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PROF EN CAMPAGNE

Mercredi 2 juillet 2008






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Mercredi 2 juillet 2008
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Mercredi 2 juillet 2008


http://www.sennheiser.ca/images/revue_presse.jpg

La question du bac resurgit là où on ne l’attendait pas forcément.

Le médiateur de l’éducation nationale, Jean-Marie Jutant (lire son portrait dans Ouest France) estime qu’il faudrait recentrer l’examen sur les disciplines fondamentales. Le nombre actuel d’options est actuellement "excessif" selon lui.

Il souhaite aussi une amélioration du dispositif d’harmonisation des notes. il préconise notamment d’"instaurer un dispositif réglementaire" (décrets, arrêtés précisant la tenue obligatoire de ces commissions). M. Jutand plaide aussi pour que des jurys - au cours desquels est examiné le livret scolaire - se tiennent au moment de l’établissement de la note lors des épreuves anticipées de français, un dispositif qui a disparu depuis 2001.

Edvige...

Ce n’est pas un prénom féminin mais un fichier au doux nom d’ « exploitation documentaire et valorisation de l’information générale ».
Institué hier, ce fichier pourra contenir des données sur des mineurs « susceptibles de porter atteinte à l’ordre public » dès l’âge de 13 ans.

Le ministère de l’Intérieur a justifié ce fichage « par les mutations affectant la délinquance juvénile », notamment dans les phénomènes dits de « violences urbaines », et fait valoir que l’âge de 13 ans correspondait à celui de la responsabilité pénale. Cette évolution vers un fichage des mineurs inquiète la commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), qui a émis de sérieuses réserves dans un avis le 16 juin. La ligue des droits de l’homme s’alarme, elle aussi, et déclare il ne s’agit plus de ficher les auteurs d’infractions constatées, mais, comme pour la rétention de sûreté, de cibler ceux que l’on étiquette d’avance comme de futurs délinquants hypothétique

Roselyne Bachelot veut retarder l’achat du portable après l’entrée en sixième. Dans une interview au « Parisien », la ministre de la santé invite les parents à rester vigilant. Le journal consacre tout un dossier à cette question avec des témoignages d’enfants et de parents. Avec certains assez inquiétants comme celui de Mathieu 8 ans et demi qui affirme en être déjà à son troisième portable ou encore celui de Cyrielle, 14 ans qui déclare “J’y pense toute la journée, j’ai toujours envie de le toucher. Il est allumé en permanence.

L’association Cinéma pour tous ( www.cinemapourtous.fr ), créée par la journaliste Isabelle Giordano pour permettre à des jeunes des quartiers d’avoir accès à des films et à des lieux culturels, projetait vendredi dernier Entre les murs au Palais du Luxembourg. Libération se fait l’écho des réactions des premiers spectateurs.

Si l’on s’en tient à celles ci, la palme d’or, qui sortira sur les écrans le 24 septembre, va faire un tabac dans les quartiers. Tous les élèves disent comme ils sont stupéfaits de se retrouver tels qu’ils sont. « C’est exactement ça, on a tous un Souleymane dans la classe », dit un collégien. « C’est comme si on avait posé une caméra pendant un cours, s’étonne une enseignante de français,je retrouve toutes les postures des ados, les tenues avachies, les airs boudeurs. ».

Si les élèves sont emballés de se voir propulsés en tant que héros à l’écran, les profs s’interrogent sur l’impact du film. D’après eux, il fera grand bruit dans la communauté éducative et même au delà. « C’est un brûlot sur l’école, qui va choquer », prévoit l’un d’eux. « C’est formidable, s’enthousiasme Nathalie Broux, prof de français au lycée Jacques-Feyder d’Epinay-sur-Seine, dans le 9-3, pour une fois on montre la réalité de ce qui se passe dans nos classes, il faudra enfin l’affronter. »

Vivement septembre ! (mais après des vacances bien méritées quand même...)

Bonne Lecture...

La suite ici:
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=3820

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Mercredi 2 juillet 2008
Quinze à vingt textes doivent être déposés le 2 juillet. Ils ne permettent pas encore de fixer les thèmes sur lesquels se jouera le congrès.

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Mercredi 2 juillet 2008


http://www.cndp.fr/themadoc/histoiredelaterre/Images/img07.jpg

Il y a cent cinquante ans,
Charles Darwin découvrait la théorie de l’évolution. Mais de l’autre côté de l’Atlantique, celle-ci a toujours du mal à rentrer dans les écoles américaines.

