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Ende des 19. Jahrhunderts wurde Patriotismus als Leitidee und wichtiges Thema für die Nation erachtet. Eine der Aufgaben der Schule, vor allem der Grundschule, war es, die Jugend zu
„nationalisieren“ und sie in einen gemeinsamen Rahmen zu integrieren, in den „physischen“ und „mythischen Körper“ der Nation (Olivier Loubes). Diese Realität äußerte sich auf unterschiedliche Art
und Weise je nach Land und Kontext. In Frankreich und Deutschland war es nach dem deutsch-französischen Krieg von 1870/71 Aufgabe der Erziehung zum Patriotismus, die nationale Einheit zu stärken
und zugleich ein neues Regime zu legitimieren: im einen Fall die Republik, im anderen die kaiserliche Monarchie. Als in den 1890er Jahren der Internationalismus neue Perspektiven für die
Beziehungen zwischen den Völkern eröffnete, schien die moderne Vernunft die traditionelle Vorstellung von Patriotismus in Frage zu stellen. Dabei geriet sie unweigerlich in Konflikt mit dem
Militarismus und musste schließlich gegenüber dieser dominierenden Kraft kapitulieren, da diese sich aufgrund wachsender Spannungen in den internationalen Beziehungen im Vorteil befand. Das
pluridisziplinäre Herangehen an die Frage des Patriotismus in der Schule vor dem Ersten Weltkrieg bringt unverzichtbare Elemente bei den Überlegungen zu dem, was als der Geist vom „August 1914“
bezeichnet wurde.
Traduction:
À la fin du XIXe siècle, le patriotisme était considéré comme une idée directrice et un enjeu important pour la nation. L’une des tâches assignées à l’école, à l’école primaire notamment, était
de « nationaliser » la jeunesse en l’intégrant dans un cadre commun, dans le « corps physique » et dans le « corps mystique » de la nation (Olivier Loubes). Cette
réalité s’est manifestée de manière particulière selon les pays et les contextes. En France et en Allemagne, au lendemain de la guerre franco-allemande de 1870/71, l’éducation au patriotisme eut
pour mission de créer la cohésion nationale, tout en fondant la légitimité d’un régime nouveau, la République dans un cas, la monarchie impériale dans l’autre. Dans les années 1890, alors que
l’internationalisme ouvrait des perspectives nouvelles pour les relations entre les peuples, la raison moderne sembla remettre en cause la conception traditionnelle du patriotisme. Elle entra
nécessairement en conflit avec le militarisme, mais elle dut finalement capituler devant cette force dominante favorisée par les tensions grandissantes dans les relations internationales. Une
approche pluridisciplinaire de cette question du patriotisme à l’école avant la Première Guerre mondiale apporte des éléments indispensables à une réflexion sur ce que l’on a appelé l’esprit
d’« août 1914 ».
Article complet ici:
http://www.europa.clio-online.de/site/lang__de/ItemID__265/mid__12205/40208771/Default.aspx
Grand merci à Emmanuel Davidenkoff de nous avoir permis de lire ce texte qui ouvre la réflexion...
Le blog d'Emmanuel Davidenkoff:
http://blog.educpros.fr/emmanueldavidenkoff/2009/11/03/identite-nationale/#more-59