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PROF EN CAMPAGNE

Vendredi 3 juillet 2009

 
http://temps.blog.lemonde.fr/files/2007/05/couloir-enfonce.1179190881.jpg


« Prêts ? Partez !!! »

Et ils sont partis… Par le « jeu » des impératifs d’ organisation du Diplôme National du Brevet, je ne retrouverai pas le collège. Stéphanie, de nouveau amoureuse, a déjà obtenu ce qu’elle désirait : intégrer le lycée de son choix mais une petite déception est venue assombrir son sourire : elle est sur liste d’attente des candidats à la seconde européenne … Pour le moment, sa seule certitude, c’est qu’ elle va évidemment échouer au « Brevet ». Et évidemment, elle l’obtiendra avec mention qui plus est…

Ils sont donc partis. Je n’ai jamais aimé cette étrange période des grands départs. Les troisièmes, surtout, celles et ceux avec lesquels on commençait à partager des conversations et des travaux de plus en plus aboutis, ceux là s’en vont quand on les connaissait enfin… Pour certains, nous les avons accompagnés pendant quatre ans ! Ce ne sont pas nos enfants ; ce sont bien nos élèves et surtout nos élèves…Mais que de souvenirs ! Je revois Stéphanie en sixième, espiègle, déjà meneuse de troupes, déjà douée pour beaucoup de choses, déjà si charmeuse… Aujourd’hui si grande !

« Monsieur C.? Monsieur C.!!!! Vous rêvez ou quoi ? »

C’est elle qui me sort de ma torpeur. Ils révisent ; je les autorise à se rassurer, mais aussi à se préparer à la première épreuve scolaire de leur vie. C’est leur premier examen, leur première expérience avec la confrontation à des sujets, au décorum des salles préparées, aux vérifications administratives, à une surveillance stricte, à l’exigence de la concentration. Certains affirment que ce Diplôme est sans valeur. Je ne partage pas cet avis qui dévalue les efforts consentis pendant l’année par l’immense majorité de nos élèves de troisième. Il a la valeur de la satisfaction légitime qui sera la leur lorsqu’ils viendront lire les listes des reçus ; il a la valeur des larmes et des mines déconfites de celles et ceux qui auront échoué. C’est le premier examen de leur vie… J’aimerais tant qu’aucun ne soit triste dans quelques jours…

« Non, non Stéphanie, je réfléchissais à l’exercice suivant… ». Sa moue me laisse imaginer qu’elle a éventé mon mensonge… Je pense parfois à d'autres choses en classe... A d'autres gens... A cette femme que j'aime... On se connaît bien maintenant… On se connaît bien, et c’est maintenant que nous allons nous séparer…Mais c’est mieux ainsi !

« On ne vous oubliera jamais Monsieur C.! »

Mais si vous m’oublierez…Vous nous oublierez tous…En revanche vous n’oublierez pas nos lectures, nos débats, nos prises de becs au sujet de la métaphore et de la comparaison, de la valeur des temps toujours difficiles à comprendre et à expliquer, nos émerveillements partagés sur une page de Maupassant, un poème d’Hugo, un extrait de Giraudoux. Oubliez-moi mais n’oubliez rien ! En tout cas, gardez ce que vous avez aimé…

Je consulte ma montre, nerveusement… Dans quelques minutes, je sais que je vais les regarder sortir, un par un, sans en oublier un seul. Et comme depuis vingt-neuf ans, à chaque sourire échangé ou pas, à a chaque regard croisé, mon cœur se serrera de les voir disparaître dans les couloirs. Je ne devrais pas pourtant, je le sais… Dès septembre, je retrouverai d’autres élèves qui attendront de moi, de nous, qu’on les accompagne de notre autorité bienveillante, stricte sans être injuste, de nos compétences éclairées mais surtout éclairantes, de notre compréhension et non de notre amitié. Nous ne sommes en aucun cas les amis de nos élèves, mais bien leurs professeurs, leurs maîtres, et c’est ainsi qu’ils nous estiment. Mais comment faire pour ne pas tomber en amour devant ce sourire éclatant qui accompagne cette sortie, définitive ?

