Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 10:37

« Ce qu'il faut à ce pays », disait Henry Miller, parlant des États-Unis, « c'est un fou inspiré. » Quand le volume Howl and Other Poems parut chez Lawrence Ferlinghetti, qui a édité presque tous les livres de Ginsberg, à San Francisco (City Lights Press), en 1956, Miller devait au moins lui tirer un coup de chapeau. Toujours est-il qu'avec la parution de ce livre, qui fit d'ailleurs l'objet d'un procès pour obscénité, Ginsberg se trouvait tout d'un coup, avec Kerouac, à la tête d'un nouveau mouvement, jusque-là souterrain et sans voix, dans la littérature et dans l'existence américaines. La vague beatnik déferlait, et avec beaucoup de bruit — trop pour Kerouac ; mais Ginsberg se trouvait plutôt dans son élément : le rôle de prophète ne lui déplaisait pas.

Suite et fin ICI

                                                     ___________________________________

UN ASPHODELE 

 O cher doux rosâtre
            inaccessible désir
... c'est triste, pas moyen
            de changer le fol asphodèle cultivé, la
réalité visible...
et les épouvantables pétales
            de la peau - quelle inspiration

d'être ainsi couché là ivre
            et nu dans le salon

à rêver, en l'absence
            d'électricité...
à manger encore et encore la basse racine
            de l'asphodèle, grise destinée...
roulant en génération
            sur le sofa fleuri
comme sur un rivage en Arden -
            ma seule rose ce soir le régal

de ma propre nudité.

Par christophe - Publié dans : profencampagne - Communauté : Pédagogie-Education.
Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés