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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /2008 16:42



Pourquoi travaille-t-on ? Autrefois, on travaillait pour améliorer son niveau de vie, accomplir quelques rêves, prendre ses désirs pour un peu de réalité... Aujourd’hui nous travaillons dans l’espoir de maintenir nos équilibre sociaux. Le rêve français d’aujourd’hui c’est de sauver la Sécu, l’assurance chômage, de préserver une retraite décente, d’avoir un policier en bas de chaque cage d’escalier. Pas étonnant que le travail cesse d’être une valeur puisque ses fruits ne font plus rêver personne. Il est grand temps que les choses changent.

(André Delubar)

Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /2008 16:36

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Xavier Darcos a annoncé que l’État ne remplacerait pas 13 500 départs à la retraite dans l’Education nationale en 2009, prenant comme prétexte l’impératif de réduction de la dette.

Le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, a décidément pris le parti de se faire des ennemis au sein des corps enseignants. Non content d’avoir déjà organisé la suppression de 11 200 postes pour 2008, le désormais ex-maire de Périgueux a remis le couvert ce matin. Dans un entretien au journal Libération, il déclare avoir « proposé au Premier ministre – et c’est vraisemblablement le chiffre qui sera retenu – le non-renouvellement de 13 500 départs à le retraite » à la rentrée 2009.

M. Darcos justifie cette décision en expliquant qu’ « une meilleure gestion permet de dégager des marges de manœuvre dans l’Education nationale  », et qu’il y a « environ 30 000 personnes qui ne sont pas devant les élèves car elles sont dans les services de toute nature. […] Ces personnes peuvent être mises au service des élèves, et nous allons les ramener au bercail  ». L’équation qu’il dit vouloir résoudre pour 2009 comporte à ses yeux une double exigence. D’une part, « que le service reste de qualité », et d’autre part « réduire la dépense publique afin de ne pas laisser de dette aux générations futures  ».

Cette réduction des effectifs s’inscrit de manière plus générale dans la politique gouvernementale de démantèlement des services publics. Lorsque François Fillon, fin septembre 2007, se déclare « à la tête d’un Etat qui est en situation faillite sur le plan financier  », ou quand Nicolas Sarkozy dans sa conférence de presse du 8 janvier lance : « S’agissant du pouvoir d’achat, qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?  » ; Il faut y voir un avant-goût de l’instrumentalisation du thème de la dette comme responsable de tous les maux. Et c’est bien connu, pour diminuer la dette publique, le seul moyen est de « dégraisser le mammouth », selon l’expression consacrée par Claude Allègre. Encore ce mercredi matin sur RTL, François Fillon déclarait qu’«  on est en déficit depuis 34 ans : si on veut sortir de ce déficit il y a deux façons de le faire : soit avec un plan de rigueur (…) ou il y a une autre solution, celle que nous avons choisie : on fait des réformes structurelles »… et d’affirmer aussitôt l’objectif de suppression de 30 000 postes de fonctionnaires pour 2009.

La stratégie est classique : sous couvert de vouloir « réformer », « optimiser », ou « mieux gérer », on supprime progressivement de plus en plus de postes. Cela traduit assez clairement l’optique libérale du gouvernement : celui-ci veut tout simplement réduire la taille de l’Etat. Le ministre de l’Education nationale explique que ces suppressions se feront sans « toucher à l’offre éducative, bien au contraire  ». Il se trahit toutefois lorsqu’il explique que « pour qu’on ne [lui] dise pas que la réforme du lycée est justifiée par un cynisme budgétaire et la volonté de faire des économies », il fera « en sorte que les non-renouvellements d’emplois le concernent le moins possible en 2009 » : il admet le corollaire inévitable entre les deux. Xavier Darcos ne fait donc que reprendre les moyens utilisés par la droite pour légitimer et justifier la plupart de ses réformes : employer l’argument de la dette pour justifier le démantèlement du service public.

Face à cette annonce, les syndicats d’enseignants et de lycéens n’ont pas tardé à réagir. Ainsi, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, a condamné ce matin dans un communiqué à l’AFP ce qu’il a appelé les « purges » et « saignées » d’une « ampleur inégalée » qui «  ignorent les besoins et les attentes de la population ». Selon lui, cela ne va faire « qu’amplifier ce qu’on a connu cette année : suppressions ou réduction de l’offre d’options, réduction des possibilités de remplacement, accroissement du nombre d’élèves par classe et réductions des possibilités de régler les problèmes scolaires ». Dans un autre registre, Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT (enseignants) a lui regretté la « logique purement comptable » du gouvernement, qui selon lui ne tient pas compte des «  besoins éducatifs ». S’il ne rejette pas la transformation du système éducatif (« c’est nécessaire »), M. Cadart déplore toutefois que le gouvernement veuille puiser les économies de postes dans les postes de remplacement. Selon lui, «  si on supprime des postes là, les remplacements seront moins bien assurés, on aura des situations graves. Or le remplacement fait partie des objectifs du service public ».