« On pourra venir vous voir l’an prochain quand on viendra chercher notre Diplôme Monsieur C.? »… Mais oui vous pourrez…

Ma porte restera toujours ouverte sur le couloir, ce couloir qui aujourd’hui vous engloutit et vous enlève, ce couloir qui vous guide vers d’autres lieux, vers d’autres maîtres, vers d’autres savoirs, vers ailleurs…

VOTRE ailleurs où je n’ai plus ma place…

Christophe

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Vendredi 3 juillet 2009


3.bp.blogspot.com/.../SarkozyEcolePerigueux.JPG

par Giorgione •

Les récents événements qui se sont déroulés dans différents établissements scolaires ont provoqué la réaction du chef de l’Etat. On en sait maintenant l’orientation générale: «Il faut sanctuariser l’école.»

Passons sur le néologisme que constitue le verbe, pour ne considérer que la notion de «sanctuaire». Comme chacun sait, elle est fondamentalement religieuse. Est sanctuaire un lieu fermé et consacré par la religion. Une église, un temple sont des sanctuaires, mais à l’intérieur de ces lieux mêmes il y a le sanctuaire du sanctuaire, le Saint des Saints: dans une église le sanctuaire proprement dit, c’est l’espace où se trouve le maître autel, comme la cella était le cœur du temple païen.  Le sanctuaire, c’est l’espace du prêtre, du servant de la divinité, hors duquel le profane est tenu.

De religieux le «sanctuaire» est devenu notion stratégique. L’opposition des deux blocs, la menace atomique ont fait qu’a été considéré comme «sanctuaire» tout ce qui, attaqué par l’ennemi, provoquerait la réaction immédiate de l’autre.

Il n’y a, semble-t-il, aucun doute: celui qui a voulu, lors de son voyage à Rome, et comme sa fonction l’y autorise, être intronisé chanoine de Saint-Jean-de-Latran a plus pensé à la signification stratégique, qu’à la signification religieuse.  Les fouilles des cartables, les portiques de détection et les caméras, tous équivalents des radars et autres satellites d’observation, relèvent plus d’une vision militaro-policière que du respect religieux.

Laissons de côté l’aspect sacré du respect et prenons ce terme dans son acception la plus simple. Voir les chercheurs, les enseignants en général, comme la caricature du fonctionnaire plan-plan qui vient pointer machinalement pour être au chaud, gréviculteur patenté de surcroît, a été ressenti quasi unanimement comme la marque du plus profond mépris.

En somme, la «sanctuarisation de l’école» au sens militaire peut être considérée comme la contrepartie du mépris: vous aurez des flics à l’entrée, mais vous n’aurez pas ma considération (elle va à d’autres!); il y aura des portiques, mais il n’y aura pas les postes requis pour un bon fonctionnement des écoles, collèges et lycées. Je veux bien installer des radars, mais je ne comprends toujours pas pourquoi La Princesse de Clèves est au programme!

Que l’école soit protégée des intrusions et de la violence extérieures, qu’elle ne soit pas une zone de non-droit est certes légitime et nul ne veut que le drame de Columbine se produise en France. Il faudrait aussi, pour commencer, lui rendre le respect et les égards qui lui sont dus.

Encore un effort, Nicolas ! Tu peux mieux faire !
 

http://philosophie.blogs.liberation.fr/noudelmann/2009/06/sanctuariser-une-expression-diss%C3%A9qu%C3%A9e.html

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Vendredi 3 juillet 2009


tkfiles.storage.live.com/y1pIzqvdQEgcd1h-ovgK...

Impossible ce 3 juillet, dernier jour de classe, de ne pas évoquer les vacances, même si une partie des enseignants reste mobilisée pour les examens. Alors que nous fermons la porte de la classe pour deux mois, que savons nous des bienfaits des vacances pour nos élèves ? Ce temps est-il égale pour tous?

Le temps des inégalités sociales. Rares sont les enseignants qui ne partent pas en vacances. Appartenant aux catégories intermédiaires,  neuf enseignants sur dix  s'offrent de vraies vacances d'une durée variable mais épanouissantes. Il n'en est malheureusement pas de même pour les élèves. Si l'on en croit l'observatoire des inégalités, un quart des 5-19 ans ne part pas en vacances. C'est le cas de 5% des enfants de cadres mais de 34% des enfants d'ouvriers. L'observatoire note aussi que les aides existantes, qui pourraient aider ces enfants à partir, comité d'entreprise et CAF, bénéficient davantage aux familles ayant des revenus moyens (pour la CAF) et aisés (pour les CE) que pour les "petites gens". Ainsi l'accès aux vacances et un marqueur social fort.

