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PROF EN CAMPAGNE

Lundi 18 février 2008


 

Que s’est-il passé dans le système éducatif français depuis la promulgation de la loi du 11 février 2005 ?

L’objectif de scolarisation de tous les élèves dans le système ordinaire, qui passe par la mise en œuvre de l’accessibilité de l’Ecole et de la continuité des parcours scolaires, implique sur un véritable renversement : c’est l’école qui devient la référence dans le cadre de l’éducation du jeune handicapé, avec ses principes, sa philosophie et ses programmes.

La nouvelle orientation donnée par la loi affirme donc que le statut d’élève est dû sans discussion possible à tout enfant ou adolescent. Cette mutation va de pair avec une recomposition complète du paysage des instances réglementaires. Des organismes disparaissent, d’autres se font jour, dont les missions ne correspondent pas terme à terme avec celles des anciens, en particulier les MDPH, Maisons départementales des personnes handicapées.

Comment ces nouvelles instances se sont-elles installées ? Comment les nouveaux acteurs que sont les enseignants référents ont-ils commencé à bâtir leur identité professionnelle ? La formation indispensable des enseignants est-elle concrètement mise en place ? Quelle est la place des AVS (auxiliaire de vie scolaire) dans ce bouleversement ?

Sans répondre définitivement à toutes ces questions, ce dossier souhaite devenir un outil d’observation de la situation actuelle de l’école devant le handicap : promesses, interrogations, débats, témoignages, et un bel optimisme !



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Lundi 18 février 2008

 


“Le retour du retour aux fondamentaux ”. 

Le titre utilisé par 20 minutes résume assez bien le sentiment à la lecture du discours de Périgueux du 15 février qui rassemble les propositions de Nicolas Sarkozy pour l’école primaire.
Pour lui, "Notre école primaire ne se porte pas bien". Ainsi, "15% des élèves sortent de notre école primaire en grande difficulté", soit "100.000 enfants par an". Il s’est donné pour objectif de "diviser par trois d’ici la fin de mon quinquennat le taux d’échec scolaire à l’issue du CM2". Comment ?
Par le retour aux fameux “fondamentaux”, tarte à la crème de tous les ministres et particulièrement de Gilles de Robien. Comme si l’enseignement des fondamentaux avait été abandonné un jour... s’insurge une directrice d’école interrogée par 20 minutes.

Résumons les principaux ingrédients de la recette. Moins d’heures de cours puisque l’école du samedi c’est fini mais mise en place d’une école du soir pour les élèves en difficulté et stages de rattrapage gratuits pendant les vacances. Les «  nouveaux programmes présenteront en quelques pages, dans un langage évitant tout jargon, l’ensemble d’un cursus désormais recentré sur le français et les mathématiques  » a déclaré le président. Voilà donc ces fameux fondamentaux avec en prime une pincée d’ “anti-pédagogisme”... 

Une louche d’instruction morale avec respect des valeurs et des emblèmes de la République , on demandera aussi aux enfants de se lever à l’écoute de l’hymne national. Et puis dernier ingrédient mais non des moindres : Les enseignants seront inspectés «  tous les deux ans au lieu de quatre ».La “culture du résultat” prend aussi une autre dimension : «  Les deux évaluations nationales témoins serviront à mesurer chaque année les acquis des élèves au CE1 et au CM2  ». Et chaque famille «  recevra les résultats de son école ». Pour mieux en changer ? Ce sera plus facile avec la disparition progressive de la carte scolaire...
Dans cette perspective, les syndicats craignent une mise en concurrence des écoles primaires.

Revenons maintenant sur la proposition de Nicolas Sarkozy d’associer chaque élève de CM2 au souvenir d’un enfant décédé des persécutions nazies.

Cette idée est toujours débattue. Elle horrifie Simone Veil, ancienne déportée.« On ne peut pas infliger ça à des petits de 10 ans », a t-elle répondu à l’express.fr.. Il faut rappeler aussi que l’ancienne présidente du Parlement Européen fut un soutien important de Nicolas Sarkozy durant la campagne électorale. 

