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PROF EN CAMPAGNE

Mercredi 2 juillet 2008


http://www.afjv.com/press0709/070910_nathan_college4.jpg

Les deux jours d’examen du brevet des collèges s’achevaient vendredi à 11 heures. Après le français et l’histoire-géographie hier, dernière épreuve, les mathématiques. Et enfin, la libération !

Pour beaucoup c’est une formalité bien moins importante que les inscriptions au lycée. Pour ceux qui s’apprêtent à emprunter des voies différentes en revanche, son obtention reste primordiale. Elle est d’ailleurs loin d’être garantie pour tous : en 2007, le taux de réussite était de 81,7%, contre 83,3% pour le bac.

Cette année, ils étaient 790.444 à se soumettre à l’examen de passage. Avec toujours une partie de contrôle continu, censée reflétée tous les enseignements de l’année de troisième. Petite nouveauté, le B2i, ou Brevet informatique et internet, et un niveau de langue étrangère étaient désormais aussi pris en compte.

Modernisation en douceur

Depuis l’année dernière, le brevet se modernise en douceur. En 2007, des sujets nationaux avaient été introduits, ainsi qu’une note de vie scolaire et des mentions pour ceux qui obtiennent plus de 12 de moyenne. Pour 2010, Xavier Darcos a aussi prévu l’introduction d’une épreuve obligatoire d’histoire des arts.

En France, l’édition 2008 se sera encore déroulée sans encombre. Ce qui n’est pas le cas de la Grande-Bretagne : pendant les épreuves de l’équivalant british de notre brevet, les candidats à l’option musique ont découvert au verso des sujets… les corrigés ! Pour éviter les complications, les correcteurs ont fait comme si de rien n’était.

Les résultats tomberont le 7 juillet. D’ici là, pas la peine de réviser. Contrairement au baccalauréat, aucune session de rattrapage n’est prévue pour le brevet...

http://www.france-info.com/spip.php?article153493&theme=9&sous_theme=43

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Mercredi 2 juillet 2008


http://users.skynet.be/marc.faucon/vigJournaux.jpg

Tout va bien ! C’est ce que veut nous dire le rectorat de Paris
à propos de la carte scolaire. Selon Maurice Quenet, recteur de Paris, « 80 % des élèves ont obtenu leur premier choix et 85 % au moins leur premier ou deuxième choix... ». Pour le rectorat de Paris, la suppression progressive de la carte scolaire vise la mixité sociale. Une annonce qui se fait en pleine polémique sur les effets négatifs de l’assouplissement de la carte scolaire après la fuite d’un rapport officiel.

Pour Marie Duru-Bellat, sociologue spécialiste des questions d’éducation,
interrogée par Le Monde, "La liberté de choix dont parle le gouvernement est limitée, car elle se fait dans un marché qui reste contraint par la capacité d’accueil des établissements. ". "En réalité,ajoute Mme Duru-Bellat, c’est une mesure destinée à faire plaisir à une frange de consommateurs favorisés.". Selon la sociologue, la libéralisation peut profiter à des enfants moins favorisés à condition qu’ils aient de très bons résultats scolaires, les moyens de se déplacer et qu’ils soient informés. Mais si les comportements d’évitement des parents se diffusent dans toutes les couches sociales, " le problème est que les murs des bons établissements ne sont pas extensibles : il y aura donc une concurrence plus rude, et à ce jeu-là, les familles ne sont pas égales", précise-t-elle dans cette interview.

Puisque la France prend la présidence tournante du conseil des ministres européens (et non de l’Europe comme il est dit improprement), qu’en est-il dans le domaine de l’éducation ? Xavier Darcos a annoncé hier quelles seraient ses priorités Il s’agira de l’orientation, tant pour la formation initiale que pour la formation tout au long de la vie. Cette priorité sera marquée notamment par un colloque organisé à Lyon les 17 et 18 septembre sur le thème "Gérer les transitions : l’orientation tout au long de la vie dans l’espace européen".Les questions relatives à l’orientation seront déclinées aussi par thématiques durant cette présidence semestrielle de l’Union, en particulier concernant le handicap.

