Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /2010 14:36


http://andrezeau.files.wordpress.com/2009/04/lecture2.jpg

Tolérance et rigueur…


Un élève que j’avais croisé en sixième me revient cette semaine. Scolarisé, si je puis dire, à la rentrée, il avait fait une apparition en septembre et puis, plus rien. Sylvain traîne dans son village, passant ses journées à faire pétarader sa mobylette et à se battre avec les adolescents de son âge quand il ne boit pas bière sur bière. Nous sommes en mars… Il reprend « normalement » les cours… Passant devant moi en entrant dans la salle de classe, je lui dis bonjour, comme à chacun de mes élèves tous les jours depuis vingt-cinq ans. Pas de réponse… Il s’assied, n’ôte pas son lourd anorak noir, ne sort rien de son cartable et baisse la tête. Ses camarades attendent ma réaction… Lourd silence…

C’est la première fois que j’ai à gérer, avec mes collègues, un cas aussi lourd que ce silence. Que faire de cet élève qui ne sait strictement rien de ce qui a été réalisé jusqu’à ce jour ? Comment le réintégrer ? Faut-il le réintégrer ? Que veut-il ? A quoi pense-t-il aujourd’hui au milieu des autres ? Lequel de nous deux, lui ou moi, est le plus mal à l’aise ? J’entame ma séance mais ma concentration est ailleurs. Je parle sans m’entendre. Je tente de saisir son regard. Nous nous observons… les autres m’observent eux aussi. Deux chats qui se jaugent… Tolérance ou rigueur ? Je ne peux pas choisir pour le moment, mais je ne peux pas non plus trop attendre pour décider… Alors je saisis l’occasion de la lecture d’un texte d’Eve Curie parlant de sa mère, Marie.

« Prêtez un livre à Sylvain et lis nous le passage page 228 s’il te plait… »

Et là, sous les yeux de toutes et tous, j’ai vu un adolescent s’effondrer. Il a regardé le livre, puis moi, puis de nouveau le livre… Il a cherché un instant le secours impuissant de ses camarades et, pour la première fois de ma vie d’enseignant, j’ai entendu un élève me dire, la mâchoire serrée… « Monsieur, je peux pas… je sais pas lire…». Aucune réaction des autres… Mais moi, je me dois de répondre… Je ne me suis jamais senti aussi seul, au bord de la panique… Et bêtement, je n’ai trouvé qu’un pauvre « Mais essaye au moins »… Et il a essayé… Il ne sait plus lire ! Il a quatorze ans et il a tout oublié. Il baisse la tête. A-t-il honte, s’en fiche-t-il totalement ? M’en veut-il ? Je ne sais pas…Je ne sais plus rien non plus ! Alors sans réfléchir, je suis venu m’asseoir à coté de lui, j’ai pris le livre et je lui ai dit :  « Je vais le lire… Ecoute bien… ». Ce sera mon seul contact avec lui jusqu’à la sonnerie.

A la récréation, mes collègues sont aussi ennuyés que moi. Tous, sans exception, ont éprouvé le même malaise. Que faire ? Non pas que faire de lui mais que faire pour lui ? Et nous ne savons pas ! L’administration l’a rescolarisé. A nous de nous débrouiller…

Il fait gris ce dimanche… Je pense à lui… Il doit tuer le temps dans un monde qu’il rejette. Oh, pas d’angélisme ! Il a des torts bien sûr ! Il aurait dû… Il aurait fallu que… Oui, mais maintenant il en est là ! Et un si lourd passé se rattrape difficilement… Ma « brune » prépare son voyage scolaire… Elle part ce soir en Haute-Savoie avec ses CM1/CM2 pendant dix jours. Sylvain a peut être connu lui aussi ces veilles de départ en voyage… Il a peut être été un élève « comme les autres »… Quand et pourquoi a-t-il basculé ? Je déteste me retrouver seul, je hais la solitude ! Lui aussi doit être bien seul… Mais bon, je ne vais quand même pas me culpabiliser !

