaque été, comme d'habitude, au milieu des mêmes solos d'auto-congratulations de Jean-Jacques Bourdin. Très écouté
l'été...
Je ne savais pas, au moment d'écrire, ce dont j'allais parler. Car la France de cet été 2010 est triste, d'une infini tristesse... Toutes les séquences
récentes, aussi différentes soient-elles, de la pitoyable performance de l'équipe de France de football à cette intervention du Chef de l'État en passant par l'affaire Woerth, tout transpire la
tristesse, l'ennui, l'attente... Mais l'attente de quoi? Personne ne peut le dire. Il va se passer quelque chose... Il faut qu'il se passe quelque chose dans ce désert des Tartares... Mais
quoi?...Ne pas savoir m'inquiétait. De quoi mon incapacité à noircir mon écran d'ordinateur était-elle le nom? Avais-je perdu, comme des millions de français, toute capacité de révolte? Qui ou
qu'est-ce qui pourrait réveiller le désir de bousculer ma conscience citoyenne? La lecture, LES lectures bien entendu... Et d'autres lectures que la seule écoute des médias traditionnels dont la
petite musique fait office de berceuse tant elle est attendue, chacun dans sa posture: Le Figaro dans celle du preux défenseur de notre gouvernement, Libération dans celle de l'investigateur,
depuis quelques temps bien timide...
12 juillet 2010... Il est à peu près 21h15 et David Pujadas, qui vient de passer une heure à gentiment bousculer Nicolas Sarkozy, termine son exercice. Il a
gardé une question concernant les deux journalistes français prisonniers en Afghanistan. La réponse du Président claque comme un coup de révolver:
«Tout est mis en œuvre pour les sortir de la situation dans laquelle ils se sont mis».
«Dans laquelle ils se sont mis...»! C'est de leur faute donc... Décidément le Chef de l'État ne supporte pas que les journalistes aillent travailler où
l'actualité commande d'aller... Que ce soit en Afghanistan ou dans les pas de ses ministres... Il était moins critique lorsqu'il s'agissait de défendre Ingrid Betancourt qui pourtant, elle aussi,
s'était mise dans la situation qui fut la sienne. Mais sans doute présentait-elle un autre enjeu... Un «intérêt»...
Comment pouvait-on, en une heure d'entretien télévisé, absoudre un Ministre (à quoi sert la justice dans ce pays?) et, dans le même élan, accuser deux
journalistes d'imprudence, eux qui n'ont fait que leur métier?
Je venais de voir se réveiller mes capacités de révolte!...
De révolte mais pas seulement! Cela est devenu insuffisant, pire: inefficace! Il ne s'agit plus ni de réformer, ni de révolutionner la société, mais de la
métamorphoser...
C'est là un grand dessein!...
(A suivre...)