Partager l'article ! Ceux qui échouent à l’examen d’entrée en 6 ème pourront passer le certif et aller à l’usine!...: http://1.bp.blogspot.com ...
Jean-François Copé veut rétablir l’examen d’entrée en sixième : mesure qui nous faite revenir plus de 50 ans en arrière, quand seule une élite entrait en sixième, et que la masse des élèves se destinait à quitter l’école à 14 ans, après avoir suivi la classe de fin d’études et passé le certificat d’études primaires, avant de rejoindre le monde du travail qui, à l’époque, avait besoin de main d’oeuvre peu qualifiée.
Nous lui conseillons de consulter (sur http://www.r-lecole.freesurf.fr/doc-hist/A561123.html) un intéressant document, concernant l’organisation de cet examen, pris d’après le décret du 23 novembre 1956 (période où, déjà, l’examen d’entrée en sixième ne concernait pas tous les élèves).
Il verra que les grandes lignes de la mise en ouvre de son projet sont déjà présentes
L’examen se compose des trois épreuves notées de 0 à 10 et affectées de coefficients :1. Dictée courte de quatre-vingts mots maximum (coefficient 2).
2. Etude d’un texte narratif ou descriptif court dans les conditions suivantes :
a) le texte après lecture expressive est remis entre les mains des élèves ;
b) les élèves sont invités à répondre à quatre questions (coefficient 9 réparti de la façon suivante :
- la première relative au vocabulaire : coefficient 1 ;
- la seconde relative aux conjugaisons, temps verbaux complets ou formes verbales à trouver ou à analyser : coefficient 1 ;
- la troisième relative à la nature et la fonction d’au moins quatre mots ou groupes de mots : coefficient 2 ;
- la quatrième question conçue de manière que la réponse exige un court développement : coefficient 3.
Une note de présentation et d’écriture (coefficient 1) et une note portant sur la correction de la langue, y compris l’orthographe et la ponctuation (coefficient 1) sont attribuées d’après les
réponses rédigées par les candidats.
3. Epreuve d’arithmétique comportant deux parties (coefficient 6) :
a) Trois ou quatre opérations portant sur des nombres entiers ou décimaux ; durée 20 minutes, coefficient 2 ;
b) Un problème comportant trois ou quatre questions de difficulté croissante ; durée 40 minutes, coefficient 4.
Il ne reste qu’un problème : que fait-on de ceux qui échouent à cet examen ? Combien de fois peut-on les faire redoubler pour qu’ils réussissent ?
Comme quoi, on peut prétendre incarner la modernité en politique et lancer dans le débat public des idées qui ne sont ni modernes, ni opératoires, en oubliant combien le monde a changé !
Et bien sur, dans un contexte de maitrise de la dépense publique, le coût, nécessairement très élevé, de la mise en place d’un tel examen est-il une réelle priorité ?
A moins que la priorité ne soit pas dans la pertinence des propositions mais dans leur écho médiatique
Michel Abherve
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