
http://www.crie.ca/Membres_et_collaborateurs/Photos/astolfi.jpg
L’effort demandé n’a de sens que s’il entre en résonance avec les centres d’intérêt des élèves. Cela ne veut pas dire qu’il faille se caler sur ce qui leur plaît en éliminant les contenus
qui les ennuient, bien au contraire. Cela souligne simplement qu’il faut trouver les moyens d’un « pied dans la porte » pour qu’ils puissent entrer dans les problématiques
disciplinaires, alors qu’ils se demandent pourquoi ils devraient faire l’effort de s’y intéresser. Car chaque discipline est une sorte de petit jardin de paradis, caché au regard des passants par
une lourde porte sombre. Les anti-pédagogues imaginent trop souvent qu’il suffit de décrire aux élèves ce qu’il y a derrière la porte pour qu’ils parviennent à l’ouvrir. Mais chaque discipline
est une conquête coûteuse (collective et individuelle, historique et didactique), et le « gai savoir » à venir prend d’abord l’aspect d’une contrainte rebutante. La porte est
lourde…
Le décès de Jean-Pierre Astolfi, l’auteur du texte cité ci-dessus, a été annoncé mercredi par les Cahiers pédagogiques, dont il fut rédacteur en chef et
longtemps un des piliers. La citation, qui (je fais exprès) ne correspond guère aux clichés véhiculés sur les pédagogues, est extraite d’un livre collectif en forme d’abécédaire, intitulé
« L’école entre Autorité et Zizanie », publié en 2003 aux éditions Chronique sociale. Le texte de Jean-Pierre Astolfi s’intitule « S’affranchir du sens commun pédagogique » et
se fonde sur cette hypothèse : « Supposons que les anti-pédagogues soient de bonne foi ». Les Cahiers pédagogiques lui rendent hommage sur leur site.
http://education.blog.lemonde.fr/
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Pour complêter et réécouter Jean-Pierre:
Conférence prononcée au cours d'un séminaire intercatégoriel (inspecteurs, personnels de direction) sur le thème "Accompagner l'évolution des pratiques d'évaluation des acquis des
élèves".
Voir en ligne