Nos élèves sont-ils égaux scolairement durant l'été ? En 2001, Jean-Pierre Jarousse et Christine Leroy-Audoin ont étudié, pour l'IREDU, l'efficacité des activités scolaires des élèves en été. Celles-ci ne se limitent pas aux cahiers de vacances. Leur travail montre qu'elles ont un impact dans les résultats scolaires. Mais l'efficacité varie selon l'usage du support. Ainsi les enfants qui terminent le cahier de vacances ont de meilleurs résultats que ceux qui ne l'ont pas fait. Enfin bien d'autres critères entrent en jeu : l'accompagnement familial par exemple. "A certains enfants, ceux des milieux favorisés, (le temps des vacances) permet de bénéficier à temps plein de leur environnement plus favorable et d'activités, parfois en apparence peu scolaires, qui renforcent leurs compétences ; à d'autres, il fournit l'occasion de s'atteler à un véritable travail.. qui doit conduire au minimum au maintien des acquis scolaires. Ceux qui ne participent pas au mouvement.. ont de fortes chances de se laisser distancer dans une compétition dont ils pensent, à tort, que la reprise officielle n'est programmée qu'à la rentrée.. Finalement le travail scolaire pendant les congés conduit à un renforcement des différences sociales, sexuelles et scolaires de réussite". Alors pas de trêve à la compétition cet été ?


Etude Inégalités.org

Extrait du Guide d erentrée

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/07/03072009Accueil.aspx

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Vendredi 3 juillet 2009


lewebpedagogique.com/.../2008/10/brevet-clg.jpg

Finalement le brevet 2010 ressemblera à celui de 2009, qui lui-même… Lors du Conseil supérieur de l'éducation qui s'est tenu le 1er juillet, le ministère a présenté un projet  qui aménage le brevet traditionnel.

Après des semaines de débat houleux qui ont opposé deux projets, l'un soutenu par la Fsu , l'autre par le Se-Unsa et le Sgen Cfdt, le ministère a proposé des modifications « a minima », reprenant le Brevet traditionnel et lui ajoutant une épreuve d'histoire des arts, qui sera passée à l'oral en cours de formation devant un binôme d'enseignants, et la validation du socle commun en 2011. Le ministère n'a accepté que quelques amendements d'importance secondaire mais a refusé d'intégrer le principal amendement commun du Se-Unsa et du Sgen portant sur un contrôle continu positif (prise en compte des points au-dessus de 10). Le contrôle continu reste donc inchangé (note sur 20 dans toutes les disciplines). Cela bien que la Dgesco ait paru un moment favorable à cette idée et que le CSE ait voté majoritairement pour l'amendement  (30 voix pour, en particulier les fédérations de parents, l'UNL, la Ligue de l'enseignement, et les syndicats de l'UNSA-Education et de la CFDT ; 21 voix contre :  SNALC, SUD, syndicats de la FSU et FO; 3 abstentions dont la CGT). Finalement le projet ministériel a été repoussé par le CSE par 43 voix contre, dont tous les syndicats d'enseignants, mais pour des raisons différentes, 4 voix pour, 7 abstentions (dont SNPDEN et PEEP).

Pour le Sgen Cfdt c'est "une occasion ratée".
"Le contrôle continu télescopera encore l'évaluation par compétences du socle commun" note le Sgen. "Le nouveau diplôme maintient donc l'ambiguïté entre deux logiques inconciliables : celle d'évaluation par compétences et celle des notes. Il conserve la confusion la plus grande entre trois modalités d'évaluation : épreuves terminales coefficientées, contrôle continu noté et évaluation par compétences". Pour le syndicat, "l'urgence première est aujourd'hui la mise en place réelle des sept piliers du socle commun et la formation des enseignants au travail et à l'évaluation par compétences." Même déception au Se-Unsa où on déplore que "les postures idéologiques empêchent que toutes les énergies se fédèrent pour réfléchir à une autre pratique de l'évaluation porteuse de la réussite des élèves".