Autre objectif inquiétant : la définition d’indicateurs européens des systèmes éducatifs susceptibles de remplacer ceux des enquêtes Pisa et Pirls. Pourquoi faudrait-il remplacer le thermomètre ?

Les professeurs de philosophie de l’académie de Lille réunis à Douai ont voté lundi lors d’une assemblée générale une action de rétention des notes du bac pour protester contre la dégradation des conditions de correction, différant symboliquement le retour des notes de quelques heures.

"Chaque correcteur a en charge environ 150 copies et parfois plus pour un délai qui se réduit d’année en année et qui n’excède pas neuf jours cette année, alors qu’il était de 18 jours il y a 10 ans", ont-ils ajouté.
Il faut noter que d’autres collectifs similaires se sont formés dans les académies franciliennes. Ce qui apparaît aussi dans ce mouvement c’est la peur de voir la philosophie devenir optionnelle avec la réforme du lycée.
De quoi sortir de son Kant à soi...

Bonne Lecture...

La suite ici:
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=3818

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Mercredi 2 juillet 2008


http://bb.img.v4.skyrock.com/bb9/nos-52/pics/1046523478_small.jpg

Jean-Marie Jutand estime qu'il faudrait recentrer l'examen sur les disciplines fondamentales. Le nombre actuel d'options est actuellement "excessif" selon lui. Il souhaite aussi une amélioration
du dispositif d'harmonisation des notes.
 

Le médiateur de l'Education nationale et de l'enseignement supérieur préconise "d'alléger le nombre d'épreuves" au baccalauréat en le recentrant sur les disciplines fondamentales. "Nous savons bien (...) que si on passait le bac avec 6 épreuves ou 12, on aurait le même résultat à 98%. Donc pourquoi ne pas l'alléger ?" a déclaré Jean-Marie Jutand, devant la presse, en présentant un 9e rapport annuel sur la question, qui porte sur quelque 6.500 réclamations d'élèves, parents, étudiants ou personnels.

"On pourrait supprimer quelques options", et donc quelques épreuves, "et mettre une dose de contrôle continu", a-t-il ajouté. Il juge ainsi "excessif le nombre d'options", citant "les langues régionales, rares, le surf, etc.".

Jean-Marie Jutand propose par ailleurs des pistes pour améliorer la notation. Constatant que le dispositif destiné à harmoniser les notes (barèmes, commission d'harmonisation, réunions de jurys, après correction de la copie, mais avant la saisie des notes sur la base de données nationale), présentait parfois "des insuffisances", il préconise d'"instaurer un dispositif réglementaire" (décrets, arrêtés précisant la tenue obligatoire de ces commissions).

M. Jutand plaide aussi pour que des jurys - au cours desquels est examiné le livret scolaire - se tiennent au moment de l'établissement de la note lors des épreuves anticipées de français, un dispositif qui a disparu depuis 2001. Il rappelle que le français peut compter pour beaucoup dans l'orientation, notamment pour être admis en classes préparatoires.

Par ailleurs, le médiateur constate que le nombre de saisines reçues a progressé en 2007 avec 6.443 dossiers, contre 6.332 en 2006. Il s'agit d'une "augmentation régulière" depuis deux-trois ans, "qui ne signifie pas que les choses vont plus mal mais que nous sommes plus connus", a-t-il dit.

La médiature comprend 43 médiateurs académiques et correspondants que tout usager ou personnel de l'Education ou de l'Enseignement supérieur peut saisir, par courrier, emails, etc. 54% des réclamations proviennent des usagers et 46% des personnels. Fait nouveau en 2007 : les saisines des usagers de l'Enseignement supérieur "ont considérablement augmenté" ( 22%) et arrivent derrière les usagers du second degré (52% sont des élèves des collèges et lycées du public).

