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PROF EN CAMPAGNE

Jeudi 3 juillet 2008
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Jeudi 3 juillet 2008

Il arrive aussi que les journalistes soient victimes des médias. De mon intervention, samedi 28 juin, à la Maison de la Chimie à Paris, comme témoin extérieur et invité, lors d'une réunion des partisans socialistes de Ségolène Royal, la rumeur médiatique n'aura retenu qu'une présence hâtivement assimilée à un soutien partisan. De ce que j'ai dit, rien ou presque. Légitimement, puisque mal informés, quelques amis et abonnés de Mediapart s'en sont inquiétés : qu'allait-il faire sinon dans cette galère, du moins dans ce sillage ?

Jusqu'à maintenant, j'ai pensé que nos explications préventives, dès le 27 juin, dans un billet de Républico, et les précisions qui les prolongeaient dans les commentaires, sur nos raisons d'avoir accepté cette invitation à témoigner en toute indépendance, étaient suffisantes. Tant il est vrai que la liberté ne se démontre pas en paroles, mais se prouve, en actes et par les faits, je ne me sens pas particulièrement concerné par tous ces procès en dépendance, soumission, résignation. Si j'étais contrôlable par la droite ou par la gauche de pouvoir, depuis le temps, cela se saurait - et j'assume, depuis longtemps, le prix à payer, fût-il de caricatures, de cabales ou de calomnies, pour cette indépendance d'inclassable, autrement dit véritable.

Je pensais donc en rester là, pariant sur Mediapart, sa réalité faite de liberté, de diversité et de pluralité, pour balayer toutes les interprétations malveillantes. Mais, me voyant aimablement portraituré dans Le Nouvel Observateur paru ce jour en « chauffeur de salle » ségolénien ou royaliste, je me sens obligé d'y revenir. D'abord pour rappeler l'essentiel : ce que j'ai dit ce jour-là. Vous pouvez l'écouter sur cette vidéo, cela dure environ dix minutes - on ne se refait pas : je me suis permis de doubler le temps de parole qui m'était imparti :

Ce que j'ai dit là, j'aurais pu le dire aussi bien devant une assemblée du Modem de François Bayrou ou du NPA d'Olivier Besancenot, devant une loge maçonnique ou dans un cercle de chrétiens de gauche, dans un club de militants UMP proches de Dominique de Villepin ou dans un rassemblement de journalistes professionnels - et vous pouvez allonger la liste à loisir tant je suis œcuménique, du moment qu'on me laisse dire ce qui me tient à cœur. En l'occurrence, je remercie les militants socialistes présents ce samedi-là (Ségolène Royal incluse) d'avoir applaudi un propos qui, dans leur famille politique, n'a pas toujours été évident. Et qui, plus généralement, ne coule pas de source pour des militants, de quelque parti que ce soit, tant ils sont d'ordinaire convaincus que leurs idées ou leurs valeurs sont plus pertinentes que les faits et les réalités rapportés par le journalisme de terrain.

Je leur ai donc parlé du journalisme, de ce qui le légitimait (la quête des vérités de fait plutôt que des vérités d'opinion), de son extrême nécessité démocratique face aux mensonges d'Etat, du fait qu'ils devaient soutenir cette liberté même si son exercice les dérangeait parfois dans leurs convictions, du souvenir que la gauche au pouvoir avait pu, elle aussi, tout comme la droite, empiéter sur cette liberté, de la protection que représentait face à ces éventuels abus de pouvoir la définition par la jurisprudence européenne du journalisme comme « chien de garde de la démocratie », etc., etc.

Surtout, je ne me suis pas contenté d'accabler l'actuel « coup d'Etat médiatique permanent » mené à train infernal par Nicolas Sarkozy. J'ai aussi, de façon explicite, relié ma critique de cette présidence-là à l'occasion manquée qu'avait été, de ce point de vue, la présidence de François Mitterrand, meilleur procureur d'institutions dangereuses qu'hélas, il ne sut pas transformer une fois au pouvoir, au point de nous les laisser en héritage, prêtes à l'emploi pour des aventures encore plus dangereuses. La privatisation du pouvoir suppose le présidentialisme. Si ma citation du Coup d'Etat permanent, le livre de François Mitterrand paru en 1964, a été accueillie dans un silence retenu, c'est que l'assistance a bien compris qu'il y avait là une mise en garde qui visait aussi l'usage du présidentialisme par la gauche.

Reste évidemment une question, entre texte et contexte : fallait-il dire cela en cet endroit, à cette occasion, dans cette compagnie ? Pour parler franc, je trouve ce questionnement politiquement douteux et professionnellement hypocrite. Politiquement douteux parce qu'il sous-entend que la démocratie (donc la liberté de l'information) doit se construire dans une mise à distance du politique, de ses représentants, de ses élus, de ses militants : je crois, tout au contraire, qu'en tant que journalistes nous devons interpeller ceux qui s'engagent en politique sur nos attentes, sur nos besoins, sur nos exigences. La démocratie est notre bien à tous, et non pas l'affaire de professionnels qu'il faudrait laisser vivre et prospérer en milieu fermé.