« Christophe, tu n’oublieras pas de sortir les poubelles… »

Mais non ! Et j’oublierai comme d’habitude… Mon naturel distrait fait le bonheur de mes élèves et de mes collègues. J’ai, un jour, commencé un cours devant une classe qui n’était pas la mienne ! Un haut fait-d’armes que l’on me rappelle gentiment souvent. Depuis j’ai appris la rigueur… je m’y astreins en tout cas… Elle est nécessaire avec des pré-adolescents. Sylvain sera-t-il là demain ? Je ne sais pas…

Quelle impuissance parfois devant l’échec annoncé… Et ni la rigueur ni la tolérance n’y changeront rien !

Christophe

Par chris - Publié dans : profencampagne
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Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /2010 12:45


http://www.lefigaro.fr/medias/2010/03/10/f9e2294e-2b81-11df-b3ec-b2712e8703b6.jpg

M
ême en panne d'inspiration, Takeshi Kitano n'est jamais à cours d'idées. C'est ce qu'il a prouvé coup sur coup avec Takeshis', film schizophrène centré sur le personnage de Beat Takeshi, vedette du cinéma et de la télévision avec lequel il a construit sa notoriété au Japon, et Glory to the Filmmaker, portrait d'un réalisateur en bout de course, s'essayant à tous les genres dans l'espoir de faire un carton au box-office. Pour le dernier volet de cette trilogie introspective, le cinéaste japonais s'inspire de son activité de peintre - qu'il a toujours considéré comme son violon d'Ingres, bien qu'elle fasse aujourd'hui l'objet d'une exposition à la Fondation Cartier.

La saveur de cette comédie, fable sur l'arbitraire, l'injustice et la vanité de toute gloire, repose sur une invention : le gag artistique. Alors qu'en toile de fond le milieu de l'art contemporain japonais est dépeint comme un nid d'escrocs incapables de s'émanciper des canons de la peinture occidentale, le récit est rythmé par des pastilles désopilantes puisant leurs ressorts comiques dans l'histoire de cet art : un dessin aux couleurs de Matisse singeant le cubisme de Picasso réalisé par un jeune peintre en quête d'identité, une toile maculée de peinture après une expérience d'action painting à vélo, une sérigraphie de cannettes de soupe où une figure de baleine s'est substituée au logo Campbell de Warhol...

Le ton reste léger et irrévérencieux, mais un déplacement est à l'oeuvre par rapport aux deux films précédents, vers une forme plus fluide, moins foutraque, dont on peut imaginer qu'elle réconciliera Kitano avec un public qui a eu du mal à suivre son virage iconoclaste. L'auteur de Sonatine (1993) renoue avec le goût pour l'harmonie qui a longtemps caractérisé son cinéma et dont il donnait l'impression de s'être lui-même écoeuré. Retour d'inspiration ? L'hypothèse serait défendable si le propos de ce film n'était pas justement de faire un pied de nez à l'idée d'autonomie artistique.

Le titre, Achille et la tortue, fait référence au paradoxe de Zénon d'Elée, dont Kitano propose, en prologue, une interprétation. Un vieux maître grec y démontre à un jeune éphèbe pourquoi, en laissant 90 mètres d'avance à une tortue sur une course de 100 mètres, Achille n'a jamais réussi à rattraper l'indolent reptile. Il renvoie au destin de Machisu, le personnage central de ce film, un peintre éperdument amoureux de son art mais malmené par la vie, un perdant magnifique qui aura voué chaque instant de son existence à sa passion sans jamais rien obtenir en retour.

