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Le ministre Xavier Darcos l'a annoncé: la loi de finances 2009 prévoit 13.500 emplois de moins pour le ministère de l'éducation nationale. Mais rassurez-vous, il y aura autant de profs pour les
élèves, et même plus d'activités scolaires : soutien, accompagnement pédagogique, histoire des arts... Mais comment font-ils ?
Après les 12000 suppression de la LF 2008 ?
Ce sont de grands magiciens, ou de piètres stratèges.
Une chose est sûre, la rue de Grenelle ne dispose pas de marges d'adaptation suffisantes pour faire fonctionner à l'identique la machine avec 13500 ETP (équivalents temps plein) en moins. Il va faloir trouver des solutions et la seule possible c'est de réformer le lycée.
La réforme du Lycée est en cours, il y a eu déjà le 11 juin la signature de 11 points de convergence entre les syndicats et le ministre (positions communes) sur des principes et des axes directeurs.
On a annoncé aussi la refonte de la sélection et des concours, de la formation, des enseignants pour la rentrée 2010.
Je m'aperçois ce matin que Claude Lelièvre fait le point clairement sur ces aspects, je ne peux que renvoyer à son blog.
Il y a un consensus assez largement répandu sur le fait que les horaires et programmes du lycée sont trop lourds, que les élèves n'ont le temps ni d'apprendre, ni de réfléchir, encore moins de faire du sport ou d'autres activités. (Je sais, si ils passaient moins de temps sur MSN ou pendus à leur mobile... mais ça on n'y peut rien).
On est un peu moins d'accord, mais enfin presque, sur le fait que les redoublements sont inutiles et coûteux, et que notre système dépense plus d'argent pour le secondaire que pour le supérieur, pour des résultats, euh, des résultats disons inférieurs à ce que l'on serait en droit d'attendre.
Or les mesures annoncées aujourd'hui vont plutôt dans le sens d'une aggravation des conditions de gestion du système éducatif.
On diminue le nombre de postes en créant de nouveaux dispositifs ! (pour mémoire : soutien scolaire, accompagnement éducatif généralisé dans tous les collèges en 2008 et prévu aussi pour les lycées en 2009, introduction de l'histoire des arts...réforme des filières STSS du Bac technologique, et des Bac pro.)
Alors qu'on ne sait pas encore exactement quelles seront les conséquences des diminutions actées pour 2008 (un peu moins de 12000). On est sûr, cependant, qu'à la rentrée 2009 on n'aura plus les marges de manoeuvre actuelles.
Admettons que l'on puisse remettre devant élèves tous les profs détachés à travers toute la fonction publique, les EPA, les collectivités locales, les associations. Bon.
D'une part ils ne sont pas 12000 ETP.
D'autre part ils sont utiles là où ils sont, et souvent dans des missions para-éducatives.
Enfin, certains refuseront de rentrer. (NON ! JE VEUX PAS Y RETOURNER ! comme la fille devant les usines Wonder en 68, vous vous souvenez ? dans le doc d'H. Leroux, Reprise) une fois qu'on a arrêté d'enseigner dans certaines zones pendant un certain temps, on est prêt à tout pour ne pas y retourner. Je sais c'est moche, mais allez d'abord enseigner 10 ans en collège en ZEP et après on en reparle.
Cet argument invoqué par le ministre est en fait fallacieux, même Luc Ferry, entendu par la commission Pochard au début de l'année avait avoué que si l'on examinait bien les détachés et mis à disposition cela ne constituait pas une ressource massive, ni très mobilisable sans frais. (les vidéos des auditions de la commission du conseiller d'Etat M. Pochard sur l'avenir du métier enseignant, prélude au Livre Blanc éponyme)
Donc c'est la catastrophe : peut-être pas tout de suite. On va savoir gérer à coup d'heures sup, de classes surchargées, de profs pas remplacés, de vacataires et autres précaires sous-qualifiés, pendant une année. Les choses mettent du temps à se dégrader, l'Educ Nat c'est un gros pétrolier, il lui faut du temps pour s'arrêter ou manoeuvrer.