Parmi les très nombreuses réactions, rajoutons la tribune de Serge Klarsfeld dans Le Monde et celle (d’un avis opposé) de Claude Lanzmann toujours dans Le Monde. Poursuivons avec l’avis d’Annette Wieviorka (auteur de Auschwitz expliquée à ma fille (Seuil) recueilli par le JDD et plus particulièrement ce qu’elle dit sur l’incursion du politique dans le pédagogique : “Les enseignants n’aiment guère cette incursion du politique dans leurs classes. Certes, il leur reste la liberté de travailler selon leur conscience. Mais je trouve la démarche de Nicolas Sarkozy significative d’un manque de confiance à leur égard. Avec lui, l’Etat se mêle trop de l’enseignement de l’Histoire. Cela me choque beaucoup. Que l’Etat organise des célébrations, des commémorations, c’est normal. Mais un président de la République n’a pas à faire le métier des enseignants à leur place. C’est insultant. Il existe des procédures régissant la rédaction des programmes, il existe un ministère de l’Education nationale, avec des enseignants, des inspecteurs... Il n’a pas non plus à délivrer des bouts d’idéologie en permanence. C’est dangereux pour la liberté des historiens et pour la démocratie. ”

Suite et fin de la revue de presse ici:

http://www.cahiers-pedagogiques.com/


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Lundi 18 février 2008

SHOAH

NOUVELOBS.COM | 18.02.2008 | 12:40

Xavier Darcos confirme, lundi 18 février, que la mémoire des enfants juifs français morts pendant la Seconde guerre mondiale sera honorée par les enfants de CM2 à la rentrée prochaine, mais peut-être "par groupe" ou "par classe", et non individuellement comme proposé initialement par Nicolas Sarkozy.

"Est-ce qu'il faut que ce soit un par un, et pour chaque élève? On peut trouver peut-être d'autres solutions: travailler par groupe, par classe, se fonder sur d'autres démarches pédagogiques", a déclaré le ministre de l'Education nationale sur RTL.

Réunion mercredi matin

Il précise qu'il réunira, mercredi matin, "un certain nombre de responsables du monde de la mémoire et des éducateurs pour que nous regardions ensemble comment les choses se passent". Le ministre souhaite "associer" Simone Veil à cette préparation": "Je prendrai son conseil sur la manière de faire évoluer les choses (...) nous allons faire que ce qui est proposé soit recevable, pédagogique et pas traumatisant".
Simone Veil, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et ancienne déportée, a jugé, la semiane dernière, "inimaginable, insoutenable et injuste" la proposition de Nicolas Sarkozy. "Pour l'instant les choses se présentent de manière un peu confuse et maladroite", reconnaît le ministre de l'Education.

Un élève sur deux ignorant

Xavier Darcos assure toutefois que "dès la rentrée prochaine, nous allons proposer une démarche pédagogique pour répondre à l'intuition du président de la République".

"Il s'agit que soient honorés, célébrés, rappelés les enfants juifs morts pendant la guerre", rappelle le ministre. "C'est à nous maintenant de construire les choses, maintenant que le président de la République a montré la voie".

Le ministre de l'Education justifie la proposition du chef de l'Etat par l'ignorance des adolescents du génocide des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. "Ce qui m'inquiète moi, c'est que, aujourd'hui, au lycée, un élève sur deux ne sait pas ce qu'est la Shoah (...) Il est pour moi criminel que des adolescents ignorent ce qu'est la Shoah", estime Xavier Darcos. (Avec AP)

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"Ce qui m'inquiète moi, c'est que, aujourd'hui, au lycée, un élève sur deux ne sait pas ce qu'est la Shoah (...) Il est pour moi criminel que des adolescents ignorent ce qu'est la Shoah", estime Xavier Darcos

J' aimerais bien connaitre les sources permettant une telle affirmation. TOUS les élèves de 3ème étudient l' holocauste et la Shoah. Je veux bien que "tout passe tout lasse", mais quand même!

Christophe

http://tempsreel.nouvelobs.com/

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Lundi 18 février 2008

Marion, 20 ans, est étudiante à Paris. Après deux ans de galère pour trouver un logement, elle a fini par rejoindre l'association Macaq, et son squat, dans les beaux quartiers parisiens. Elle nous propose une petite visite des lieux.
 

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Lundi 18 février 2008

 

Depuis près d'un an, Zacharias Dosseur, professeur dans un collège de ZEP, relate les aventures de Yamina, élève en classe de quatrième cette année, emblématiques des difficultés rencontrées dans ces établissements.

Cette année, je n'ai pas de classe de quatrième. Je n'avais donc plus de nouvelles de Yamina. Une ou deux fois, j'avais aperçu son ombre à la porte de ma salle, le soir, vers 17 heures. Deux ou trois mots échangés dans le couloir. Cette démarche insolemment lente. Contente de venir me dire qu'elle était un peu plus calme, "cette année, c'est bon, m'sieur". J'étais étonné et ravi qu'elle s'en sorte seule, personne sur son dos tous les jours pour rectifier son attitude ou aiguiller son travail, comme l'an dernier.

