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Coup de froid ou “journée d’échauffement” pour les manifs lycéennes ?
Les lycéens manifestaient aujourd’hui et ils étaient nettement moins nombreux qu’à la mi-décembre . Alors, fin de partie ou redémarrage en
douceur ? Pour Antoine Evennou, secrétaire général de l’UNL , ce jeudi « était plutôt une journée de
remobilisation pour montrer au ministre que les lycéens seront toujours là tant qu’ils n’auront pas de réponse à leurs revendications ».
Au delà des manifestations, quel est l’état de la jeunesse ? C’est la question posée par plusieurs journaux.
Dans
Libération, Christophe Porquier qui est conseiller principal d’éducation à Amiens se pose la question Pourquoi la jeunesse se révolte ? .
Pour lui, “le lycée apparaît pour tous les jeunes qui le fréquentent comme un lieu globalement protégé [...] . C’est un espace de liberté pour les belles années de l’adolescence, et la
nostalgie qui nourrit le succès des sites Internet d’anciens amis(es) des lycées prouve que cette vision n’est pas nouvelle, mais elle se renforce aujourd’hui par contraste avec l’âpreté du monde
qui l’entoure. [...] L’inquiétude actuelle de la jeunesse sur son avenir est légitime. Il n’est guère surprenant qu’elle se montre méfiante et rebelle quand il s’agit de toucher au lycée, seul
lieu protégé avant le grand saut dans l’incertitude. Toute réforme future doit aussi prendre en compte cette dimension sans mépris. ”. Même si on ne partage pas toutes les analyses plutôt
positives de l’auteur sur le lycée actuel, on peut être d’accord avec lui sur l’existence d’un malaise de la jeunesse plus large que la seule question du lycée.
Revenons aussi sur la notion de confiance. L’éditiorial du même journal considère que Nicoals Sarkozy a placé les ados “ dans l’ère
du soupçon”. “Nicolas Sarkozy a placé une jeunesse soupçonnée de délinquance au cœur de son discours sécuritaire et en a fait une cible privilégiée de cette
police d’ordre dont la visibilité sert sa communication ” écrit Jacky Durand.
Dans un dernier article, sous le titre“Lycéens, une nouvelle classe dangereuse ?”, on revient sur la mise en examen à Nanterre
de trois lycéens accusés de menace de mort à l’encontre du Prroviseur après un conseil de discipline houleux. Les trois jeunes récusent cette accusation occasionnée par une mauvaise
interprétation de leurs propos et dénoncent une répression de leur engagement militant.
Sarkule encore...
On apprend que le ministre de l’Education lâche du lest et ramène de 3.000 à 1.500 le nombre de
suppressions de postes des enseignants en « Rased ».
Le budget 2009 prévoyait de « sédentariser », c’est-à-dire de confier un enseignement ordinaire devant une classe entière, à l’année, 3.000 enseignants en Rased. Or, le
ministre aurait indiqué aux trois principaux syndicats du primaire que seuls “1.500 correspondront à des postes vacants (et donc retourneront devant une classe ordinaire) et 1.500
seront affectés dans les écoles en surnuméraire »”
Jusque là, lorsqu’on évoquait l’arrêt des 13500 suppressions de postes pour cette année dans l’Éducation Nationale, Xavier Darcos, répondait qu’il ne pouvait pas remettre en cause le budget de
l’État voté par le Parlement. Voici un argument qui ne tient plus puisqu’il vient déjà de le modifier avec la décision sur les Rased....
Encore un effort, monsieur Darcos !
Bonne Lecture...
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