Déclaration Cfdt

Le brevet entre rénovateurs et conservateurs

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/07/03072009Accueil.aspx

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Vendredi 3 juillet 2009


www.rfi.fr/.../096/benazir-attentat432.jpg

U
ne bombe explosait à Karachi, le 8 mai 2002, tuant quatorze personnes, dont onze Français. Toutes travaillaient, pour la direction des constructions navales, à l'exécution d'un contrat de près d'un milliard de dollars signé en 1994 avec la France pour la fourniture au Pakistan de trois sous-marins. Dès l'origine, les autorités françaises ont suspecté Al-Qaida d'être responsable de cet acte de terrorisme. Or, les juges d'instruction auraient émis récemment, devant les familles des victimes, une autre hypothèse : cet attentat aurait été un avertissement sanglant de certains éléments de l'armée pakistanaise, après l'interruption du versement de commissions à des intermédiaires.

Charles Millon, ancien ministre de la défense, a depuis confirmé l'existence de telles commissions, et l'interruption de leur paiement sur ordre de Jacques Chirac. Reste que le motif de cette interruption n'est, lui, pas clairement établi. Souci de lutter contre la corruption, ou volonté d'assécher le financement politique de concurrents ? Selon des renseignements parvenus aux juges, en effet, il aurait pu s'agir d'éviter que de possibles rétrocommissions n'aillent contribuer au financement des campagnes d'Edouard Balladur, premier ministre et candidat à l'élection présidentielle à l'époque de la signature du contrat, soutenu par celui qui était alors ministre du budget - Nicolas Sarkozy. Ce dernier, interrogé à Bruxelles sur cette piste d'enquête, l'a qualifiée de "fable" grotesque.

Nous nous garderons bien de prétendre démêler le vrai du faux dans cette affaire. Nous ne savons pas s'il s'agit bien de la cause de l'attentat, et nous ignorons si ces commissions ont pu donner lieu à des rétrocommissions. Ce qui est absolument certain aujourd'hui, c'est la gravité de l'affaire et de ces accusations, et c'est qu'il faut que cette enquête puisse désormais se dérouler dans de bonnes conditions, afin que les responsabilités, quelles qu'elles soient, soient enfin clairement établies.

C'est pourquoi nous attirons l'attention du chef de l'Etat et de sa majorité sur les conséquences désastreuses que pourraient avoir, dans ce dossier comme dans d'autres, deux des réformes actuellement en cours : la suppression des juges d'instruction et l'extension du domaine du secret-défense. Si ces deux textes étaient définitivement votés, il s'agirait d'une entrave considérable à toute enquête sensible, et à la confiance des Français envers l'institution judiciaire.

ENTRAVES À L'ENQUÊTE

En effet, une fois les juges d'instruction supprimés et leurs tâches confiées à un parquet soumis au pouvoir exécutif, des questions telles que celle qui a si fort agacé le chef de l'Etat seront bien plus difficiles à soulever... De même, comment expliquer les dispositions iniques nichées dans le projet de loi de programmation militaire 2009-2014, qui visent à supprimer la possibilité des perquisitions utiles dans des lieux sanctuarisés, et à étendre sans fondement légitime ni démocratique la notion de secret-défense ? Si ce texte devait passer, malgré les réserves du président UMP de la commission des lois de l'Assemblée nationale et les aménagements mineurs qu'il a pu obtenir, il sera par exemple impossible d'aller saisir dans un ministère ou une entreprise les contrats litigieux, contenant des clauses de commissions illégales ou mentionnant la possibilité de rétrocommissions, terreau de la corruption. Ce serait alors utiliser, en temps de paix, la notion de "défense" pour masquer une criminalité organisée et placer les bénéficiaires de détournements de fonds à l'abri de la justice.

Quelle étrange différence avec l'abondance de textes sur la sécurité, la répression des bandes et du port de la cagoule ! Ici, on interdit ce qui est visible au grand jour, et tombe déjà sous le coup de nombreuses dispositions pénales. Là, on préserve ce qui est dissimulé dans l'ombre, et déjà presque hors d'atteinte... Au mieux, ces deux projets devenus lois provoqueraient un soupçon systématique sur toutes les enquêtes (déjà largement entravées) touchant à la criminalité financière, à la responsabilité de l'Etat, etc. Difficile alors de parvenir à une société apaisée, à des citoyens et à des justiciables satisfaits et sereins face aux juges et aux responsables politiques supposés les servir. Au pire, ces soupçons se transformeraient en secret de polichinelle, et les pires dérives qu'ils portent pourraient se matérialiser.

