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Etudiant, moins d’argent. Le coût du logement universitaire augmentera à la rentrée prochaine. Mercredi dernier, lors de la première réunion du conseil d’administration du conseil régional des
œuvres universitaires et sociales (Crous), une hausse du loyer étudiant a été adoptée. Concrètement, tous les étudiants logés sur le campus universitaire devront, à la rentrée prochaine de
septembre, sortir deux à trois euros supplémentaires pour leur chambre - au confort monacal. Une hausse annuelle minime au regard de celle infligée aux autres types de logement, conformément aux
exigences de l’indice Insee. En septembre, pour une chambre de la cité Hyppolyte Foucque, le loyer sera désormais de 110 euros et pour les ressortissants de la cité internationale, il passera à
136 euros. “Nous ne sommes pas soumis à la législation des baux d’habitation, indique Pierre-Olivier Semper, directeur des ressources humaines du Crous. Nous avons une augmentation des dépenses
de fonctionnement, de l’eau, de l’électricité, du coût de la main-d’œuvre et de celui des produits d’entretien.” Le tout nouveau vice-président (Unef) représentant les étudiants au sein du Crous,
Gilles Leperlier, confirme : “Des fenêtres ont été changées dans la cité Foucque, de nouvelles machines à laver et des réfrigérateurs vont prochainement être acquis. Il y aura aussi des
travaux pour rénover le carrelage et les peintures…”
L’HÉBERGEMENT SERA AMÉLIORÉ
Bref, la hausse du loyer est justifiée par la nécessité. Enfin pas pour tout le monde. “L’an dernier, rappelle Dimitri Hoarau (ancien représentant de l’Uni au Crous), nous avions voté
contre cette augmentation. Je pensais que mes successeurs iraient dans ce sens. Pour moi, une abstention c’est un soutien massif.” En effet, le jour du vote, les quatre membres de l’Unef (gauche
universitaire) et les deux membres de l’Uni (droite universitaire) se sont abstenus. Et le dernier représentant des étudiants au conseil d’administration du Crous, Paolo Aupiais (Ader), a voté
contre. Pour Gilles Leperlier, l’abstention était justifiée : “Nous avons demandé que cette hausse soit suivie d’une amélioration des conditions d’hébergement pour les étudiants.” Dans le
même temps, souligne-t-il, les bourses aux étudiants ont également augmenté dans des proportions supérieures (entre 5 et 10 € par mois). Dans les semaines à venir, une nouvelle hausse devrait
être adoptée par le conseil national (Cnous). Cette fois, il s’agira d’aligner davantage de monnaie pour manger. Le ticket du restaurant universitaire devrait passer à 2,85 euros, c’est-à-dire 5
centimes de plus qu’aujourd’hui, soit un euro supplémentaire à sortir chaque mois
Y.G.
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