Mais la rentrée 2009 va être explosive.
Comment faire ?
Epiphanie ! Joie, joie, joie ! Pleurs de joie !
J'ai trouvé, on va réformer le lycée !
On va faire baisser le nombre d'heures de cours, on va allonger le temps de présence, hors cours des profs dans les lycées, on va créer des modules, et des formes alternatives d'enseignement permettant à moins de prof, de "traiter" davantage d'élèves.
C'est la future réforme des lycées.
Sauf que l'on va la négocier sous pression, avec moins de moyens disponibles, au pied du mur, ou plutôt le dos au mur, donc dans les pires conditions.
Inutile de prophétiser que cela ne sera pas très ambitieux, et que pour s'assurer la paix sociale on va satisfaire d'abord les corporatismes et les intérêts des divers groupes de pression et lobbies variés. Inutile de prophétiser, certes, mais ça va mieux en le disant, c'est la joie de la prétérition.
Tous ceux qui s'intéressent à l'administration et aux politiques publiques savent que pour réformer de manière ambitieuse il faut dans un premier temps, au pire maintenir les moyens, et c'est mieux d'en ajouter un peu la première année. Les années suivantes les effets de la réforme permettent de supprimer les postes devenus inutiles grâce aux changements.
Mais commencer par se lier les mains, puis réformer c'est suicidaire.
Que fait le gouvernement ?
Ils recommencent l'erreur du paquet fiscal. On dépense ce qu'on n' a pas, et après on n'a plus de moyens quand on en a vraiment besoin la conjoncture se dégradant. Relisez La Fontaine !
Il y a de quoi être assez pessimiste.

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/telechargement/Image/14juillet2006_Garde.jpg
C'est la plus grave crise depuis la guerre d'Algérie", assure un militaire qui a vécu ces événements, notamment le putsch des généraux contre De Gaulle. La
rupture entre l'armée française et son chef constitutionnel, le président Nicolas Sarkozy, paraît consommée. Le malaise persistant entre le chef de l'Etat et les militaires, qui avaient pourtant
voté en masse pour lui, est en train de se transformer en crise ouverte. Depuis la publication en juin du nouveau Livre blanc de la Défense, le mécontentement gronde dans les rangs des
troupes.
D'autant plus que, non sans raison, le président ne fait pas confiance aux investigations de la Sécurité militaire, la Direction de la Protection et de la sécurité de la Défense (DPSD), où l'on a
aussi peu apprécié ce Livre blanc, pour retrouver les militaires rebelles qui avaient protesté contre certaines orientations de ce texte officiel dans une tribune anonyme signée " Surcouf "
(Le Figaro du 18/06/2008).
Fait sans précédent, le Chef de l'Etat a alors demandé, selon nos informations - recoupées de sources sûres -, une enquête - non-officielle - aux policiers de l'ex-DST, la Direction de la Sûreté du territoire. La DST a récemment
fondu avec les Renseignements généraux (RG) dans la DCRI, la Direction centrale du renseignement intérieur, qui a des hommes à la DPSD.
Le drame de Carcassonne du 29 juin (17 civils blessés, par accident, lors d'une démonstration militaire) a considérablement alourdi une atmosphère déjà pesante. Le Président a alors traité les
militaires de l'armée de terre "d'amateurs", en présence du respecté général Bruno Cuche, le chef d'Etat-major de l'armée de terre. Celui-ci a démissionné, ce qui a provoqué de nouveaux remous au
sein de l'armée.
