le blog profencampagne http://www.profencampagne.com/ 2006-11-28T18:54:23Z over-blog.com Atom 1.0 Generator http://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.png http://www.profencampagne.com/article-21044975.html Betancourt : les nouvelles propagandes... 2008-07-07T10:25:17Z 2008-07-07T10:16:00Z http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://jpdubs.hautetfort.com/ On pensait avoir définitivement basculé dans le conditionnement moderne, c’est-à-dire nappé du sucre glace de la religiosité. Processions pour la délivrance de l’héroïne, tee-shirts immaculés, rollers, lâchers de colombes, angelots, chorales, ballons, portraits géants aux frontons des mairies. Et après la résurrection, émotion obligatoire devant les retrouvailles familiales, la maman, les enfants, les deux maris, génuflexion devant les «orgies de baisers» des retrouvailles, prosternation collective. Ainsi la France entière, shootée aux photos du bonheur et aux flashes spéciaux, a-t-elle dû subir les scènes pieuses du retour de sainte Ingrid. Ainsi a-t-on entendu un journaliste de France Info, dans la liesse universelle, supplier la libérée d’accepter par avance le prix Nobel de la paix. Et l’ostentation-surprise, par l’otage délivrée, d’une foi proprement chrétienne (avec chapelet, et prière surprise sur le tarmac) ne fut que l’un des adjuvants du spectacle. On pensait avoir basculé dans cette propagande-là, celle qui n’interdit plus rien, celle qui a laissé ses ciseaux au vestiaire, celle qui ne se donne plus la peine de mentir ou de cacher, puisque sourire, trembler de bonheur et pleurer de joie devant les caméras sont tellement plus efficaces. Mais stupeur ! Dans le tsunami modernissime de la libération d’Ingrid Betancourt, sont venues se glisser, aussi, quelques gouttes d’archaïque propagande. Reprenons. L’ostensible combat pour cette libération fut l’un des tout premiers de Sarkozy, à peine élu. Réussir où Villepin et Chirac avaient échoué lui était, comme toujours, une motivation première. Toutes les voies de possibles négociations avec les Farc, notamment par l’entremise de Chávez, furent explorées. On proposa d’accueillir en France d’éventuels repentis guérilleros. De longs mois durant, Sarkozy et les Betancourt sommèrent Uribe de composer avec les preneurs d’otages. Interview après interview, ils avaient presque réussi à imposer l’idée que le co-ravisseur d’Ingrid était, tout bien pesé, Uribe lui-même. Et soudain, surprise ! C’est Uribe qui l’emporte, en mêlant force et ruse (tout au moins, jusqu’à remise en cause éventuelle de la version officielle). Aucune importance : à peine cette libération connue, des sarkolâtres plus dévots que Sarkozy lui-même accourent devant les caméras expliquer qu’il y est pour tout. Tous les arguments sont bons. Sur le site du Figaro, le directeur adjoint de la rédaction, Yves Thréard, assure (en exclusivité mondiale) que c’est bel et bien la carte Chávez, jouée par Sarkozy, qui a abouti à la libération de Betancourt. Christophe Barbier, directeur de L’Express, l’organe central du carlabrunisme, se surpasse sur le plateau de LCI : «Quand Sarkozy se donne un objectif suprême, rien ne l’en détourne jamais. […] Sa mobilisation personnelle a participé de la mobilisation collective. Ça a bougé les lignes au niveau international. Et voir cette mobilisation collective de la France derrière son président, c’était bon pour le moral d’Ingrid Betancourt, et ça n’a pas de prix, grâces en soient rendues à Nicolas Sarkozy.» Le même jour, sur le même plateau, il somme Bertrand Delanoë : «Betancourt et sa famille ont remercié hier le président Sarkozy. Reconnaissez-vous que sa mobilisation personnelle a accéléré le jeu diplomatique ?» Seule à oser une note discordante, Ségolène Royal est lynchée en place publique par la machine TF1. «Ça tue la polémique de Ségolène Royal !» s’exclame par exemple en direct le commentateur de TF1, François Bachy, aussitôt après le discours (étincelant d’intelligence et d’habileté) de Betancourt à l’aéroport de Villacoublay. Déjà, dans les premières heures de la libération de l’otage, le site du Figaro avait tout bonnement… diffusé une vidéo tronquée des remerciements