Hier, j'ai appris qu'elle passait en conseil de discipline. Avec deux autres élèves, ils se sont organisés pour bombarder en cours le professeur d'arts plastiques de vieux chiffons mouillés et autres projectiles.

Le même jour nous apprenons que notre DHG (Division Horaire Globale, c'est-à-dire les heures données par l'Etat à notre Collège pour que les cours et les projets particuliers aient lieu) est encore amputée de trente-cinq heures! Il va encore falloir se battre, tenter de récupérer de quoi éviter "une fabrique de l'illettrisme", comme l'a dit Michèle (professeure d'Espagnol) en roulant les "r". En quelques années, les élèves ont en effet perdu une heure de français environ par niveau! Dévastateur en ZEP. Et l'on répète que les élèves n'y parlent pas français! on prétend que "l'ascenseur social" n'y fonctionne pas.

Comment peut-il fonctionner si les élèves ont moins d'heures pour apprendre une langue souvent peu parlée chez eux… Cette baisse horaire signifie aussi quatre adultes en moins dans notre collège.
Je ne peux pas m'empêcher de voir un lien de cause à effet direct entre ces décisions politiques et ce qui arrive à Yamina.

L'an dernier, il y avait encore les restes d'un dispositif interne d'aide aux élèves en difficulté, inventé sur mesure par les professeurs volontaires du collège et l'administration. Un petit groupe d'élèves les plus difficiles et les plus perdus (dont Yamina avait fait partie) pouvait ainsi bénéficier d'une aide individualisée avec emploi du temps aménagé et trois professeurs qualifiés quelques heures le matin. Faute d'heures, ce dispositif a été supprimé en septembre.

Le "Plan Banlieue" montre bien, lui aussi, cet abandon des élèves, des professeurs et des personnels de ZEP. C'est le bon élève ayant des facilités qui semblerait à l'honneur et qu'on va sortir des "collèges ghettos" qui ne peuvent s'occuper de lui, plus délaissés que jamais.
Pour les élèves moyens, justes ou en difficulté, majoritaires dans notre établissement, peu de soleil en cette fin d'hiver.

Heureusement, il reste quelques cours pendant lesquels les enfants redeviennent des enfants, enjoués, le temps d'apprendre ensemble: ils écrivent des contes à deux pour fabriquer des livres, avec fausses biographies d'auteurs (eux) et quatrième de couverture imitant les vraies. On mime de la main les actions du conte, on tente de les exprimer le plus justement possible, le nez dans le dictionnaire. Les héros franchissent des obstacles et les princesses restent les plus belles qu'on eût su voir!

Mais on a en tête le gros couteau à cran d'arrêt trouvé dans le sac d'un élève de sixième, le lynchage d'un petit par trois grands, les conseils de discipline qui s'enchaînent, et Yamina qu'on ne verra plus…

Par Zacharia Dosseur (Enseignant en ZEP) 

http://rue89.com/lardoise/petit-portrait-deleves-de-zep-yamina-labandon-triste-epilogue

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Lundi 18 février 2008


A propos de la suppression supposée des concours du CAPES et de l' Agrégation, c'est en effet un bruit qui court et qui a du succès car il est plausible.

L'intégration des IUFM aux universités conduit à cette logique. C'est  implicite dans le B0 n°1 du 4 janvier 2007. C'est évoqué explicitement (pour  le CAPES) par la commission Pochard.

Pour l'agrégation, c'est différent car ce concours a un statut de "vache sacrée". La Société des Agrégés ne laissera jamais "son" concours être supprimé.

Mais tout cela n'est que du domaine de la spéculation et en aucune manière  une certitude ni un fait avéré.

Idem pour le recrutement qui ne correspond à rien, sinon à un fantasme à  partir des propositions concernant l'autonomie des établissements.

Pour l' instant, restons vigilants, mais pas catastrophistes

Amitiés 

Christophe

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Lundi 18 février 2008




Jean Zay, assassiné par la Milice Française en 1944

NOUVELOBS.COM | 18.02.2008 | 13:27

Le secrétaire d'État UMP Roger Karoutchi avait comparé, samedi 16 février dans une réunion publique les "attaques" contre Nicolas Sarkozy [la publication du SMS de Nicolas Sarkozy à Cécilia Ciganer, NDLR] à celles subies par Jean Zay "mi juif, mi protestant" cible de la presse d'extrême-droite sous le gouvernement de Vichy. 

