
Combattre et proposer
1 - Combattre la mainmise du clan Sarkozy sur la France 2
La vraie nature du sarkozysme : de la rupture à la déchirure 3
Le capitalisme perd la tête 4
Non, la gauche n’est pas conservatrice ! 5
Une autre politique est possible, vite ! 6
2 - Faire du socialisme une force neuve dans le siècle 8
Une lucidité radicale 8
Un grand parti porteur d’espoir 9
De nouvelles formes de militantisme 10
Le respect des militants 11
Fédérer la gauche et attirer les démocrates 12
3 - Mettre l’économie au service de l’humain 14
Rééquilibrer le rapport de force entre le capital et le travail 14
Agir vraiment contre la vie chère 15
Faire enfin la révolution fiscale 16
Oui à l’innovation des PME, non à la rente du CAC 18
Un nouveau regard sur l’immigration 19
4 - Bâtir un État préventif qui attaque les inégalités à la racine 21
L’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation 21
Le droit des travailleurs à être bien formés, des entreprises compétitives 22
Bien vivre dans l’après-pétrole 24
Lutter très tôt contre la violence 26
5 - Repenser sans tabou la sécurité sociale pour la sauver 28
Faire de chacun l’acteur de sa santé 28
Bâtir un système de retraite transparent, universel et personnalisé 30
6 - Reconnaître la France métissée comme une chance 33
La jeunesse n’est pas un problème mais une partie de la solution 33
Lutter contre les discriminations envers les quartiers populaires 34
La laïcité, garante de la République 35
7 - Oser enfin la démocratie « jusqu'au bout » 36
Faire confiance aux élus locaux 36
Moderniser le Parlement 37
Encourager la démocratie participative 38
Garantir la liberté de la presse 38
Porter haut l’exigence de justice et des Droits de l’homme 39
La démocratie au secours de l’Europe 41
Pour un ordre mondial juste:des institutions internationales à la hauteur de leurs missions 4
1 - COMBATTRE LA MAINMISE DU CLAN SARKOZY SUR LA FRANCE
Chers amis, chers camarades,
La France va mal. Elle a besoin de nous. Elle nous attend. Elle nous appelle, elle nous cherche. Mais elle ne nous trouve pas, elle ne nous reconnaît pas, elle ne nous comprend pas. « Où êtes-vous ? », nous crie-t-elle. Que veut le plus grand parti de gauche ? Cette attente est un défi, une chance à saisir pour être à la hauteur. Ne soyons pas les spectateurs du film catastrophe qui se déroule devant nos yeux, pire que celui que nous redoutions car bien plus rapide et bien plus cynique que nous l’avions imaginé. Jamais le moral des Français n’a été aussi bas, comme si nous étions tétanisés par l’implacable travail de sape entrepris par le pouvoir actuel contre notre modèle social. Non, nous militants socialistes nous n’acceptons pas cela ! Un parti qui se bat pour les citoyens, avec les citoyens, voilà ce que nous voulons, tout de suite, car nous avons une responsabilité immédiate, immense, incontournable, celle que nous ont confiée nos électeurs : proposer une véritable alternative politique et sociale.
Une vision du monde.
Car de quoi s'agit-il d'autre après tout que d'avoir une vision d'un monde meilleur et d'unir tous les courages, toutes les intelligences, tous les savoirs et toutes les bonnes volontés pour le construire? Lorsque, enfin, se dessinera clairement cette alternative, alors les mouvements sociaux reprendront courage et vigueur, et pèseront d’autant plus contre ce système qui aujourd'hui se met en place sans rencontrer de résistance. Nous avons tant attendu ce congrès. Réussissons-le. Les Français veulent que les idées s'assument franchement, mais que les personnes se respectent. C'est donc pour eux que le congrès de Reims doit être le premier acte de la reconquête idéologique, puis politique, puis électorale.
Un parti du socialisme d’aujourd’hui, voilà ce que nous voulons construire. Il s'agit d'une renaissance. Oui, d'une renaissance. C'est toute la gauche qui a besoin de renaître, et cela dépend de vous. De vous seuls. C’est vous, militants, qui, en novembre prochain, aurez la responsabilité de décider de son avenir. Lourde responsabilité, car décidant de l'avenir du plus grand Parti de gauche, vous choisirez l'avenir de la gauche, et donc de la France et donc de l'Europe. Car après 2008, avant la grande échéance de 2012, chaque année, 2009, 2010, 2011, chaque année il y aura une élection.
La vraie nature du sarkozysme : de la rupture à la déchirure
Il avait promis la rupture. La France subit une déchirure. La France de 2008 a le visage des ouvriers de Gandrange à qui le Président de la République a promis monts et merveilles. Elle a le visage des caissières qui ne veulent pas faire des heures supplémentaires, mais qui aimeraient simplement obtenir leur part des profits faramineux de la grande distribution. Elle a le visage des enfants dont les parents sont arrêtés à la sortie des écoles, pour être expulsés, après avoir été entassés dans des conditions inhumaines.
Les salaires stagnent, les prix montent, tandis que l'ascenseur social, lui, descend au sous-sol, comme le dit Djamel Debbouze. Catégories populaires et moyennes, toutes sont logées à la même enseigne : chacun sait qu’il peut désormais devenir travailleur pauvre ! On veut des augmentations de salaires ? Quelque uns feront des heures supplémentaires à n’en plus finir, éventuellement les mieux lotis auront droit à un peu d'intéressement. Les salariés voient leur pouvoir d’achat sérieusement entamé par une inflation favorable à la grande distribution et un carburant exorbitant. Étrange paradoxe d’une mondialisation où faire trente kilomètres devient unproblème pour des millions de famille. On aura d’un côté les puissants dans les Falcone et pour les autres la France des voitures au garage. Pendant ce temps-là, les patrons du Cac 40 voient leurs revenus augmenter de 58% pour la seule année 2007. Le capitalisme des rentiers se porte à merveille tandis que pour les PME toutes les portes sont verrouillées. Lorsque le 8 janvier 2008, sans aucune vergogne, Nicolas Sarkozy se justifie en proclamant que les caisses sont vides, sans admettre qu’il est responsable, on voit bien qu’il a fait un choix, jamais encore avoué, mais inscrit dès ses débuts dans l’adoption du paquet fiscal. Démantèlement de l’État, qu'on veut démettre de ses plus fondamentales missions de service public, démantèlement de la Sécurité sociale, du droit à la retraite, de la durée légale du travail, du Code du Travail, de l’Éducation, des médias et de l’audiovisuel public, de la justice, de la laïcité, abandon des banlieues… Tout y passe !
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