de Betancourt, au saut de l’avion, escamotant ses remerciements à Chirac et Villepin, pour ne laisser que l’hommage à Sarkozy. On pensait tournée la page de l’ORTF. Qu’aucun retour en arrière n’était plus possible. Que nos lavages de cerveaux prendraient désormais les couleurs avenantes de l’émotion. Mais les chemins de la propagande n’en finissent pas de surprendre. La particularité de l’époque, c’est l’étonnante coexistence des deux techniques, l’ancienne et la nouvelle, celle qui mobilise l’émotion et celle qui efface les dissidents de la photo. Comme s’il fallait au message mettre toutes les chances de son côté. La grand-messe unanimiste ne suffit plus. Il faut encore prendre soin d’étouffer, activement, les dissonances. Comme si les servants, pourtant aux manettes d’une sono assourdissante, craignaient encore, étrangement, de ne pas être entendus. http://www.liberation.fr/rebonds/chroniques/mediatiques/337292.FR.php http://www.profencampagne.com/article-21028549.html Décryptage d'une fausse information... 2008-07-06T18:15:47Z 2008-07-06T17:37:00Z   Photo Dany Bourgeon Ségolène Royal revient d'un voyage à Québec où elle participait au 400 ème anniversaire de la création de la ville de Québec. Elle était accompagnée par Raffarin, Juppé, Fillon,.. Monsieur Jean Pierre Raffarin n'a rien trouvé de mieux que de déclarer: "Mme Royal a préféré faire de la politique au lieu d’assister aux cérémonies officielles du 400e. Son absence a été remarquée et a déçu les Québécois» L'analyse (cliquez ici) qui en est faite au Québec est totalement différente. Ségolène Royal  a comme d'habitude fait honneur. (cliquez ici) à la France Christophe http://www.profencampagne.com/article-21027641.html Ruggero Raimondi - Le Barbier de Séville - L'Air de la Calomnie... 2008-07-06T17:10:17Z 2008-07-06T17:07:00Z http://www.profencampagne.com/article-21027533.html Vieilles affiches... 2008-07-06T17:05:26Z 2008-07-06T17:04:00Z http://www.marocantan.com/images/marocaffichetransatlantique.jpg http://www.profencampagne.com/article-21027500.html Études - Que faire avec… ou sans le bac ? 2008-07-06T17:05:22Z 2008-07-06T17:00:00Z http://www.herz3leid.info/blog/images/0606bac_low.jpg C’est le thème du salon de l’étudiant qui a lieu, ce week-end, à Paris espace Champerret. Ceux qui ont décroché le bac, ou qui l’obtiendront après les rattrapages, s’inscrivent massivement à l’université. Les études à la faculté sont un droit garanti par la loi. La procédure de préinscription, avec le logiciel Ravel, s’est clôturée le 15 avril dernier, mais il n’est pas trop tard pour ceux qui l’auraient ratée. Le mieux est encore d’aller se renseigner auprès du secrétariat de la filière de votre choix. Mais attention, il peut y avoir des listes d’attente. Les filières sélectives publiques (écoles d’ingénieur, de commerce, BTS, IUT, etc.) ont déjà achevé leur recrutement. Vous pourrez donc essentiellement, à cette époque de l’année, vous inscrire dans les établissements privés. Même Malraux ne l’avait pas ! Pour ceux qui n’ont pas le bac, soit moins de 20 % des candidats chaque année, la meilleure solution est de le repasser, car il est, aujourd’hui, un passeport presque indispensable vers les études supérieures. Vous pouvez même envisager de changer de lycée, de spécialité ou de filière. Il faut alors vous renseigner auprès du rectorat, ou de l’établissement que vous espérez quitter. Vous pouvez aussi repasser l’examen en candidat libre ou trouver une formation ou un emploi qui ne nécessite pas le bac. Vous pouvez même envisager d’intégrer la fac en passant un diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU) ou un BTS dans une école privée. Vaste supermarché des études, le Salon spécial bac de L’Etudiant vous permet de rencontrer tous les acteurs de la filière, pour vous aider à choisir. Salon spécial bac, samedi 5 et dimanche 6 juillet, Paris espace Champerret, 6 euros. http://www.francesoir.fr/societe/2008/07/05/etudes-que-faire-avec-ou-sans-le-bac.html http://www.profencampagne.com/article-21027371.html Près de trois candidats sur quatre ont obtenu leur baccalauréat du premier coup cette année... 