La plupart des réclamations portent d'abord (à 38%) sur "les inscriptions, l'orientation et les affectations", puis sur "les examens et concours", puis sur les "relations avec l'institution".

Côté personnels, les trois principaux types de saisine sont celles relatives aux questions d'affectation et de mutation (pour 20%), celles liées à des questions financières (23%) et celles ayant trait aux questions de carrières ou statutaires (20%).

M. Jutand préconise par ailleurs de "simplifier l'inscription aux concours", notamment à ceux permettant d'accéder à l'enseignement, et considère que l'administration doit encore mieux faire, s'agissant de l'information et de l'accueil du public (sites internet, organigrammes, annuaires, etc.) Enfin, il veut "réduire la durée de prescription des dettes des agents publics en cas de trop-perçus". (source AFP)

http://www.lesechos.fr/info/france/300277351.htm

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Mercredi 2 juillet 2008

Vous venez de décrocher votre Bac ? Voici les réponses aux questions que vous vous posez sans doute...

J’ai un doute sur une de mes notes que faire ?

La consultation des notes apporte aux candidats une information complémentaire. Elle leur permet de vérifier l’absence d’erreur matérielle de transcription : par exemple, un élève qui a 5/20 sur son relevé de notes et 15/20 sur sa copie.
Pour les récupérer dans les centres d’examen, les étudiants ont un délai de 3 jours suivant la proclamation des résultats du Bac. Passé ce délai, les copies sont envoyées aux rectorats respectifs : les étudiants devront alors faire une demande écrite aux directeurs. Les rectorats gardent ensuite les copies pendant un an. Si ils reçoivent une demande de consultation, ils transmettront les photocopies des copies concernées. A savoir : les candidats majeurs sont les seuls habilités à faire une demande de consultation, pour leurs parents qui souhaitent les récupérer à leurs places , il leur faudra s’équiper d’une procuration.

Je conteste les résultats de mon Bac, quelle est la procédure à suivre ?

Pour ceux qui contestent la décision du jury d’examen, sachez que vous ne pouvez pas le faire changer de décision ou le convoquer à nouveau si tout est en conformité avec les textes règlementaires. Un recours est toutefois possible en cas d’erreur matérielle de transcription ou autre. La note est alors modifiée. De plus le règlement n’accorde aucune double correction des copies. Vous pouvez faire appel en écrivant une lettre au directeur du rectorat (délai de réponse de 2 mois), mais si la demande est irrecevable (aucune erreur matérielle...), votre note restera telle quelle. La plupart des recours n’aboutissent jamais…

Je souhaite récupérer mon diplôme du Bac ?

Le diplôme du Bac, si vous êtes reçu, sera disponible dans vos établissements à partir du mois de septembre et envoyé aux candidats libres par courrier. Votre diplôme restera dans les établissements durant 2 à 3 mois, mais cette période peut varier. Après il sera envoyé au rectorat, auprès duquel il faudra faire une demande écrite.

A quoi sert le livret scolaire ? Comment le récupère-t-on ?

Le livret scolaire... il en fait trembler certains. Il regroupe toutes les notes et appréciations de vos années de 1ère et Terminale. Il vous sera remis dans le centre d’examen le jour de la remise des résultats. Il est examiné par le jury lors des délibérations à l’issue des épreuves du 1er groupe. Ce livret n’est plus utilisé lors des épreuves orales du 1er groupe.
Par contre, il est remis aux examinateurs du second groupe, qui doivent le consulter en fin d’épreuve, afin de tenir compte du travail fourni par l’élève au cours de l’année et ainsi relever éventuellement la note. Dans le cas où le candidat a un nombre de points proche de l’admissibilité, de l’admission ou d’une mention, le jury avec le livret peut relever certaines notes, si le candidat le mérite. Cependant, en aucun cas, le jury peut abaisser une note.

Par Geoffroy Briant

http://www.studyrama.com/article.php3?id_article=35496

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Mercredi 2 juillet 2008


http://cache.20minutes.fr/img/photos/afp/2008-06/2008-06-30/article_photo_1214479890434-3-0.jpg

I
nvité du "19/20", lundi 30 juin sur France 3, Nicolas Sarkozy est resté ferme sur sa volonté de réformer les chaînes publiques.