Dans un système fédéral où chaque Etat détermine les grandes lignes des programmes scolaires, tandis que des commissions élues au niveau local en fixent les détails, l’enseignement de la théorie de Darwin fait toujours polémique. Dernier rebondissment en date: la signature en Louisiane par
Bobby Jindal, le gouverneur de l’Etat (et cité comme un candidat possible à la vice-présidence pour John McCain), d’une loi autorisant les commissions locales d’éducation à recourir à des manuels discutant les thèses de Darwin et prônant l’origine divine de la vie sur terre.

Les controverses rejaillissent

La controverse entre évolutionnistes et
créationnistes –qui nient la théorie de l’évolution en lui opposant les écrits bibliques et la création de la terre par Dieu– ne date pas d’hier. En 1925 déjà, le Tennessee poursuivait –sans succès– John Scopes , un professeur ayant passé outre l’interdiction de l’Etat d’enseigner «toute théorie niant l’histoire de la création Divine de l’homme telle qu’elle est enseignée dans la Bible.»

Depuis, les controverses rejaillissent, notamment dans les Etats où les chrétiens évangéliques, ses plus farouches supporters, sont bien implantés:
Louisiane, Kansas, Texas, Alabama, Floride«Nombre d’Américains ont en fait un point de vue créationniste sur l’origine de la terre, souligne David Masci, chercheur émérite au Pew Forum on religion on public life, qui étudie les attitudes de l’opinion à l’égard de la place de la religion dans la vie publique. 42% pensent que les êtres humains ont toujours existé sur terre sous leur forme présente, tandis que 5% pensent que l’être humain a évolué au fil du temps. Mais parmi eux, 21% estiment que cette évolution a été guidée par Dieu. Au final, seul 26% de la population américaine pense que l’évolution de l’homme est un phénomène naturel.»

Anticonstitutionnelle

Mais depuis 1987, lorsque la Cour suprême a jugé inconstitutionnelle une loi de Louisiane requérant un temps égal pour l’enseignement de la théorie de l’évolution et celui des thèses créationnistes, le mouvement a été supplanté par les défenseurs de l’intelligent design («dessein intelligent»). Sans références directes aux écrits bibliques, cette théorie affirme que la terre et le corps humain sont des entités trop complexes pour avoir été créées sans une influence divine.

Représenté par le puissant lobby du
Discovery institute, le mouvement fait depuis pression sur les commissions éducatives locales pour que cette thèse soit discutée en classe à rang égal avec la théorie de l’évolution, en invoquant la liberté académique. «Ils ne disent pas qu’il faut nier l’évolution, mais que la controverse autour de celle-ci doit être discutée», précise David Masci, du Pew Forum. Pour Jack Krebs, membre de l’association Kansas citizens for science qui s’est opposé en 2005 à une initiative locale des tenants de «l’intelligent design», «le mouvement anti-évolution s’est tourné vers l’idée d’"intelligent design" pour avoir l’air moins religieux. Il s’agit des mêmes arguments infondés que l’évolution est mauvaise, mais déguisés sous une autre forme.»

Suffisamment pour relancer le débat au moment des élections présidentielles «Etant donné l’état de l’économie et l’Irak, ajoute Phil Baringer, professeur de physique et membre de l’association, je ne pense pas vraiment que la question sera beaucoup discutée par les candidats.»

Gilles Bouvaist, à New York

http://www.20minutes.fr/article/240484/Monde-Cent-cinquante-ans-apres-Darwin-perturbe-encore-les-ecoles-americaines.php

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Mercredi 2 juillet 2008


http://www.courantdhertz.net/dotclear/images/off-air.gif

A
près le scandale du "Casse-toi, pauv'con" au Salon de l'agriculture, le 24 février, Nicolas Sarkozy est une nouvelle fois au centre d'un buzz vidéo sur la Toile. La vidéo qui le montre en "off", avant son interview sur le plateau de France 3, le 30 juin, a été vue près d'un million de fois depuis sa diffusion sur le site
Rue89 via Dailymotion.

Dès la mise en ligne de la vidéo lundi soir, les images ont provoqué la polémique. France 3 a lancé une enquête interne et a "condamné avec la plus grande fermeté le piratage des images tournées". Selon
Rue 89, la chaîne a menacé le site de procès s'il ne retirait pas la vidéo et si l'auteur de l'article n'indiquait pas ses sources.

