
Le Prince de Machiavel...
24 juillet...
XI- Si Desproges était vivant...
- Et si Sarkozy était Machiavel...
Relisant très en détail les textes complets (et non les résumés offerts par la presse écrite) de la réforme des institutions, on ne peut que constater le renforcement incontestable des pouvoirs du Parlement.
Mais forcément aussi celui du Sénat.
Un pouvoir qui pourrait être très gênant en cas de retour de la gauche au pouvoir...
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- Le bide...
François Fillon l'avait promis, juré. Sa réforme sur les retraites, en 2003, augmenterait l'âge de départ à la retraite.
Or c'est l'inverse qui se produit ! La Caisse Nationale d'Assurance-Vieillesse (CNAV) publie un bilan qui montre que l'âge moyen a même baissé entre 2003 et 2006 pour passer de 61,4 à 60,7 ans. Pour la CNAV, les mesures incitant à travailler plus longtemps (surcote, assouplissement de la retraite progressive) n'ont rencontré aucun succès, alors que les dispositifs destinés à partir plus tôt ont été fortement sollicités (rachat des années d'études ou retraite anticipée pour les carrières longues).
Comme quoi les réformes annoncées comme des miracles n'aboutissent pas toujours aux terres promises...
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- Silence assourdissant... de Jacques Chirac au sujet de la Réforme des institutions.
Devoir de réserve ? Ou réserve prudente ?
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- Ah si Desproges...
Il aurait eu matière à dire et à rire... J'ai retrouvé son almanach dans mon grenier à trésors
Morceaux choisis ? Allez !
*« Si vous avez les seins qui tombent, faites-vous refaire le nez... Ca détourne l'attention ! »
*« Le 1er janvier 1983, quatre-vingt-huit radios libres ont été autorisées à émettre sur 22 fréquences de la bande FM à Paris et en banlieue. Six ans plus tard, plusieurs milliers de radios locales engluent la potentialité auriculaire hexagonale d'une inextinguible diarrhée cacophonique où un crétinisme musical incurable d'obédience préquaternaire le dispute à l'incompétence microphonique verbale la plus jovialement triomphante pour former cet incomparable torche-oreilles médiatique qui constitue la merdulation de fréquence ».
*« Le langage des fleurs :
Anémone : Persévérons dans notre amour
Volubilis : Gardons notre pudeur
Chrysanthème : Restons-en là
Violette : Cachons notre idylle
Gentiane : Sachons souffrir un peu
Lilas : Changeons à Châtelet
*Si la gauche-caviar est exécrable, la droite-oeufs de lump est franchement dégueulasse !
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- N'oublions pas...
Le Sarkozy :
*du karcher
*du discours de Dakar
*de l'instituteur comparé au prêtre
*d'Hortefeux et de ses quotas
*des services publics démantelés petit-à-petit
*de commémorations diverses et variées, aussi inutiles que ridicules, mais politiquement savamment récupérées
*de l'Histoire revisitée
*d'une éducation rétrograde
*d'une Université « autonome » qui n''est dans les faits qu'un désengagement de l'Etat pour des raisons budgétaires
*d'une culture au rabais
*de médias « grand-public » aux ordres
*de l'affaire Tapie
*du fichier « edvige » et autres outils aux doux prénoms féminins...
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« Parlons d'école »
- Service minimum ?...
Monsieur Darcos, Ministre de l'Education Nationale, est très fier de la mise en place d'un « service minimum » les jours de grève à l'école primaire. L'adoption définitive a été actée le 23 juillet.
Mais de qui se moque-t-on ?
En Français, les mots ont un sens. Le « service minimum », le vrai, est un service IDENTIQUE mais à minima, proposé aux usagers. C'est le cas par exemple à la SNCF ou à la RATP.
Ce que propose le Ministère de l'Education Nationale n'a rien à voir avec ça. Il s'agit d'un service de garderie avec un encadrement constitué de personnels municipaux non formés.