D'entrée de jeu, le président de la République a égratigné les dirigeants de France Télévisions. "Je pense que l'on peut faire mieux. Quels que soient par ailleurs les mérites des équipes actuelles", a-t-il remarqué. En préambule, le président de la République avait pris soin de préciser, qu'il a "une très haute idée du service public, du programme de service public, des missions de service public".

"Pour tout dire, a ajouté M. Sarkozy. Je pense que les programmes de France Télévisions ressemblent encore trop aux programmes d'une chaîne privée. Toutefois : Je reconnais bien volontiers que l'équipe actuelle a fait faire un virage éditorial bienvenu", a-t-il admis.

Le président de la République a écarté les critiques d'un revers de main. "Ceux qui font des reproches, ils ont rien fait !", s'est défendu M. Sarkozy. Selon lui : "Le danger pour le service public c'est de ressembler aux chaînes privées. C'est un grand danger car à un moment les gens diront pourquoi on paie la redevance pour avoir la même chose."

Pour M. Sarkozy la trop grande similitude entre les programmes de France Télévisions et ceux des chaînes privées est liée à la publicité.

A l'en croire, "la publicité a une logique : la tyrannie de l'audience quart d'heure par quart d'heure et la tyrannie de la fameuse ménagère de moins de cinquante ans", cible préférée des annonceurs. Pour M. Sarkozy : "Si vous avez 35 % de votre budget financé par la publicité vous êtes obligés de faire un programme pour attirer des écrans publicitaires."

"ÇA VA CHANGER"

Privées de publicité, les chaînes publiques ne feront pas exception en Europe. "Les grandes chaînes de service public comme la BBC n'ont pas de publicité", a mis en avant M. Sarkozy. Pour faire la différence avec les télés commerciales, France Télévisions ne devrait pas manquer de ressources. "Nous allons (les) garantir au centime d'euro près", s'est engagé le président de la République. En revanche, pas question d'augmenter la redevance. "Je suis contre", a-t-il réitéré.

M. Sarkozy souhaite "un vrai débat sur les missions de service public". A la manière d'un président de chaîne, M. Sarkozy a détaillé son cahier des charges idéal. Il faut "plus d'Europe dans vos programmes", a-t-il indiqué aux dirigeants de France Télévisions. Mais aussi de "la science" de "l'environnement" sans oublier "le débat démocratique".

"Il ne faut pas craindre cette réforme", s'est écrié M. Sarkozy. " Je ne vous laisserai pas tomber. Je vous donnerai les moyens de vous développer", s'est engagé le président de la République.

Pourtant, hors antenne, quelques minutes avant l'interview M. Sarkozy était beaucoup moins amène. Selon des images mises en ligne, mardi 1er juillet, sur le site Rue89, le président de la République est visiblement énervé par un technicien qui ne lui a pas rendu son salut. "On n'est pas dans le service public, on est chez les manifestants", s'indigne M. Sarkozy. Avant de promettre menaçant : "Ça va changer ! ça va changer !"

II se radoucit en voyant l'un des intervieweurs : "Ça fait plaisir de voir M. Leclerc à l'antenne ! Tu es resté combien de temps au placard ?", interroge M. Sarkozy. Avant de faire cette révélation : "J'avais protesté quand on l'avait mis au placard."

Guy Dutheil

http://abonnes.lemonde.fr/actualite-medias/article/2008/07/01/comme-un-patron-de-chaine-m-sarkozy-decrit-le-cahier-des-charges-de-france-televisions_1064966_3236.html

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Mercredi 2 juillet 2008



Question : Pour réaliser l'objectif annuel de 25 000 reconductions aux frontières de personnes sans-papiers, à combien d'arrestations est-il nécessaire de procéder ?