A l'approche du 14 juillet, la tension monte encore d'un cran. Selon nos informations, la rupture entre les politiques et les militaires pourrait bientôt se matérialiser par une "fête nationale
anticipée" de protestation de militaires de réserve et à la retraite. Ces militaires entendent protester contre la présence
au défilé militaire du 14 juillet du président syrien Bachar Al-Assad, auquel ils seront obligés de rendre les honneurs. "Une insulte à nos morts", selon l'expression d'anciens combattants. Car,
il y a tout juste 25 ans, 58 parachutistes français du poste Drakkar étaient tués en 1983 à Beyrouth dans un attentat télécommandé par le régime syrien. Alors ces "protestataires en
kaki" veulent déposer une gerbe sur la tombe du soldat inconnu, notamment à la mémoire de ces paras. Puis ils voudraient défiler sur les Champs Elysées jusqu'à la Place de la Concorde pour rendre
les honneurs à un Président absent.
Pour le "véritable" défilé du 14 juillet, des incidents ne sont pas à exclure. Des anciens soldats des opérations extérieures (OPEX) ont comme projet d'arborer, en signe de protestation, un
brassard noir. Pire : des militaires, qui doivent participer au défilé, envisagent de faire un geste de mécontentement. Certains penseraient à tourner la tête, non pas vers la tribune officielle,
où se trouveront les Présidents Sarkozy et Al-Assad, mais dans le sens opposé. Notamment, les futurs officiers de la promotion de Saint Cyr, baptisée "Lieutenant Antoine de
la Batie". Un brillant officier mort, à 28 ans, lors de l'attentat de Drakkar.
Jean-Baptiste Naudet
http://tempsreel.nouvelobs.com/

a socialiste Ségolène Royal a affirmé jeudi sur RTL qu'elle était "sans doute
suivie" ou "écoutée", qualifiant la "mise à sac" de son appartement d'"affaire politique" et déplorant "la violence et la vulgarité" des réactions à l'UMP.|
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"Alors en effet, soit je suis écoutée, soit je suis suivie depuis mon lieu de travail jusqu'à mon domicile, c'est une évidence", selon elle.
L'ancienne candidate à l'Elysée a estimé que la "mise à sac" de son appartement n'était "pas une affaire personnelle, mais une affaire politique", relevant une nouvelle fois sa "coïncidence très étrange" avec un "moment politique sensible".
L'effraction, a-t-elle souligné, s'est produite le lendemain de sa mise en cause de "la mainmise sur la France du clan Sarkozy" et la veille de la présentation de sa contribution pour le congrès du PS "où je mettais en valeur la façon dont Nicolas Sarkozy enrichit ses amis milliardaires".
La visite de son appartement relève de "méthodes inacceptables dans une démocratie", a-t-elle dit. "Le pouvoir en place aurait pu réagir différemment". "Dans n'importe quelle autre démocratie, le pouvoir se serait ému".
Dénonçant "la violence et la vulgarité" des propos des responsables de l'UMP, elle a ajouté: "malgré ces attaques et ces propos particulièrement violents et vulgaires, je ne souhaite à personne qu'il lui arrive ce qui m'est arrivé".
La présidente de Poitou-Charentes a rappelé que c'est la 2e fois que son appartement est "mis à sac", révélant que pendant la campagne présidentielle, "un certain nombre de ses amis et collaborateurs se sont vus dérober leurs ordinateurs". "Une de mes plus proches collaboratrices aussi a vu son domicile fouillé".
Selon Mme Royal, "il y a un climat assez détestable aujourd'hui en France qui autorise les malversations de ce type". "Ceux qui ont fait cette mise en scène ont voulu me signifier que j'étais vulnérable".
La responsable socialiste a accusé Nicolas Sarkozy de faire "une forme de hold-up sur la publicité du service public de l'audiovisuel pour donner cette ressource financière à ses amis des chaînes privées Bouygues et Bolloré".
"Nicolas Sarkozy a enrichi ses amis, les mêmes que ceux qui étaient au Fouquet's, les mêmes que ceux qui ont reçu les chèques du bouclier fiscal. Il fait plus que compenser le coût de ses
vacances", a-t-elle lancé.
http://abonnes.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-36148416@7-37,0.html