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PROF EN CAMPAGNE

Jeudi 2 juillet 2009


http://philosophy.wisc.edu/hunt/fables.gif

Il est aujourd'hui de bon ton de critiquer les profs. Ils ont pourtant bien des talents et la plume n'en est pas un des moindres. Un professeur de Lettres vient ainsi de nous faire parvenir une petite fable que nous ne résistons pas à publier. L'inspiration est prosaïque - les conditions catastrophiques de correction du bac. Mais la rime et le style nous feraient prendre le gredin pour son maître, Jean de La Fontaine.

Avant de reproduire l'aggiornamento, situons donc le contexte. En l'an de grâce 2009, le sieur Xavier Darcos, ministre sortant ô combien fidèle de Nicolas Sarkozy, a décidé de "reconquérir" le mois de juin. Cela signifie que les cours ne s'arrêteront plus début juin - un beau gâchis pour les élèves - sous prétexte qu'il y a le bac. Les profs devront donc faire cours en même temps qu'ils corrigent le bac.

Notre auteur, Eric Négrel, prof de Lettres à la Cité scolaire internationale de Lyon, a fait ses comptes. Il a 69 copies du bac français à corriger du 23 au 30 juin. A raison de 25 minutes par copie, cela fait une trentaine d'heures

Il n'a plus de cours au lycée, mais au collège ça continue: il a 9 heures les 25, 26 et 30 juin. Auxquelles il faut ajouter deux heures et demie de surveillance d'épreuve de bac le 24 juin, et quatre heures de surveillance de brevet le 30 juin. Soit 15 heures 30 de présence dans l'établissement pendant les cinq jours réservés à la correction des copies. On arrive à un total dépassant les 45 heure 30 sans compter la préparation des cours et les trajets.

Cerise sur le gâteau: notre homme devra ensuite interroger 70 candidats à l'oral de français les 1er, 2, 3, 6 et 7 juillet. Avant la commission d'harmonisations (des notes, voire des corrections) le 9 juillet.

Le Rectorat a reçu de nombreux coups de fil, courriers et autres protestations syndicales. La
Moliere, flickr réponse est toujours la même, calquée sur l'argument-choc lancé par Xavier Darcos avant de partir au Travail: de quoi vous plaignez-vous, le tarif a été remonté à 5 euros la copie...

Eric Négrel a trouvé deux heures pour écrire sa fable. Chapeau. On sent le lettré pétri de culture classique.  "Il ne renvoie pas à une fable précise de La Fontaine, explique-t-il, le proverbe par lequel il commence ne se trouve d'ailleurs pas dans les Fables mais, avec une légère variante - "qui veut noyer son chien l'accuse de la rage" - dans la bouche de Martine, personnage des Femmes savantes de Molière (sur la photo)".


Maître Nicolas et le baccalauréat



 Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage.

L’apologue qui suit illustre cet adage.

 

Dur chasseur de Princesses, Maître Nicolas

Avait un fier chenil dit Baccalauréat.

Or ses clebs trop nombreux, bruyants et dispendieux

Lui cassaient l’oreille, lui sortaient par les yeux.

Il décida un jour de s’en débarrasser.

Mais le moyen d’agir sans risquer de passer

Pour un fieffé coquin, hystérique, imprudent ?

C’est que les partisans de la canine gent

La jugeaient race ancienne et de digne lignée.

Mons Nico eut alors l’artificieuse idée

D’accabler, rudoyer tous ces preux canidés

Pour les pousser à bout et les faire enrager.

C’est ainsi qu’ils vécurent grande aberration

Et virent étendue sans commune raison

La mission à laquelle chaque fin d’année

Les voyait dévoués. Ce n’était pas assez

D’organiser, surveiller et évaluer

Les épreuves aux jeunes chiots destinées ;

Il fallait aussi, et dans la même semaine,

Encadrer plusieurs jours (sans ménager sa peine)

La basse-cour Collège, et assurer ses cours

Et surveiller Brevet et siéger tout un jour

En Commission d’appel et corriger de nuit,

Oh, à tarif spécial ! les infinies copies.

« Voyez comme ils aboient et tirent long la langue !

Voyez comme ils sont faibles, foireux et exsangues !

À quoi bon les nourrir et les entretenir ?

De quelle infection vont-ils pas nous pourrir ?

Il vaut mieux les tuer. » Ainsi le fin matois

Exultait, tout ravi de son secret exploit.

Mais les chiens, devenus enragés pour de vrai,

Déchirèrent leur chef, sonnèrent la curée.