Mais, surtout, cette question cache une grande hypocrisie : elle met l'indépendance là où elle ne se joue aucunement, tandis qu'elle ferme les yeux sur les pratiques où elle s'égare. Il me semble qu'il y a bien plus de péril dans des fréquentations aussi complices qu'occultes que dans cette prise de parole publique et, finalement, distante. Tutoyer les politiques, devenir leur ami, les fréquenter en privé, accepter d'eux des nominations, des rapports, des commissions, des missions officielles, des fonctions honorifiques, des médailles ou des décorations, des services ou des promotions, tout cela me semble autrement répandu parmi certaines notabilités médiatiques et autrement compromettant qu'un discours devant une assemblée de citoyens libres et égaux.

Quant au fond du discours, à propos de l'actuelle présidence, il est comme toute analyse discutable et perfectible. Mais on conviendra qu'il n'était pas de circonstance ségolénienne et qu'en cette matière, je n'ai jamais varié. Oui, je crois que la sarkozysme est l'adversaire du journalisme. Oui, je pense qu'aux raisons partisanes que tout un chacun peut avoir de critiquer cette présidence, s'ajoutent, pour les journalistes que nous sommes, dans toutes les rédactions et par-delà les sensibilités, des raisons professionnelles de s'y opposer. Car ce pouvoir gouverne comme il a été élu : par les médias et contre les médias, en les séduisant, en les manipulant, en les soumettant, en les corrompant, en les paralysant, en les neutralisant, en les dévitalisant.

De la conférence de presse du 8 janvier à l'offensive contre le service public télévisuel, en passant par la mise en scène indécente de sa nouvelle moitié, les six derniers mois montrent à satiété comment ce président s'acharne à masquer ses échecs politiques, économiques, diplomatiques, par une offensive médiatique. C'est là, sur notre terrain, dans notre métier, au cœur de notre identité, qu'il se prolonge et se renouvelle. Et c'est bien pourquoi il s'entête à réduire toutes les poches d'autonomie restantes, la prochaine offensive, déjà entamée, visant évidemment Internet et son indocile liberté.

Mediapart – avec d'autres, comme d'autres et solidaires d'autres – incarne l'une des formes de résistance à cette normalisation médiatique. Et il n'y a aucune mauvaise tribune pour le faire savoir.

http://www.mediapart.fr/club/blog/edwy-plenel/030708/ce-que-j-ai-dit-chez-segolene-royal

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Jeudi 3 juillet 2008


http://www.ribeauville.net/images/economie.jpg

Trop vaste, trop négatif... L’enseignement des sciences économiques et sociales (SES) au lycée est mis en cause dans un rapport remis aujourd’hui au ministre de l’Éducation. Rapport jugé "utile" par Xavier Darcos, mais qui suscite l’inquiétude des professeurs concernés.

De gauche, l’enseignement des sciences économiques et sociales ? Voilà des années que la question oppose les enseignants de cette option dispensée au lycée et les entrepreneurs, qui dénoncent une vision "pessimiste et idéologiquement orientée" de l’entreprise. Une controverse suffisamment forte pour que Xavier Darcos commande un rapport à un groupe d’universitaires et personnalités qualifiées.

Et sur la question, le rapport prend clairement position : il estime que l’entreprise "est insuffisamment appréhendée comme un acteur microéconomique, soumis à des contraintes fortes". Dans les cours, l’accent est "trop systématiquement sur les problèmes de la société" : "à propos de l’emploi, on tend à parler surtout chômage et précarité, peu de l’élévation du niveau de vie", note le groupe de chercheurs présidé par Roger Guesnerie, professeur au Collège de France.

Acquérir des compétences "plus précises"

Plus largement, l’enseignement des SES devrait être moins lourd, plus pratique : impossible de traiter "tous les grands problèmes de la société", il vaut mieux insister sur l’acquisition de "connaissances" et de "compétences" précises.


Quant à la sociologie, elle est souvent abordée de façon "trop abstraite, trop compassionnelle". Elle devrait plutôt être enseignée de manière pratique, via des études de terrain.

Ces corrections apportées, les SES devraient devenir, aux yeux de la commission Guesnerie, un enseignement obligatoire pour tous les lycéens dès la classe de seconde, et pas simplement une option.

"Vision réductrice"

Ce rapport a été jugé "utile" par Xavier Darcos. Il arrive "au bon moment" alors qu’une réforme du lycée a été lancée. Le ministre de l’Éducation a indiqué qu’il allait "immédiatement mettre en place un groupe de suivi pour présenter un projet de nouveaux programmes".

L’Association des professeurs de SES fait elle état de "convergences" avec ce rapport, mais s’inquiète d’une "vision réductrice" : "l’enseignement des SES ne saurait se limiter à l’acquisition de connaissances et compétences non problématisées. Cette boîte à outils est mise au service de la compréhension d’enjeux économiques et sociaux contemporains".

