
Voir les 0 commentaires Partager


C’était le 3 décembre 2007 et le service de presse de l’Elysée l’a joué discrète. Si le Kremlin n’avait pas cafté, peut-être même aurait-on pu croire que Sarkozy était peiné par les résultats des élections législatives russes, pas tout à fait aux normes démocratiques. Mais non: «Le président français a chaleureusement félicité Vladimir Poutine pour sa victoire aux élections.»
C’était le 12 décembre 2007 et parfois, une vidéo en dit plus que de longs discours. La poignée de main de l’année, sans contestation. Cliquez sur la vidéo
2 ci-dessous:
http://www.liberation.fr/actualite/monde/338538.FR.php
C’était le 28 avril 2008 en Tunisie, un pays où «l’espace des libertés progresse». Et ce n’est pas la secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme qui contredira Sarkozy sur ce point, puisqu’elle n’a, somme toute, pas eu l’autorisation de parler pendant toute la durée du voyage au pays de Ben Ali.
C’était le 3 juin 2008 et lors d’une conférence de presse à Rome, Sarkozy annonce que le président syrien Bachar al-Assad viendra «vraisemblablement» à Paris le 13 juillet pour le sommet de la future Union pour la Méditerranée. Une information révélée quelques jours plus tôt par Libération. Jacques Chirac, qui n’avait pas assisté aux cérémonies du 14 juillet l’an passé, fait savoir qu’il en sera de même cette année. Manifestement, il goûte peu le carton d’invitation envoyé à celui qui est soupçonné d’être lié, de près ou de loin, à l’assassinat de Rafic Hariri, l’ancien Premier ministre libanais. Et il n’est pas le seul.
C’était le 9 juillet 2008 et comme pour Assad, Sarkozy refait, quelques jours plus tard, le coup du ballon d’essai. Il envoie au feu un conseiller qui laisse entendre que, peut-être
qu'il ira. Puis, dans un discret communiqué, «le président de la République a confirmé au président chinois son intention de se rendre à Pékin le 8 août pour prendre part à la cérémonie
d’ouverture des 29èmes olympiades». Hu Jintao applaudit mais pas Daniel
Cohn-Bendit, légèrement furax.

http://immonews.files.wordpress.com/2008/03/dragon-rouge-chine.jpg
Messes basses...
Nicolas Sarkozy ira à Pékin pour la cérémonie d'ouverture des Jeux, mais il recevra peut-être le dalaï-lama à Paris. Il le recevra si ça lui chante. "Ce n'est pas à la Chine de fixer
mon agenda et mes rendez-vous", a solennellement déclaré le "président de la France et président de l'Europe".
Rien n'oblige M. Sarkozy à accueillir le chef spirituel tibétain à une heure de grande écoute : il pourrait le rencontrer dès potron-minet, quand photographes et cameramen dorment encore. Et
pourquoi se sentirait-il obligé de le recevoir à l'Elysée ? Paris compte beaucoup d'autres lieux, plus discrets et plus pittoresques. Eliminons d'emblée le Fouquet's, qui ne correspond pas au
style dépouillé de Sa Sainteté. Une chapelle latérale de Notre-Dame ou de Saint-Sulpice ferait mieux l'affaire. On s'y chuchoterait des gentillesses sur les Chinois, à la lumière tremblante d'un
cierge, dans des vapeurs d'encens.
A moins que Ségolène Royal ne prête son appartement. Mais il ne faudrait pas que les cambrioleurs - des barbouzes chinoises ? - choisissent ce moment pour le mettre à sac une troisième
fois.
| Septembre 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | |||||||
|
||||||||||