 

Que l’on soit maître ou grand, ou même président,

À prendre autrui pour dupe, on se casse les dents.

http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2009/07/il-est-de-bon-ton-de-critiquer-les-profs-ils-ont-pourtant-maints-talents-comme-ce-prof-d-fran%C3%A7ais-qui-vient-d%C3%A9crire-une-f.html

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Jeudi 2 juillet 2009



http://www.svmlemag.fr/files/25ansSVM-OUVERTURE.jpg


C
omment les 18-25 ans s'adaptent-ils à la crise ? Selon une étude de l'agence spécialisée Junium, publiée fin juin, ils l'ont déjà intégrée. Assez cyniques et désabusés, 54 % se disent concernés par la crise. Il s'agit à leurs yeux d'un prétexte "des politiciens pour expliquer tous les maux actuels, des banques qui en profitent de façon jugée abusive et des entreprises, pour justifier des licenciements". Voire "un leitmotiv des médias pour plaire à leur public".

Contrairement à la moyenne des Français, 64 % de ces jeunes déclarent ne rien avoir changé dans leur façon de consommer en raison de la crise. A une nuance près : les jeunes touchés par le chômage sont les plus affectés.

Dans cette génération, à 25 ans, 18 % sont au chômage, 25 % ne travaillent pas et 36 % ont un emploi précaire. Ce qui explique que 70 % des garçons et 45 % des filles vivent encore chez leurs parents.

Ces 6,5 millions de jeunes de la "génération Y" semblent décomplexés dans leur façon de consommer. Avant tout, c'est une génération "bons plans", grâce à Internet qui permet d'optimiser leurs achats ou à tout ce qui est gratuit. Au quotidien, les 18-25 ans plébiscitent les marques des hypermarchés ou le hard discount pour les achats alimentaires de base et d'hygiène. Quitte à mettre de côté 10 à 15 % de leur budget pour s'offrir un cadeau qui leur fasse plaisir.

Ils semblent délaisser les marques dans l'alimentaire, sauf Coca-Cola et Nutella. Adeptes des promotions et des soldes, ils ne sont pas dupes des mécaniques marketing des marques. Autre confirmation, les 18-25 ans achètent, mais vendent aussi beaucoup sur Internet. Ils reconnaissent l'intérêt du bio, qu'ils trouvent "trop cher", voire "louche tellement on en parle". Les produits éthiques ne sont pas non plus leur truc.

L'idée de faire des achats groupés ou des prêts à des copains les effraie, car potentiellement créatrice de conflits. Or, c'est précisément ce qu'ils veulent éviter puisque les ingrédients de leur recette du bonheur sont d'abord la famille puis les amis et enfin un bon travail, stable et intéressant.


Il n'est donc pas surprenant de retrouver en tête du classement des personnalités qui les font le plus rêver... un membre de leur famille (à 17 %), suivi par un sportif de haut niveau (12 %), un acteur de cinéma ou de télévision (10 %), un chanteur (9 %) et un de leurs copains (6 %). De façon résolument optimiste, les 300 jeunes sondés entre le 25 mai et le 3 juin se sont déclarés à 89 % "heureux" contre 10 % "plutôt malheureux" et 1 % "très malheureux". Leur objectif numéro un est "d'être heureux en famille" (à 17 %), de "fonder une famille" (à 12 %), avant même d'être "heureux en amour" (11 %).

L'avis des 18-25 ans sur certains sujets a le mérite d'être éclairant. A une question on ne peut plus basique ("c'est génial, c'est bof, c'est nul ?"), ils ont plébiscité les journaux gratuits (79 %), le développement durable (77 %), les organisations humanitaires (73 %), les enfants (73 %), l'argent (64 %), le mariage (60 %), les homosexuels (47 %). Signe des temps, les élections arrivent en dernière position (26 % de "c'est génial"), après le Smartphone (34 %), la poésie (36 %) - ce qui ne semblait pas évident -, les mères porteuses (40 %), l'Europe (41 %), Facebook ou le téléchargement illégal (tous deux à 42 %).

Les publicités qu'ils aiment doivent les étonner : faire appel à la transparence et au symbolique dans le discours, à l'humour et à la douceur dans le ton. "Le pire, c'est que des psys doivent plancher sur la psychologie adolescente pour trouver des pubs qui nous correspondent... Réfléchissez moins et ayez plus d'imagination", a ainsi suggéré Clément, l'un des sondés, à l'attention des publicitaires.