Fils d'un industriel collectionneur d'art, Machisu est un enfant prodige dont la pratique artistique s'épanouit sans entrave pendant dix ans. Il peint du matin au soir, avec la bénédiction de ses professeurs et les encouragements de la cour d'artistes et de galeristes qui gravitent autour de la maison familiale. Son destin bascule le jour où son géniteur fait faillite et se donne la mort. Cette irruption de violence dans le film est la première d'une longue série. Mais elle intervient sur un mode figé dont la stylisation extrême, en faisant écho aux peintures qui ponctuent le film, produit un subtil effet burlesque.

Confié à un couple de rudes paysans, l'orphelin est contraint de travailler, à la ferme comme à l'école, et ne s'adonne plus à son art qu'à ses heures perdues. Après un passage à l'orphelinat, où ses peintures commencent à ressembler à des croûtes montmartroises, et la rencontre avec un galeriste, il se paye une école d'art avec son premier salaire. Commence alors une course folle contre l'histoire de l'art occidental. Du cubisme à l'action painting, du pop au body art, du minimalisme au graffiti, il rebondit d'un style à l'autre au gré des critiques du galeriste. Poussant toujours plus loin son investissement, prêt à mettre en jeu sa vie et celle des autres, il imagine des mises en scène de plus en plus folles, qui donnent lieu à des scènes d'une drôlerie insensée.

Plus séduisant que Takeshis' ou Glory to the Filmmaker, Achille et la tortue n'est pas une oeuvre majeure, et c'est ce qui en fait l'intérêt. En adoptant une forme résolument mineure, Kitano s'en remet à son exceptionnel sens du cadre. Il met celui-ci au service d'un récit sous lequel court la même ligne de basse sentimentale qui réchauffait ses films de yakuzas.

Sans jamais verser dans l'outrance, l'art de la comédie qui se déploie ici repose sur un dialogue subtil entre des jeux de formes et de couleurs, un sens des situations et une économie narrative parfaitement maîtrisée. Sa réussite est le signe que son auteur est au mieux de sa forme.

Film japonais de Takeshi Kitano avec Takeshi Kitano, Kanako Higuchi, Yurei Yanagi, Kumiko Aso. (2 heures.)

Isabelle Regnier



http://abonnes.lemonde.fr/cinema/article/2010/03/09/achille-et-la-tortue-le-dernier-pied-de-nez-de-takeshi-kitano_1316614_3476.html

Par chris - Publié dans : profencampagne
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Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /2010 11:11


http://rachel.debray.info/blog/images/divers/point%20d%5C%27interrogation.jpg

«Des enseignants dénoncent une atteinte aux libertés fondamentales d’opinion et d’expression après le rappel à l’ordre et la tentative d’intimidation d’une fonctionnaire contestant la nouvelle organisation des concours de recrutement.»

Le jury du Capes de Lettres classiques a adopté le 31 janvier une motion ( 29 pour, 1 abstention, 6 non-participations au vote ) dans laquelle il a notamment déclaré que " le jury ne peut accepter de voir les deux épreuves actuelles de version ( latine et grecque ) fondues en une seule épreuve ‘’fourre-tout’’, dont personne ne peut raisonnablement prétendre qu’elle permettra de vérifier conjointement les aptitudes du candidat en version latine, en version grecque et en explication de texte latin ou grec. La solution adoptée pour maintenir le grec et le latin à l'écrit étant à la fois peu sérieuse et d'une invraisemblable complication, le jury demande instamment, au nom de la sauvegarde des humanités, la restauration de trois épreuves écrites et de trois épreuves orales pour le Capes externe de Lettres classiques ". ( cf mon billet du 3 février 2010 intitulé : " Une réforme peu classique " ).

Au nom de la " Coordination nationale des associations régionales des enseignants de langues anciennes ", je viens de recevoir de sa présidente – Sylvie Pédroaréna –leur dernier communiqué de presse ( car ils avaient été " particulièrement sensibles au billet paru sur [ mon ] blog au sujet de la motion adoptée par le jury du CAPES de Lettres classiques " ).

Et je verse donc cette pièce du dossier au débat, d’autant plus que l’intitulé de ce communiqué est très explicite :

" Mise au pas des fonctionnaires ! ".