Or, jusqu'à aujourd'hui, TOUS les enfants, sauf dans les cas rarissimes d'établissements scolaires dont 100% des personnels suivaient le mot d'ordre de grève, étaient accueillis par les enseignants non-grévistes. C'est un non-sens d'affirmer que les parents sont « pris en otages » par les grévistes, grévistes que le Ministère de l'Education Nationale annoncent d'ailleurs à chaque mouvement comme étant très peu nombreux. Il faudrait savoir...
Hélas, des radios comme RMC, très écoutée l'été, en particulier entre 11h et 13h avec l'émission « Les Grandes Gueules », relaient en permanence ces mensonges (et bien d'autres !) par l'intermédiaire d'une Sophie de Menthon dont les propos sont à l'information ce que le marteau-piqueur est au silence :
Une pollution sonore !
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- Libération titre mal...
Dans sa livraison du 24 juillet, Libération, quotidien de plus en plus néolibéral, titre en page une :
« Crédit Lyonnais : comment Tapie a gagné »
J'aurais préféré lire :
« Affaire Tapie : comment les contribuables ont perdu »
En fait et paradoxalement, c'est Bernard Tapie qui pose les seules questions qui vaillent (en page 5) :
« Quelqu'un peut-il imaginer le Président de la République influencer ces trois personnalités (Mazeaud/Bredin/Estoup) qui ont démontré pendant toute leur carrière une vraie indépendance d'esprit ? Et pourquoi aurait-il fait cela ? Parce que j'ai déclaré que je voterai pour lui contre Royal à l'élection présidentielle ? Ca ne tient pas debout une seconde ! »
Mais si Bernard, justement ! Ca tient parfaitement debout !
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- Nos chaînes de la Télévision d'Etat toujours aussi discrètes...
Alors que Marianne, Le Monde, le Nouvel Obs et Libération ont consacré des articles importants à l'affaire Tapie, la télévision française, nouvelle « voix de la France », s'est tu et se tait...
Pour le moment...
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- Une paradoxale révision constitutionnelle...
C'est donc l'hyperactif (mais peu efficace) Président Sarkozy (appellation plus justifiée que celle d' « hyper Président ») qui attachera son nom à la 26ème révision constitutionnelle de la Vème République. Paradoxe puisqu'elle tend à rééquilibrer les pouvoirs, quelles qu'en soient ses imperfections. Paradoxe aussi que de voir le Parti Socialiste s'arc-bouter contre cette réforme au seul motif, quoi qu'il en dise, qu'elle est proposée par Nicolas Sarkozy. Paradoxe enfin de voir Jack Lang ne pas respecter la décision collégiale du PS (quoi qu'on pense de cette décision), lui qui fut si prompt avec d'autres pour rappeler à une certaine Ségolène Royal qu'elle devait « jouer collectif »...
La France est et restera dirigée par un Président de la République dont l'exercice du pouvoir est plus proche de celui de Napoléon Bonaparte que de ses récents prédécesseurs. Il gouverne en s'occupant de tout, entouré d'une petite cour de fidèles relayés par les quelques Ministres en qui il a confiance. Une confiance toute relative puisque dépendante de la soumission de ces mêmes Ministres. Exercice du pouvoir proche également de celui d'un chef d'entreprise se mêlant de tout avec droit de sanction sur ses collaborateurs.
Paradoxe encore quand on prend le temps d'observer que les articles 5, 20 et 21 de la Constitution restent identiques, articles concernant le Chef de l'Etat, le Premier Ministre et le Gouvernement. Tout cela pour persuader le plus grand nombre de parlementaires que la réforme est une avancée pour et SEULEMENT pour le Parlement. C'est pour cette raison d'ailleurs que la réforme proposée était une victoire, avant même d'être votée, pourl'opposition ! Hélas, la majorité des décideurs du PS, renforcée dans leur refus par l'attitude du « sage » Robert Badinter, a fait un choix politique, voire politicien, quand il aurait du être tactique.