Nicole Vulser

http://abonnes.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2009/06/30/la-crise-n-a-pas-bouleverse-les-habitudes-des-18-25-ans_1213505_3238.html

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Jeudi 2 juillet 2009


www.uxbridge-consultants.fr/offres/image_inli...

Le Journal Officiel du 1er juillet publie un décret et un arrêté instituant une prime pour les enseignants procédant aux évaluations de CE1 et CM2.


Le montant est fixé à 400 euros. Mais, particularité importante, c'est l'IEN qui fixe le montant que chaque enseignant percevra pour "la totalité des opérations" d'évaluation. "
Le montant de l'indemnité allouée à chaque enseignant remplissant les conditions de l'article 1er est fixé par l'inspecteur d'académie-directeur des services départementaux de l'éducation nationale, dans la limite du taux de référence. Ce montant est déterminé sur proposition de l'inspecteur de l'éducation nationale chargé de la circonscription dans laquelle se trouve l'école, en fonction de la participation effective des enseignants à ces évaluations".

Cette façon de faire aboutit à demander aux IEN une surveillance des épreuves
. Et cela pose problème à certains inspecteurs compte tenu de la forte résistance  des enseignants à l'évaluation de CM2. Pour le Snpi Fsu, "c'est encore aux IEN de proposer une répartition à l'IA-DSDEN qui fixera le montant de l'indemnité alloué à chaque enseignant. Quid de la gestion des réalités : classes partagées, titulaires-remplaçants, évaluations mises en œuvre partiellement, ou totalement mais pas enregistrées dans l'application web ?" Le SNPI demande à ses inspecteurs de "se tenir à l'écart des procédures d'investigation afin de déterminer qui a fait quoi".


Décret

Arrêté

Communiqué Snpi
http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/07/02072009Accueil.aspx

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Jeudi 2 juillet 2009

www.facite.com/.../gite/petit-dejeuner-large.jpg

Formation : Appel à Luc Chatel - Absentéisme enseignant : un bidonnage ? - SOS EVS - Bienvenue en enfer M. Le Ministre

Appel à Luc Chatel

Le journal Libération publie ce matin dans son édition du 1er juillet, rubrique Rebonds, la version courte du texte d’un appel à Luc Chatel sur la réforme de la formation des enseignants
signé par 63 organisations (version longue ici), demandant notamment la suspension immédiate de la publication des décrets réformant le recrutement des enseignants et dénonçant la suppression des 14 000 postes de stagiaires de l’enseignement public.

Pour compléter ce texte, on pourra lire aussi la
lettre commune de l’UNSA-Éducation et du SGEN-CFDT sur le même sujet . Ceux ci ne souhaitent pas signer ce texte qu’ils trouvent trop ambigu et qui peut aussi apparaître comme une occasion pour la FSU de se dédouaner de ses votes à la CTPM. 

Quoi qu’il en soit, et au delà des considérations tactiques des uns et des autres, pour les signataires de ce texte (dont le CRAP-Cahiers Pédagogiques), le projet de réforme "aurait pour conséquences une dégradation de la formation professionnelle des enseignants, une remise en cause du rôle des IUFM, la mise en danger des recherches en didactique des disciplines, une déstabilisation des équipes de formation et de recherche... Les lauréats des concours de 2010 se verraient imposer un dispositif de formation qui ferait passer leur obligation de service à deux tiers de leur horaire, au lieu de 40 % aujourd’hui, ne laissant plus assez de temps pour une formation professionnelle sérieuse". Ils demandent donc la non publication des décrets organisant la formation des enseignants et la garantie que les moyens donnés aux IUFM soient préservés.

Absentéisme enseignant

Le Café Pédagogique sous la plume de François Jarraud publie un texte fort à propos du début de polémique sur le supposé absentéisme des enseignants. Pour le principal animateur de ce site d’information, l’annonce faite par RTL d’une étude ministérielle qui estimerait qu’un enseignant du primaire sur deux a bénéficié d’un congé maladie en 2008 ressemble à un bidonnage.

François Jarraud émet des doutes sur la fiabilité de cette enquête et rappelle qu’il existe d’autres chiffres plus fiables et qui donnent un taux d’absentéisme équivalent à 7% des heures enseignées. Ces chiffres ont servi à la Degesco (direction de l’enseignement scolaire) pour établir sa carte scolaire. Jarraud demande “Qu’attend la Dgesco pour les publier ?