http://www.france-info.com/spip.php?article0&theme=9&sous_theme=43

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Jeudi 3 juillet 2008


http://www.gestiondutemps.org/image/gestion-temps.jpg

Hubert MONTAGNER

Professeur des Universités en retraite, ancien
Directeur de Recherche à l’INSERM

Parmi les décisions récentes du Ministre de l’Education Nationale, deux sont particulièrement inquiétantes : la généralisation de la semaine de quatre jours et les nouveaux programmes. La semaine de quatre jours ne règle en rien la question majeure de l’actuelle journée scolaire dont la durée et l’organisation ne tiennent pas compte des besoins, intérêts, équilibres et particularités des enfants-élèves, notamment ceux qui sont vulnérables, en souffrance, en échec scolaire, envahis par des «troubles» du développement ou du comportement, porteurs d’un handicap, «étranges»... en d’autres termes, les enfants qui sont dans l’insécurité affective et qui sont ainsi en déficit de confiance et sans estime de soi. L’école ignore l’enfant qui «se cache» derrière chaque élève et ne veut pas connaître les vraies difficultés qui l’empêchent d’apprendre. Elle ne connaît que les programmes à partir desquels il faut formater au même «rythme» les individus de la même classe d’âges. Les dérives de l’école, son fonctionnement déshumanisé et ses responsabilités dans l’amplification des inégalités sociales, sont particulièrement révélés par les décisions ministérielles de réduire la durée de la semaine scolaire en instituant la semaine de quatre jours et d’augmenter sans discernement le poids quotidien des «matières» dites fondamentales (les «fondamentaux»).

Voici pourquoi le nouvel aménagement du temps scolaires et les nouveaux programmes sont simplistes et irresponsables.

A. Les écoliers français subissent la journée scolaire la plus longue du monde

La durée de la journée scolaire à l’école primaire est la plus longue du monde. Elle est en effet de 06h.00 de temps contraint (05h.30 de temps pédagogique et 30 minutes de récréation), y compris pour les enfants de l’école maternelle. La journée scolaire est ainsi la plus fatigante et stressante pour l’ensemble des enfants de l’école

primaire. Elle est particulièrement épuisante, anxiogène et démotivante pour les enfants en difficulté. Il faut ajouter les autres temps de la journée :

* la durée du trajet du domicile familial à l’école (elle est souvent de trente minutes dans certains secteurs géographiques, mais peut être supérieure à une heure, par exemple à l’île de La Réunion) ;

* la durée,«l’ambiance» et le «temps bousculé» de la pause méridienne, en particulier à la cantine, dans des conditions de bruits, d’allées et venues et de conflits qui génèrent ou renforcent le stress, la fatigue, l’anxiété et/ou l’angoisse des plus insécurisés, le plus souvent sans possibilité de détente et de calme après le repas ;

* après le temps scolaire, la durée du trajet de l’école au domicile... ou ailleurs ;

* les temps et «activités» imposés aux enfants à la suite de l’après-midi scolaire (courses au supermarché, cours particuliers, visites anxiogènes, activités sportives qui ne correspondent pas au choix et au désir des enfants ...) ;

* la durée des devoirs à la maison alors qu’ils sont interdits par une dizaine de circulaires ministérielles. Il n’est pas rare que les enfants y consacrent une heure ou davantage ;

* les temps qu’il faut consacrer à la fratrie lorsque les parents ne sont pas disponibles («récupération» des jeunes frères et soeurs à l’école, alimentation, occupations et soins à la maison pour l’un ou l’autre en attendant le ou les parents ...)

* parfois, la durée des «activités ménagères» et de la préparation du repas pour la famille.

Et le ministère de l’Éducation nationale voudrait ajouter un temps de soutien scolaire après 16h 30, c’est-à-dire un temps supplémentaire de travail et d’investissement intellectuel a des enfants épuisés, stressés, anxieux, angoisses, révoltés !

B. Les différents temps de la journée

B.1. La première heure (8h 30-9h 30) : Un réveil entre 6h 30 et 07h 30 (cas le plus fréquent) ne permet pas aux enfants d’être vraiment vigilants et attentifs au cours de la première demi-heure scolaire (8h 30-9h) et souvent de la première heure (8h.30-9h.30), surtout les plus jeunes, les plus vulnérables, ceux qui cumulent les déficits de sommeil ou les «troubles» du rythme veille-sommeil, et/ou ceux qui vivent au quotidien dans l’insécurité affective (enfants maltraités, qui se sentent abandonnés ou négligés, en conflit récurrent avec la fratrie ...) au sein d’un milieu familial lui-même en difficulté (misère, maladie, chômage, conflits entre les parents ...). On rappellera ici l’une des données de la recherche. Il y a vingt ans, le pourcentage des enfants du cours préparatoire (ils étaient âgés de six à sept ans) qui bâillaient entre 9h et 9h 30 était de 68% (P. KOCH, H. MONTAGNER et R. SOUSSIGNAN 1987, Variations of behavioral and physiological variables in children attending kindergarten and primary schools,

Chronobiology International, volume 4, p.525-535).