" Le 28 décembre 2009, le ministre de l’Education nationale a signé une série d’arrêtés fixant les nouvelles modalités d’organisation des concours de recrutements d’enseignants, introduisant une réduction drastique du nombre d’épreuves, mais créant dans tous les concours externes, quelles que soient la nature du concours et la discipline, une nouvelle épreuve orale identique intitulée " Agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable ". A quoi sert-elle ? peut-on se demander.

La réponse a été fournie incidemment par le ministère lorsque le jury du CAPES de Lettres classiques a voté en janvier dernier une motion protestant, en des termes très modérés, contre la suppression de plusieurs épreuves de ce concours, ce qu’il jugeait néfaste à la qualité de la formation des futurs enseignants. La vice–présidente du jury, Professeur d’université, a été immédiatement convoquée au ministère, où on lui a fait savoir qu’elle n’avait pas à exprimer son opinion sur les modalités du concours, et encore moins à les contester, une telle attitude étant incompatible avec sa fonction. On lui a signifié qu’une nouvelle déclaration semblable de sa part serait considérée comme une demande d’être relevée de ses fonctions.

Evoquant cette affaire dans un autre cadre, un conseiller du ministre a blâmé la démarche du jury du CAPES de Lettres classiques comme " non correcte " et " ne correspondant pas à l’éthique du fonctionnaire ", et s’est félicité de l’introduction dans tous les concours de la nouvelle épreuve "  Agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable ".

Devant cette manœuvre visant à réduire au silence une fonctionnaire qui a commis le crime de manifester son désaccord avec une réforme également rejetée, par ailleurs, par la majeure partie de la profession, de nombreux soutiens ont été apportés à la vice-présidente de ce jury ( cf le site
http://www.fabula.org/actualites/article36332.php ).

http://www.mediapart.fr/club/blog/claude-lelievre/100310/quelle-ethique-des-fonctionnaires

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Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /2010 10:28


http://91.img.v4.skyrock.net/912/cpegonesse/pics/422861598_small.jpg

L’objet de ce colloque sera d’interroger la manière dont s’est progressivement imposé le concept d’égalité des chances comme champ d’action de la puissance publique, de cerner la réalité qu’il recouvre et de réfléchir à l’impact de cette problématique dans les pratiques de l’école et de l’université. Volontairement pluri‐disciplinaire dans son approche, ce colloque s’adresse à un public très large : associations, établissements scolaires, collectivités territoriales, communauté scientifique, grands organismes nationaux, etc.

Déroulement

Matinée 1 : Égalité des chances : Construction / déconstruction d’un concept consensuel

Après‐midi 1 : Inégalités : Nécessité de la mesure – Difficulté de la mesure

Matinée 2 : Les multiples dimensions des inégalités

Après‐midi 2 : Ateliers thématiques ‐ Agir contre les inégalités : Diversité des approches ‐ Diversité des pratiques dans les domaines scolarité – éducation / culture / insertion professionnelle / logement – habitat / accès à la citoyenneté

Table‐ronde de clôture autour du thème : « Tendre vers une société plus juste : dispose‐t‐on des moyens pour agir ? »

Lieu du colloque:

Université de Cergy‐Pontoise - 33, boulevard du Port 95011 Cergy‐Pontoise

Dates:

Colloque à l’Université de Cergy-Pontoise les 24 et 25 mars 2010


Informations complémentaires, programme et inscription


http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article6742

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Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /2010 10:21


http://farm4.static.flickr.com

AUTEUR: Philippe Watrelot
SOURCE:

http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article6747

Entre 13% et 50% - digital naïves -

Entre 13 et 50%

Entre 13% et 50% des enseignants des collèges et lycées étaient en grève vendredi dans toute la France, selon les estimations diffusés en fin de matinée par le ministère de l’Education nationale et le Snes-FSU. On sait qu’il y a toujours une bataille de chiffres entre le ministère et les syndicats mais l’écart n’avait jamais été aussi important. Le Snes-FSU reproche notamment au ministère de rapporter le nombre des grévistes constatés le matin à l’ensemble des personnels, qu’ils soient en exercice ou non le jour de la grève.