Les EVS n’ont pas été reçus à l’Élysée

Nous évoquions hier (et avant-hier) le sort réservé aux Emplois Vie Scolaire (EVS) dont les contrats ne seront pas renouvelés. Sur Médiapart, Muriel Michelin, une EVS qui faisait partie de la délégation, rend compte de la manière dont s’est déroulé la délégation des organisations signataires qui s’est rendue mercredi matin à l’Elysée pour y déposer les 100 000 signatures collectées dans le cadre du lancement d’une pétition unitaire. “Il n’a pas été possible d’être reçus et entendus par une personne ayant connaissance du dossier. Nous avons pu faire enregistrer le dépôt des pétitions dans l’indifférence générale.” . Et elle ajoute “Pire que cela ! Sollicités à maintes reprises par nos organisations pour débattre des perspectives d’emploi ou de formation qui leur seraient offertes au bout de leurs trois années de contrats, le 1er ministre comme le ministre du Travail et de l’Education Nationale n’ont pas daigné nous recevoir.

Le ministre de l’Education nationale Luc Chatel a assuré mardi qu’il y aurait à la rentrée "autant d’emplois de vie scolaire" (EVS) qu’auparavant, affirmant que 18.000 contrats, qui arrivent prochainement à expiration, allaient être renouvelés. "Ces emplois sont des contrats à durée déterminée, pour des durées de trois ans, renouvelables une fois. Certains, 18.000, sont renouvelables, et ils seront renouvelés. Les 12.000 autres arrivent au terme des 2 X 3 ans, mais les postes restent présents", a-t-il dit. "Concernant les personnes, les choses étaient claires dès le début : il s’agissait bien de contrats à durée déterminée, avec une formation, avec la volonté de l’Etat de servir de tremplin", a-t-il ajouté. En revanche
aucune réponse sur les possibilités de formation des EVS en fin de contrat et des remarques très évasives sur la nécessité d’une continuité du service pour les jeunes élèves en situation de handicap. Alors que, comme le relève l’éditorial du Monde consacré à ce sujet , “les AVS ont indéniablement favorisé la nécessaire scolarisation des enfants handicapés, sur laquelle Nicolas Sarkozy avait pris des engagements. C’est au moment où ils avaient réussi à nouer une "relation particulière", comme le dit le ministre, avec ces enfants qu’ils pourraient devoir céder la place...

Gestion des ressources humaine ne rime pas avec sentiment et encore moins avec pédagogie...

Tribulations d’une copie de bac

Véronique Soulé dans Libération nous propose un reportage sur les tribulation d’une copie du bac. Elle y décrit tout le parcours depuis le moment ou le candidat Kevin a posé son stylo jusqu’au résultat final. De la commission d’entente jusqu’à la commission d’harmonisation en passant par la soixantaine de copies que doit évaluer le correcteur. Et puis le 6 juillet, veille des résultats, c’est au tour du jury de délibération de se réunir. On « désanonyme » alors les copies et on regarde alors les livrets scolaires. Le jury va alors examiner chaque cas et se pencher plus spécialement sur tous les cas tangents, essentiellement les candidats dont la moyenne générale frôle le 10 - donnant le bac sans l’oral - ou des mentions. C’est là que le livret scolaire et les avis donnés par le conseil de classe peuvent jouer un rôle dans la décision de relever ou non certaines notes.

Bienvenue en enfer

C’est le titre très provocateur de l’Express en forme d’adresse à Luc Chatel . Le magazine qualifie le ministère de l’éducation nationale de “portefeuille le plus redoutable du gouvernement” et de poste où “l’on récolte plus de coups que de gloire”. C’est un des plus lourds aussi avec 1,1 millions de personnels à gérer.

"C’est l’un des portefeuilles les plus difficiles, parce qu’il y a 60 millions de ministres de l’Education en France, mais c’est aussi l’un des plus beaux. Et puis François Fillon m’a dit : "On en sort vivant, regarde-moi !"",
confie à L’Express Luc Chatel, en poste depuis le 23 juin. Cinq ministres : Jean-Pierre Chevènement, Jack Lang, Luc Ferry, Gilles de Robien et Xavier Darcos, ont accepté de raconter leurs souvenirs. François Bayrou et Lionel Jospin ont refusé de répondre. Claude Allègre s’est contenté d’un : "Jamais plus je ne voudrai être ministre de l’Education nationale. J’ai gagné mon paradis une fois, je ne tenterai pas ma chance une seconde fois.".

La lecture des commentaires de certains des ministres interrogés montrent qu’Allègre n’est pas le seul à manier l’ironie et l’amertume voire l’insulte...

Bonne Lecture...