L’UNL, premier syndicat lycéen, déplorant une « saignée » a d’ores et déjà prévenu qu’il «  reprendrait la mobilisation » à la rentrée pour «  contrer » la « casse du service public de l’Education ». Nul doute que la Sgen-CFDT et la FSU s’associeront aux actions, et qu’en tentant de faire fondre l’ampleur de ses réformes sous la chaleur de l’été, le gouvernement se met en place une rentrée sociale… brûlante.

Guillaume Daudin pour humanite.fr

http://www.humanite.fr/Darcos-la-dette-comme-pretexte-le-systeme-educatif-comme-cible

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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /2008 16:31


http://www.grand-cordel.com/images/exposition/2007/mobilisationG.jpg

Aussitôt après l'annonce par Xavier Darcos, le ministre de l'Education, du
non remplacement de 13.500 départs à la retraite dans l'Education pour la rentrée 2009, les syndicats ont réagi violemment, dénonçant "un scénario catastrophe", des "saignées", une "logique purement comptable" et promettant une "mobilisation" en septembre.

Tour d'horizon des principales déclarations des syndicats :

Union nationale des lycées : les lycéens à nouveau mobilisés à la rentrée

L'Union nationale des lycéens (UNL), l'un des syndicats à l'origine du mouvement lycéen du printemps contre les suppressions de postes dans l'Education en 2008, a prévenu qu'il "reprendrait la mobilisation" à la rentrée pour "contrer" les nouvelles annonces de Xavier Darcos concernant 2009. "Les lycéens n'assisteront pas sans réaction au démantèlement de leur éducation et seront prêts à reprendre dès la rentrée leur mobilisation avec les enseignants, les parents d'élèves et les étudiants pour contrer ces attaques", a averti l'UNL. "M. Darcos a fait le choix de la totale irresponsabilité pour le futur de l'Education nationale. Comment prétendre avoir une réelle ambition pour le lycée dans ces conditions?", a interrogé l'organisation. L'UNL rappelle que ces nouvelles suppressions de postes, "d'une ampleur sans précédent", interviennent après les 11.200 déjà prévues à la rentrée 2008. "Le gouvernement fait donc le choix de poursuivre une politique désastreuse qui sacrifie la réussite de tous les élèves à des logiques comptables", conclut le communiqué.

SE-Unsa : "scénario catastrophe"

"Ca nous semble des chiffres extrêmement graves, on bat le record de suppressions d'emplois du budget 2008. On reste dans un scénario catastrophe, même si on est dans la fourchette basse du scénario" (le ministère des Finances proposant 19.000 à 20.000 non renouvellement de départs à la retraite, NDLR), a déclaré le secrétaire général du SE-Unsa (enseignants) Luc Bérille. Les conséquences vont être "une dégradation des taux d'encadrement, moins de remplaçants, moins de choix d'options, moins de dédoublement de classes et de dispositifs particulier pour les plus élèves en difficultés", a encore expliqué le responsable du SE-Unsa (2e syndicat en primaire, 4e dans les collèges et lycées). Il s'est par ailleurs dit "très étonné des prévisions démographiques faites par le ministre de l'Education". Dans Libération, M. Darcos affirme qu'il y aura en septembre 2009 30.000 élèves de moins en collèges et lycées. Mais, selon M. Bérille, les services du ministère "font état d'une hausse d'élèves de 7.500 en primaire et d'une baisse de 14.500 dans le secondaire". "Pour un élève perdu on supprimerait deux postes", a-t-il fait remarquer. "La nécessité de mobiliser reste intacte: nous avons proposé, à l'Unsa-Education, une grande manifestation nationale" à l'automne a-t-il rappelé.