Si la question semble à ce point embarrassante pour un Nicolas Sarkozy qui pour une fois peine à s'engouffrer dans la langue de bois, c'est que la réponse n'est pas de ces vérités bonnes à dire, tant elle est choquante. Il faut procéder à 2 millions de contrôles d'identité et d'arrestations pour que la police parvienne à tenir cet objectif annuel de 25 000 expulsions d'étrangers que Nicolas Sarkozy leur a arbitrairement fixé.

- Mais que fait la police ?
- Elle passe tout son temps à contrôler les papiers.
- Mais moi je n'ai jamais été arrêté ?
- C'est que vous n'avez pas la tête d'un étranger...

Cela se passait ce lundi soir, 30 juin, sur France 3.

Je crois utile de rendre hommage à l'excellente prestation de Audrey Pulvar qui a fait là honneur à sa profession de journaliste, par la précision de ses questions et par la ténacité dont elle a fait preuve quant à son droit de suite. Par les temps qui court, le fait est suffisamment rare pour mériter d'être souligné.

Source : Sarkozy : la preuve par la langue de bois et http://sarkononmerci.fr/files/Sarkozy-expulsions-sans-papiers.html

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Mardi 1 juillet 2008
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Mardi 1 juillet 2008
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Mardi 1 juillet 2008


http://www.veiligindezon.be/library/pic/Histoire/Histoire.jpg

C'est un bien curieux sujet d'examen qui a été imposé aux collégiens passant l'épreuve d'histoire-géographie-éducation civique du DNB (Diplôme national du brevet). L'an passé déjà, les candidats avaient dû travailler sur des documents émanant du service de propagande de l'armée mettant en avant les missions de l'armée, documents évidemment à sens unique destinés à montrer que l'armée française était un facteur de paix. Pour la session 2008 (26 juin), "la puissance française dans le monde" était le thème retenu (à choisir avec un sujet sur l'Allemagne nazie).

Hubert Védrine au brevet

Parmi les documents à étudier, un texte d'un grand penseur du XXe siècle, Hubert Védrine (on ne rit pas…) chantant, avec des accents dignes de Déroulède, les louanges de "la France, puissance mondiale", vantant "notre politique étrangère, une de celles qui comptent, notre capacité militaire à l'extérieur, la plus forte après celle des Britanniques (…)". Et l'auteur de conclure:

"Ce tableau ne justifie pas un excès prétentieux de confiance en soi (…) mais il invalide le pessimisme ambiant. Il appartient aux dirigeants politiques de l'assumer."

Rappelons à ceux qui l'ignorent que les élèves de troisième sont âgés de quatorze, quinze ans et que l'épreuve d'histoire-géographie du DNB, censée conclure quatre années de scolarité en collège, est normalement destinée à mettre en valeur non seulement leurs connaissances mais leur capacité de réflexion et leur sens critique.

Le second document à étudier provient du ministère de la Défense (!), les organisateurs de l'épreuve n'en ayant probablement pas trouvé d'autres: il s'agit d'une carte intitulée "la France dans le monde en 2007", où, à part la mention des états francophones, la présence française se trouve limitée aux interventions de l'armée française ou à la présence militaire française.

Des questions tendancieuses

Les questions posées aux candidats sont d'une réelle indigence mais fortement tendancieuses: "Sur quel continent se manifestent à la fois cette puissance militaire et ce rayonnement culturel?" On appréciera à sa juste valeur la conjonction de coordination reliant en un même objet de vénération puissance militaire et rayonnement culturel. Le continent en question, on l'aura deviné, n'est autre que l'Afrique, dont on sait, depuis le discours de Dakar, en quelle haute estime le tiennent nos dirigeants.

Après ce bourrage de crâne, l'épreuve d'histoire-géographie doit se poursuivre avec un "paragraphe argumenté" (sic) d'une vingtaine de lignes destiné à montrer "que la France est une puissance mondiale". Pour ce qui est de l'argumentation, les candidats devront la chercher si possible ailleurs que dans les documents fournis mais il y a fort à parier que, pour se limiter à l'Afrique, les copies resteront muettes sur les ventes d'armement à des gouvernants douteux, les exactions commises par des militaires français sur des populations civiles en Côte d'Ivoire ou au Congo, pour ne pas remonter à la responsabilité de l'armée française dans le génocide du Rwanda.

Les copies resteront muettes, donc, la conscience politique des élèves vierge mais l'honneur national est sauf. Avec cette épreuve d'histoire-géographie-éducation civique, la pauvreté du contenu va de pair avec l'endoctrinement des élèves.

Comment des jeunes de cet âge ans peuvent-ils comprendre le monde dans lequel ils vivent -ce qui reste un des objectifs affichés de l'éducation- à partir d'une notion aussi fumeuse et pernicieuse que celle de "puissance mondiale" qu'on ne se donne pas la peine de définir autrement que par un planisphère piqueté de petits bateaux de guerre ou d'interventions militaires?

Comment une image aussi grossière et caricaturale permettrait-elle aux élèves de réfléchir aux enjeux du monde d'aujourd'hui, aux questions de développement, d'environnement, d'entrevoir l'injustice de l'ordre international ou de penser l'autre autrement que sous la forme d'un danger potentiel? Il est inadmissible que l'Education nationale, comme elle a tendance à le faire de plus en plus fréquemment, aille chercher ses sujets d'examens dans les bureaux du ministère de la Défense voire dans ceux de l'Immigration et de l'identité nationale.

On voit là les dérives d'une politique de rapprochement entre le ministère de l'Education et celui de la Défense, initiée au début des années 1980, visant à imprégner toute l'éducation d'un "esprit de défense", en réalité à ouvrir toutes grandes à l'armée les portes des établissements scolaires.

Depuis lors, dans une indifférence quasi générale, de nombreux protocoles ont été signés entre les deux ministères dont le plus récent, en date du 31 janvier 2007, ne prend même pas la peine de cacher son objectif: "Répondre aux besoins de recrutement de l'armée". Alors que le monde se mobilise sur le scandale des enfants-soldats, les écoles françaises s'ouvrent aux sergents recruteurs.

On enseigne une culture de guerre

La traduction en termes de programmes scolaires est particulièrement inquiétante:

"Au collège et au lycée, l'ensemble des disciplines doit concourir à l'idée de défense" (Bulletin officiel de l'Education nationale, circulaire du 13 septembre 2007).

C'est une véritable culture de guerre qui de façon insidieuse, pénètre l'école, pourtant en opposition avec les principes du socle commun de connaissances et de compétences inclus dans la loi d'orientation, principes qui affirment, entre autres choses: "maîtriser le socle commun (…), c'est être en mesure de comprendre les grands défis de l'humanité, la diversité des cultures et l'universalité des droits de l'homme, la nécessité du développement et les exigences de la protection de la planète".

C'est aussi "être capable de jugement et d'esprit critique" (JO, 12 juillet 2006). Avec l'éducation à la défense, lorsque Bugeaud enfumait les Arabes dans des grottes ou lorsque des paras torturaient en Algérie, les élèves finiront par croire qu'ils faisaient acte d'humanisme.

http://www.rue89.com/2008/07/01/apres-le-brevet-quelle-histoire-pour-les-collegiens

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Mardi 1 juillet 2008


http://www.prevention2000.org/memorisks/images/enquete-gd.jpg

A la télévision, les plus belles séquences ont parfois lieu hors antenne. Si
l'interview de Nicolas Sarkozy au journal de France 3 lundi soir était très cordiale, une séquence vidéo filmée avant la prise d'antenne, où l'on devine une grande tension sur le plateau, connaît un grand succès sur le Web.

«Une enquête interne a été demandée par la présidence de France Télévisions pour comprendre comment cette vidéo a fuité», explique à «20 Minutes» Paul Nahon, directeur général chargé de l'information de France 3.