"Si la vérité vous offense, la fable au moins se peut souffrir"
, écrivait La Fontaine. Pour Nicolas Sarkozy, même la fable semble de trop... Sans doute était-il dans son droit de se défendre contre une mise en cause de son entourage politique ; mais au moins aurait-il pu le faire en prenant la mesure de la gravité de la situation. Il y a dans cette affaire des victimes qui attendent autre chose des pouvoirs publics que des entraves supplémentaires à l'enquête.

Eva Joly,
députée européenne, ancienne juge d'instruction.

http://abonnes.lemonde.fr/opinions/article/2009/07/02/de-la-fable-de-l-attentat-de-karachi-par-eva-joly_1214424_3232.html

                                                 ________________________________________________


Le problême c'est que dans quelques jours plus personne ne parlera de cette affaire... Les vacances...

Et le Tour de France qui commence demain... L'opium du peuple a des "vertus" plus que calmantes... Quasiment hallucinatoires!

Christophe

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Vendredi 3 juillet 2009

www.acastd.com/.../images%20MdC/petit%20dej.JPG

Débat sur la burqa - colonies de vacances - le catch et l’école primaire

Du débat sur le voile à celui sur la burqa

Le travail parlementaire qui s’est engagé, mercredi 1er juillet, pour six mois sur le port du voile intégral (burqa ou niqab) en France, fait écho aux débats qui ont précédé la loi de mars 2004 sur le port des "signes religieux à l’école", en particulier le voile islamique.

Le Monde livre un article de synthèse sur le débat actuel sur la burqa et tente un parallèle avec le débat sur le voile à l’école il y a six ans. Pour la journaliste Stéphanie Le Bars, les termes du débat sont pourtant différents. La mission d’information parlementaire sur la question des signes religieux à l’école, mise en place entre mai et décembre 2003 sous la présidence de Jean-Louis Debré, s’inscrivait clairement dans la défense des principes de laïcité au sein d’un service public, l’école. La burqa concerne l’espace public et des femmes majeures. L’ampleur des deux pratiques - simple foulard ou niqab - est aussi sans commune mesure. Le port de la burqa reste quoi qu’on en dise une pratique très marginale que la plupart des responsables religieux musulmans récusent.

Pourtant, pour Jean Glavany (PS), membre des missions Debré et Gerin, des similitudes existent néanmoins entre la problématique du voile islamique à l’école et celle de la burqa : "Il y a derrière ces pratiques des groupes intégristes qui poussent à la déstabilisation de la République ; or si la laïcité ne combat pas les religions, elle doit combattre les intégrismes.". A noter aussi que les membres de la commission d’enquête parlementaire ne sont pas tous d’accord pour légiférer. Certains pensent même qu’une loi pourrait agir comme une provocation et provoquer davantage de défiance dans la communauté musulmane.


Colonies de vacances sous surveillance

Des mesures particulières seront prises durant l’été dans les colonies de vacances pour limiter l’épidémie de grippe A (H1N1), qui semble se poursuivre à un rythme soutenu. Dans toutes les structures d’accueil avec hébergement, une pièce devra être prévue pour isoler un enfant présentant les symptômes de la grippe A (H1N1), a annoncé le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, lors du point presse de la Cellule interministérielle de crise consacrée à la maladie. Les structures d’accueil de mineurs sans hébergement devront être fermées "s’il y a un risque de contagion, selon les critères définis par le ministère de la Santé, ou si le taux d’encadrement minimum n’est plus respecté".