La suite http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=4578

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Mercredi 1 juillet 2009


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Mercredi 1 juillet 2009


200 applications en même temps...
www.mac4ever.com/images/images_actu/42282_273...

par Giorgione •

Deux amis s’expliquent; l’un essaie de faire comprendre à l’autre son attitude à l’égard d’un tiers: «C’est vrai qu’il a des aspects pénibles, il est un peu lèche bottes. En même temps, c’est un vrai bosseur…»

Cet emploi de «en même temps», qu’on entend fréquemment, a ceci d’intéressant qu’il repose sur un jeu où entrent à la fois le temps et le mode d’opposition.

Si on prend «en même temps» au sens propre, la locution adverbiale exprime la simultanéité ou la concomitance. Un même moment voit apparaître deux phénomènes: ou bien indépendants l’un de l’autre (c’est le hasard d’une rencontre, par exemple La Passante de Baudelaire), ou bien liés l’un à l’autre de manière plus ou moins resserrée (arrivée de deux personnes dans leur lieu de travail selon les horaires d’ouverture ou qui se sont donné un rendez-vous, des amoureux ou des hommes d’affaires).

Employée comme nous l’entendons, la locution bifurque un peu: elle exprime plutôt une succession. On dit d’abord qu’il est lèche bottes PUIS on dit qu’il est un bourreau de travail. C’est que cohabitent en même temps dans l’esprit de celui qui parle deux idées (ou sentiments ou opinions ou faits, etc.); mais il ne peut, en aucune manière, les dire en même temps: on ne peut en effet dire qu’une seule chose à la fois.

Et cette succession, «en même temps» la corrige, l’estompe voir l’annule. L’ordre de l’énonciation qui est obligatoirement successif est énoncé comme simultané.

Mais, dans notre exemple, X a deux facettes de personnalité et de comportement qui s’opposent: l’une est désagréable et dévalorisante (antipathie), l’autre plus engageante et positive (sympathie). X, c’est Janus bifrons ou l’ambivalence. Face à cette ambivalence, celui qui emploie notre locution ne choisit pas: il dit un partage, une indécision. S’il employait «mais» ou «cependant»- qui exprime lui aussi et la simultanéité et l’opposition-, il soulignerait davantage et, par là, jugerait, pèserait, comme on dit, le «pour et le contre».

A une époque où domine l’injonction de «positiver», où les avis tranchés passent pour être exagérément agressifs ou intolérants ou arrogants ou dogmatiques, il ne faut pas s’étonner d’entendre très souvent «en même temps». Il est bien révélateur de cette volonté d’être soft en tout domaine au point de nous faire passer pour des indécis, incapables de faire un tri et de le dire franchement, sans ambages.

On ne tranche plus, on juxtapose. «En même temps» est une cote mal taillée, un faute de mieux: c’est un «mais» qui reste mou, un «cependant» qui n’ose pas: c’est, en termes barthiens, une expression très fade.

http://philosophie.blogs.liberation.fr/noudelmann/2009/06/en-m%C3%AAme-temps-une-expression-diss%C3%A9qu%C3%A9e.html

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Mercredi 1 juillet 2009

http://bibliobsession.free.fr/share/vie-privee.jpg

Rebelles, absents mais pas notés...

Les désobéisseurs dans la ligne de mire de leur ministère de tutelle ! Erwan
Redon, professeur des écoles à Marseille, et Alain Réfalo, à Colomiers, dans la banlieue toulousaine, sont convoqués, respectivement le 7 et le 9 juillet devant la commission administrative paritaire de leurs départements respectifs. Ils risquent la révocation. Le blog d'Alain Réfalo en donne les raisons. Ces enseignants font partie des 2 807 professeurs du primaire qui refusent d'appliquer les deux heures de soutien scolaire personnalisé. Leur collègue Bastien Cazals, également très impliqué dans le mouvement, s'est vu intimer l'ordre de ne plus s'exprimer publiquement. C'est lui qui convoque son administration de tutelle devant le tribunal administratif de Montpellier, le 6 juillet : il a découvert l'existence d'un texte de loi limitant à six heures la journée d'étude des élèves. Avec l'aide personnalisée, et dans le cadre de la semaine de quatre jours, la durée légale est dépassée. Il demande donc l'annulation du dispositif.