Il en était de même pour les autres indicateurs de non
vigilance (affalements sur la table, fermetures des yeux, étirements, non réponse aux sollicitations et interpellations, parfois endormissements ...). Alors que les études récentes montrent toutes que la durée du sommeil a diminué en FRANCE depuis vingt ans chez les enfants et les adultes (il est probable que l’augmentation du temps passé devant le téléviseur n’est pas étrangère à ce phénomène), on peut faire l’hypothèse que le pourcentage des enfants qui manqueront de vigilance à l’école entre 8h 30 et 9h 30 sera encore plus élevé dans les prochaines années. En tout cas, on observe que, après l’entrée en classe, il faut plus de trente minutes à la plupart des enfants pour qu’ils redeviennent vigilants, attentifs, réceptifs et disponibles, et de trente à soixante minutes pour les enfants qui ont des déficits de sommeil et/ou qui sont «insécures» au quotidien, et aussi pour les enfants en échec scolaire (ils cumulent souvent les deux particularités). Il faudrait donc que la première heure puisse être un «temps-sujet» de «remise en route» de la vigilance, de l’attention et de la mobilisation des ressources intellectuelles, et aussi de restauration minimale d’un sentiment de sécurité affective. Il faut pour cela élaborer des stratégies d’accueil rassurant et aménager des lieux appropriés pour que chaque enfant-élève puisse retrouver «à son rythme» (quand il est prêt) une vigilance et une sécurité affective minimales. C’est à ce prix qu’il peut se réaliser dans ses dimensions d’élève. Essentiellement réservée à l’accueil apaisant des enfants (et de leur famille) par des personnes rassurantes et gratifiantes, une «sphère d’accueil» peut être aménagée avec des espaces, mobiliers et dispositifs anxiolytiques peu coûteux, l’ambiance acoustique et visuelle étant également anxiolytique. Située au sein de l’école ou à sa périphérie, ce lieu permettrait aux enfants vulnérables, perturbés, en souffrance, en échec scolaire ... d’évacuer leurs peurs et leur «trop plein» d’inquiétude, d’anxiété ou d’angoisse, de reprendre leurs repères, de développer leur vigilance à leur rythme et d’être prêts à «entrer» dans les apprentissages scolaires.

B.2. La matinée scolaire est trop longue pour les plus jeunes et les plus vulnérables. Par exemple, dans l’étude citée précédemment, le pourcentage des enfants du cours préparatoire qui bâillent entre 11h et 11h 30 est de 59% alors qu’il n’est que de 36% entre 10h 30 et 11h. En revanche, on n’observe pas ce phénomène chez les enfants des cours moyens 1ère et 2ème années (ils sont alors âgés de 9 à 11 ans), sauf quand ils sont très «insécures», en déficit de sommeil et/ou en échec scolaire. La durée de la matinée scolaire, en tout cas la durée du temps pédagogique qui exige une forte mobilisation des ressources intellectuelles, devrait donc être modulée en fonction de l’âge des enfants et en tenant compte de leurs particularités «empêchantes».

B.3. La neurobiologie a mis en évidence à tous les âges une «dépression» de la vigilance corticale (du cerveau) au moment de 13h -14h. Indépendante des entrées alimentaires du déjeuner, elle s’inscrit dans un rythme circadien. C’est en effet un phénomène biologique qui se reproduit à l’identique toutes les 24 heures environ. Le moment de la «dépression corticale» se caractérise logiquement par une diminution de la vigilance comportementale ... et ne se prête donc pas à une forte mobilisation des capacités d’attention et des ressources intellectuelles.

Pourtant, il a été envisagé par le Ministère de l’Education Nationale que le moment de 13h à 14h puisse être réservé au soutien scolaire.

B.4. L’après-midi, l’évolution de la vigilance et des capacités d’attention de 13h.30 à 16h.30 varie avec l’âge et les particularités des enfants. Au cours préparatoire, toujours selon l’étude précédemment citée, le pourcentage des enfants qui bâillent entre 14h 30 et 15h est de 68%, comme entre 9h et 9h 30. Ce phénomène n’est pas observé chez les enfants de cours moyen, ou alors il est réduit. S’agissant des enfants en difficulté scolaire ou en échec scolaire (il faut rappeler qu’ils cumulent le plus souvent les déficits de sommeil et l’insécurité affective au quotidien), le pourcentage des enfants qui bâillent, s’affalent sur leur table, s’étirent, s’agitent, ferment les yeux ou même s’endorment est supérieur à 80% entre 14h et 16h 30 (il est souvent proche de 90% dans les écoles des secteurs urbains dont les habitants cumulent les difficultés personnelles, familiales et sociales). Tout semble indiquer que ces enfants attendent la «libération» de 16h 30.

En conclusion, pour que l’école puisse donner une chance maximale de réussite à tous les enfants, la durée et l’organisation des journées scolaires devraient être modifiées en fonction de l’âge et des particularités «empêchantes» qui contrarient les apprentissages. Il faut notamment développer de nouvelles stratégies d’accueil et des aménagements d’espace appropries au début de chaque matinée scolaire (8h 30-9h 30 et 13h-14h 30).

C. Les inconvénients majeurs de la semaine scolaire de quatre jours combinés aux nouveaux programmes qui imposent un poids augmenté des «matières» dites fondamentales (les «fondamentaux» : maîtrise du langage oral, lecture, écriture, calcul et mathématiques).