Blogueurs politiques et internautes s'interrogent : fallait-il vraiment diffuser cette vidéo ? En première ligne, Laurent Goaguen, auteur du blog politique Embruns, qui a également reçu un courrier de France 3 le mettant en demeure de retirer la vidéo, donne son avis : "J'ai un peu honte pour la rédaction de Rue89 de laisser passer ce truc un peu dégueulasse, acquis dans des circonstances douteuses et qui n'apporte aucune information. Quand l'engagement politique, l'urgence de l'instant et la course au scoop obscurcissent à ce point les devoirs professionnels du métier de journaliste…"

"JOURNALISME DE CANIVEAU" ?

C'est aussi l'avis d'
Authueil, proche de l'UMP, qui estime "la valeur informative de cette vidéo proche du néant". "Ce qui me sidère, ajoute-t-il, c'est le succès de cette vidéo, largement vue et diffusée. Elle montre à quel point, chez bien des gens de gauche, la détestation de Nicolas Sarkozy est devenue un réflexe, au point de se substituer à tout autre activité politique."  Sur son blog, Careagit se dit "dégoûté" par "ce journalisme de caniveau".

Pascal Riché, rédacteur en chef de Rue89, n'a pas tardé à répondre à ces critiques. Il précise que "cette vidéo est très riche en informations, tant sur le président de la République, sur ses rapports avec les médias que sur l'ambiance au sein de France Télévisions... Le président demande à aborder le sujet de Carcassonne, et Paul Nahon, directeur de l'information, acquiesce immédiatement : est-ce une non-information ?"

Sur Le Post.fr, Guy Birenbaum renchérit en affirmant que "rien n'est plus informatif qu'un 'off'", "rien n'est plus révélateur qu'une séquence comme celle-là". Quant à Versac, il évite de prendre parti ("rien de dégueulasse, rien d'extraordinaire non plus"), et analyse plutôt la "révélation progressive du 'off'".

Marie Maurisse

http://abonnes.lemonde.fr/actualite-medias/article/2008/07/02/une-video-off-de-nicolas-sarkozy-cree-un-nouveau-buzz-sur-la-toile_1065340_3236.html

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Le "off" c'est de l'information

Le "on" c'est de la com...

Amusant de constater que cette vidéo déclenche les foudres. D'autres vidéos "off" circulent tous les jours et impliquent des très hauts responsables politiques. Personne ne dit mot...

Je me rapelle cette vidéo opportunément sortie lors des primaires PS; on y voyait et entendait Ségolène Royal tenir des propos sur les enseignants. Cette vidéo a buzzé comme aucune autre.

Nos politiques n'aiment pas être surpris quand ils sont, enfin, eux-mêmes. Ils ne veulent qu'offrir la comédie du pouvoir...

Christophe
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Mercredi 2 juillet 2008

Comme ne cesse de le répéter notre bon Président, il y a urgence à réformer l'éducation. Une mise à niveau de ses troupes serait un bon début…



Nicolas Sarkozy a bien raison de se plaindre des médias qui ne reprennent jamais les communiqués savamment travaillés par ses troupes. Pour une fois, sachons appliquer les recommandations présidentielles et attardons-nous sur cette brillante littérature. Au hasard, prenons l'un des derniers arrivés dans la boîte mail des journalistes : Frédéric Lefèbvre, porte-parole de l'UMP et secrétaire national à l'économie, s'y insurge contre «des idées que le PS soit disant défend» comme le non-cumul des mandats. Oups… dans sa fougue, il a confondu «soi-disant» et le subjonctif présent du verbe être : «qu'il soit». Toujours sur le non-cumul, «Madame Royal a montré sa capacité d'entraînement sur les socialistes lorsqu'elle se l'ait appliqué, même Arnaud Montebourg, son porte-parole, ne l'a pas suivi !!!», poursuit Frédéric Lefèbvre. Passons outre le fait qu'Arnaud Montebourg n'est plus porte-parole de Ségolène Royal depuis un bon moment. Comment s'attacher au fond quand la forme est entachée d'une confusion entre l'auxiliaire avoir et l'auxiliaire être («se l'est appliqué» et non «se l'ait», à ce sujet voir l'excellent documentaire sur une classe de maternelle intitulé Etre et avoir) et d'une faute d'accord («son porte-parole ne l'a pas suiviE», le COD étant placé avant le verbe avoir, confer les cours de grammaire au programme en 6e). Quant à la ponctuation, elle traduit plus la créativité de l'auteur que son souci du respect des règles...

Au tant suspant tont vole...