45 % des professeurs des écoles ont posé au moins un congé maladie durant l'année scolaire 2007-2008, soit un chiffre deux fois supérieur à celui des salariés du secteur privé. C'est le résultat d'une enquête révélée par
RTL lundi 29 juin. Sur son blog, SOS éducation fait état de la réaction du ministre, plus soucieux de botter en touche que de se griller auprès des enseignants dès ses premiers pas médiatiques : "je refuse la stigmatisation par principe d'une profession". A l'inverse, une enseignante de 5e, sur son blog, refuse pour sa classe l'idée d'un absentéisme des enseignants, elle-même ne se trouvant qu'une demi-journée d'absence en raison d'importantes chutes de neige. L'Etat, en tout cas, lit-on sur un blog de droit administratif, a déjà été condamné pour n'avoir pas pu, en raison d'absentéisme répété, assurer la continuité des cours.

En Allemagne, les élèves pourront continuer à noter les enseignants sur leur
site spécifique. La Cour fédérale de justice a rejeté la plainte d'une enseignante qui voyait une atteinte à sa vie privée dans les mauvaises notes dont elle était l'objet. Il y a un an, Note2be avait défrayé la chronique et connu un grand succès de lancement. Saisi par les syndicats enseignants, le juge des référés avait très vite fermé le site. La CNIL avait également émis un avis défavorable à son existence. Le genre fait florès dans les pays anglo-saxons. Le site ratemyteachers essaime au Canada, au Royaume-Uni, en Nouvelle-Zélande, en Australie. A côté des notes, on peut lire des appréciations peu nuancées sur les professeurs : les « very boring » ("très ennuyeux"), voisinent avec les « awesome » ("magnifique").

Ressources pédagogiques
 Le site histoire-image, élaboré par des membres de la Réunion des musées nationaux et la direction des musées de France, relate l'histoire de France de 1789 à 1939 à travers une très riche iconographie, resituée dans le champ de l'histoire et celui de l'histoire de l'art.

La  constitution de la Ve république atteint l'âge remarquable de 51 ans. Cela vaut bien une banque de ressources avec documents, exercices et corrigés. A l'attention des classes d'histoire et d'ECJS de terminale.

Un portail comme un défi : Pascal Godard, professeur de technologie en Seine-Saint-Denis, propose des ressources pédagogiques classées par discipline, de la maternelle au lycée.
Humeur
Pour l'AFEV (Association de la fondation étudiante pour la ville), il y a urgence : chaque année 150 000 élèves quittent le système scolaire sans diplôme. Pour lutter contre le fléau, elle a institué une journée du refus de l'échec scolaire. La deuxième édition se tiendra mercredi 23 septembre. Qelles solutions pour prévenir la rupture entre l'école primaire et le collège ? Comment expliquer l'incompréhension face aux enseignements et les angoisses scolaires ? sont quelques unes des questions qui y seront débattues. L'objectif : trouver de nouvelles dynamiques au service des politiques publiques d'éducation.

Lettre réalisée par du "Monde éducation". Contact : lalettre.education@lemonde.fr.

Le chiffre
2 à 8
euros
C'est l'augmentation des droits d'inscription universitaires à la rentrée 2009-2010, soit en moyenne 1,2 % pour les étudiants en licence et  2,2 % pour ceux en master et en doctorat. En 2008, ils avaient augmenté de 2,5 % en licence et de 5 % en master et en doctorat.

La citation
« La concertation est terminée. La mastérisation est une réforme qui va se faire, car elle est nécessaire... »

Luc Chatel, lundi 29 juin, à propos de la très controversée réforme de la formation des enseignants.
 
Agenda
Du 1er au 3 juillet
Colloque "L'école maternelle l'école de tous les langages", organisé par l'Association générale des enseignants des écoles et classes maternelles publiques (AGEEM), à Hyères-les-Palmiers (Var).
Du 1er au 4 juillet
13e Symposium international des musées de l'éducation et des collections de patrimoine scolaire, organisé par l'INRP, à Rouen
Du 4 au 6 juillet
Journées d'études intitulées « Pour que la maternelle fasse école », organisées par le Groupe français d'éducation nouvelle (GFEN), à Besançon
Du 18 au 24 aoùt
Rencontres 2009 du CRAP-Cahiers pédagogiques, "Enseigner, un métier à réinventer, à Boutx-Le-Mourtis (Haute-Garonne).
Courriel : crap@cahiers-pédagogiques.com


Sur le monde.fr
Les 30 000 emplois vie scolaire non renouvelés, "un véritable gâchis !" 

