L’introduction, dans les concours 2011 de recrutement des enseignants, d’une épreuve orale d’une vingtaine de minutes (comptant pour 4 points sur 20 dans l’oral de l’agrégation et 6 points sur 20 dans celui du Capes) destinée à évaluer la compétence « Agir en fonctionnaire de l’Etat de manière éthique et responsable » continue à soulever des protestations parmi les universitaires. Il semble toutefois que le dossier évolue et que le gouvernement cherche aujourd’hui à arrondir les angles.
La menace, exprimée publiquement, de démission de membres du jury de l’agrégation de philosophie, accompagnée de prises de position dans les médias (un compte rendu de la situation dans mon article du Monde du 3 juin, une double page comportant une « tribune » dans Libération du 16 juin…), a-t-elle été prise en compte par le ministère de l’éducation ? Ou bien sont-ce au contraire les démarches discrètes multipliées à tous les niveaux depuis six mois par le président du jury, Denis Kambouchner, qui ont fait leurs preuves ?
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La pétition « non au contrôle de moralité des futurs enseignants », lancée par les universitaires hostiles à cette épreuve continue de circuler
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