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PROF EN CAMPAGNE

Vendredi 4 juillet 2008


http://www.gralon.net/articles/vignettes/thumb-le-pouvoir-d-achat---definition-et-calcul-des-indices-1316.gif

Une source fiable, éprouvée à maintes reprises au cours de ces vingt dernières années, a fourni des détails à notre collègue Frédéric Blassel. Selon elle, le montant de la transaction est de quelque vingt millions de dollars.

C'est l'épouse du gardien des otages, aperçu par Ingrid Betancourt nu et bâillonné au pied de l'hélicoptère, qui a servi d'intermédiaire depuis son arrestation par les forces régulières colombiennes. Elle a permis d'ouvrir un canal de négociations avec les preneurs d'otages et d'obtenir de leur gardien, Geraldo Aguilar, qu'il change de camp.

Ingrid Betancourt et 14 otages des FARC n'auraient pas été libérés au cours d'une action militaire, mais achetés au terme d'une opération de retournement et d'infiltration de leurs gardiens. Une information exclusive de la RSR.

L'opération armée serait une mascarade

A l'origine de la transaction, les Etats-Unis, qui comptaient trois agents du FBI parmi les quinze otages. En principe, le FBI n'intervient pas à l'étranger, mais les trois agents avaient été prêtés par l'agence à la DEA, l'Agence américaine fédérale de lutte contre le trafic de drogues. Avec l'Afghanistan, la Colombie est en effet l'une des deux principales bases d'intervention de la DEA à l'étranger.

Cette libération, arme au poing et façon opération Ninja, ne serait donc qu'une vaste mascarade. L'élément qui a déjà mis la puce à l'oreille de nombreux observateurs, c'est qu'elle s'est déroulée sans la moindre anicroche, on peut dire comme sur du papier à musique. Même les otages ont été dupés, semble-t-il, dans un premier temps, par cette mise en scène.

Enfin, hormis de rares images, aucune vidéo complète de l'opération n'a été diffusée, alors qu'en général ce type d'opération est toujours filmé de bout en bout par un membre du commando. Puisque l'opération a été un succès, pourquoi cette vidéo n'a-t-elle pas été diffusée ?

Les raisons d'une mise en scène

Cette fiction permet au président colombien Alvaro Uribe de s'en tenir, du moins officiellement, à sa ligne dure, qui exclut toute négociation avec les rebelles, aussi longtemps que les otages ne sont pas libérés. Il ne faut pas oublier que les FARC détiennent encore des centaines de personnes, moins fameuses qu'Ingrid Betancourt.

Ensuite, le chef de l'Etat colombien voulait pouvoir décider du Jour J où cette libération interviendrait, et ce en fonction de son propre agenda politique. Il y a dix jours, Alvaro Uribe a en effet demandé au Congrès colombien de convoquer immédiatement de nouvelles élections présidentielles anticipées, et ce coup d'éclat lui permet à présent de redorer son blason d'homme fort du pays.

Le timing est parfait, alors que les rebelles des FARC n'ont jamais été aussi faibles sur leur propre terrain, celui de la guérilla.

Radio Suisse Romande

http://info.rsr.ch/fr/news/Ingrid_Betancourt_une_liberation_achetee.html...

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Vendredi 4 juillet 2008
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Vendredi 4 juillet 2008


Bravo aux enfants et à leurs maîtres!

(La dédicace à Ingrid Betancourt est de moi/Christophe)
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Vendredi 4 juillet 2008
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Vendredi 4 juillet 2008


Honoré de Balzac

P
roust, Balzac, Zola, Gorki, Cholokov, Gide mais aussi Houellebecq et Beigbeder... "Qu'un journal comme Capital fasse appel à des pigistes de ce calibre peut surprendre", écrit son éditeur, en ouverture d'un numéro hors série consacré à l'aventure économique racontée par les grands écrivains, mais "il n'y a pas de meilleurs témoins de leur temps que les grands écrivains". Capital a donc sélectionné soixante-dix textes complétés par des reportages ou des points de vue d'intellectuels ou d'hommes politiques qui racontent, mieux que les analyses arides des experts, "la fabuleuse histoire de l'économie". "Certains demeurent d'une troublante actualité, commente le magazine. D'autres nous rappellent que nos ancêtres ont connu des difficultés analogues aux nôtres (la peur de la nouveauté, les crises, les erreurs de jugement...). De quoi prendre un peu de recul, mieux comprendre le monde d'aujourd'hui et, surtout, passer un bon moment." Merci Capital !