Sgen-CFDT : une "logique purement comptable"

"A aucun moment, le gouvernement ne se pose la question de savoir quels sont les besoins du système éducatif. On reste donc dans cette logique purement comptable", qui a déjà prévalu en 2008 avec 11.200 postes non remplacés dans l'Education dans le budget 2008, a affirmé à l'AFP le secrétaire général du Sgen-CFDT (enseignants), Thierry Cadart. "On peut s'interroger sur cette logique", d'autant que "année après année, les suppressions s'accumulent, ça rend de plus en plus difficile le fonctionnement dans les établissements", a-t-il regretté. "On est en train de transformer - et c'est nécessaire - le système éducatif (réforme du bac pro, du lycée, dans l'école primaire, réforme du recrutement des enseignants), mais dans le cadre contraint des suppressions de postes, c'est quand même très compliqué", a-t-il ajouté. Il a déploré que le gouvernement veuille puiser les économies de postes dans les postes de remplacements. "Si on supprime des postes là, les remplacements seront moins bien assurés, on aura des situations graves. Or le remplacement fait partie des objectifs du service public". Lors d'une réunion des fédérations de l'Education le 26 août et à la rentrée, "on envisagera ensemble la façon dont on va réagir à ces annonces". Selon lui, cela devrait converger vers "une action forte en octobre ou novembre". "On n'acceptera pas un calcul disant que les suppressions de postes revalorisent les débuts de carrière" des enseignants, a-t-il aussi prévenu.

FSU : "des saignées"

"Ce sont de nouvelles coupes qui viennent s'ajouter aux suppressions des années antérieures. Elles sont d'une ampleur inégalée", a déclaré à l'AFP le responsable de la FSU, la première fédération de l'Education, Gérard Aschieri. "On a des Diafoirus (médecin dans "Le Malade Imaginaire de Molière, ndlr) de la rigueur qui multiplient les purges et les saignées en ignorant les besoins et les attentes de la population", a-t-il ajouté. Ces suppressions de postes "vont ne faire qu'amplifier ce qu'on a connu cette année: suppressions ou réduction de l'offre d'options, réduction des possibilités de remplacement, accroissement du nombre d'élèves par classe et réductions des possibilités de régler les problèmes scolaires", a détaillé M. Aschieri. Le responsable syndical a en outre mis en garde pour les années suivantes : "ça ne va pas s'arrêter, car le gouvernement a un plan triennal des dépenses publiques qui laisse croire que ça va s'amplifier en 2010 et 2011. Il y a une escalade dans les suppressions". M. Aschieri a souligné qu'une réunion entre fédérations de l'Education était prévue le 26 août et que la FSU appelait "ses collègues à de premières initiatives dès les premiers jours de la rentrée: manifestations, rassemblements, distribution de tracts, réunions des parents".

Unef : l'avenir de la jeunesse sacrifié "sur l'autel de la rigueur"

Selon l'Unef, premier syndicat des étudiants, "le gouvernement prend le risque d'amplifier un peu plus" la "rupture avec la jeunesse, qui sent son éducation et son avenir sacrifiés sur l'autel de la rigueur". Le syndicat dénonce "une politique du chiffre à courte vue" car selon lui les effectifs d'élèves dans les années à venir seront en augmentation dans le primaire ce qui se traduira "par une hausse dans le secondaire dans quelques années". Non seulement les élèves, mais aussi les étudiants, vont être "victimes" des suppressions de postes car elles vont "fermer des débouchés professionnels". "La baisse des postes ouverts aux concours de l'enseignement en 2008 est déjà particulièrement drastique (-9,2% par rapport à 2007 et -30,5% par rapport à 2005) et risque de s'amplifier. L'avenir des étudiants qui se sont engagés depuis plusieurs années dans une voie universitaire avec pour objectif l'enseignement apparaît bien sombre", commente le syndicat.

SNE-CSEN : "nécessaire revalorisation salariale de l'ensemble de la profession enseignante"

Le SNE-CSEN (minoritaire, traditionnellement classé à droite), "notant avec intérêt certains éléments des déclarations" de M. Darcos, estime que "la revalorisation indemnitaire des directeurs d'école évoquée par le ministre ne saurait cependant se substituer à une revalorisation indiciaire, véritable reconnaissance du métier de directeur d'école". Il ajoute que "l'idée d'une prime pour les débuts de carrière, si elle peut paraître séduisante, ne saurait occulter la nécessaire revalorisation salariale de l'ensemble de la profession enseignante". Et concernant les suppressions de postes, le SNE-CSEN "restera vigilant quant au respect du projet de ne pas diminuer l'encadrement des élèves en classe, ni de restreindre les moyens de remplacement".

(source AFP)

http://www.lesechos.fr/info/france/300279142.htm

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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /2008 16:12

Chronique de Caroline Fourest du 09/05/08
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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /2008 16:05
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