Hélène Mouchard-Zay, la fille de Jean Zay lui répond.

"Fille de Jean Zay, née en 1940, je n’ai connu mon père que dans la prison de Riom où l’avait jeté le régime de Vichy jusqu’à son assassinat par des miliciens en 1944.

Un journaliste du Nouvel Observateur nous apprend que Roger Karoutchi « n’a pas hésité à assimiler les "attaques" contre Nicolas Sarkozy à celles subies par Jean Zay "mi juif mi protestant" cible de la presse d’extrême-droite sous le gouvernement de Vichy. »

Et M. Karoutchi aurait même ajouté : "Ceci a contribué au fait qu’il soit assassiné. "

Je ne peux taire mon écœurement devant cette assimilation entre, d’un côté, les mises en cause du comportement politique de M. Sarkozy et, de l’autre, les attaques antisémites et les appels au meurtre dont Jean Zay fut la cible dès les années 30 et qui, se poursuivant sous Vichy alors qu’il était emprisonné, le désignèrent aux coups de ses assassins. 

Que M. Karoutchi s’abandonne à un total confusionnisme politique et historique, c’est son affaire, et chacun pourra en penser ce qu’il voudra. Mais je refuse à ce Monsieur le droit d’instrumentaliser l’histoire tragique et la mémoire de mon père.

Hélène Mouchard-Zay"


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Lundi 18 février 2008

NOUVELOBS.COM | 18.02.2008 | 11:42

Voici les réactions à l'opération policière lancée, lundi 18 février, à Villiers-le-Bel et dans les communes avoisinantes, dans le but d'interpeller les auteurs présumés de violences contre les forces de l'ordre, lors des émeutes urbaines de novembre dernier.

A gauche :

Ségolène Royal, (PS), présidente du conseil régional de Poitou-Charentes : "Ce qui m'étonne, c'est qu'il y a eu, semble-t-il, des caméras pour accompagner les forces de police. On connaît ça maintenant avant chaque échéance municipale, je crois que c'est un dysfonctionnement grave de la République". "Quand des caméras accompagnent des opérations policières massives en période municipale, c'est une façon d'influencer l'opinion, de vouloir faire peur". "Il ne faudrait pas que la campagne électorale des municipales donne lieu à des opérations policières médiatisées".
"Le président de la République en revient au vieux réflexe de politique spectacle sécuritaire, parce que là où il échoue sur le plan économique et social, il veut faire croire qu'il continue à maîtriser les choses sur la question de la sécurité, ce qui n'est pas le cas". "J'espère que les Français vont sanctionner par leur vote ce type de manipulation". (Sur France Inter, lundi 18 février)

Le Parti communiste : Ce n'est qu'un "gigantesque cirque médiatique". Nicolas Sarkozy "cherche à marquer les esprits dans une inflation ultra-sécuritaire, quitte à enflammer une situation sociale de plus en plus fragile". Les électeurs "ne seront pas dupes (...) de ce genre de manipulation de plus en plus désespéré et qui signe l'aveu d'un pouvoir aux abois. Leur vote sera aussi utile pour sanctionner cette dérive de l'action publique". (Communiqué, lundi 18 février)

Au centre :

François Bayrou, président du MoDem : "Il est nécessaire de respecter le droit, la loi et la justice, et des incidents comme ceux qui ont eu lieu (en novembre 2007) doivent avoir des suites". Mais "il semble que la presse a été conviée, et là je suis nettement plus réservé. J'ai toujours considéré que la justice ne devait pas s'accompagner d'une mise en scène. La justice, c'est fait pour obtenir l'arrestation et moins pour faire de la communication". "On ne doit pas mélanger la justice et la mise en scène". (Sur Europe 1, lundi 18 février)

A droite :

Xavier Bertrand, ministre du Travail : "Il n'y a pas de zone de non-droit dans notre République". Cette opération policière a été lancée "surtout pour montrer que rien ne doit rester impuni". Evoquant les violences urbaines de novembre dernier : "Ce qui s'est passé à Villiers-le-Bel est d'une extrême gravité et il n'est pas question d'oublier quoi que ce soit".