L'expérience n'est pas nouvelle. En 1998, Robert A. Brawer, qui s'autorisait de sa double compétence de manageur et de docteur en littérature anglaise, publiait Fictions of Business (éd. John Wiley & Sons), un essai puisant dans la littérature de fiction des leçons utiles pour un chef d'entreprise. Selon ce manageur américain, le roman de David Lodge, Nice Work (Penguin Books, 1988), par exemple, démontrait à quel point il est absurde de séparer les sciences humaines et les affaires. Les Contes de Canterbury, de Geoffrey Chaucer (Folio), constituaient une brillante illustration du mercantilisme du XIVe siècle (Chaucer, fils d'un marchand, savait bien que "les lois du marché gouvernent le monde") et J. R., de William Gaddis (1975 ; Plon, 1993), anticipait l'intrusion de la publicité d'entreprise dans les écoles publiques. Autre exemple : la pièce Glengarry Glen Ross, de David Mamet (prix Pullitzer en 1984), démontre qu'un vendeur de talent peut nous convaincre d'acheter ce dont nous n'avons ni envie ni besoin - une parfaite illustration du nouveau marketing, qui considère la vente comme une scène de théâtre et la consommation comme un échange d'expérience.

Dans le même esprit, l'ouvrage collectif Myths, Stories and Organisations (Oxford University Press, 2004), dirigé par Yannis Gabriel, témoigne d'une approche mythographique de la vie des entreprises. Chacun des chapitres prenant pour point de départ une légende, une histoire ou une fable, et explorant sa signification contemporaine dans un monde de globalisation et d'hyperconsommation. L'Odyssée, d'Homère, relue et corrigée par le management : des personnages pour jeux de rôle dans l'entreprise... des héros et des dieux, des fantômes et des dragons à l'usage d'un capitalisme des pulsions qui ne se contente plus de gérer la production et l'échange des marchandises mais entend présider à celle des expériences, plus seulement consommateur de ressources naturelles et d'énergie, mais capteur d'attention, de pulsions, d'émotions.

Ce numéro de Capital participe ainsi d'une entreprise engagée par le Medef qui vise à "réenchanter le monde"... Dans une section intitulée "De l'enfer à l'épanouissement", le magazine propose une relecture de l'histoire du travail ouvrier, de la révolution industrielle à nos jours. Elle s'ouvre sur un texte de Friedrich Engels datant de 1845, à propos des bagnes industriels de l'Angleterre victorienne et se clôt par un reportage recyclé de Capital datant de mai 2006 sur "Google, le nouveau paradis des "workaholics"". Selon ce magazine, "le ton a changé au fur et à mesure du progrès social et de l'essor du tertiaire... Dans les années 1990, les entreprises de la Silicon Valley ont inventé une nouvelle façon de travailler : moins de hiérarchie, meilleur salaire et plus de convivialité, au nom de l'efficacité". La morale de l'histoire est d'une simplicité désarmante :
"Dans les pays riches, le travail devenu le meilleur moyen de s'intégrer dans la société est de moins en moins perçu comme un asservissement."

On objectera qu'il ne s'agit pas de textes littéraires, mais Capital ne se soucie guère des frontières entre genres. Et quand il s'agit d'enrôler la littérature au service de l'ordre existant, les époques ne comptent pas non plus. On découvre ainsi un éloge de la mondialisation, "une force qui façonne le monde" par Blaise Cendrars en 1924 ! "Un poète fasciné par l'essor économique, la diffusion des nouvelles technologies et l'internationalisation des échanges qui lui paraissent rapprocher les peuples." Plus près de nous, Georges Perec serait surpris d'apprendre que son roman Les Choses (Julliard 1965, réédition Folio 2006) - loin de critiquer la société de consommation - "voulait y montrer le rapport obligé entre les objets et le bonheur".

Au chapitre des anachronismes, on lira avec profit une justification des crises financières, "un éternel recommencement" par... Guy de Maupassant et une ode à la consommation, chantée par Martial (en 85 après J.-C.), un poète romain d'origine espagnole, auteur de mille cinq cents épigrammes, dont une carte des vins qui "montre que bien avant la société de consommation les amateurs de vins disposaient déjà d'un très large choix".

