Concours

Liens

PROF EN CAMPAGNE

Samedi 4 juillet 2009


http://www.fn.be/sections/frameries/wp-content/uploads/2008/11/goldenparachute_1204555653.gif

par Giorgione •

L’actualité récente en a suscité l’emploi fréquent. La colère et l’indignation qu’ils ont suscitées étaient légitimes: que des responsables plus ou moins capables, plus ou moins coupables, s’en sortent avec des primes astronomiques que la presse traduit souvent en nombre d’années de salaire pour le simple travailleur (arithmétique qui semble folle!), voilà qui est à proprement parler révoltant. Il fallait le dire, le répéter n’est pas inutile.

Métaphore un peu loufoque dans l’image qu’elle suscite (surtout dans sa version «parachute en or»), elle dit bien cependant ce qu’elle veut dire, que tout le monde comprend bien. Il y a ceux qui s’écrasent au sol et ceux qui y arrivent mollement, doucement ballottés sous leur corolle protectrice, immédiatement convertible en espèces sonnantes et trébuchantes.

A-t-on remarqué par ailleurs tout le cynisme dont l’expression est porteuse?

«Parachute» implique un sérieux accident de parcours (ennui mécanique majeur, rencontre avec la chasse adverse, détournement d’avion menacé d’exploser en vol…), c’est-à-dire crise sévère, pour parler clair. Directeurs de banque et autres traders ne sont pas des naïfs: ils savent bien, ils ont toujours su, que ça ne peut pas durer toujours, qu’un accident peut toujours arriver… Ils ont même prévu cette éventualité dans leurs contrats: pas folles, les guêpes!

Mais ces parachutes renvoient aussi à un avion où tout le monde n’en disposerait pas: seuls le pilote et quelques membres de leur équipage éviteront le crash (le Krach). Pour les autres, qu’ils se débrouillent! A la guerre comme à la guerre!

Naturellement, tout le monde sait qu’il n’en est pas de même sur aucune compagnie. Tout le monde a son gilet de sauvetage, son masque à oxygène. Si ces parachutes ne sont qu’à la disposition de quelques-uns, c’est qu’ils n’en sont ni les pilotes, ni l’équipage: ils en sont les pirates, ce sont eux qui ont détourné l’appareil et qui, contraints de le quitter précipitamment, abandonnent les autres.

Nous voici donc en plein scénario de film catastrophe. Hélas ! il ne s’agit ni de film ni de série télévisée. C’est ce que nous avons pu voir de nos yeux, entendre de nos oreilles. Il n’y avait pas de pilote dans l’avion, mais des petits malins qui avaient prévu le coup…

Parachutes dorés certes, mais à usage exclusif de salauds chimiquement purs…

http://philosophie.blogs.liberation.fr/noudelmann/2009/06/le-parachute-dor%C3%A9-une-expression-diss%C3%A9qu%C3%A9e.html


http://hervebaudry.blog.lemonde.fr/files/2008/10/parachute-dore.1223651472.gif

- Publié dans : profencampagne - Communauté : Désirs d'avenir
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 4 juillet 2009


- Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 4 juillet 2009
- Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 4 juillet 2009
- Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 4 juillet 2009
 


http://www.festivalmarrakech.info/photo/494316-604875.jpg

Mais il s'agissait surtout, dès la rentrée 2009, de recentrer l'enseignement sur un corpus d'œuvres "patrimoniales" (mettant fin à une dérive supposée, qui consisterait à proposer trop de littérature jeunesse, à utiliser rap et bandes dessinées) ; le ministère voulait également rappeler l'importance des leçons systématiques de grammaire (débarrassées d'un jargon linguistique jugé néfaste), comme des exercices de lexique et d'orthographe. Bref, l'opération (également menée dans quatre autres disciplines dont l'histoire-géographie et les arts plastiques) visait à retoquer certaines "lubies" pédagogiques ou méthodes dites "post-soixante-huitardes", accusées d'avoir opéré un nivellement par le bas. Mission plutôt accomplie.