Des internautes du Monde.fr, qu'ils aient bénéricié d'un emploi vie scolaire ou qu'ils soient enseignants, témoignent majoritairement de leur écœurement devant la suppression de 30 000 emplois vie scolaire, estimant que leur rôle est fondamental auprès des élèves.
A lire aussi :

www.lalettredeleducation.fr

Les jeux vidéo sont de plus en plus utilisés en support des enseignements scolaires. En pointe, le Royaume-Uni, les pays nordiques, l'Italie. La France s'y met lentement. Entretien avec Guy Menant, coordonnateur pour la France du rapport d'European Schoolnet sur le sujet.
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Mercredi 1 juillet 2009

Les violences se multiplient. Le gouvernement accroît la mobilisation contre les bandes.
 

 

Dans un chat sur le Monde.fr, Pierre-Cyrille Hautcœur, professeur à l'Ecole d'économie de Paris, regrette "l'effet de manche politique" du gouvernement.


Avec la prime à la casse, le nombre de véhicules supplémentaires vendus en 2009 est plus important que prévu. Un signe pas forcément positif, selon Yann Lacroix, conseiller sectoriel chez un spécialiste du secteur automobile.

Le secrétaire d'Etat à la coopération revient sur ses premières déclarations : le signal provenait "vraisemblablement" de simples balises de détresse.


La commission Images de la diversité déplore le manque d'efforts des chaînes.


ET AUSSI


Cliquez ici !

 

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Mercredi 1 juillet 2009

http://argoul.blog.lemonde.fr/files/2007/06/nicolas-sarkozy-souriant.1181635266.jpg

Voici le début du tout dernier communiqué du site
http://www.darcos-demission.org/ pour commenter le départ de Xavier darcos et l'arrivée de Luc Chatel.

Sa diffusion et son utilisation sont libres (je parle du communiqué, pas de Luc Chatel).

Bel été à toutes et tous même si notre administation joue les prolongations (convocations de E. Redon, B. Cazals, A. Refalo début juillet).
 
On en a rêvé : Sarkozy l'a fait !

C'est fait : Xavier Darcos n'est plus ministre de l'Education nationale. Les commentaires sont unanimes pour attester d'un soulagement général et de la nécessité d'ouvrir une nouvelle ère où le dialogue devra reprendre  sa place légitime. Si l'on ne peut que se réjouir de ce constat, rappelons qu'avant qu'il soit de mode, nous étions 17.000 en décembre à le revendiquer avant le torpillage de notre première pétition et encore près de 10.000 depuis à réclamer un changement à la tête du ministère, à une époque où la brutalité des sanctions invite pourtant les enseignants à la discrétion et au repli.

Un bémol tout de même dans ce concert de réjouissances. Si les rumeurs ont fait courir bien des noms de candidats (N. Morano, B. Apparu, R. Descoings, N. Kosciusko-Morizet, F. Baroin, J-L. Borloo !), le poste revient finalement à Luc Chatel, un ancien DRH de l'Oréal, connu pour ses conceptions ultra-libérales et son peu d'intérêt pour les questions éducatives. on notera qu'il a prévu d'occuper son temps libre en assurant également la fonction de porte-parole du gouvernement, situation qui augure mal des possibilités de discussion.

« Ensemble, tout devient possible ! » disait le candidat Sarkozy et « Quand on veut, on peut ! », a prétendu l'UMP pour la campagne des européennes. S'il le veut, M. Chatel peut donc faire la preuve de sa capacité à "manager" en revenant  sur :

- les
16 000 suppressions d'emplois courageusement annoncées par Xavier Darcos le jour même de son départ) et la suppression des RASED, quand l'aide personnalisée a déjà montré ses limites ;

- les évaluations nationales CE1, CM2 si peu au service des élèves ;

- le projet expérimental de jardins d'éveils et autres menaces sur la maternelle ;

- les poursuites et sanctions qui frappent nombre de nos collègues (Erwan Redon, Alain Refalo, Bastien Cazals, quatre collègues de Vendée des écoles d'Aizenay et de Challans) et les autres « désobéisseurs ».

Devant ces urgences, et encore faudrait-il parler des nouveaux programmes, des rythmes scolaires ou de la formation des maîtres, nous resterons attentifs, vigilants et mobilisés même si nous doutons qu'un nouveau ministre soit synonyme d'une nouvelle politique. Mais puisque c'est sur les actes que sera jugé Monsieur Chatel, donnons-lui le temps qui convient pour montrer de quoi il est capable, en espérant ne pas avoir à lancer à l'avenir une pétition luc.chatel.demission.org !