A ceux qui croient encore à la fable de la fin des idéologies, on recommandera la lecture de ce numéro de Capital, un exemple caricatural d'un détournement de la fiction à des fins idéologiques qui, loin de réconcilier le monde de l'entreprise et la littérature, réussit l'exploit de les trahir tous les deux.

Christian Salmon, écrivain

http://abonnes.lemonde.fr/opinions/article/2008/07/04/la-litterature-kidnappee-par-christian-salmon_1066450_3232.html

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Vendredi 4 juillet 2008


http://khakem.free.fr/images/enseignant2.jpg

Le projet de réforme du recrutement des enseignants du premier et du second degré a été présenté au conseil des ministres. Ce projet mettrait en place un premier concours de recrutement des enseignants au niveau du master en 2010 et aura des conséquences importantes pour la formation des enseignants dès septembre 2008.

Le SNUipp déplore qu’une réforme de cette importance, qui touche à l’avenir du métier d’enseignant des écoles, se mette en place entre le 14 juillet et le 15 août sans aucune concertation avec les enseignants et leurs représentants !

Ces annonces confirment la volonté du ministère de l’ Education Nationale de se désinvestir de la formation initiale des enseignants. Elles conduisent à supprimer une année de formation professionnelle rémunérée et surtout à économiser environ 11000 postes de professeurs d’école stagiaires. De plus l’existence des IUFM, le rôle des IMF comme la dimension professionnelle de la formation sont complètement absents du projet gouvernemental.

Dans ces conditions, l’élévation du niveau de recrutement au niveau du master peut constituer une illusion : les critiques et les insuffisances de la formation actuelle risquent d’ être amplifiées par une «  mastérisation » menée au pas de charge et qui privilégierait les connaissances académiques.

La revalorisation des enseignants se borne aux débuts de carrière et exclut l’ensemble des enseignants en poste.

De nombreuses questions sont posées :

* La disparition de l’année de formation professionnelle à l’IUFM se traduira-t-elle par une forte baisse du nombre de postes au concours 2009 des professeurs des écoles ? * Comment les stages de Formation continue et les décharges de direction actuellement effectués par les stagiaires seront-ils assurés à partir de 2010 ? * Quel avenir pour les maîtres-formateurs qui exercent en classe et participent à la formation initiale des enseignants ?

L’exclusion des compétences professionnelles dans les épreuves du concours serait inquiétante et dangereuse si elle était confirmée.

Le SNUipp rappelle qu’enseigner est un véritable métier qui s’apprend. Une bonne formation d’enseignant doit conjuguer la maîtrise des savoirs disciplinaires et professionnels en s’appuyant sur la recherche. Le métier d’enseignant devrait-il être le seul métier à ne nécessiter aucune formation professionnelle ?

Le SNUipp demande la mise en place d’un débat public sur cette question et, dans l’immédiat, d’’un moratoire.

Paris, le 02 juillet 2008

http://www.snuipp.fr/spip.php?article2426

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Vendredi 4 juillet 2008


http://stvincentdepaul13.com/images/accueil-lycee-general.jpg

Quelle différence entre le bac de sciences économiques de 1978 et celui de 2008 ? Indéniablement, le poids des langues étrangères. Il y a 30 ans, la langue vivante 1 (anglais, le plus souvent) n’était qu’une épreuve orale, de coefficient 3. Pas d’épreuve de LV2 (langue vivante 2). Tout au plus pouvait-on choisir deux autres langues en options facultatives, pour grappiller quelques points au-dessus de la moyenne. En 2008, la France a compris que l’Europe se construit aussi avec la maîtrise des langues étrangères. La LV1 est obligatoire à l’écrit, avec un degré d’exigence nettement supérieur à celui de 1978. Car s’il est une matière où j’ai incontestablement amélioré mon niveau, c’est bien l’anglais. Or, l’épreuve ne m’a pas paru facile. En 2008, les candidats de la filière ES peuvent même choisir la spécialité “anglais complémentaire”, avec une épreuve orale supplémentaire, inexistante en 1978. La LV2 figure parmi les options “obligatoires”, également coefficient 3. Et il est toujours possible de choisir des langues vivantes (étrangères ou régionales) en options facultatives.