Dans le projet de nouveau programme, la place de la dictée se voit réaffirmée ; « le professeur de français construit [ses cours] à partir de la découverte et de l'étude de textes littéraires majeurs », dont la liste très classique ne manquera pas d'engendrer un débat ; le recours à l'exercice orthodoxe de la rédaction est encouragé, au détriment de la production d'écrits tous azimuts (textes argumentatifs, poèmes, etc.)...

http://www.mediapart.fr/journal/france/030408/college-mediapart-devoile-le-projet-de-reforme-du-francais

___________________________________________

Voilà… La boucle est bouclée. Elle commence déjà son étreinte…

Les « nouveaux » programmes de français en collège sont appliqués. Et les travers observés pour les programmes du primaire sont identiques: l’utilisation abusive et trompeuse du mot « retour » laissant supposer aux parents que décidément les enseignants ne faisaient plus rien depuis des années, par la faute de ces abominables « pédagos », véritables « chancres » d’ un enseignement digne de ce nom, à éliminer donc au plus vite. Les textes littéraires, la dictée, la rédaction sont « à nouveau » à l’honneur. Alleluia ! L’Ecole n’est pas finie… Elle est sauvée !

Pourtant, mes collègues de collège et moi-même, professeur de français depuis 29 ans, n’avons jamais abandonné ni la dictée, ni la rédaction. Je peux même dire que nous n’en avons jamais fait autant depuis des années. Quant aux textes littéraires, il suffit de lire les programmes antérieurs. Aucun ne prive, comme la présentation très politicienne des « nouveaux » textes officiels en préparation le laisse croire, les élèves de la découverte ni de l’étude des grands auteurs. Que nous reproche-t-on alors ?

Sans aucun doute possible, d’avoir voulu mettre en œuvre la démocratisation de l’école. Cette école non pas pour tous, mais pour chacun. D’avoir regardé l’élève pour ce qu’il est et non pas seulement pour ce que nous voulons, à tout prix même aux forceps, qu’il soit. Manifestement, les concepteurs des programmes à venir, nostalgiques du Lagarde et Michard, du Castex et Surrer, souhaitent réencadrer tout cela. Pourtant, car je fais partie de cette génération élevée au biberon des auteurs de manuels cités, les analyses littéraires, les exercices proposés, les consignes données pourraient faire l’objet de bien des remarques. Je me souviens de cette sempiternelle question : « Qu’est ce que l’auteur veut dire ? ». Je trouvais, déjà, cette formulation d’une rare stupidité ! L’auteur ne « veut » pas dire ! Il dit… Voilà tout… Je me souviens aussi, avec effroi, de cet exercice consistant à nous faire retrouver les « parties » du texte. C’était à mourir d’ennui… J’ai été dégoûté de la lecture pendant mes trois années de lycée, me contentant d’expédier les œuvres au programme, quand je ne faisais pas semblant en me procurant la fameuse collection « Profil d’ une œuvre », qui a sauvé bon nombre de mes camarades ! Ce sont mes professeurs d’Université, auxquels je dois tout, qui me réapprendront à lire…

S’il faut réenseigner ainsi, malgré toute notre liberté pédagogique à laquelle on ne s’attaque pas (encore…), je risque et d’autres avec moi de m’ennuyer ferme et de me reposer beaucoup. Car enseigner, pour moi, c’est « mouiller sa chemise ». Faire une dictée, faire une rédaction, ce que nous avons toujours fait, et limiter l’enseignement et la pratique de la langue à cela, c’est facile. Et nous réussirons à amener nos élèves à faire moins de fautes, à l’issue d’un gavage permanent. Quelques semaines après ce gavage, ils auront tout oublié. Mais les apparences seront sauves. Ils auront progressé en orthographe et leur moyenne seront en hausse.

Jamais les pédagogues, jamais les Meirieu et autres, n’ont nié les problèmes de nos élèves en orthographe, en grammaire, en conjugaison. Jamais ils n’ont abandonné l’orthographe, la rédaction, le « par-cœur ». Ils ont même souvent tiré la sonnette d’alarme avant ceux qui aujourd’hui se parent de toutes les vertus. Mais voilà… Ils ont commis le « crime » de vouloir permettre au plus grand nombre d’accéder aux grands textes par d’autres voies, par d’autres biais. Ils ont osé toucher au saint des saints : oter à l’enseignant une partie de son pouvoir en donnant à l’élève la possibilité de s’affranchir parfois de sa tutelle. C’est du moins ainsi qu’on caricature le pédagogue, dont l’autorité pourtant n’est pas moins importante qu’avant, cet « avant » où bien entendu, tout était mieux… N’est pas moins importante que celle des enseignants « traditionnels »… Ils ont proposé d’autres pistes, d’autres moyens pour parvenir à résoudre ces difficultés, réelles. Ils n’ont été que bien peu entendus…