C.1. Le défi impossible : Il faudra que les enseignants fassent en quatre jours ce qu’ils faisaient en quatre jours et demi lorsque le samedi matin était scolarisé (les trois heures du samedi matin ont «disparu» des annonces ministérielles). En outre, pour être en conformité avec les nouveaux programmes, les enseignants devront consacrer chaque jour plus de temps aux apprentissages explicites et formels des «fondamentaux», c’est-à-dire augmenter la fréquence et/ou la durée des situations dans lesquelles tous les enfants devront mobiliser leur vigilance, leur attention et leurs ressources intellectuelles pour apprendre à maîtriser le langage oral, la lecture, l’écriture, le calcul ou les mathématiques ... y compris ceux qui sont en déficit de vigilance, d’attention, de réceptivité et de disponibilité, en particulier les enfants dits en échec scolaire. La fréquence et la durée de l’enseignement des «autres matières» (biologie, histoire, géographie, arts plastiques, musique, chant, narration ...) seront réduites à la «portion congrue». Pourtant, elles sont toutes aussi importantes que les «fondamentaux» pour le développement intellectuel des enfants. Elles sont nécessaires au développement des systèmes perceptifs, de la

vie émotionnelle et affective, des interactions sociales, des représentations, de l’imaginaire, du sens esthétique, du sens critique, de l’humour... en deux mots, des multiples formes de la sensibilité et de l’intelligence. En outre, les pédagogues savent que les «autres matières» permettent l’apprentissage des «fondamentaux»… souvent mieux que dans les situations explicites et formelles d’apprentissage des «fondamentaux» dès lors qu’elles correspondent aux attentes et motivations des enfants, ou qu’elles procurent du plaisir. Il y aura aussi logiquement moins de temps pour les pauses intellectuelles, la détente corporelle et psychique, ou il n’y aura plus de temps disponible. Il ne restera plus de temps pour que les enfants développent entre eux des conduites de coopération et se transmettent mutuellement des savoirs, des connaissances, des «savoir être» et des savoir-faire.

Comment les enseignants

vont-ils trouver le temps pour s’occuper de façon particulière des enfants «qui n’écoutent pas», de ceux qui «traînent», de ceux qui ont besoin de plus de temps que les autres pour comprendre et apprendre. Et aussi des enfants insécurisés qui n’ont pas confiance en eux et dans autrui, des enfants anxieux ou angoissés, en particulier ceux qui vivent dans l’anxiété de performances (la peur de mal faire), des enfants qui se replient sur eux-mêmes dès qu’il sont dans une situation de contraintes répétées ou de stress, et qui se ferment alors aux messages du maître, fût-il le plus compétent du monde. Ou encore, des enfants turbulents qui ne tiennent pas en place (on dit qu’ils sont «hyperactifs»), de ceux qui ont des conduites d’évitement et de fuite, des «agresseurs-destructeurs»… Il ne restera plus de temps pour que les enfants sortent de l’école pour visiter des monuments, des musées … pour développer leurs savoirs, connaissances et plaisirs dans les environnements naturels ... plus simplement pour JOUER alors que le jeu est un élément important du développement des êtres humains.

Il est physiologiquement et psychologiquement impossible qu’une journée de six heures de temps encore plus contraint par les exigences accrues des «fondamentaux», permette aux enfants de 2008-2009, et au-delà, d’être suffisamment réceptifs, lucides et disponibles, et ainsi de bien comprendre et apprendre. C’est la quasi-certitude que les enfants-élèves seront encore plus fatigués, stressés, démotivés, «en désamour pour l’école», culpabilisés, en déficit de confiance en eux-mêmes et dans autrui, insécurises. Insidieuse, une nouvelle forme de maltraitance s’installe.

C.2. la durée des journées scolaires va augmenter car les six heures journalières (cinq heures trente de temps pédagogique) ne suffiront pas aux enseignants pour réaliser le programme qu’ils auront préparé pour la semaine. Il en résultera souvent des effets «pervers» comme cela a déjà été observé dans le cadre de la semaine de quatre jours. En effet, il n’est pas rare que les enfants soient seulement «libérés» à 16h.45 ou 17h.00, parfois plus tard, alors que la journée scolaire est déjà la plus longue du monde. Ceux qui déjeunent à la cantine passeront ainsi plus de huit heures de temps contraint à l’école, c’est-àdire entre 33 et 35 heures pour les quatre jours (lundi, mardi, jeudi, vendredi). Il

faudra ajouter la durée des devoirs à la maison et les autres contraintes de temps précédemment énumérées. Nous sommes alors largement au dessus des 35 heures, limite légale de la semaine de travail pour les adultes. Si la grande majorité des parents se plaignent que leurs enfants sont très fatigués le vendredi soir, ils ne sont pas conscients ou informés que lorsque les semaines successives de quatre jours scolaires seront combinées à une augmentation quotidienne de la pression scolaire au cours des six heures de temps contraint (et, insidieusement, du temps passé en classe après 16h.30 pour terminer les apprentissages de la journée), on aggravera les difficultés des enfants, surtout de ceux qui sont en difficulté. Il est désolant que les enseignants acceptent ou sollicitent un tel système. Pourtant, ils se plaignent que les enfants sont «sur un nuage», «n’écoutent pas», «ne tiennent pas en place», sont évitants, agités, fatigués, agressifs...

