
La rentrée scolaire 2008/2009 s'est faite avec moins d'enseignants. Pour Monsieur le Ministre Darcos, les protestations des syndicats d'enseignants et de parents étaient « rituelles » et ne « servaient à rien ». Sur RMC, en avril 2008 déjà, il affirmait que ces réductions d'effectifs ne représentaient que « l'épaisseur du trait ».
Pourtant, cette vision quantitative et à court terme de l'éducation ne mène qu'à des catastrophes à moyen et long terme. Gérard Segura, Maire d'Aulnay-sous-Bois, ne disait rien d'autre lorsqu'il exprimait ses craintes au sujet des « écoles de la seconde chance », projet gouvernemental de Fadela Amara :
« Cela s'appuie sur le constat, bien réel, des difficultés subies par les jeunes sans qualifications. Mais si on supprime des moyens à l'école aujourd'hui, on prépare une nouvelle génération de jeunes sans qualifications. Et donc une nouvelle génération de plan banlieues dans dix ou vingt ans, qui coûteront beaucoup plus cher que les postes supprimés aujourd'hui ».
Tout cela tombe sous le sens... Sauf pour nos
Ministres qui maintiennent leurs discours contre toutes les évidences...
Christophe