2008-07-06T17:00:20Z 2008-07-06T16:52:00Z http://xam.wixblog.com/upload/images_mini/Xam-a55a3feab99cf18fedd949fc4006de6c.jpg Le taux de réussite du premier coup au baccalauréat général a atteint cette année 74,9 % des candidats, soit une légère baisse, de 0,6 point par rapport à 2007, a indiqué, vendredi 4 juillet, le ministère de l'éducation. Ce taux vaut pour la France métropolitaine et les DOM. C'est dans la série ES (sciences économiques et sociales) que la baisse est la plus forte (-3,4 points) par rapport à la session précédente. En série S (scientifique), la diminution n'est que de 0,2 point, tandis qu'à l'inverse la série L (littéraire) connaît une réussite en hausse de 2,7 points. Ainsi, à l'issue du premier groupe d'épreuves, 78,2 % des candidats au baccalauréat S ont été reçus, 71,8 % des candidats en ES et 71 % en L. Avec un taux de succès du premier coup de 63,3 %, la réussite au bac technologique a augmenté de 1,8 point. UN BACHELIER DE 13 ANS Le plus jeune des candidats, Sacha, un adolescent de 13 ans qui étudiait au lycée Chevrollier d'Angers (Maine-et-Loire), a obtenu son baccalauréat dans la série S, sans mention, devenant ainsi le plus jeune bachelier de France cette année. Les résultats définitifs du bac général et technologique, après les oraux de rattrapage, seront connus vendredi 11 juillet. Les résultats du bac professionnel seront, eux, connus au cours de la semaine prochaine, selon les académies, selon les séries et en fonction du nombre de candidats. Au total, cette année, 615 625 candidats passaient les épreuves du bac général (53% des postulants), technologique (27 %) et professionnel (20 %). http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2008/07/05/pres-de-trois-candidats-sur-quatre-ont-obtenu-leur-baccalaureat-du-premier-coup-cette-annee_1066706_3224.html http://www.profencampagne.com/article-21026208.html Simples idées, sur une Colombie compliquée... 2008-07-06T16:10:13Z 2008-07-06T16:03:00Z http://membres.lycos.fr/shadoks/complique.jpg Ce qui rend sympathique Ségolène Royal ne tient pas nécessairement à elle, mais à l'antipathie qu'elle suscite chez certains. A entendre les indignations poussées par quelques ténors de la droite lorsqu'elle a rappelé que Nicolas Sarkozy n'était pour rien dans la libération récente d'Ingrid Bétancourt, on imaginait les mêmes, ravalé au rang d'opposant par une victoire de la candidate de la gauche à la présidentielle, et réagissant aux interventions de la nouvelle présidente , à la télévision, qui aurait demandé respectueusement à « Monsieur Marulanda » qu'il libère Ingrid Bétancourt. Il se serait trouvé des cohortes de François Fillon, de Jean-Pierre Raffarin et consorts, pour s'étrangler de colère devant un ( e ) président ( e ) d'une grande nation démocratique, rabaissant sa fonction dans une démarche humiliante auprès d' un chef terroriste reconverti dans le narco-trafic. Nicolas Sarkozy qui s'est adressé de la sorte au chef des FARC, en janvier et avril, a eu la chance d'avoir une opposition de gauche bonne pâte puisqu'elle n'a pas pointé cette insolite démarche. Le plus cocasse - après la libération d'Ingrid Bétancourt on peut en rire - c'est qu'au deuxième message, Manuel Marulanda était mort depuis quelques jours, mais bien sûr on l'ignorait à l'Elysée. Ces mots dans le vide, résument assez bien la gesticulation ostentatoire de Nicolas Sarkozy tout au long de cette affaire, où la France aura surtout joué les pièces rapportées. L'orgueil national, assez bien partagé dans tous les camps, dut-il en souffrir. Certes l'activisme diplomatique français a sans doute contribué à maintenir sur le devant de la scène médiatique, le sort d'Ingrid Bétancourt. Celle-ci l'a souligné jeudi sur le sol français. Ce fut une complication pour Alvaro Uribe compte tenu de la stratégie de fermeté qu'il avait choisi, mais elle l'a en fait obligé à soigner de mieux en mieux « l'habillage » politique de son action. Ce qui n'était pas plus mal. Pour ce qui est de sa détermination à lutter contre la guérilla des FARC , elle est restée sans faille. Et c'est cette orientation militaire qui a été payante, non pas tant pour les quinze otages libérés mercredi, que pour les coups très durs portés