C.3. Comme le montrent les observations et études dans les écoles qui pratiquent déjà la semaine de quatre jours, on peut faire l’hypothèse forte que le lundi sera un jour de perturbations aggravées pour l’ensemble des enfants, y compris ceux des «beaux quartiers», à cause des empilements d’activités, de déplacements et de rencontres pendant les deux jours du week-end, parfois dès le vendredi soir, combinés à des endormissements plus tardifs et à des déficits de sommeil, notamment dans la nuit du samedi au dimanche. On peut faire l’hypothèse forte que l’augmentation de la pression et des exigences scolaires générées par l’augmentation du temps consacré chaque jour aux «fondamentaux» et la diminution concomitante des pauses et des moments de détente, vont se traduire par une augmentation de l’anxiété (notamment l’anxiété de performances) et des angoisses chez les plus vulnérables et en souffrance. On peut faire l’hypothèse forte que cela va perturber les relations entre certains enfants et leurs parents quand ceux-ci vont essayer de combler à la maison les lacunes ou incompréhensions multipliées par la fréquence augmentée et le «formatage» anxiogène des situations d’apprentissage formel des «fondamentaux» (il y aura forcément plus de lacunes car la quantité d’informations transmises sera chaque jour plus élevée et exigera une concentration intellectuelle accrue pour les traiter et les mémoriser). On peut aussi faire l’hypothèse forte que la fréquence des consultations médicales va augmenter au fil des semaines quant aux motifs les plus fréquents des demandes de consultation, c’est-à-dire la fatigue scolaire, les difficultés d’endormissement, les perturbations du sommeil (les réveils accompagnés de cauchemars , chez les plus jeunes, de terreurs), les «troubles» du comportement (instabilité, replis sur soi, conduites d’évitement et de fuite, « hyperactivité », « agressionsdestructions »...). Et en conséquence, les prescriptions qui, avec les sédatifs, somnifères, psychotropes ... font le lit des «imprégnations» chimiques et des surconsommations médicales. Faut-il rappeler que les Français sont les plus grands consommateurs de ces molécules ?

 Les idéologues archaïques de l’éducation nous disent que, «autrefois», la durée du temps scolaire était plus élevée, que le poids des apprentissages explicites et formels était plus lourd et que les devoirs a la maison étaient plus exigeants. mais, de telles affirmations sont simplistes. Ce qui était possible il y a cinquante ans ne l’est plus en 2008. les enfants ne sont plus les mêmes, les familles ne sont plus les mêmes, les enseignants ne sont plus les mêmes, la société n’est plus la même. L’école ignore les facteurs humains et l’évolution de la société.

CONCLUSION

Il faut absolument diminuer la durée des journées scolaires tout en les réorganisant pour que les plages pédagogiques de grande exigence intellectuelle coïncident mieux avec les temps forts de la vigilance, de l’attention, de la réceptivité, de la disponibilité et des capacités intellectuelles nécessaires au traitement et à la mémorisation des informations. S’agissant des apprentissages explicites et formels, il faut «neutraliser» les moments qui se caractérisent par une plus grande vulnérabilité des enfants, surtout quand ils sont particulièrement en souffrance, en échec scolaire... On peut faire l’hypothèse forte que la semaine de quatre jours avec une augmentation de la pression scolaire induite par l’augmentation de la fréquence et de la durée des situations formatées d’apprentissage explicite et formel, va aggraver les difficultés, vulnérabilités et souffrance des enfants déjà en difficulté. C’est ce qu’on observe dans les classes qui pratiquent la semaine de quatre jours alors que les nouveaux programmes ne seront développés qu’à la rentrée de septembre 2008.

Quels sont les arguments du ministre de l’Éducation nationale pour justifier la semaine scolaire de quatre jours alors qu’il n’y a eu aucune évaluation sérieuse dans les écoles qui pratiquent cet aménagement du temps depuis le début des années 1990 ? En outre, il serait intéressant de rechercher les propos « anti-semaine de quatre jours » du ministre lorsqu’il était directeur de cabinet du ministre Bayrou. avec la semaine de quatre jours (les trois heures du samedi ont disparu) et les nouveaux programmes, les enseignants auront évidemment moins de temps à consacrer aux enfantelettes qui auront des difficultés a comprendre et apprendre. quand les rased pourront-ils intervenir alors que leur travail est nécessaire ? Si on ne dépasse pas le cadre de la semaine, il n’est pas possible de dégager dans la journée un temps qui puisse être consacre efficacement au soutien scolaire car les enfants en difficulté ne peuvent être attentifs, réceptifs et disponibles au début de chaque matinée et au delà de 16h.30. en revanche, le soutien pourrait être efficace pendant le temps scolaire si les programmes étaient escales sur deux ou trois semaines et non plus sur une semaine, et si l’aménagement du temps était plus flexible. que dire de la punition institutionnelle qui consiste a organiser des stages de soutien pendant les vacances scolaires ? C’est indigne ! Tous les enfants ont besoin de leurs vacances.

On ne s’y prendrait pas autrement si on voulait dégager une élite dès l’école maternelle. On ne s’y prendrait pas autrement si on voulait stigmatiser les enfantsélèves qui sont de plus en plus saturés, épuisés, largués... et justifier leur placement dans des établissements particuliers ou spécialisés.