Ce genre de fuite n’était-il pas prévisible, compte tenu du contexte tendu avec
les propositions de Sarkozy sur France Télévisions? «Il y avait effectivement des risques. Le président les connaissait et il est venu quand même, en les assumant», reconnaît Paul Nahon.

«Ça va changer là, ça va changer...»

C'est le site «
Rue 89» qui a récupéré ces 7 minutes de bande avant l'intervention de Nicolas Sarkozy en direct. On y voit le Président en train de se préparer et de se maquiller. Un technicien son ne prend pas la peine de lui dire «bonjour».

La réplique de Sarkozy fuse, cinglante: «Quand on est invité, on a le droit que les gens vous disent “bonjour” quand même. Ou alors on n'est pas sur le service public. On est chez les manifestants, c'est autre chose. C'est incroyable et grave [...] Ça va changer là, ça va changer...»

En attendant le direct, le Président de la République en profite également pour plaisanter sur la «placardisation» du journaliste Gérard Leclerc qui participe à son interview. «Ça fait plaisir de voir M. Leclerc à l'antenne», puis à l'adresse du journaliste: «T'es resté combien de temps au placard?».

Gérard Leclerc ne se démonte pas et répond au Président: «Non, non, j'ai fait des choses, je me suis occupé». Nicolas Sarkozy conclut la séquence émotion en précisant à son auditoire: «J'avais protesté quand on l'avait mis au placard». Voilà Gérard Leclerc rassuré.

«Il faut virer la direction de France 3!»

Il y a quelques mois, Rachida Dati avait connu pareil sort, quand
une vidéo d'une discussion «off» entre elle et la journaliste Roselyne Febvre était apparue sur Internet.

Cette vidéo rappelle aussi une anecdote de campagne rapportée par «Le Canard enchaîné» en mars 2007. Dans les coulisses de l'émission «France Europe Express» sur France 3, agacé de devoir attendre debout, Nicolas Sarkozy s'était alors emporté: «Il faut virer la direction de France 3! Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ça ne va pas tarder!»,
si l'on en croit les propos rapportés par le journal satirique.

Vous êtes nombreux à vous scandaliser de l'attitude de Nicolas Sarkozy. Ainsi, Shalimar58 lance, «ça fait plaisir de voir "notre" président égal à lui-même toujours aussi méprisant vis-à-vis des travailleurs!» Gilles75013 continue ainsi: «Après avoir placé fiston, la belle sœur, et j'en passe, après avoir obéi à Bouygues, le parrain de son dernier fils, en plombant France 2 au profit de TF1, il faudrait qu'on lui fasse des courbettes?» Et machpro de se demander: «Qui a dit "casses-toi, pauvre con", un journaliste de France3?»

La remise en cause de l'indépendance des journalistes vous touche aussi. Fredalo lance ainsi: «Le rappel fait à Leclerc est écoeurant, n'est-ce pas lourd de sous-entendus cette petite assertion du président? Cela peut aussi signifier: "attention à tes questions, le placard est toujours ouvert".»

Quelques-uns défendent cependant le Président, com fsup92: «Il faut tout de même qu'ils se rappellent que le président est leur patron! Envoie balader ton patron dans le privé, je ne suis pas sûr qu'il apprécie. Et si t'es pas content de ton boulot ou de ton entreprise, démissionne!»

Ccomp aussi relativise: «L'article est un peu exagéré. On parle d'énervement. J'ai vu la vidéo. Il dit bonjour à une personne qui ne lui répond pas. Il fait une remarque ferme, mais sans s'énerver. Il parle calmement. Personnellement, je lui donne raison. Il remet un technicien à sa place. Lorsqu'on salue une personne, il est de bonne politesse de répondre. Cela s'appelle être bien élevé. C'est une question d'éducation. Mais visiblement, l'éducation semble manquer à certains.»

Pour pouvoir continuer à vous exprimer, cliquez ici

http://www.20minutes.fr/article/240196/Media-France-3-lance-une-enquete-interne-pour-comprendre-comment-la-video-off-de-Sarkozy-a-fuite.php

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