à cette organisation terroriste devenue, du coup, perméable aux infiltrations d'agents et aux désertions « achetées ». C'est pourquoi il est curieux d'entendre parler par la Radio suisse romande, de « rançon » pour l'argent qui aurait pu être versé en échange de la libération des otages, alors même que le gouvernement colombien agite publiquement, depuis un an, la carotte de « primes » financières importantes pour tous les membres des FARC qui feraient utilement défection. Mais pour l'opération « Echec » de mercredi, Bogota a démenti tout versement. Invérifiable bien entendu. Comme l'on ne sait pas et on ne saura probablement jamais ( du moins pas avant très longtemps) les détails techniques de l'opération, la version officielle est forcément à prendre avec des pincettes car, dans ce genre de circonstances, aucun « service » au monde ne livre tous ses secrets. Il s'agit de ne pas informer l'ennemi des méthodes employées et susceptibles d'être reproduites, voire des complicités mises à contribution et peut-être aussi de taire la nature des "aides" fournies par des pays tiers. De plus Bogota n'a pas manqué de faire de cette sorte d' "Entebbe" le symbole d'une armée colombienne ayant atteint un savoir-faire équivalent aux meilleures formation du monde, alors même que ses succès sur le terrain contre la guérilla étaient déjà suffisants pour être relevés par tout le monde. Bref, c'était trop beau pour être vrai. De quoi alimenter le fameux « syndrome Meyssan » qui fait que, quand un évènement intrigue, ou en tout cas dérange, sinon sert les intérêts de puissants qu'on abomine, c'est que, bien sûr, il ne s'est rien passé de ce qu'on nous dit. Exprimé de façon moins conspirationniste, et plus distanciée, la mystification qui aurait permis la libération, « sans un coup de feu », des quinze derniers otage serait digne d'un scénario de Hollywood. La formule est appropriée si l'on se réfère au récit officiel colombien, mais il se trouve que l'actrice principale, Ingrid Bétancourt expliquait vendredi aux journalistes, qu'il ne lui avait pas semblé jouer dans une fiction et, d'ailleurs, on pouvait visionner, le soir-même, sur le site semana.com, les images de l'intervention de San Jose de Guaviare. Des images dues au agents du ministère de la Défense sur le terrain se faisant passer pour des journlaistes, qui n'étaient certes pas techniquement dignes d'Hollywood mais qui sont quand même susceptibles de corroborer pour partie le scénario officiel. Bien évidemment on ne voit pas, dans le film, ce qui a précédé et où se situe une autre interprétation qui voudrait que le gouvernement colombien a, en fait, profité tout bonnement de la reddition pure et simple des ravisseurs, du moins d'une partie d'entre eux. Sauf leur chef quand même, neutralisé dans l'hélicoptère et dont Ingrid Bétancourt assure que ce geôlier cruel et implacable, à plat ventre, dénudé et les mains liées lui avait jeté un rictus qui ne trompait pas sur le fait qu'il ne jouait pas dans « l'Arnaque ». Reste que Alvaro Uribe avait annoncé lui même, au lendemain de la mort de Marulanda, que le groupe qui détenait les otages « politiques » serait prêt à les libérer. Info ou intox ? Si c'était vrai, en tout cas, n'y avait-il pas de quoi resserrer les surveillances internes aux FARC plutôt qu'encourager les « libérateurs » à passer à l'acte ? Là encore, ce mystère nous dépassant, on se gardera de l'organiser dans un récit d'ensemble d'où il ressortirait que, finalement, il y a des FARCS ouverts au dialogue quand d'autres y sont définitivement réfractaires. Le summum aura été d'entendre, ces derniers temps, des membres de la parentèle de l'otage faire de Cano ( le chef hiérarchique du geôlier d'Ingrid un "progressiste cultivé". Dans cette histoire, on retiendra que la seule qui n'ait jamais cédé au syndrome de Stockolm dans la famille Betancourt, c'est Ingrid. Raoul Reyes, le numéro 2 de la guérilla colombienne tué lors d'une attaque de l'armée colombienne en territoire équatorien, aurait donc été de ces FARC fréquentables. En tout cas fréquentable par les français qui, par son intermédiaire, auraient été sur le point, en mars, d'obtenir la libération d'Ingrid Bétancourt par l'entremise de Quito, avant que l'opération de Bogota ne flanque pas tout par terre. Une analyse qui a couru très vite, estampillée par les irréductibles adversaires armés du régime d'Uribe. Ce n'était pas la première fois que les français établissaient un contact de ce genre avec un apparatchik des FARC, du temps de Dominique de Villepin on s'activait déjà beaucoup. En vain. Mais les dirigeants des FARC ont-ils jamais eu l'intention de libérer l'ancienne candidate à la présidence de Colombie, compte tenu de ce qu'elle représentait, au point d'être surnommée "le joyau de la couronne" ? Au demeurant, si les français ont pu croire qu'ils parviendraient à leurs fins, se sont-ils imaginé un seul instant que ce serait sans l'aval de Bogota compte tenu des difficultés de circulation dans le pays ? Là aussi ce fut probablement un jeu de dupes. Juste à la veille de l'opération "Echec" la présidence colombienne recevait deux émissaires de Paris et leur donnait l'aval pour aller tenter un nouveau "contact" dans la jungle. Tout en omettant de leur dire, semble-t-il, qu'une libération était imminente. Les français dans un rôle "Tintin chez les Picaros" ont fini par avoir cet avantage, du point de vue d'Uribe, de démontrer par devers eux qu'aucune négociation n'était possible avec les FARC. Dans le calcul des FARC, porté à considérer ces mêmes français comme des "ingénus" ( le mot est d'eux), ils apportaient un précieux concours politique en les légitimant comme interlocuteurs, et ils entretenaient ainsi la valeur d'une otage devenue le plus précieux des boucliers.   Bref Ségolène Royal avait tort de prétendre que Nicolas Sarkozy n'a rien fait en Colombie, elle a eu la maladresse peut-être de se précipiter pour parler, avant que le bilan de cette action française, depuis le début, soit mieux cerné. Cela ne devrait pas trop tarder. http://www.mediapart.fr/club/blog/jean-michel-helvig/050708/simples-idees-sur-une-colombie-compliquee http://www.profencampagne.com/article-21025884.html La fin de l'autorité présidentielle? 2008-07-06T17:12:52Z 2008-07-06T15:49:00Z Tête de sceptre d'autorité Rien n'est plus difficile que de diriger des hommes, a fortiori quand il s'agit d'exercer la fonction de Président d'une république de plus de soixante millions d'habitants. Nicolas Sarkozy va en faire, toujours plus, l'amère expérience. Quel curieux homme que l'actuel président de la République. Il a montré un réel talent pour conquérir son actuelle fonction. Mais, maintenant qu'il y est parvenu, il semble être dénué de tout instinct quant à l'exercice du pouvoir.   Quelques scènes reviennent immédiatement à l'esprit: le président élu jouissant ostensiblement de l'argent mis à sa disposition par des grands patrons dès le soir de son élection; défiant la France entière lorsqu'on lui reproche le prix de la montre qu'il porte au poignet, la remplaçant par une "encore beaucoup plus chère"; étalant de façon impudique son nouvel amour et affichant son bonheur personnel d'époux récent d'une millionnaire au moment où tant de Français se demandent comment ils vont boucler leur fin de mois; augmentant son salaire au lieu de contribuer à hausser le pouvoir d'achat des Français. Question de tempérament ? Peut-être tout cela aurait-il été finalement accepté par les Français si le nouveau président avait su garder ses distances, faire un usage rare de la parole présidentielle, agi plus que parlé, conservé au pouvoir tout son mystère. Mais Nicolas Sarkozy a choisi la voie contraire. De même qu'il jouit ostensiblement de l'argent mis à sa disposition, il expose en permanence sa fonction. Il est non seulement en permanence à l'écran mais il pratique une version pour le moins curieuse d'un "pouvoir proche du citoyen". Aucune maîtrise, aucune retenue: un marin-pêcheur lui lance un quolibet, le président lui propose, entouré de ses gardes du corps, une baston, comme dans une cour d'école; le "casse-toi, pauvre c..." lancé à un contestataire au salon de l'agriculture restera un épisode tristement célèbre de la déchéance de la fonction présidentielle; tout comme le "on va vous niquer" lancé à François Hollande dans un avion ramenant les