Le catch fait un tabac dans les cours d’école

Dans Libération, on s’intéresse à une des passions des jeunes garçons dans les cours d’école.Il s’agit du catch. Et ceux ci dépensent leur argent de poche pour des magazines avec en une des drôles de superhéros masqués et déguisés en méchant ou en gentil. Pourquoi cet engouement « J’aime leur agressivité au combat, mais c’est pas du sport, c’est que du spectacle, ils ne se tapent pas vraiment », analyse finement un spécialiste de CE2. « Mais il faut quand même être un sacré athlète pour faire du catch. C’est la lutte que j’aime. Quand tu les vois se prendre des prises en pleine tronche, ça te fait marrer en plus. Certains sont très impressionnants, comme Big Show qui pèse près de 250 kilos. » Pourquoi pas la boxe ? « Parce que c’est beaucoup moins spectaculaire que les combats de catch, il n’y a pas vraiment de costume ni de personnage, on s’identifie moins », analyse tout aussi finement Léonard, un anthropologue de CM1.


C’est les vacances !

La revue de presse s’arrête demain et ne reprendra qu’en septembre à moins d’une actualité chaude et immédiate dans le domaine qui nous est cher, celui de l’éducation.

D’ici là, Bonnes vacances et Bonne Lecture...

La suite  http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=4579

Et une fois de plus des millions de mercis à Philippe Watrelot pour ce travail quotidien!

Bonnes vacances Philippe en espérant que tu ailles mieux...

Christophe

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Jeudi 2 juillet 2009


You don't know... You don't know anything by me...
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Jeudi 2 juillet 2009


Absence (alex Everitt) 
http://mespetitsmotspourtoi.unblog.fr/2008/09/19/ton-absence/

Douze ans après les approximations gonflées de Claude Allègre, voilà les chiffres montés en épingle par RTL.

Il y a une douzaine d’années, le 4 septembre 1997, le ministre de l’Education nationale Claude Allègre s’en prenait de façon tonitruante à «l’absentéisme» des enseignants: «Il y a beaucoup d’absentéisme dans l’éducation nationale, et il faut mettre fin à cela. 12% d’absentéisme, c’est beaucoup trop.» "Il y a des gens qui considèrent qu’ils ont droit à des congés de maladie, pas moi ; on n’a pas droit à des congés de maladies systématiques. Autant les maternités doivent être prévues et remplacées ; mais cette institutionnalisation d’absences, cela me déplaît fondamentalement ". Et c’est ce qui est resté dans les souvenirs de beaucoup.

Dans la soirée du 4 septembre, le taux allégué de 12% est pourtant ramené, par Claude Allègre lui-même ( ! ), à des statistiques qui " oscillent entre 4,5 % et 8% ".

Il se trouve en effet que les statistiques publiées par les différents services du ministère se révèlent très en deçà des 12% avancés initialement par Claude Allègre. Une note de la direction des écoles ( pour l’enseignement primaire ) fait état d’un taux global d’absentéisme de 5,57% ( en prenant en considération les congés de maladie, les congés de maternité – qui représentent le tiers de l’ensemble -, et les autorisations d’absences ). Dans le second degré, les chiffres tournent autour de 6% ( la dernière collecte nationale de chiffres détaillés publiés remontant à 1988 : un taux de 6% pour les enseignants, de 5,1% pour les personnels d’éducation et de surveillance, de 4% pour les personnels administratifs, et de 8,3% pour les personnels de laboratoire, ouvriers et de service ).

De la même façon tonitruante, RTL ( repris immédiatement par le Figaro ) annonce le 29 juin 2007 que " 45% des instituteurs ont posé un congé maladie l’an dernier " ( une " proportion deux fois plus importante que chez les salariés du privé " ). C’est l’annonce " choc ". Suivie de quelques autres statistiques moins spectaculaires, mais néanmoins à ‘’charge’’ : les 284000 enseignants titulaires du primaire auraient été absents en moyenne 11 jours par an ( contre 9 pour les salariés du privé ), le nombre de jours d’absence des 30000 professeurs des écoles remplaçants étant annoncé comme étant encore plus élevé ( 17 jours en moyenne ).

Le conditionnel est de mise, car RTL se réfère à une étude ministérielle ‘’confidentielle’’ que RTL n’a pas jusqu’alors publiée. On ne sait donc pas ce qui a été vraiment décompté et quel est le sérieux de cette enquête. On sait néanmoins, par une étude publiée cette année par la DGESCO ( la direction des enseignements scolaires du ministère ), que le taux d’absence dans l’enseignement primaire est passé de 5,98% en 1998-1999 à 7,23% en 2006-2007. Mais on n’en sait pas plus.