OPTION “ENSEIGNEMENT MÉNAGER”

Reconnaissons-le humblement : les langues étrangères m’ont sauvée en 2008. Car avec la gamelle de 5/20 en mathématiques, coefficient 5, j’avais 25 points à récupérer ailleurs ! Difficile de compter sur les sciences économiques, matière lourde et passionnante. En 30 ans, j’ai régressé d’un 15/20 à un 11/20. Pas par méconnaissance de l’actualité sur la mondialisation. Mais de toute évidence, faute de cours récents et par manque de méthodologie sur le commentaire. Pas possible de compter sur la philosophie : l’absence de citations a obligatoirement fait baisser ma note, pour une copie où mes connaissances se limitaient aux quelques lignes du texte à commenter. Idem pour l’histoire-géo. Le correcteur n’a pu que sanctionner le croquis de géographie incomplet. Et ma description des démocraties populaires n’a pas suffi à dépasser le 10/20. En 30 ans, j’ai incontestablement amélioré ma culture générale. Mais cela ne suffit pas pour devenir une bonne bachelière, qui doit avoir appris ses leçons. Seule la note de français écrit me surprend : 18/20. Sans véritable goût littéraire, j’attribue cette performance à l’aisance d’écriture acquise par mon métier. Sans plus. On ne regrettera pas la disparition de la ligne “enseignement ménager” dans les options proposées au bac… Au final, comment résumer l’évolution du bac en 30 ans ? Plus exigeant en langues étrangères, chargé par des coefficients plus lourds, il exige incontestablement un effort scolaire et une curiosité inextinguible. Même si certaines moyennes sont rehaussées lors des commissions d’harmonisation, il serait injuste de le présenter comme un examen de fainéants

Véronique Hummel

http://www.clicanoo.com/?page=article&id_article=185817

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Vendredi 4 juillet 2008


Le président Sarkozy avec les enfants d'Ingrid Betancourt, mercredi soir à l'Elysée. (Reuters)

Les images dont nous sommes abreuvés depuis la très heureuse libération d'Ingrid Betencourt sont un cas d'école en matière de communication.

Il faut rappeler qu'aujourd'hui, nous vivons dans l'image, nous sommes des images. Elles présentent l'extraordinaire avantage d'être immédiatement compréhensibles par toutes et tous, dans le monde entier. Immédiatement. Sans sous-titres ni traducteurs.

Cessons d'être naïfs! Le Président Sarkozy, mais TOUS les politiques avec lui, savent organiser l' image qu'ils souhaitent véhiculer, accompagnées du message à transmettre. Le soir de l' intervention présidentielle à l' Elysée, il n'était évidemment pas innocent de réunir la famille Betencourt autour du Chef de l' Etat. Comme il n'était pas innocent de citer en fin d'intervention le soldat Chalit, futur combat compassionnel. Il ne faut pas laisser retomber le soufflet. Il n'était pas innocent non plus d'envoyer l'A 319 de la République. Le monde entier a vu l'inscription République Française. Il n'était pas innocent enfin d'organiser le retour en France et les cérémonies d'accueil. La main dans la main avec Ingrid Betencourt a déja fait le tour de la planète, plusieurs fois. Peut-être notre Président a-t-il voulu "imiter" celle de Mitterand avec Helmut Kohl... Mais je suis mesquin...

Que les choses soient claires. Je ne reproche pas au Président d'avoir dirigé tout cela. N'importe qui aurait fait la même chose. Mais qu'on cesse de croire que les images ne sont pas de la politique. Elles en sont plus que tout. Et quel message a voulu faire passer le Président, sinon celui d'avoir été un acteur essentiel dans la libération d' Ingrid Betencourt? Nul ne lui conteste son volontarisme. Il a agi et il doit en être remercié. Mais, comme l' a très justement dit Ségolène Royal, répondant à un journaliste qui la sollicitait, il ne faudrait pas que tout cela ne soit que récupération politique. Elle n' a rien dit d'autre. Et, ce faisant, elle a mis de la réflexion sur un déluge d'images. Il était temps! Les réponses des Fillon, Raffarin, Paillé et autres n'ont aucune importance. Elles ne reflètent que leur volonté politique d'abattre leur seule opposante crédible. Ils ne font que de la politique intérieure.

Imaginez qu'elle n'ait rien dit. Le message des images d'aujourd'hui en eût été pour le moins très ambigü...

On apprend enfin, mais cela reste à confirmer, que toute l'opération de sauvetage ne serait qu'un scénario et que toute cette histoire n'aurait couté "que" 20 millions de dollars. Nous aurions donc été, encore, manipulés pendant deux jours, croyant au génie de l'armée colombienne, au flair du Président Urribe dont on a dit pourtant, même à l' Elysée, tout le mal (justifié) possible...