Sylvain Grandserre

Porte-parole de l'appel des 100 maîtres

(Salut Sylvain!! Bonnes vacances à toi et rendez-vous sur RMC... Christophe)

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Mercredi 1 juillet 2009

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Les collégiens passent le Brevet - le médiateur et les examens- Les EVS : quel gâchis ! -

Les collégiens passent le Brevet

Libération comme beaucoup d’autres journaux nous rappelle que ce mardi 30 juin, 778.000 collégiens passaient le brevet. Le matin était consacré à l’épreuve de français et l’après-midi à l’histoire-géographie-éducation civique. Mercredi aura lieu l’épreuve de mathématiques. Rappelons que le brevet est accordé sur la base des trois examens écrits mais aussi du contrôle continu.

Pour l’avenir, le ministère de l’Education nationale envisage une réforme du brevet. Après avoir proposé un changement assez radical, rejeté par certains syndicats, le ministère a présenté dans son dernier projet une réforme plus limitée et pour tout dire assez décevante : aux actuelles épreuves écrites de français, mathématiques et histoire-géographie s’ajouterait une épreuve orale en histoire des arts mais pas d’oral de langue vivante...

Le Médiateur et les examens

Ouest France revient dans son édition de mardi sur le rapport du médiateur de l’éducation nationale. Publié lundi, le rapport annuel du médiateur de l’Éducation nationale, Bernard Thomas, met en cause une administration rigide, qui peut priver un jeune de diplôme pour une erreur de formulaire.
Quelques exemples. Un lycéen redouble sa terminale. Mais, il omet de cocher sur sa feuille d’inscription au bac la case qui lui permet de conserver les notes obtenues aux épreuves anticipées de français, en première. La conscience tranquille, il fait l’impasse sur le français. Et il rate son bac.

Inscrit à l’examen du BTS, en mai, un candidat doit plancher sur une épreuve d’espagnol... alors qu’il n’a jamais appris la langue. Là encore, il n’avait pas coché la bonne case. Il se précipite au service des examens, mais celui-ci ne veut rien entendre : le logiciel interdit une modification de l’inscription.

Le médiateur déplore cet excès de formalisme qui, au final, est très coûteux car il oblige pour des erreurs mineures à prendre en charge une nouvelle année de formation. e médiateur de l’Éducation nationale demande une plus grande souplesse dans l’application des textes. Pour éviter les erreurs de report de notes, il propose que les candidats puissent consulter leurs copies et appréciations. Il suggère enfin de retarder le début des épreuves, pour tous, en cas de problèmes de transport. Le médiateur a désormais la possibilité d’améliorer le système : le nouveau ministre, Luc Chatel, vient de le prendre comme conseiller.

EVS en danger

Comme nous le rappelions hier, ce sont près de 5.000 auxiliaires de vie, s’occupant d’enfants porteurs de handicap à l’école qui arrivent en fin de contrat cette année. Ils seront remplacés par des nouveaux, sans expérience, ni formation. « C’est vraiment dommage... D’abord pour ces collègues expérimentés qui aiment leur boulot et qui vont se retrouver au chômage. Mais c’est triste aussi pour tous ces enfants qui vont devoir s’habituer à un nouvel accompagnant pas forcément formé », regrette Véronique Boyrie, secrétaire générale de l’association des accompagnants de vie scolaire, l’Unaïsse, interrogée par Libération .

Le président de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon (PS) va plus loin dans la dénonciation. Il a qualifié lundi de "plus grand plan social de la crise" la suppression de 30.000 postes d’auxiliaires et d’emplois de vie scolaire (AVS et EVS). Il ajoute que le gouvernement fait subir une "double peine" à ces personnels qui, "après avoir attendu en vain la professionnalisation et la pérennisation de ces emplois", "se voient aujourd’hui offrir comme seule issue le chômage". M. Huchon "demande que ces personnels puissent poursuivre leur mission, seule solution humaine, tant vis-à-vis des enfants qu’ils accompagnent que des agents concernés". Par ailleurs, une délégation syndicale a remis mardi à 11H00 à l’Elysée une pétition signée par 100.000 personnes demandant le prolongement des contrats de ces EVS. On pourra lire sur Médiapart, le blog de Muriel, une de ces EVS qui écrit un billet bien émouvant. De même dans Le Monde.fr on pourra lire des témoignages emplois vie scolaire ou enseignants, qui disent leur écœurement devant la suppression de 30 000 emplois vie scolaire, estimant que leur rôle est fondamental auprès des élèves. Le titre à lui seul résume bien le sentiment général : “Quel gâchis !

Bonne Lecture...

La suite http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=4577

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