Il faut étaler les heures d’enseignement sur cinq jours, c’est-à-dire en coïncidence avec la semaine civile, en étudiant comment et dans quelles conditions, évidemment dans la concertation, les enfants-élèves peuvent être accueillis tous les jours de la semaine en dehors des temps familiaux et des temps scolaires. Pour que cela soit tout à fait possible, Il serait intéressant de considérer chaque école comme un écosystème avec les enfants au centre de ses préoccupations et de son fonctionnement, c’est-à-dire comme un lieu de vie que l’on organise pour que chaque enfant-élève puisse révéler et structurer l’ensemble de ses facettes et compétences, et les rendre fonctionnelles, tout en acquérant de nouvelles facettes et de nouvelles compétences. C’est à partir des interactions entre les différentes composantes de l’écosystème (enfants, parents, familles, enseignants, autres acteurs de l’école) que l’organisation et le fonctionnement de l’école peuvent être élaborés pour tous les enfants et toutes les familles, que les rivalités peuvent être dépassées et que les évolutions peuvent être anticipées. Aucun acteur ne peut être exclu d’un écosystème. Sinon, il meurt !

http://www.meirieu.com/FORUM/montagner_temps_scolaire.pdf

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Jeudi 3 juillet 2008


Patrick de Carolis
http://referentiel.nouvelobs.com/file/372572.jpg

P
atrick de Carolis se fâche avec panache. Il se lâche aussi. Avec une brutalité inédite chez un patron du service public, le président de France Télévisions a répliqué, mercredi 2 juillet, au micro de RTL, aux propos tenus lundi soir sur France 3 par le chef de l'Etat. C'était un festival d'épithètes. Les racines de sa colère et les ailes de son mécontentement. Un grand moment de fureur, pas du tout contenue.

"Lorsqu'on dit qu'il n'y a pas de différence entre la télévision du service public et les télévisions privées, je trouve cela faux, je trouve cela stupide et je trouve cela injuste, profondément injuste", a martelé Patrick de Carolis. Une première en France ! Le patron de la télévision publique affirme d'un ton furieux, au micro d'une radio privée, que le président de la République est menteur, stupide et profondément injuste. On remarquera que les militaires pensent exactement la même chose, mais qu'ils n'ont pas le droit de parler.

Heureusement pour les oreilles du président, car les militaires ont du vocabulaire ! Ils sont muets par vocation, mais cela ne les empêche pas d'avoir, en matière d'injures diverses et variées, un lexique très riche.

On en revient à la colère froide de Patrick de Carolis. La scène avait évidemment été enregistrée, et elle a beaucoup été utilisée dans les journaux télévisés, mercredi soir. Sur le service public, remonté comme une pendule, bien sûr, mais pas seulement. Patrick Poivre d'Arvor, à quelques jours de son propre départ forcé du journal télévisé de TF1, était lui aussi soucieux d'informer le téléspectateur du cri de révolte du président de France Télévisions. Les deux Patrick ont en commun d'être des cibles préférées du tireur de l'Elysée. PPDA a eu le tort de traiter, à l'antenne, le président de "petit garçon".

Carolis énerve Sarkozy pour d'autres raisons. Il ne tiendrait pas ses troupes, surtout à France 3, dont la rédaction est en révolte ouverte contre le pouvoir. Son virage éditorial (davantage de théâtre, de musique, d'émissions scientifiques...) est jugé minimaliste par le petit garçon de l'Elysée, qui regrette tout à la fois "Apostrophes" et "Thierry la Fronde", bref la chaîne publique unique, en noir et blanc, de son enfance. Le péché de Carolis est originel, en quelque sorte. Il est à la tête d'un groupe qui se sent (comme l'armée !) à la fois méprisé par le président et destiné à une sévère diminutio capitis. Il va y avoir moins de garnisons et moins de soldats. La suppression de la pub à la télévision ne sera pas compensée. "Le compte n'y est pas", dit Carolis, qui menace de démissionner, dès la rentrée de septembre, s'il n'a pas les moyens budgétaires nécessaires. A moins qu'il n'y soit poussé dès maintenant, comme le chef d'état-major de l'armée de terre.

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Jeudi 3 juillet 2008


http://potee.com/Redimensionnement%20de%20250%20jungle.JPG

O
n nous l'avait décrite malade, prostrée, au bord du désespoir. C'est une femme superbe, au sourire rayonnant, qui est descendue de l'avion pour tomber dans les bras de sa mère et nous embrasser tous par la même occasion. Opération parfaite, sans un coup de feu. Et parfaitement dans les temps : "Oui, vous pouvez encore déposer une contribution pour le congrès de Reims, lui a murmuré à l'oreille l'un des officiels présents. Il n'y en a que vingt et une pour le moment. Ce serait la vingt-deuxième."

Chacun des contributeurs fait valoir ses parts de marché. Ségolène Royal est soutenue par 23 premiers secrétaires fédéraux ; Bertrand Delanoë peut déjà compter sur 38 maires d'une certaine importance ; Martine Aubry a rassemblé un demi-millier de signatures ; François Hollande, six fois plus ; Ayrault, Dolez, Guérini-Collomb, Hamon, Mélenchon, Moscovici et tous les autres font encore leurs additions...

Ingrid Betancourt, elle, a toute la France derrière elle. Mais, d'après ce que l'on sait, elle n'a aucune envie d'aller à Reims, même pour se faire sacrer. La jungle, elle en a soupé.

http://abonnes.lemonde.fr/a-la-une/article/2008/07/03/guerilla-par-robert-sole_1065974_3208.html

"La jungle, elle en a soupé"...

