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Vendredi 14 août
Véa, 4 ans et demi, mineure en rétention parmi d’autres…
Ce titre est celui d’un article de Libération
en date du 13 août, page 12. Rien que le titre m’a glacé… Et puis il y a un surtitre qui affirme : « Les arrestations de familles avec enfants explosent ». En France, patrie des
Droits de l’Homme (Ah oui c’est vrai, j’oubliais… Nous ne sommes que des « droitdelhommistes »), des Lumières, de la Résistance (et de la collaboration quand même aussi… On aurait du se
méfier…), bref dans ce pays donneur de leçons, on arrête des enfants ou des « familles avec enfants » (Ca passe mieux…) qu’on place en « rétention »… Et puis il y a l’article,
court, glacial, professionnel que j’ai gardé en tête toute la nuit ! J’ai dormi « près de Véa », près de toutes les « Véa »…
Michel Tubiana, Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), a écrit à Eric Besson, ci-devant Ministre
de l’Immigration (« Ministre de l’Immigration » !!!! On croit rêver !!!!), pour lui demander de libérer les sans-papiers retenus avec enfants. Ce qui n’empêche pas le
traitement de leur dossier.
Monsieur Besson s’est fendu d’une réponse. J’avoue avoir lu cet extrait fourni par Libération avec circonspection
d’abord, puis je l’ai lu et relu, ai recoupé avec quelques informations glanées ici et là pour me rendre à l’évidence. C’était bien LA réponse du Ministre. Après avoir rappelé les articles 8 et
9-1 de Convention de New-York sur le droit des enfants, Eric Besson (on va éviter les « Monsieur » maintenant) affirme (je cite) :
« L’intérêt supérieur du mineur est bien de ne pas être séparé de ses parents, y compris au sein des centres de
rétention, qui, par ailleurs, sont aménagés pour l’accueil des familles ».
Oui… C’est imparable comme réponse… Imparable… On ne sépare pas les enfants de leurs mères à la descente du train qui
amène les familles à Calais, Toulouse ou ailleurs… Parfois la nuit, dans le brouillard… On les guide derrière les grilles… Tout est aménagé pour leur « confort »… Il y a même des
douches… Le luxe non ? A quand une émission de télévision en prime-time sur une chaîne publique au sujet des centres de rétention en France ? Pas vu grand-chose à ce sujet… C’est vrai
que le sujet n’est pas très « vendeur »…
Véa a quatre ans… Quatre ans… Et je suis là à écrire, en vacances… Parfois à ressasser mes petits soucis… Mais je suis à
gifler ! Véa, pardonne-moi ! Pardonne ma passivité, mon égoïsme, mes embourgeoisements, mon confort trompeur, pardonne ma collaboration par l’inaction… J’écris au moins…
Il y a Véa…
Et puis il y a un bébé de 13 mois (on ne connait pas son prénom), né en France de parents Moldaves en situation
irrégulière… Il vient d’être placé en rétention administrative à Toulouse…
Mais avec ses parents…
Dix renversements nécessaires pour construire une école
démocratique… (2)
Philippe Meirieu et les éditions ESF ont eu l’excellente idée de
rééditer, en l’actualisant, le livre Pédagogie : le devoir de
résister, Philippe Meirieu, ESF Editeur Paris 2008
L’auteur y propose ce qu’il appelle des « renversements nécessaires ». Les voici, au nombre de dix. J’en
produirai un par jour.
-2- Passer d’une
« logique du socle commun » à une « logique de l’excellence pour tous »
Avec le « socle commun », l’Ecole se replie sur les apprentissages utilitaires et décourage les élèves
en difficulté qu’elle condamne à répéter indéfiniment les mécanismes sur lesquels ils buttent. Une « logique de l’excellence pour tous » s’attache, au contraire, à articuler, pour tous
les élèves, les apprentissages techniques et leur dimension culturelle. Elle relie les savoirs à l’histoire qui a permis leur émergence comme outil d’émancipation des hommes ; elle leur
donne de la « saveur » et permet leur appropriation. Pour cela, il convient de repenser les programmes de la scolarité obligatoire en équilibrant et articulant la dimension culturelle
et les savoirs instrumentaux. Il convient également d’améliorer la transition entre l’école primaire et le collège, en particulier en développant les échanges de service entre professeurs du
premier et du second degré.