Je crains que, par l’abandon programmé de la démocratisation scolaire, car c’est de cela dont il s’agit, nous ne formions certes de très brillants littéraires, ce qui est toujours le cas, mais en même temps, que nous ne sacrifiions des milliers d’autres qui, chez eux, dans leurs cités, leurs villages, devant une télévision débilitante, devant des sites Internet indigents, accrochés à leurs consoles de jeux, n’auront pas les « clefs » du savoir. Ceux-là, avec les textes qu’on nous demandera d’appliquer et que nous appliquerons, seront à jamais écartés. Je pense souvent à Sandrine Bonnaire… Elle fut orientée en CPPN (ces Classes Pré Professionnelles de Niveau qui m’ont donné beaucoup de joies quand j’en ai eu la responsabilité) car elle n’entrait pas dans le cadre, dans le moule. On sait ce qu’elle est devenue aujourd’hui…

Combien de Sandrine Bonnaire allons nous écarter ? Mais qui ne deviendront jamais des Sandrine Bonnaire…

Triste avenir qu’on nous prépare… Qu’on LEUR prépare !

Christophe

- Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 4 juillet 2009


- Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 4 juillet 2009

http://bo.resaplanet.com/upload/galleryphoto/11/58/petit-dejeuner.JPG

Luc Chatel se voit en « ministre du dialogue »- amendement surprise pour les AVS - Suspense - Vacances pour tous ?

Luc Chatel se voit en « ministre du dialogue »

Dans Les Échos, Laurence Albert rend compte de la visite de Luc Chatel dans un collège et une école de la région nantaise. Je serai le ministre du dialogue au sein de la communauté éducative” a-t-il affirmé. Tout en s’inscrivant "dans la continuité du programme présidentiel” a t-il ajouté. Pour Maryline Baumard dans Le Monde si le ministre recevait une appréciation de fin d’année, elle pourrait être Pose beaucoup de questions et semble écouter les réponses. Bonne semaine en dépit de la persistance de quelques confusions. Devoirs de vacances conseillés."

S’il est appréciable d’entendre cette volonté dans la bouche d’un ministre après deux ans de “réformes” à marche forcée, on peut être cependant circonspect sur la réalité de ce dialogue.

Sur la formation des maîtres ? «  L’objectif est que les décrets soient adoptés dans les plus brefs délais. Nous allons mettre en oeuvre la masterisation, et nous recevrons la CPU, les syndicats, et la commission Marois-Fillâtre la semaine prochaine », a-t-il annoncé. En d’autres termes, la concertation est déjà terminée...

Sur la réforme des lycées, Luc Chatel a indiqué «  Le rapport Descoings constitue une bonne base, et j’ai demandé aux syndicats et aux lycéens une contribution ». La discussion de ce qui s’annonce comme le chantier crucial de la rentrée, s’ouvrira «  cet automne  », le calendrier de mise en oeuvre (rentrée 2010) demeurant inchangé.


Amendement surprise pour les AVS

Quelques instants avant la fin du débat sur la loi « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique  », à l’Assemblée nationale,
le gouvernement a fait voter hier soir un amendement surprise visant à instaurer la continuité de l’accompagnement individuel des élèves handicapés. Préparé par le nouveau ministre de l’Education, Luc Chatel, le texte permet au monde associatif, sous réserve de la signature d’une convention, de prendre le relais de l’Education nationale pour maintenir en poste les accompagnants. L’intervention de ces derniers devra néanmoins s’opérer « hors temps scolaire », précise la Rue de Grenelle. L’Etat assurera le financement du dispositif, dont les modalités précises de mise en oeuvre seront fixées par décret.

Suspense....

En ce moment, je collectionne les doutes, les angoisses, les cauchemars. En ce sens, je suis devenu un candidat comme les autres. Parce que mes petits camarades, aussi, n’en mènent pas large. Nathan, par exemple, qui a passé l’oral d’allemand juste après moi début juin [...] Son principal "ennemi" ces derniers jours ? "C’est le pote qui te fait paniquer quand il te montre que tu t’es planté. Il te dit : Ah bon, t’as pas mis ça ?", souligne celui qui a "foiré les maths". ” Celui qui écrit ces lignes est Vincent Montgaillard, ce journaliste du Parisien repasse le bac (ES) et tient un blog sur le site du journal. . Gageons que ce sentiment est partagé par beaucoup de candidats.

Encore quelques jours à attendre pour connaître les résultats de l’écrit du bac et savoir si “on l’a du premier coup ou “si on doit retaper à l’oral” ou pire si on a échoué dès l’écrit...

Le site Libération.fr a demandé aux internautes de livrer leurs souvenirs du baccalauréat. C’est souvent drôle et nostalgique de cette fin d’une adolescence insouciante que représente le passage du bac. “C’est drôle, tout le monde a un ou des souvenirs précis du passage du bac, comme si de l’autre côté de la rive commençait une nouvelle vie. (...) Doux et lointains rêves d’une adolescence éphémère. Rêves tapis au fond de ma mémoire, qu’êtes-vous donc devenus ?

Ferrat chante Aragon en voulant nous faire croire que la femme est l’avenir de l’homme. Le docteur Jivago aime deux femmes passionnément. George Harrison organise un concert pour le Bangladesh. Joan Baez chante Here’s to you et Bob Dylan sort New Morning. Et moi je passe mon bac...” peut-on lire dans le commentaire d’un des internautes. On pourra aussi avoir un peu plus de dérision avec le commentaire de Paquito28000 “Le seul Bac que j’ai réussi à passer, il était à sable ”...

En tout cas, fin du suspense la semaine prochaine avant d’éventuelles vacances bien méritées...

Des vacances ? Pas pour tout le monde...

En moyenne, un enfant sur quatre ne part pas en vacances. Le taux de départ est particulièrement faible chez les enfants d’agriculteurs (46 %), de retraités (40 %), d’inactifs (44 %) et d’ouvriers (34 %). Une fraction très minime des enfants des catégories les plus aisées, de l’ordre de 3 %, ne part pas en congés contre plus de 40 % des enfants des familles les plus démunies. C’est ce que nous dit une étude de l’Observatoire des inégalités à laquelle le Café pédagogique fait référence dans son édition de vendredi 3 juillet.

Bernard Gorce, journaliste à La Croix évoque quant à lui les initiatives prises par plusieurs associations pour proposer des vacances aux plus défavorisés. Le Secours populaire qui organise chaque année la “journée des oubliés des vacances” a redoublé cette année d’efforts pour permettre aux plus fragiles de partir en vacances. « La demande des familles s’accentue, assure Julien Lauprêtre, président de l’association.Les parents nous demandent de l’aide pour pouvoir partir ensemble. » L’an dernier, le Secours populaire avait touché 80 000 personnes, que ce soit pour des longs séjours ou pour des journées spéciales. Mais les associations s’inquiètent d’une baisse des aides publiques. Un réseau de neuf associations « Combattre l’exclusion » (ATD, Secours catholique, Restos du cœur...) viennent de publier un dossier. «  Depuis l’année dernière, expliquent-elles, les financements apportés par les collectivités locales deviennent moins fiables : paiement très en retard, retrait d’une subvention au dernier moment... » Les vacances familiales sont plus que jamais une nécessité pour combattre l’exclusion, rappellent les associations.

C’est sur ce rappel nécessaire que s’achève cette revue de presse pour l’année 2008-2009. Rendez vous en septembre 2009 !

Bonne lecture et bonnes vacances (en espérant que la plupart de mes lecteurs en prennent) mais restez vigilants !

La suite http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=4580

- Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 3 juillet 2009
- Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 3 juillet 2009


A toutes les femmes que vous aimez... Goldman - Je Ne Vous Parlerai Pas d' Elle...

                           ____________________________________________


A compter de demain, le blog prend ses quartiers d'été jusquà mon départ le 8 juillet au matin, pour un retour aux environs du 21/22 août...

D'ici au 8 juillet vous ne trouverez donc ici que des chansons, de la musique et quelques articles...

J' espère que ce blog, modeste, comble vos attentes... Il reprendra sa route, si la vie n'en décide pas autrement, à partir du 23 août... Et mes musiques raconteront des histoires...

Amitiés à toutes et à tous...

Bonnes vacances à ceux qui en prennent!!!!!

Christophe

- Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 3 juillet 2009


- Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
- Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus