profencampagne

Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 19:03

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Les IUFM sont morts. Il ne faut pas nous faire croire autre chose. Il est question de les orienter vers les "métiers de l'Education"... Tout cela est très vague, hypothétique...

Morts disais-je. Et comme après chaque disparition, on entend le concert des pleureuses. Ah ça, pour pleurer ils pleurent! Et en grand nombre! Jamais vu autant de défenseurs de la formation!

"Ils"? Les professeurs du SNES, la société des agrégés, la secte des déclinologues, certains journalistes "spécialisés" et j'en passe!... Avec toute une ribambelle de collègues qui expriment aujourd'hui leurs inquiétudes en voyant arriver des enseignants désormais non-formés.

Mais bon sang, où étaient-elles ces cohortes de pleureuses lorsque d'autres, et j'étais de ceux-là, défendaient les IUFM contre les attaques, le plus souvent caricaturales, outrancières, mensongères, qui se multipliaient. Les IUFM, et nous l'avons dit, étaient réformables. Oui, tout n'était pas parfait. Mais entre les portraits à charge d'un Brighelli et de sa cour et la défense pure et dure, il y avait une voie raisonnable...

Pleurez maintenant! C'est un peu tard!

Christophe

Par chris - Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 17:00
Par chris - Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 16:29
Dans des notes saisies chez François-Marie Banier, les policiers ont eu la surprise de découvrir le nom du président de la République.
 

 
Cinq questions de fond doivent être réglées dans l'accord final qu'Israéliens et Palestiniens sont censés trouver au terme des négociations.
Débat en direct avec Gilles Baillat, président de la Conférence des directeurs d'IUFM.
L'ouragan Earl, avec des vents soufflant à 230 km/h, se rapproche des côtes de Caroline du Nord. 30 000 personnes ont reçu l'ordre d'évacuer.
Emmanuel Hoog, PDG de l'agence de presse, évalue à 125 millions d'euros ses besoins d'investissement
ET AUSSI
Par chris - Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 08:05

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25 juillet...
«Serai-je capable, bien que mon sentiment n'aie pas changé, de me montrer froid et perspicace dans la recherche de la vérité, quelle qu'elle soit?»
Alberto Moravia, L'Homme qui regarde
Quand être jeune fait peur aux adultes...
Les «jeunes», les «d'jeuns», «être jeune», la «jeune génération», les «jeunes d'aujourd'hui», «des» jeunes... Autant d'expressions pour désigner cette catégorie rangée dans une tranche d'âge plus ou moins précise. Car en effet quand commence-t-on à être jeune et quand cessons-nous de l'avoir été?
Question très ancienne mais à laquelle on commence seulement à répondre. La psychiatrie de l'adolescence ne s'est développée qu'il y a quelques années. La première étude française sur l'un des comportements à risques attachés à la jeunesse (addiction aux drogues illicites) date de 1983. Il faudra attendre 1993 pour étudier les résultats de la toute première étude nationale (échantillon de 12 000 individus âgés de 11 à 19 ans) portant sur un ensemble de comportements: consommation de tabac, alcool, drogues illicites, suicides et tentatives de suicides, dépressions, troubles des conduites alimentaires, violences.
Depuis les années 2000, la «population jeune» est étudiée de très près. Aujourd'hui, tout ce qu'on ne percevait pas avant mais qui existait déjà, tout cela est connu, porté à l'attention des médias, du public, de l'opinion. Et, évidemment, comme si tout cela était nouveau. Or la nouveauté réside plus dans le fait d'examiner la jeunesse que dans la soi-disant «découverte» de comportements à risques qui se multiplieraient ou apparaitraient ex nihilo. La violence (hors violences à caractère sexuel) ou les viols, mis sous la lumière des études depuis 1993 ne démontrent pas que ces violences sont apparues en 1993. C'est pourtant l'un des messages qui est resté dans les esprits, surligné par deux expressions populaires bien connues à chaque fois que l'actualité s'empare d'une affaire de cette sorte: «Ah là là, c'est de pire en pire!» ou bien «C'était quand même mieux avant».
La violence (en général) chez les jeunes n'est pas née en 1993. Mais des éléments de violence, propres ceux-là à notre époque, ont évolué. Par exemple la précocité des auteurs de faits de violence. Précocité à mettre évidemment, au risque de commettre une erreur digne d'un étudiant débutant ses études de sociologie, en parallèle avec un autre fait: la précocité est un fait observable en tout. Tout est aujourd'hui plus précoce. Pourquoi pas la violence? Concernant la consommation de drogues illicites, et plus particulièrement le cannabis, la progression en nombre de consommateurs a été spectaculaire. Pour autant, il convient de dire aussi que:
- cette consommation de cannabis ne progresse plus.
- que si la consommation a été si facile, c'est que les autorités n'ont pris en compte le phénomène que très tard.
- que la production, les transferts et la vente de cannabis sont quasi exclusivement le fait d'adultes.
La consommation excessive d'alcool (avec la mode des «binge drinking») est un autre phénomène. Mais il n'est pas propre aux adolescents. Les cas de comas éthyliques sont beaucoup plus fréquents chez les + de 25 ans que chez les ados. Hélas, la télévision vous proposera plus facilement les images, certes affligeantes, de jeunes filles et garçons écroulés au petit matin dans leur vomi après une «rave party», que celles d'adultes exactement dans le même état. L'image du jeune en 2010 est celle d'un individu qui fait peur aux adultes. Elle est très dévalorisée et avec elle bien évidemment celle de leurs parents montrés du doigt. Ils sont loin pourtant d'être les seuls responsables.
Notre génération, je parle ici des 40-55 ans et +, a voulu que les enfants soient conscients de tout très vite. On a simplement oublié qu'il s'agissait d'enfants et que ceux-ci avaient besoin d'accompagnement permanent, de protection. A la maison comme à l'école. A force de pousser nos jeunes à «faire tout très tôt, très vite, très bien», on a négligé les conséquences, c'est à dire les risques. Ces risques qui explosent en actes au collège, ce lieu charnière délaissé depuis des années par tous les gouvernements, sauf pour le définir comme étant seulement celui de l'acquisition des connaissances. C'est là un très dangereux déni de réalité! Un(e) collégien(ne) est souvent en souffrance avec pour conséquence l'échec de sa scolarité. Ne pas vouloir le voir est une faute. Mais cela fait partie de l'utilisation politique qui est faite de la jeunesse, qui est faite aussi de certains faits choisis pour en cacher d'autres. Les «jeux» dangereux (jeu du foulard entre autres) ont fait 13 victimes sur un an. Les médias et les politiques ont énormément communiqué sur le sujet. Parle-t-on avec la même acuité des 500 jeunes qui se suicident chaque année en France? Non. Mais voilà, les «jeux» à risques accusent la jeunesse elle-même quand les suicides accusent aussi les adultes. Les boucs-émissaires les plus faciles sont ces jeunes, parfois aussi leurs mères, lesquelles, on l'oublie trop souvent, sont de plus en plus nombreuses à travailler -ce qui est un progrès- et donc, passent moins de temps avec leurs enfants -ce qui est une régression.
Une autre régression réside dans le refus manifesté par les classes préparatoires de voir des études menées en leur sein sur le stress scolaire. Une de ces études devait être menée en 1990. Elle n'a jamais abouti. Manque d'argent et surtout aucune adhésion des grandes écoles pour mener ce travail à son terme. En revanche, étudier les classes de ZEP et les milieux pauvres ne pose aucun problème. Mais oser poser l'éventualité d'un lien entre stress scolaire et grandes écoles ou affirmer, preuves à l'appui, qu'il existe une corrélation entre stress scolaire et enseignement général (beaucoup plus qu'en enseignement professionnel), tout cela reste tabou en France.
En Europe, notre pays est un cas à part. Il est dans la moyenne en ce qui concerne les consommations de tabac et d'alcool, mais en tête pour celle du cannabis et des médicaments à caractère psychoactif. Il convient en même temps de signaler que nous sommes le seul pays d'Europe à considérer que fumer dix joints et plus en un mois est une «consommation régulière». C'est le même critère que pour l'alcool. Or dans tous les autres pays européens, on différencie les critères selon qu'un individu consomme un produit licite et/ou un produit illicite. Quant à la consommation de médicaments, la France est championne toutes catégories d'âge. On en parle peu, la puissance du pouvoir médical étant sans doute en cause.
Au XXIème siècle, et la France de Nicolas Sarkozy est à ce titre «exemplaire», la jeunesse souffre du regard négatif qu'on porte sur elle. Du regard négatif porté aussi sur celles et ceux qui cherchent à comprendre, à expliquer telle ou telle conduite dans leur contexte, sans juger, à mettre sur un même plan compréhension ET sanction. Or, pour beaucoup de responsables politiques, vouloir expliquer, c'est être laxiste et prôner le «laisser faire». Ce qui permet de plus facilement faire admettre à l'opinion que seules des politiques répressives peuvent être efficaces. On est, en caricaturant à peine, passé du dialogue nécessaire aux caméras vidéos et portiques d'entrée. Or tous les pays qui ont expérimenté ces méthodes de répression en ont constaté l'inefficacité totale. Mais qu'on y prenne garde:
A force de vouloir toujours démontrer que seuls les jeunes en général (et parfois leurs familles), que seuls les jeunes des milieux en difficultés financières, que seuls les jeunes en milieux urbains ont des problèmes et/ou en sont responsables, on passe à coté d' autres responsabilités, au moins partagées: celle de la société civile et celle des politiques.
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Défendre les élites?

Depuis que Ségolène Royal a dénoncé le «système Sarkozy corrompu», il est de bon ton de défendre les élites face à un je ne sais quel néo-poujadisme. Tout le monde s'y est mis, à droite comme à gauche. Oh bien entendu, s'en prendre aux élites dans ce pays n'est pas un bon signal envoyé aux citoyens. L'Histoire de France déborde de dérives politiques alimentées par des propos et attitudes anti-élitaires, avec des conséquences toujours dramatiques pour la démocratie.
Pourtant cette défense quasi corporatiste des élites a quelque chose de gênant.
D'abord, les attaques  ne sont pas généralisées. Aucun français n'ignore qu'il existe des élus admirables, des chefs d'entreprises irréprochables, des hauts fonctionnaires d'une totale intégrité. Mais aucun français n'ignore non plus que nous vivons et avons vécu, sous la droite comme sous la gauche, des épisodes plus ou moins longs pendant lesquelles les élites ont gravement failli.
Ensuite, quand on écoute d'une oreille attentive les porte-paroles du Gouvernement ou de l'Elysée, le mot «populisme» est toujours employé comme un bouclier dressé devant les élites, lâchement attaquées, gravement insultées.
Enfin et surtout, tous ces personnages bien en cour et à la parole qu'on dit «autorisée», qui attaquent si aisément le petit peuple, qui moquent si facilement telle femme politique qui prend le risque de s'en faire le porte-voix, devraient se souvenir que ce sont les élites qui, en 1940, se couchèrent les premières, à quelques rares et magnifiques exceptions près, devant les exigences de l'occupant. Le Tout-Paris fut, jusqu'au moment des retournements de vestes de 1944, plus lâche que le petit peuple.
Alors est-il permis, tout en ayant à l'esprit que les deux époques n'ont rien à voir, de douter de nos élites devant les échecs des politiques financières et économiques, devant l'aggravation de la crise, du chômage, de la précarité, des inégalités, de la corruption? Oui! Oui car nous gardons en mémoire les défaillances, les ignominies, les mensonges, les trahisons, les aveuglements volontaires de ceux qui dirigeaient la France il y a seulement soixante-dix ans...
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Il y a deux ans, le 25 juillet 2008...