A suivre : Passer d’une « logique de la récupération » à une « logique de la mobilisation et de la
réussite de tous »
L’Afghanistan : une guerre perdue (depuis
longtemps !)…
L’armée française est en train, avec d’autres, de perdre une guerre. Une de plus…
Engluée en Afghanistan pour, je cite le Chef suprême des armées françaises, Nicolas Sarkozy, « lutter auprès du peuple afghan contre l’obscurantisme et le terrorisme » (3 août 2009).
Tout cela sous « commandement » américain, le Président Obama se désengagent d’Irak pour renforcer la présence militaire US face aux talibans, stratégie décidée par Washington, sans
consultation de la France qui, sur le terrain, joue un rôle de subalterne mineur.
Or, si les buts affichés de cette guerre étaient nobles -libérer ce pays d’hommes qui brûlent des écoles de filles en
imposant un ordre « islamique » d’un autre âge par exemple- force est de constater
- que les talibans reçoivent, jour après jour et de manière de plus en plus ouverte, le renfort de la population civile,
celle-là même que nos soldats, aux ordres des politiques, ont pour mission de libérer !
- que les armées de la coalition offrent l’image catastrophique en termes d’efficacité de soutenir le régime d’Hamid Karzaï, notoirement corrompu
- que les milliards d’aide promis sont bien arrivés mais pour remplir les poches de Karzaï et de ses proches.
- que l’Afghanistan vit toujours sans routes, sans écoles, sans système de santé.
Et tout cela, les talibans le savent, la population le sait ! La responsabilité de ce fiasco pesant évidemment sur
les épaules des « libérateurs », aujourd’hui détestés par les plus pauvres comme par les classes plus aisées. En un mot, les talibans roulent sur du « velours » ! Une
« armée » de va-nu-pieds se déplaçant en mobylettes est en train de foutre dehors les armées les plus sophistiquées du monde, après avoir viré les anglais, les soviétiques et les
russes… On aurait du se méfier…
A moins de privilégier, mais n’est-ce pas trop tard, une solution politique. Hélas c’est la voie la plus risquée, la plus
meurtrière qui a été privilégiée. (29 soldats français ont perdu la vie en Afghanistan, mais aussi 2118 civils afghans en 2008, soit 40% de plus qu’en 2007. Entre janvier et juin 2009, le chiffre
de victimes civiles est déjà de 1013. Autre chiffre terriblement absurde, pour un combattant afghan visé, dix civils en moyenne périssent ! Dommages collatéraux inévitables ?)
Quant aux politiques, en France, ils ne comprennent rien, ou ne veulent pas comprendre, cette guerre. Thierry Mariani,
Député UMP du Vaucluse, représentant spécial de la France en Afghanistan et au Pakistan déclarait le 12 août :
« Les afghans commencent à nous faire confiance ».
Dans le même temps, sur le terrain, le Colonel Francis Chanson, chef du corps du 3ème régiment d’infanterie de marine de Vannes déclarait :
« La population ne nous aime pas. Dans certains villages, nous sommes même haïs ».
Que faire de son
désir ?
Peut-on désirer toujours sans obtenir jamais ?
Je pense que la question est sans réponse positive ni négative. Désirer quelque chose ou quelqu’un - et quand je dis « désirer quelqu’un », je ne pense pas à l’aspect physique du désir
qui n’en est qu’un aspect parcellaire- ne doit pas avoir d’objet, d’objectif. C’est la vie et elle seule, les hasards, les faits, les circonstances, qui peuvent transformer un désir en réalité.
Vouloir à tout prix, contre les évidences, faire aboutir un désir est la meilleure manière d’échouer. A moins d’être un simple consommateur de « plaisirs » immédiatement satisfaits. Ou
de ne plus avoir aucun désir, seulement des acquis qui rassurent mais ôtent à la vie ce qui fait quand même une partie de son sel : désirer jusqu’à l’inaccessible…
Surtout l’inaccessible !
On ne peut pas désirer sans obtenir jamais… On DOIT désirer souvent en obtenant PEUT-ETRE…
Il y a, dans l’incertitude, une part de bonheur… Dans la certitude des acquis le commencement de l’ennui…
Délirant !
La Cour fédérale d’Allemagne a estimé qu’un slogan hitlérien, en l’occurrence « Blood and Honour » (Slogan des Jeunesses Hitlériennes)
ne pouvait pas être interdit s’il était prononcé ou traduit dans une autre langue que l’allemand. Pour la Cour Fédérale, le fait de passer de la langue de Goethe à celle de Shakespeare
constituait une différenciation de fond.
Beaucoup de nazillons allemands, il en reste, surtout dans l’ex RDA, vont se mettre très rapidement à l’anglais !
« Hello Hitler ! »… En quelque sorte… Et en tendant le bras gauche, c’est une différenciation de fond ?
15 août 1969… 17h07…
Woodstock…
J’avais 10 ans… Pourtant je me souviens de ces images à la télévision. C’était pendant les
vacances d’été, en France, chez mes cousines. Elles avaient 16 et 20 ans elles… C’était des « grandes » qui m’emmenaient partout avec elles. Elles écoutaient Janis Joplin et Jimmy
Hendrix… Elles dansaient bizarrement dans des déhanchements psychédéliques… Elles fumaient des cigarettes, des vraies. La marijuana n’avait pas encore atteint ce coin du Pas-de-Calais…
Je me souviens d’images de foules plus ou moins en transe… Des femmes, jeunes, aux seins nus aussi. Tout cela en noir et
blanc sur le poste de la cuisine qui s’allumait après de longues secondes grâce à un boitier placé sous la télévision… « Il faut que ça chauffe » disait ma tante ! Et pour
chauffer, ça chauffait !
Woodstock… 1969… J’avais 10 ans…
Je ne savais pas que cet événement allait marquer le début d’une révolution… Je ne savais pas qu’il n’y avait eu que
deux morts par overdose, un mort par accident, deux accouchements et quatre fausses-couches…
1969-2009… Janis Joplin et Jimmy Hendrix sont morts depuis longtemps…
Samedi 15 août
Paris-Match: magazine « has
been »…
Paris-Match est décidément « has been ». Il consacre sa “une” à Ségolène
Royal. Avec trois pages de photos et d’articles à l’intérieur. Je n’ai pas lu les articles, seulement parcouru les photos et légendes, toutes très gentilles, très « soft ».
Je n’ai pas acheté Paris-Match…
Ces « reportages », gentils ou pas, ne prennent plus. Les politiques ne pourront pas empêcher d’être
« peopolisés » bien sûr. Comment éviter les paparazzis, mauvais photographes mais excellentes imitations de rapaces aux aguets ? Heureusement les lecteurs semblent, de même que la
presse quotidienne nationale, se lasser du mélange des genres. Il était temps !
Je suis persuadé que les mois qui viennent verront le retour de la réflexion et la « peopolisation » sera
naturellement consacrée à ceux qui font profession de l’image. Quant aux journalistes, pour ceux qui font profession du commentaire politique, il leur faudra aussi éviter de se compromettre sur
certains plateaux…
Eric Nolleau et Eric Zemmour, les deux médiocres duettistes de l’émission « On n’est pas couché » sur France 2
sont à eux-seuls les symboles le plus aboutis d’une époque qui a vu l’hypocrisie, l’ironie et la superficialité remplacer l’information, tout simplement L’INFORMATION ! Ecouter Nolleau
dénoncer la peopolisation de la politique, éructer contre ces femmes et hommes politiques qui feraient mieux de rester à leur place quand lui-même vient faire le show, et vous aurez alors compris
tout ce que nos médiatiques journalistes (au demeurant talentueux mais au talent fourvoyé, voire dévoyé) ne doivent plus faire au risque d’enterrer pour longtemps tout espoir de retour de
l’analyse politique sur le devant de la scène… Plus exactement, en « une » des quotidiens, des magazines et sur nos chaînes de télévision. Quand les « Eric Nolleau » auront
rejoint les « Florence Aubenas » dans l’exigence journalistique, alors nous pourrons espérer le retour d’un journalisme politique éloigné des paillettes des talk-shows
« ardissoniens », Ardisson, cet autre fossoyeur de la réflexion politique.
Enfin, les femmes et hommes politiques devront mettre un frein
eux-aussi à leur participation au barnum « peopolitique ». Celle ou celui qui saura prendre ce virage indispensable, aller
contre l’air du temps et montrer par cette attitude qu’il respecte l’intelligence des français, aura la reconnaissance de la majorité d’entre eux.
Ca peut servir en 2012...
« Il n’y a que deux sortes d’hommes : ceux qui restent
chez eux et les autres », R Kipling
Il y a un charme dans la lenteur… A condition de vouloir, de
savoir l’apprécier… A condition de vouloir, de pouvoir sortir. Et de faire partie des hommes qui ne restent pas chez eux…
Voila pourquoi j’aime la montagne l’été, les Pyrénées surtout, plus que les Alpes, magnifiques mais défigurées par un
immobilier sauvage, irrespectueux d’un monde voué jadis au calme, aujourd’hui vendu au tourisme dit « de masse » (cela ne veut plus rien dire quand on sait que de plus en plus rares
sont les français qui prennent des vacances), abimé par les cicatrices des remonte-pentes et autres télésièges, abominables traînées métalliques inutilisées l’été dans l’attente du retour des
skieurs en combinaisons fluo s’engueulant dans des files d’attente, serrés les uns contre les autres sur des terrasses de restaurants où il faut plus être vus que voir et s’
« éclatant » le soir venu dans des boites de nuit dont le décor dégueule depuis les boules de lumières. Pour moi, l’horreur absolue !
Il y a un charme dans la lenteur à laquelle invite la montagne inviolée par les promoteurs. La géographie, magnifique
discipline qui permet de lire les paysages, ne doit pas être réservée aux cartographes, brillants techniciens mais pour la plupart vissés le cul sur une chaise devant un écran d’ordinateur. C’est
beau une carte, très beau ! Utile aussi… Seulement… Mais ce ne sont que des paysages dénués d’imagination. Rien ne remplace les longues marches et le regard perdu sur les horizons
inaccessibles. Ces horizons désirés… Le désir… Toujours ! Et l’on entre alors dans les vices et les beautés des courbes, cette intelligence des formes, que les cartes se plaisent à
reproduire, privilégiant la réalité crue et délaissant le rêve. La lenteur du marcheur solitaire, c’est de la géographie vivante ! Sans autre aide matérielle que ses pieds et ses jambes…
Je pars à l’instant pour quarante kilomètres, plus ou moins… La distance importe peu… Je vais seulement faire un plein
d’odeurs, d’images et de souvenirs… Caresser les courbes féminines des montagnes alanguies au soleil de l’été…
Sans carte… Et j’obtiendrai peut-être ce que je désire…
Dix renversements nécessaires pour construire une école
démocratique… (3)
Philippe Meirieu et les éditions ESF ont eu l’excellente idée de
rééditer, en l’actualisant, le livre Pédagogie : le devoir de
résister, Philippe Meirieu, ESF Editeur Paris 2008
L’auteur y propose ce qu’il appelle des « renversements nécessaires ». Les voici, au nombre de dix. J’en
produirai un par jour.