principaux responsables politiques français du Liban, alors que Nicolas Sarkozy lui-même les avait invités à l'accompagner. Valéry Giscard d'Estaing avait, voici trente ans, voulu abolir toute distance entre lui-même et les citoyens. Il n'avait pas la vulgarité de Nicolas Sarkozy et n'aurait jamais insulté personne en public mais les Français, en 1981, lui ont tenu rigueur de son mélange d'arrogance de grand-bourgeois et d'abolition du mystère qui doit entourer le pouvoir. Ses deux successeurs, François Mitterrand et Jacques Chirac, avaient retenu la leçon - il est vrai que leur tempérament les poussait, chacun à sa manière, à prendre de la hauteur par rapport aux affaires politiques ordinaires, à créer une distance entre eux-mêmes et les gouvernés. Sans s'en rendre compte, Nicolas Sarkozy est revenu aux erreurs giscardiennes, en les accentuant par une absence de contrôle de soi.   Dire que Nicolas Sarkozy n'a, paradoxalement, pas l'instinct du pouvoir, c'est remarquer qu'il ne comprend pas, à la différence de ses deux prédécesseurs, comme le pouvoir est difficile à manier pour celui qui l'exerce, comme il peut se retourner du jour au lendemain contre lui. Celui qui s'élève au-dessus de tous les autres s'expose. L'adulation peut se retourner instantanément en détestation, l'admiration en envie, "la roche tarpéienne est proche du Capitole". Avoir l'instinct du pouvoir, c'est mettre une distance entre soi-même et les administrés, c'est multiplier les intermédiaires, qui pourront essuyer la colère populaire, sauvegardant le prestige du chef suprême, c'est donner du poids à la parole présidentielle en la rendant rare et quelquefois obscure. Le déclin de l'autorité L'individu démocratique est encore plus exigeant vis-à-vis de ceux qu'il élève sur le pavois que ne l'étaient ses ancêtres vis-à-vis de leurs monarques. La confiance accordée est provisoire et le droit d'être au-dessus des autres n'est accordé que conditionnellement. Contrairement à l'opinion répandue, le chef démocratique doit inspirer un respect absolu. Les spécialistes en communication qui ont amené les responsables politiques à "se déshabiller en public" en permanence ont accompagné le déclin du fonctionnement des institutions démocratiques. Nous vivons en direct le déclin de l'autorité de Nicolas Sarkozy. Sa chute dans les sondages a été spectaculaire l'hiver dernier; et le chef de l'État ne peut pas remonter s'il s'obstine à utiliser les mêmes méthodes, à étaler son goût de l'argent, exposer sa femme, insulter ses interlocuteurs en public, intervenir sur tous les sujets, y compris des questions insignifiantes. Les généraux et les professeurs redressent la tête alors que le chef de l'État leur affiche son mépris en public. Le président de France Télévision vient de franchir un seuil en retournant contre le Président sa façon de faire, parlant d'un jugement présidentiel comme "stupide et faux". Et cela ne s'arrêtera pas là.   Nicolas Sarkozy semble être inconscient du danger qu'il y a à se mettre à la portée de ceux qu'on gouverne tout en ne cessant de répéter que l'on est le chef. Il risque de servir d'exutoire aux frustrations de la société française, les faits se mettant à mimer la violence de ses propos. Quand l'on force un chef d'Etat major à démissionner pour une défaillance locale, on s'expose à devoir un jour quitter le pouvoir contraint et forcé pour une bavure policière en banlieues. Quand on explique publiquement que la justice a été trop lente à poursuivre le précédent président de la République, on prend le risque d'être un jour soi-même sans recours face à la justice. Quand on dit à un simple citoyen "casse-toi, pauvre c...", il est probable que l'on quittera l'Élysée sous les injures. Par Édouard Husson, historien de l'Allemagne contemporaine Lu sur Marianne2.fr http://www.profencampagne.com/article-21021241.html Ingrid, sais-tu où tu es ? 2008-07-06T12:25:10Z 2008-07-06T12:16:00Z http://noelpecout.blog.lemonde.fr/files/2008/01/2007-07-25t172941z_01_nootr_rtridsp_2_ofrtp-france-libye-sarkozy-20070725.1199730021.jpg La libération heureuse d'Ingrid Betancourt fut l'évènement de la semaine. Depuis mercredi, l'univers médiatique s'est saisi de l'affaire. Vendredi 4 juillet, les chaînes d'information nous ont fait vivre un feuilleton. L'avion atterrit. Ingrid Betancourt en sort. Elle embrasse Nicolas Sarkozy qui l'attendait en bas des marches. Carla Bruni lui fait la bise. Déclaration au micro. Ingrid prend la main du Président. Quelques heures plus tard, les deux se retrouvent à l'hôtel Marigny. Déclaration «improvisée; Nicolas Sarkozy, son épouse chanteuse qui sort un disque dans 8 jours, Bernard Kouchner, Rama Yade, les enfants de l'ex-otage et quelques autres sont sur l'estrade. Les soutiens d'Ingrid Betancourt applaudissent à chaque pause. Les paroles de l'ex-otage sonnent juste, parfois maladroites d'un trop plein d'émotions. Sarkozy a chaud. Sarkozy a eu chaud. Il n'y est pour pas grand chose dans cette libération. Il s'est activé. C'est tant mieux. C'est aussi son boulot. La presse étrangère s'amuse de sa surprise. Il ne savait pas. C'est peut être la vraie surprise de la journée. Quand un journaliste lui demande s'il était au courant, il répond par la négative. Quand les rumeurs de rançons versées par les Etats Unis font surface, le Ministère des Affaires Etrangères se dégage encore plus : «N'ayant pas été associés à cette opération, nous n'avons pas été associés à ses modalités de financement, si tant est qu'il y ait eu des modalités de financement». Nicolas Sarkozy a vraiment eu chaud. La semaine avait extrêmement mal débuté pour le Président. Certains pouvaient louer son activisme des jours précédents. En quelques jours, quelques heures, couacs et obstacles se sont multipliés. Lundi, le chef de l'état major de l'armée de Terre a démissionné. Les attaques verbales présidentielles après le dramatique fait divers de Carcassonne ont eu raison de lui. L'armée souffre du Sarkozysme. Mardi, la France a pris la Présidence de l'Union Européenne pour 6 mois. Le même jour, le Président polonais a refusé de signer le Traité de Lisbonne. Pris à parti par Sarkozy ces derniers jours sur les négociations agricoles à l'OMC, le commissaire européen Peter Mandelson, en charge du Commerce, lui a répliqué simplement : le président Français «base ses chiffres sur un scénario erroné.» Une manière diplomatique de dire qu'il ment. Mardi toujours, le patron des chaînes publiques de télévision a mis sa tête sur le billot. La veille, Nicolas Sarkozy s'était invité sur le plateau de France 3 pour ne pas répondre aux questions d'Audrey Pulvar et avait critiqué les programmes de France Télévisions. Grâce à Ingrid Betancourt, les Français ont pu oublier quelques instants la dure réalité. A Ingrid de découvrir maintenant dans quel pays elle met les pieds. Ingrid ne connaît pas Christine Pour gagner moins, il faut travailler plus. Le constat a peu à voir avec le dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires mis en place par le gouvernement en octobre dernier. Ce dernier plombe les comptes de la Sécu et des retraites d'environ 150 millions d'euros par mois. Le pouvoir d'achat est en berne, on le sait. Pourtant, la ministre de l'Emploi Christine Lagarde se félicite d'une hausse d'heures supplémentaires. Elle omettait de préciser que cette hausse avait démarré avant le dispositif gouvernemental d'octobre 2007. Vous avez bien lu. On travaille plus pour gagner ... moins. L'inflation générale y est pour beaucoup. le gouvernement joue sa parti également. Il encourage le déremboursement des frais médicaux, y compris pour les diabétiques et les cancéreux. Ingrid ne connaît pas Edvige Depuis le 27 juin, les adolescents peuvent être fichés dès 13 ans. Ce fichier s'appelle Edvige, pour Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information GEnérale. Il sert à « centraliser et analyser les informations relatives aux personnes physiques ou morales ayant sollicité ou exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif... », et « analyser les informations relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public.» La même semaine, la nouvelle Direction Centrale du Renseignement Intérieur a été créée. Elle rapporte au Président. Nulle inquiétude. C'est pour mieux lutter contre les méchants terroristes. A lire ses missions, certains