Las ! Il ne s'agit pas d'un cas isolé… Le 22 juin, le même Frédéric Lefèbvre appuyait les recommandations de Denis Olivennes sur le
téléchargement en clamant qu'il était «tant d'agir mais avec mesure» (au lieu de temps). Quelques lignes plus haut, on peut lire «Bien sûr que nous n'empêcherons jamais certain (sans s) de continuer à détourner la loi mais l'enjeu est que ce ne soit plus le jeu du plus grand nombre…» Que celui qui peut lire cette phrase sans bâiller nous jette la première pierre. Ce communiqué, qui commence par l'ambition affichée de «lutter contre le piratage qui fait tant de ravage» (sans s) et se termine par la volonté «de soutenir sans retenu» (sans e) les artistes, serait sans aucun doute recalé au bac. Conclusion ? Si les médias se penchaient plus souvent sur ces communiqués, ils apprendraient au moins une chose : il y a effectivement urgence à réformer l'éducation... de l'UMP !

http://www.marianne2.fr/A-l-UMP,-ont-parle-trait-bien-france_a88484.html?PHPSESSID=cbde6d2b4bfb3afe32697f3c61545345
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Mercredi 2 juillet 2008


http://c.liberation.fr/actualite/politiques/_files/file_314014_85279.jpg

Les contributions socialistes ont donc recueilli "X" signatures. Au-delà des chiffres qu'il sera intéressant de comparer sans en tirer de conclusions définitives (en politique RIEN n'est jamais définitif... C'est ce qui en fait le charme), au-delà de l'intérêt du contenu de ces textes divers, au-delà de leurs auteurs, je retiendrai deux éléments (entre autres) qui me semblent importants:

1- En lisant les contributions, on s'aperçoit que les socialistes, de Mélenchon à Delanoë en passant par Royal, ne sont pas si éloignés que cela les uns des autres. Et donc que, contrairement à ce qu' on nous rabache depuis des mois, la différence se fera sur les détails et surtout sur les personnalités des uns et des autres et leurs capacités, leur volonté de réformer le Parti et de l' inscrire fonctionnellement dans l'avenir

2- Deuxième point et non des moindres: pour la première fois dans l' histoire du Parti, les contributions ont intéressé les militants et les non militants. Elles ont interessé la presse. Jadis, elles passaient inaperçues auprès du grand public et restaient confinées en interne, suscitant des débats qui ne sortaient pas du microcosme. Avec Internet, avec la volonté de Ségolène d'imposer la Démocratie Participative, tout se fait désormais au grand jour et les autres leaders ont été obligés de s' aligner sur la transparence. Pas encore totale puisque certains chiffres de nombre de signatures semblent rester secrets... Mais on progresse!

Restons vigilants, productifs et sereins. Les contributions sont des textes importants. Espérons que les tractations de couloirs se feront AUSSI en toute transparence...

Mais là, je rêve...

Amitiés à toutes et à tous

Christophe

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Mercredi 2 juillet 2008


http://images.blog-24.com/700000/697000/697028.jpg

Mercredi 2 juillet

Page 27...

La page 27 de ma carrière se tourne. Ce fut une année somme toute comme les autres car les objectifs qui sont d'enseigner, d'éduquer, de passer, de transmettre, d'échanger, d'apprendre, d'éveiller les curiosités, de partager et d'aimer sont restés inchangés... D'aimer en effet, ce mot dont Pennac nous dit, à regret, qu'il est quasiment interdit de salles des professeurs. Non! Nous sommes vingt et cent à vouloir le réhabiliter.

Qu'est ce qu'aimer?

Aimer, c'est d'abord, à mes yeux, être heureux d'aller au collège chaque matin. Oh je sais parfaitement que nombreux sont les collègues qui, en lisant ces lignes, ne peuvent pas partager mon point de vue. Et je les comprends, confrontés qu'ils sont à de multiples incivilités, voire des violences. J'ai l'immense privilège de n'avoir jamais connu ces établissements dits "difficiles". Je ne peux donc ni ne veux donner aucune leçon à ce sujet. La souffrance enseignante existe. La souffrance sociale des élèves existe. Ce sont les rencontres de ces souffrances accumulées qui font du quotidien parfois un enfer. A ceux-là, professeurs et élèves, je veux dire toute ma compréhension et mon soutien. L'idéal n'existe pas... Mais combattre pour l'en approcher reste et restera un devoir commun

Aimer, c'est être touché par des instants de grâce. C'est savoir encore être ému et ne pas le cacher. C'est trembler d'émotion devant telle réponse inattendue, telle erreur naïve, telle copie remplie d'erreurs mais aux propos si justes. C'est savoir toujours féliciter et encourager l'excellent élève. Mais si, ils sont encore très nombreux! C'est, au sortir d'une séance, être épuisé mais heureux d'avoir le sentiment de la réussite. Surtout pas la certitude! La séance d'après sera différente et peut-être un échec absolu...