L’étude invoquée par RTL a été initiée par Xavier Darcos, l’ancien ministre de l’Education nationale, en vue de préparer la mise en place d’une agence de remplacement le 1er septembre 2009. Le nouveau ministre, Luc Chatel, a annoncé que cela ne se ferait pas à la date prévue.

Le SNUipp-FSU ( le syndicat le plus représentatif des enseignants du primaire ), dans un communiqué en date du 1er juillet, fait valoir que " la publication de quelques données isolées de cette étude laisse croire que les enseignants de l’école abuseraient largement des demandes de congés " et que " les enseignants des écoles se demandent si le ministère de l’Education nationale veut engager à nouveau une campagne de dénigrement des enseignants pour tenter de mieux faire accepter l'annonce de suppressions de postes " ; et il demande " solennellement au ministre de publier l’intégralité de cette enquête ".

Ce serait en effet la moindre des choses, pour une ‘’opération vérité’’.

http://www.mediapart.fr/club/blog/claude-lelievre/020709/les-absences-de-l-education-nationale

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Jeudi 2 juillet 2009
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Jeudi 2 juillet 2009


web.mac.com/.../DSC_3174-Edit.png

par Giorgione •

A certains moments, en famille, entre amis, quand tout se passe bien, quand l’atmosphère est joyeuse, quelqu’un se dévoue et lance: «Elle est pas belle la vie?» Remarquons, en passant, qu’il en existe une autre version, plus cinéphilique, puisque empruntée aux Valseuses: «On n’est pas bien là ?» et qu’enfin le feuilleton phare de France 3 Plus belle la vie semble directement démarqué son titre de la formule qui nous intéresse.

Pour en revenir à elle, celui ou celle qui, dans le groupe, la prononce devient comme le coryphée du chœur que constitue l’assemblée dont il est censé résumer le sentiment général, encore informulé.

Il le fait sous la forme de l’interrogation négative, celle qui attend «oui» comme réponse; en apparence, par la question, il demande un assentiment, par la forme qu’il  donne à cette question, il l’anticipe. Ce qui lui saute aux yeux, il lui paraît peu vraisemblable que les autres ne le partagent pas. Ce qui lui est évident, il pense bien que les autres le pensent, le ressentent.

Mais alors, pourquoi le dit-il? Il le dit pour que l’évidence ne passe pas inaperçue, pour la marquer: une euphorie tacite, muette ne le satisfait pas; il lui demande, en plus, la sanction des mots. On pourrait même dire qu’il la signe et demande aux autres de signer avec lui. Il y a un peu de pétition dans cette démarche.

L’attention est charmante: n’est-ce pas la convivialité en acte, la saisie d’un petit bonheur,  d’un moment réussi, «instant trop beau» comme le disait le Faust de Goethe? Sans doute. Ne boudons pas notre bonheur et suivons la leçon d’Epicure: il faut savourer ces moments, être un bon convive du «banquet de la vie».

Et pourtant, comment disons-nous que nous la savourons?

Si on la prend sous sa forme la plus courante et fautive par rapport au «bon français», -celle que nous avons choisie-, avec l’ellipse de «ne»,  la négation «pas» ne porte que sur l’adjectif («belle») et non plus sur la totalité de l’énoncé. «Pas belle» comme on dit «pas facile», «pas malin», ou «pas terrible»; «pas belle» comme on dit «pas joli-joli». La question posée, elle aussi, en subit les conséquences, elle s’ouvre au «oui» comme au «non»: plus d’évidence partagée, mais un doute, un soupçon, peut-être une inquiétude, comme une espèce de poison qui s’est insinué: «elle est / pas belle / la vie  /?» Et si ce qu’on nous a dit, si ce qu’on avait cru n’était pas tout à fait exact, si précisément la vie n’avait rien d’évident dans son partage entre positivité et négativité?

Personne, évidemment, ne songe, quand il prononce la «petite phrase», à autre chose qu’à marquer une positivité: on veut dire le Bien, même si on le dit mal (par rapport au français correct). Mais parce qu’on le dit mal, le Mal qu’on croyait conjuré, miraculeusement disparu pour quelques instants, revient quand même, et d’abord  subrepticement, dans l’interstice des mots. On s’en doutait un peu: il ne dormait que d’un œil…

http://philosophie.blogs.liberation.fr/noudelmann/

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