-3- Passer d’une
« logique de la récupération » à une « logique de la mobilisation et de la réussite de tous »
Il est inutile de multiplier les soutiens et les remédiations de toutes sortes si l’on ne s’attache pas, d’abord,
à faire de l’acte pédagogique un moyen de mobiliser tous les élèves et de les faire réussir. Il serait dommage de laisser penser que la démocratisation de l’enseignement consiste simplement à
permettre aux plus démunis de bénéficier gratuitement des leçons particulières qui aident les plus favorisés à s’en sortir : une telle démarche reproduirait l’erreur des années 1960, quand
on a cru qu’il suffisait de démocratiser l’accès au collège pour démocratiser le collège. Si les dispositifs d’aide et de soutien sont, bien évidemment, utiles, ils ne dispensent pas de l’effort
constant pour améliorer la « pédagogie ordinaire » dans les classes. A cet égard, la formation initiale et continue des enseignants, le développement du travail en équipe, l’aide à
l’innovation, la mise en place de crédits pédagogiques permettant d’engager des projets, doivent devenir des priorités.
A suivre : Passer d’une « logique de l’enseignement/information » à une « logique de
l’enseignement/apprentissage »
D’une vie à un
destin…
Merci à Libé et à RESF…
Depuis
plusieurs jours, alors que l’été n’est pas propice aux nouvelles graves, Libération et le Réseau Education Sans frontières rappellent sans cesse, par des articles ou des actions symboliques, que
l’Etat français, jusqu’au sommet, décide d’expulser des familles, d’en séparer certaines, de jeter des enfants en centres de rétention…
Merci à Libé et à RESF, entre autres, de résister et de se dresser pour dire NON !
Eux au moins sauvent l’honneur quand il ne reste que lui face à l’ignominie !
Dans ce pays parfois, seuls ceux qui haïssent semblent encore vivants…
Quand Charles Dantzig, écrivain, s’en prend sottement à La
Princesse de Clèves et aux institutrices…
Dans Marianne en date du 15 août pages 76 et 77, Charles Dantzig revient sur La Princesse de Clèves qu’il compare à du « Harlequin
chic ».
Que Charles Dantzig n’apprécie pas la prose de Madame de Lafayette, pourquoi pas ? D’ailleurs,
on s’en fout un peu à vrai dire. Mais ce doit être un article de commande dans une rubrique intitulée « Du goudron et des plumes ». Il fait donc le boulot… Plutôt mal puisqu’il examine
une œuvre très datée avec les a-priori du XXIème siècle. A le lire, l’auteur de La Princesse de
Clèves aurait du écrire comme on le fait de nos jours et en connaissant par avance ce qui plait à son critique d’aujourd’hui. C’est
sot ! Tout simplement sot ! Evidemment sans intérêt aucun.
Et puis, sans doute pour ajouter quelques plumes au goudron, Dantzig commente cette phrase du roman :
« J’avoue que les passions peuvent me conduire : mais elles ne sauraient m’aveugler ».
Ce à quoi notre romancier ajoute : « Ah le petit ton pincé d’institutrice ».
La dernière fois que Charles Dantzig a rencontré une instit doit remonter à son enfance ! Je lui présenterai nombre
de collègues dont ni le ton, ni rien d’autre, ne sont pincés plus qu’il ne faut… Mais laissons-lui l’illusion de penser que l’institutrice (pourquoi pas l’instituteur au fait ? Ah
oui !!! LA Princesse… J’oubliais…) porte encore une blouse et écrit à la craie…
Enfin, sans doute pour trouver une chute, mais il est seul à tomber, Dantzig raille celles et ceux qui, dit-il sottement
encore, ont pris la défense du roman après les propos du Président de la République citant le titre dans une déclaration désormais fameuse. Hélas, personne n’a pris la défense du texte de Madame
de Lafayette, mais seulement celle d’une culture générale que certains ont encore l’honneur de vouloir offrir à toutes et à tous.
Je ne vivrai, hélas, pas assez longtemps pour entendre les œuvres « immortelles » de Charles Dantzig citées
par un Président de la République des années 2300… Si cela arrive…
A lire…
Je termine à l’instant le livre de Lorraine Data*, intitulé Le Grand truquage ; comment le gouvernement manipule les statistiques, La Découverte Paris 2009
Très instructif !
* Lorraine Data n’existe pas. C’est le pseudonyme d’un collectif de fonctionnaires issus de la statistique et de la
recherche publiques dont la plupart sont tenus à l’obligation de réserve.