Aimer, c'est partager des instants tranquilles et discrets avec ses collègues. De quelque matière qu'il soit, quel que soit leur "niveau", leur expérience. Nous devons travailler en commun, en équipe. J'espère que la formation des enseignants des générations futures insistera sur ce point... On peut toujours rêver... Chaque collègue est un trésor d'inventions, une mine de renseignements utiles, une oreille attentive. Ecoutons-nous! Parlons-nous! Partageons nos angoisses, nos soucis. avouons nos échecs. Nous ne sommes pas parfaits et ne le serons heureusement jamais. "La chair est triste hélas et j'ai lu tous les livres" pleurait Mallarmé... Nous ne ferons pas le tour de ce métier, même en partant en retraite à quatre-vingts ans...

Aimer, c'est savoir sanctionner. Souvent les anti "pédagogistes" nous caricaturent, faisant croire que nous serions une bande de Bisounours, pardonnant tout, laxistes, ne corrigeant jamais, abandonnant "l'élève au centre du système"... Nous savons et devons sanctionner quand cela s'avère nécessaire. et c'est souvent nécessaire. Mais la sanction est aussi une pédagogie. Elle a ses règles. Il serait trop long de les rappeler aujourd'hui... Sanctionner n'est pas punir. Sanctionner, c'est une autre manière d'aimer...

Aimer, c'est regretter ses élèves. C'est regretter l'odeur si particulière de la salle de classe. Elles ne laissent plus échapper celle de l'encre ou du bois ciré, caressé par des mains adolescentes. Mais entre les murs de ma classe maintenant vide, j'entends leurs voix. pour certaines, la dernière fois... Et j'en éprouve un sentiment indéfinissable... Ni nostalgie, ni tristesse... Autre chose... Parfois les mots sont inutiles...

Aimer, c'est refermer la porte derrière soi. C'est tourner la page 27 et déja, avec gourmandise, commencer à lire la suivante. Qui seront-ils? Que ferons-nous? Je ne sais encore... Les pages des livres de nos carrières ont une particularité unique: elles sont vierges et c'est nous, les enseignants, qui les écrivons...

A l'année prochaine Pierre, Sélim, Lucille, Flora, Arnaud, Louis, Cécile, Guillaume...

Oui... Je vous ai tant aimés!

                                     _______________________________________________________

Vous pouvez retrouver l'ensemble de mes "Brèves de salles des profs" ici:

http://www.meirieu.com/ACTUALITE/salledesprofs.htm#dernier

Et à l'année prochaine...

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Mercredi 2 juillet 2008


http://tice.anglaisfacile.com/nss-folder/album/sysed.jpg

Le système éducatif français s’est profondément transformé depuis une cinquantaine d’années. Ce numéro des « Cahiers français » propose d’approcher quelques-unes des réalités de l’enseignement, d’en rappeler les enjeux et d’en souligner les évolutions.

L’essor de l’École a accompagné l’installation de la République et son approfondissement. Si la démocratisation de l’enseignement a permis de faire reculer les déterminismes sociaux, le fonctionnement de l’appareil éducatif alimente aujourd’hui les doutes des citoyens sur ses capacités d’ « ascenseur social ».

Ce numéro étudie les évolutions de la société qui agissent sur l’enseignement (sur ses exigences en matière de contenus et ses modes de transmission). S’y ajoutent la concurrence accrue à laquelle se livrent les universités des pays développés, l’utilisation massive des TIC et le recours aux outils d’évaluation des politiques éducatives.

Une deuxième partie revient sur les niveaux d'enseignement, aucun ne pouvant être considéré de manière indépendante : caractère déterminant du primaire sur le reste de la scolarité, réflexions concernant la transition à établir avec le collège, débats sur la nature de celui-ci, fonctionnement du lycée avec ses filières et le contenu de ses enseignements, enseignement supérieur aux taux d’échec très élevés dans les premiers cycles et dualisme universités/grandes écoles…

Enfin, la manière dont la transmission des connaissances peut être assurée donne lieu elle aussi à maintes discussions : questions de la formation des enseignants, de l’action des IUFM, de l’aide à apporter aux élèves en difficulté. Deux défis particuliers intéressent par ailleurs cette transmission : celui d’une redéfinition de ce que pourrait être de nos jours la culture générale et celui d’une éducation à la citoyenneté capable d’ouvrir les élèves à l’universel.

Le système éducatif et ses enjeux

Philippe Tronquoy (sous la dir.de)
Collection Cahiers français n° 344
La Documentation française
96 pages, 9,80 euros

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