blogueurs pourraient s'inquiéter: cette DCRI assurera «la surveillance des mouvements subversifs violents et des phénomènes de société précurseurs de menaces». Sommes-nous subversifs et porteurs de menaces ? Ingrid ne connaît pas Brice. Brice Hortefeux est ce ministre d'Etat, dont la caricature aux Guignols de l'Info sur CANAL+ sue à grosses gouttes en permanence qui est charge de défendre l'identité Nationale française. L'immigration est le sujet central de la présidence Française de l'Union Européenne. Nicolas Sarkozy a annoncé son programme. Il semble vouloir gagner là-bas (à Bruxelles) ce qu'il a perdu depuis longtemps ici : la crédibilité. Les Européens accepteront-ils de «partager la honte; d'une politique d'immigration choisie qui expulse des parents sans leurs enfants ? Nos voisins ont d'autres priorités, tels le déblocage institutionnel de l'Union. Pas Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux. Cela fait 18 mois que l'Etat français traque en vain des clandestins. Il agite la menace d'une immigration galopante. Il en est réduit à expulser des parents à la sortie des écoles. Ingrid découvrira que près de la moitié des expulsions de clandestins en 2007 ont été effectués... à Mayotte. L'immigration est un sujet de divertissement pour Nicolas Sarkozy. Ingrid Betancourt a beaucoup à découvrir sur la France de 2008. Espérons qu'elle gardera sa lucidité. http://www.marianne2.fr/Ingrid,-sais-tu-ou-tu-es-_a88897.html http://www.profencampagne.com/article-21020601.html Apprendre les langues au collège sur MP3... 2008-07-06T12:00:11Z 2008-07-06T11:54:00Z http://www.easykado.com/IMG/1046P862.jpg Les enquêtes l'attestent : entre la culture jeune et la culture scolaire, le fossé s'élargit. Alors que les adolescents utilisent largement le numérique dans leurs loisirs, les enseignants, eux, peinent à intégrer les nouvelles technologies... Dans l'académie de Bordeaux, pourtant, l'apprentissage des langues, baladeurs MP3 à l'appui, préfigure déjà la pédagogie de demain. "Je trouvais passionnant de détourner un objet purement ludique et emblématique de la culture jeune à des fins pédagogiques", explique Domingo Bayon Lopez, professeur d'espagnol au lycée François-Mauriac. Dès 2004, il décide d'exploiter la propension des jeunes à porter autour du cou leur musique préférée. L'utilisation du MP3, prêté à l'élève par l'établissement scolaire, permet une pratique plus intensive de l'oral, grande faiblesse de l'apprentissage des langues étrangères en France. Quand les 35 élèves d'une même classe ne sont pas assurés de s'exprimer cinq minutes par semaine, le baladeur leur permet de charger un document sonore de travail, mis en ligne par l'enseignant sur le site de l'établissement scolaire. A partir de celui-ci, selon les consignes du professeur, ils produisent leurs propres fichiers son en s'enregistrant, voire en s'exerçant à la conversation avec leurs camarades de classe. A 20 euros l'unité, il est facile de constituer un laboratoire nomade de langue qui permet à chacun de travailler selon son niveau, en tout lieu et à toute heure. Dans les Pyrénées-Atlantiques, la pratique s'est répandue dans les collèges, où elle concerne désormais quelque 3 000 élèves. "Ils apprennent à s'exprimer sans s'en apercevoir, et acquièrent un bagage lexical plus rapidement qu'avec les méthodes traditionnelles", constate Maitena Susperrigui, enseignante d'espagnol et chargée de mission sur les nouvelles technologies dans le département. D'autres académies - celles de Montpellier et de Dijon - se sont emparées du dispositif. Mais son usage, où que ce soit, reste soumis à la démarche volontaire de l'enseignant. La pratique reste donc à généraliser. Membre très actif de Cyberlangues, association d'enseignants de langues étrangères promouvant les nouvelles technologies, M. Lopez rêve du jour où le candidat au baccalauréat pourra se présenter devant son examinateur avec ses fichiers sons, et non avec les photocopies de textes à commenter. L'élan, alors, serait irréversible. Christian Bonrepaux http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2008/07/05/apprendre-les-langues-au-college-sur-mp3_1066841_3224.html#ens_id=1065757