"Il faut continuer l'enquête, il faut déployer les moyens suffisants, des moyens importants pour retrouver justement tous les auteurs". (Sur LCI, lundi 18 février)

Autres :

Marie-Thérèse de Givry, procureure de Pontoise : "Il est certain que compte tenu du nombre d'interpellations, de la nécessité de les interpeller tous ensemble, des moyens de communication actuels (...) les méthodes d'intervention (...) étaient à la hauteur des faits criminels extrêmement importants qui se sont déroulés à Villiers-le-Bel". "Il était important que sur chaque objectif il y ait un groupe important, puisqu'on a toujours des officiers de police judiciaire, des enquêteurs. Le RAID est intervenu pour ceux que nous soupçonnons d'être les tireurs (...) Par ailleurs, en ce qui concerne la présence de CRS, il y a des considérations d'ordre public qui ne sont pas du ressort du procureur mais de celui du préfet du Val-d'Oise".
Désamorçant par avance les critiques sur le caractère très médiatique de l'opération, elle assure que "ni le parquet ni les services de police agissant dans le cadre d'une commission rogatoire du juge d'instruction (n'avaient) souhaité la médiatisation de cette opération". "Que les choses soient claires, au contraire, notre crainte était que la présence de la presse n'alerte les objectifs précis qui avaient été déterminés". (Déclaration, lundi 18 février)


"Cette opération policière a été lancée "surtout pour montrer que rien ne doit rester impuni".

Xavier Bertrand, ministre du Travail

Oui en effet... Pour montrer

Il sera intéressant également de savoir combien de personnes auront in fine été poursuivies.

Que les choses soient claires: les personnes qui ont tiré sur des fonctionnaires de police doivent être poursuivies. Mais Justice, Police et Médias doivent faire "ménage à part"... Cela vaudra mieux pour tout le monde

Christophe

 

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Lundi 18 février 2008



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Avant de répondre à la question, pourquoi cette question? Nicolas Sarkozy en a fait l' un des «grands» moments de sa campagne. Nous (les socialistes) devons lui répondre aujourd' hui. Il n' est JAMAIS trop tard...

Les grandes mutations engendrées par Mai 68 ont principalement concerné l' enseignement supérieur. Dans le secondaire, Edgar Faure a remplacé la notation sur 20 par celle des A, B, C qui n' a pas duré. Il a créé un tronc commun en 6ème/5ème et a introduit des parents et des élèves dans les Conseils de classe et d' administration. Mais rien qui modifiait en profondeur la pédagogie. Mai 68 est apparu comme le point culminant d' un mouvement antérieur. Il aurait du être le point de départ:

– d' un changement radical de l' organisation scolaire
– d' un changement radical des modes de prise en charge des élèves
– d' un changement radical de la gestion pédagogique de la classe

Contrairement à la légende répandue, Mai 68 n' a pas changé l' Ecole, d' où les difficultés actuelles. Nous nous sommes contentés d' affirmer «l' égalité des chances» sans donner les moyens de réussir aux «barbares» venus occuper le terrain des «héritiers», ces «barbares» qui n' avaient pas leur «panoplie d' élève» au berceau... De victimes de l' exclusion, ils sont devenus coupables de leurs propres échecs. On a laissé se développer un darwinisme scolaire, avec les effets que l' on connait en termes de désespérance et d' explosions sociales. Un vrai projet politique se fait toujours attendre...

Pendant ce temps-là, Nicolas Sarkozy oppose la contention à l' Education. D' autant plus facilement que nous vivons une situation inédite. L' économie de marché, que le Parti Socialiste doit cesser de condamner en permanence et par principe, est devenue le paradigme de nos comportements (et ça c' est plus inquiétant). Nos enfants sont soumis à une accélération formidablement anarchique de la communication et bombardés d' images. Ils absorbent les informations sans le moindre discernement. Comme la concurrence s' impose partout, l' immédiateté devient la règle et la machinerie médiatique s' emballe.

Ceci n' est pas la conséquence de Mai 68, mais d' une forme nouvelle de capitalisme qui colonise les esprits et  rend l' Education infiniment problématique. Face à cela, les formes de contention apparaissent (et sont présentées) comme des remèdes faciles:

– camisole chimique pour les enfants hyper actifs
– crétinisation médiatique ou sportive pour les autres
– dépistage précoce de tous les «dys-» afin de remettre chacun dans le «droit chemin»
– arsenal juridique pour enfermer plus et plus vite

Tout le contraire de l' éducation! Mai 68, et le Parti Socialiste devra s' emparer de cet héritage là, est le temps où a pu s' exprimer la primauté de l' éducation sur la contention. A cet égard, c' est peu dire que ce temps-là reste d'actualité...


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Dimanche 17 février 2008

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