Attention aux images! Elles en disent plus et plus vite que les mots, et suprême danger, peuvent laisser penser ce que celui qui les organise souhaite que l'on pense...

Merci donc à Ségolène Royal d'avoir amené un peu de raison dans tout cela...et un vrai débat d'idées.

Christophe

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Vendredi 4 juillet 2008
Deux jours après sa libération, la Franco-Colombienne est arrivée en France, vendredi. Elle a été accueillie par Nicolas Sarkozy et les membres de son comité de soutien.
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Vendredi 4 juillet 2008


http://byfiles.storage.live.com/y1p6oO8xzAUpQ1-3VD4DrmXLzZb-RHattmQxYs1sV4i6g_-eld5x2L4EjNh6xBDCCIf0G44YcN0qBc

Après qu'un parent d'élève a écrit à l'Elysée pour dénoncer l'utilisation d'une photo du président par les élèves d'une école primaire pour illustrer le thème de la méchanceté, le rectorat a ouvert une enquête.

A
près qu'une photo de Nicolas Sarkozy a été utilisée, dans une école primaire d'Albi, pour illustrer le thème de la méchanceté, une enquête a été ouverte par le recteur d'Académie de Midi-Pyrénées, a-t-on appris jeudi 3 juillet auprès du rectorat.

Dans le cadre d'un travail d'art plastique sur les sentiments et les expressions du visage, une enseignante de l'école primaire Claude-Nougaro, Valérie Framit, avait demandé, en novembre dernier, à ses élèves de CM1 de collecter des photos et des images illustrant les sentiments de joie, colère, crainte, fatigue, méchanceté, etc.

Ces photos, dont l'une du chef de l'Etat, avaient été collées sur de grandes affiches placardées sur les murs de l'école, une présentation qui n'était pas ouverte au public.

Dénoncée par un parent d'élève

C'est après l'envoi par un parent d'élève d'une lettre adressée à l'Elysée pour dénoncer une atteinte à l'image du chef de l'Etat, qu'une enquête a été diligentée par le recteur.

Et c'est vendredi dernier, que la directrice de l'école, Claudie Jalby, a été informée par l'inspecteur d'Académie qu'une enquête avait été ouverte.

Le nom de l'auteur de cette lettre, non anonyme, n'a pas été révélé.

"Parmi toutes ces photos de visages inconnus ou connus, il y avait malheureusement celle de Nicolas Sarkozy. J'ai regardé les expressions et non les visages", a expliqué jeudi à l'AFP Valérie Framit, en demi-poste à l'école Claude-Nougaro depuis septembre 2007.

Une simple remontrance

"On peut reprocher à l'enseignante un manque de vigilance pour lequel sera appliquée une sanction qui devrait se limiter à une simple remontrance", a indiqué à l'AFP l'inspecteur d'académie Michel Azéma.

Pour l'inspecteur "l'enseignante aurait dû être plus attentive à l'utilisation de ces images (...). Elle aurait dû profiter de l'occasion pour faire une leçon d'instruction civique pour expliquer la démocratie et le rôle du président de la République et des personnalités du monde politique".

Les affiches litigieuses ont été retirées des murs dès le déclenchement de la polémique. Un conseil d'école extraordinaire, avec des représentants des parents et de la mairie, a été convoqué jeudi en fin d'après-midi. (Avec AFP)


http://tempsreel.nouvelobs.com/

                                        ___________________________________________________________

Je ne sais rien de cette affaire et ne me permettrai pas de "juger" ma collègue

Néanmoins, il ne me semble pas opportun de faire du Chef de l' Etat, qu'on soit ou pas en accord avec sa politique, un sujet de moquerie. Au-delà de l'homme, il y a le symbole. Et il doit être respecté, surtout auprès de jeunes enfants.

Certains de mes élèves, parlant du Président, l'appelaient parfois "Sarko" (voire pire). J'ai TOUJOURS exigé que son nom, sa personne et sa fonction soient respectés au nom des principes de la République. Je n'ai jamais caché mes opinions, mais toujours en limitant mon propos au strict débat d'idées et en privilégiant la réflexion.

Maintenant, que cette collègue soit sanctionnée pour une erreur (qui n'en commet jamais?) serait très excessif et fort mal venu.

Christophe

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