Au delà de la sempiternelle querelle de chiffres,
quels sont les motifs de cette grève ?. Il y en a de très nombreux et c’est aussi cette multiplicité des raisons et quelques contradictions internes qui ont pu empêcher certains syndicats (SGEN-CFDT et UNSA-Éducation) de rejoindre ce mouvement. Pêle-mêle le mouvement de ce vendredi proteste contre : le budget de l’Éducation Nationale et les suppressions de postes, la dégradation des conditions de travail mais aussi la réforme du lycée et celle de la formation des enseignants. Si tous les syndicats sont rassemblés (au sein d’un collectif ad hoc ) contre les suppressions de postes, en revanche les avis divergent sur la réforme du lycée dont les syndicats “réformistes” considèrent qu’elle ouvre des pistes intéressantes malgré le contexte de pénurie. De même, si aujourd’hui la question du refus de la réforme de la formation des enseignants semble faire consensus, cela masque cependant des divergences et des contentieux. La FSU aurait eu, rappellent ses concurrents, une attitude ambiguë sur la masterisation et son abstention lors de certains votes aurait permis le passage de certains textes aboutissant à la situation actuelle.

Malgré le ras-le-bol général et légitime, les appels à l’unité ont donc leurs limites. Et dans l’attente d’une réelle mobilisation générale, plusieurs sujets qui fâchent devront être abordés (évolution du système éducatif, définition du métier d’enseignant) et dépassés…

Digital naïves

L’expression
digital natives (inventée par Marc Prensky) désigne les “natifs du numérique”. C’est-à-dire les élèves qui aujourd’hui arrivent à l’école en ayant baigné depuis leur plus tendre enfance dans un environnement numérique ce qui leur donne une familiarité avec ces outils. En avril 2008, la défunte revue “le Monde de l’Éducation” avait consacré un dossier à ce sujet

Mais les jeunes d’aujourd’hui sont-ils si familiers que cela avec l’outil informatique ? Ce n’est pas l’avis de Jean-Noël Lafargue, expert en technologies,
interviewé par Libération. Selon lui, les jeunes seraient davantage des « digital naives » et beaucoup moins compétents qu’on le croit. Ils sont loin d’être des geeks passionnés par la maîtrise de l’outil et sont beaucoup plus des consommateurs passifs. “Aux débuts de l’informatique, il y a trente ans, l’ordinateur servait presque uniquement à programmer, à fabriquer des choses. On inventait, découvrait, défrichait. Pour ma génération, l’ordinateur a été une conquête. On l’a vu arriver chez nous. Pour les étudiants d’aujourd’hui, ça existe depuis toujours. Ils baignent dedans, c’est leur univers et ils ne le remettent pas en question. La plupart ne sont pas intéressés par le fait d’utiliser l’ordinateur comme outil. Plus ça va, plus il devient un média. Moins on fabrique et plus on consomme. Et les jeunes sont essentiellement bons pour consommer et communiquer.

Il affirme même que, si les jeunes d’aujourd’hui “ont un ordinateur , sont devant quatre heures par jour, ils peuvent ne pas savoir comment ouvrir un fichier texte ”. Et il se demande : “La question, c’est de savoir si cette génération va être en mesure de maîtriser le développement des technologies.

Ce qui renvoie à la question de la maîtrise de l’outil et de la réflexion sur les usages et donc encore une fois à une question d’éducation. Si l’on n’a pas un peu de recul sur la manière dont fonctionne un outil et sur les enjeux liés, on risque de subir la technologie plutôt que de la maîtriser.

Bonne Lecture...

Par chris - Publié dans : profencampagne
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