
Il faut cesser d’alimenter le cercle vicieux consistant à laisser se développer des emplois peu qualifiés (160 000 jeunes sortent tous les ans de leur parcours scolaire sans diplôme ou
qualification) ou du temps partiel (18 % des emplois salariés) et à devoir ensuite consacrer des dépenses publiques énormes pour compenser, prendre en charge via des allégements de cotisations
sociales, la PPE (Prime pour l’emploi), le RSA (Revenu de solidarité active). Il faut investir sur la ressource humaine plutôt que réparer. Nous devrions raisonner comme les pays nordiques, qui
investissent dans la qualification, la formation et la qualité du travail tout au long du cycle de vie. Dès les premières années, ces pays développent des modes de garde de qualité qui permettent
aux enfants de progresser sur un pied d’égalité. Il faut ensuite privilégier des classes de petite taille qui mettent tout en œuvre pour faire réussir tous les enfants. Enfin, il faudrait
investir tout au long de la vie dans la formation (un quart de la main-d’œuvre nordique était en formation dans le dernier mois contre 7 % en France) c’est la seule manière d’être moins
accessible à la concurrence des pays à bas coûts. Par ailleurs, en améliorant les conditions de travail, on peut faire travailler les seniors plus longtemps. Cet ensemble de mesures permettrait
de nourrir la qualité de l’emploi : c’est-à-dire un travail décent, à savoir un travail avec un salaire qui permet de vivre sans le soutien permanent de l’Etat, qui permet de conserver la santé
et présente des garanties de sécurité, et qui permet de concilier vie professionnelle et vie familiale.
http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=233