Les militants PS aussi!

Christophe

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Jeudi 3 juillet 2008


http://alexisherve.a.l.pic.centerblog.net/ee5getuz.jpg

La Maison Blanche savait que la libération des otages était prévue mais a indiqué que cette opération "a été conçue et menée par les Colombiens". "Ils n'ont pas eu besoin d'un feu vert".

L
es Etats-Unis étaient au courant que la Colombie préparait une opération pour libérer les otages aux mains de la guérilla marxiste, mais Bogota n'a pas eu à leur demander leur feu vert, a dit la Maison Blanche jeudi 3 juillet.
"Nous étions au courant dans la phase préparatoire, mais cette opération a été conçue par les Colombiens et menée par les Colombiens, avec notre total soutien. Mais ils n'ont pas eu besoin d'un feu vert de notre part", a dit la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino.
De son côté, la France a confirmé qu'elle n'avait pas non plus "pris part" à l'opération de libération des 15 otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.
"Dans cette opération précise, les Français n'ont pas pris part", a dit jeudi sur France 3 le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, saluant "une très belle opération" de l'armée colombienne.

"Pas surpris"

Toutefois, "nous n'avons pas été surpris, dans la mesure où 'l'idée de manœuvre', comme disent les militaires, était connue et nous avait été communiquée par les autorités colombiennes voici déjà plusieurs mois", a-t-il affirmé.
"Il est vrai que nous ne l'attendions pas à ce moment-là", a reconnu ce proche du président Nicolas Sarkozy. "Ce dénouement, nous l'avons appris un quart d'heure avant que les dépêches de presse colombiennes ne commencent à émettre les informations".

Opération 100% colombienne

L'opération a été "à 100% colombienne", a déclaré plus tôt dans la journée à Bogota le ministre de la Défense Juan Manuel Santos.
Interrogé par une télévision sur une contribution éventuelle des Etats-Unis, Juan Manuel Santos a répondu qu'ils n'ont "joué aucun rôle", ajoutant qu'"il s'est agi d'une opération à 100% colombienne".
L'opération menée mercredi dans l'Amazonie colombienne a permis de libérer Ingrid Betancourt, qui était otage des Farc depuis plus de six ans, trois anciens agents anti-drogue américains Thomas Howes, Marc Gonsalves et Keith Stansell, capturés en 2003 par la guérilla, et 11 militaires et policiers dont certains étaient séquestrés depuis plus de 10 ans.

Juste une information

Le ministre de la Défense répondait indirectement à l'ambassadeur américain à Bogota qui a déclaré à la presse locale que l'opération avait été le fruit d'une "coopération étroite" et d'"échanges de renseignements".
"Nous avons informé l'ambassadeur (américain à Bogota, William Brownfield) parce que le président Alvaro Uribe avait promis d'avertir le président George W. Bush en cas d'opération", a déclaré le ministre à la chaîne privée Caracol.

"La totalité du travail de renseignement a également été colombien"

"Nous l'avons informé et lui avons demandé de nous aider avec des conseillers pour vérifier des théories que nous avions et ils nous ont un peu aidé à calibrer certaines choses mais très à la marge. La vérité, c'est que ce fut une opération à 100% colombienne, et que la totalité du travail de renseignement a également été colombien", a ajouté le ministre.
Juan Manuel Santos a estimé que cette opération spectaculaire était "sans aucun doute le revers le plus satisfaisant" infligé par le gouvernement de Alvaro Uribe aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). Celles-ci ont été infiltrées par des militaires déguisés en guérilleros qui les ont convaincus de transférer leurs otages à bord d'un hélicoptère qui appartenait en réalité à l'armée.


http://tempsreel.nouvelobs.com/

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Jeudi 3 juillet 2008


http://blogs.rtl.fr/aphatie/public/octobre/p1010123_bonnes_vacances_dans_le_sable_j_1.jpg

Chers amis et collègues

D'abord bonnes vacances aux enseignants et bon courage à celles et ceux qui n' ont pas cette chance.

L'actualité "éducation" va évidemment ralentir. Par conséquent, et jusqu' au 11 juillet, date de l' arrêt momentané du blog, celui-ci prendra un rythme moins soutenu.

Je remercie aussi les médias (France Inter, Que Choisir et tous ceux que j'oublie) qui ont eu la gentillesse de citer parfois mon blog.

Amitiés à toutes et à tous.

Christophe

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Mercredi 2 juillet 2008


http://les-maux-des-4-soeurs.hautetfort.com/images/medium_question.jpg

Anecdote parlante:

Depuis 8 jours, les élèves de mon collège ont déserté. Sur 400, il en reste au maximum 70, surtout des 3èmes curieusement. Demain, ils seront 15 et encore...

Idem pour l'école primaire de ma compagne.

Je me souviens, lors des grèves, avoir entendu dire que les parents ne pouvaient pas faire garder leurs enfants à cause de ces "profs preneurs d'otages". Mais comment font-ils, ces mêmes parents (qui ne sont pas en vacances) en ce moment pour faire garder leurs enfants absents depuis des jours? Y compris et surtout en 6èmes...

C'est une putain de  bonne question non?

Christophe

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Mercredi 2 juillet 2008
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