Paradoxe aussi que de constater le très grand risque contenu par l'exercice de la réforme pour le Président comme pour le Parlement. En effet, pour que les nouveaux droits accordés aux représentants de la Nation soient effectivement efficaces, il faudra que les élus prennent en main leur liberté, jouent pleinement le jeu en commençant par faire acte de présence à l'Assemblée comme au Sénat. Si tel n'était pas le cas, cette réforme sombrera alors dans l'oubli.
Et c'est, dernier paradoxe non des moindres et relativement « amusant », le Parti Socialiste qui pourrait être le grand bénéficiaire de la Constitution modèle « Sarkozy ». Qu'il s'empare au plus vite de ces nouveaux droits, qu'il les utilise, les traduise en actes, loin des chefferies partisanes, et ça...
C'est la droite qui risquerait alors de mal digérer les petits-fours offerts à son clan le 23 juillet par le Président pour fêter sa « victoire ».
(Voir à ce sujet l'article de Françoise Fressoz, Le Monde 24 juillet page 2 et Laurent Neumann le 26 juillet dans Marianne, page 2/Compte-rendu ici en date du 28 juillet et intitulé : Merci Laurent Neumann ! MONSIEUR Neumann !
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- Triste et révoltant spectacle d'une société en décomposition...
Deux fillettes mortes noyées sur une plage italienne près de Naples. Les corps sont allongés sur le sable Les baigneurs bronzent, lisent, s'amusent... la photographie a fait le tour du monde...
Elles sont mortes et tout le monde s'en fout ! Ce ne sont « que » des Roms...
Ces « Roms » que le Gouvernement Berlusconi fiche sous couvert d'un recensement validé par la Croix-Rouge !
Devant de telles attitudes, devant de telles pratiques, je crache au visage de ceux qui en sont coupables !
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- Famine à venir...
14 millions d'êtres humains sont menacés par un désastre alimentaire (terminologie officielle utilisée par les Nations Unies pour éviter le mot FAMINE) dans la corne de l'Afrique.
Tout le monde s'en fout...
Les napolitains se baignent quand deux roumaines se noient... Alors 14 millions d'êtres humains, si loin de nous...
Et africains en plus !
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- Bonne idée...
Le Nouvel Obs offre un livre par semaine pendant un mois. Chaque livre, sans prosélytisme aucun, explique quatre religions : le Judaïsme, le Bouddhisme, lIslam et le Christianisme.
Moi qui suis totalement athée, j'ai toujours adoré comprendre ces religions, leurs principes, leurs histoires, petites et grandes, leurs défauts...
J'ai toujours adoré entrer dans les églises, temples, mosquées et synagogues. Débattre avec quelques pèlerins rejoignant Saint Jacques-de-Compostelle, la route qui mène en Espagne passant devant la maison, est toujours pour moi un moment dintelligence partagée...
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Si la gauche veut des idées
Le monde bouge, la gauche doit bouger pages 225-255
« On ne peut plus aujourd'hui réduire les inégalités à une opposition simple, où se dessinerait clairement un conflit social ou politique explicite, comme dans notre bonne vieille vision binaire qui brandit les salariés contre les capitalistes ou une partie majoritaire du salariat contre le reste de l'électorat ».
« Les clivages démographiques jouent désormais un rôle essentiel. (...) Les clivages de revenus ensuite ».
« A la question des revenus et du niveau de vie s'ajoute en effet une nouvelle forme dinsécurité sociale : lexposition à la précarité et la possibilité de perdre son emploi ».
« Epargnons-nous le discours qui stigmatise les salariés « à statut ». Comme si cela constituait un privilège inacceptable d'avoir un emploi stable et durable ! »
« Il y a un autre clivage dont on a du mal à parler en France, mais qui n'en est pas moins réel : c'est le clivage lié à l'origine, à la couleur de la peau, ou au patronyme ».
« (...) on vit de moins en moins ensemble dans la société française. Le « séparatisme » collectif à l'oeuvre nourrit le repli sur soi et la crainte des différences ».