Nouvelle mythologie…
Roland Barthes, en 1957, écrivait un petit livre intitulé Mythologies. Il y livrait des moments exceptionnels de lucidité sur son époque. Toute ma génération se souvient des lignes lumineuses au sujet de l’abbé Pierre ou de la DS Citroën, mais aussi les analyses des photographies de Paris-Match ou du magazine féminin ELLE.
Qu’écrirait Barthes aujourd’hui? Que nous dirait-il du haut de sa chaire au Collège de France pendant ses merveilleux cours de sémiologie littéraire? Quelles mythologies nouvelles découvrirait-il?
Je ne saurais répondre à sa place.
Pourtant, le XXIème siècle a commencé par une crise dont les mots qui la définissent sont «récession», «pouvoir d’achat», «subprime», «crise boursière», «spéculation»… Une crise définie par des mots qui emmènent l’Homme vers l’univers des chiffres, qui s’impose à lui. Un univers où l’on compte en permanence, un monde fait de courbes, de statistiques, de prévisions, de graphiques, de pourcentages… La mythologie des nombres…
Et c’est grâce à deux seulement d’entre eux, le «0» et le «1», dans un langage binaire simplissime, qu’une autre mythologie est née. Celle dont nous utilisons-qui nous utilise?- chaque jour les outils, qui fait de chacun de nous le clone de notre voisin proche ou lointain, qui transforme nos solitudes particulières en milliards de clics partagés sur nos claviers d’ordinateur ou de téléphone portable.
Nous sommes entrés dans les mythologies informatiques, celles qui, comme toutes celles qui les ont précédées, créent de nouveaux dieux, tout cela dans le silence pesant à peine troublé par les milliards de «clic-clic-clic», métaphores obsédantes et sonores d’un mythe collectif…
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26 juillet...
« C'était une histoire simple; il n'y avait pas de quoi faire des grimaces »
Françoise Sagan, Un Certain Sourire
RMC: du populisme... Du vrai!...
RMC, anciennement Radio Monte Carlo, est l'une des stations les plus écoutées pendant l'été. C'est sur cette fréquence que Jean-Jacques Bourdin, «pilier de radio», très talentueux, a connu quelques heures de gloire médiatique lors de la campagne présidentielle 2007 en prenant un malin (?) plaisir à piéger Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et autres. Le jeu consistait à leur poser des questions dont la seule utilité était non pas la réponse, ce qu'on attend pourtant en général d'une question, mais la non-réponse ou l'erreur permettant ensuite un buzz monumental sur Internet, c'est à dire une publicité gratuite pour RMC. Et tout le monde de se tapper sur le ventre en se fichant de ces  personnalités politiques réduites au rôle de cibles dans un chamboule-tout tragique.
RMC, ce sont ses journalistes qui le martèlent souvent, n'est pas populiste. Mais il convient quand même de constater qu'il n'en est rien. Il suffit d'écouter les émissions qui se succèdent le matin:
Jean-Jacques Bourdin fait réagir des auditeurs par téléphone sur des sujets d'actualité choisis par lui. Sujets d'actualité ou, plus exactement, sujets que les médias vous imposent comme étant d'actualité. On fait même des sondages à partir de questions d'actu. Et des centaines de personnes, naïvement, envoient depuis leurs portables, des «oui» et des «non» qui ne serviront à rien.  Beaucoup de pauses publicitaires aussi. Il faut bien vivre dans cette belle société de consommation ou l'important n'est pas d'être, mais d'avoir et d'avoir envie d'avoir. Revenons à l'émission du matin de notre ami Bourdin. RMC se veut «radio participative». Hélas, les dirigeants de RMC semblent n'avoir rien compris à la notion de «participation». Ah si! Seulement pour l'invité politique qui vient apporter son point de vue sur le sujet dont il est un expert. Et qui, comme je le disais plus haut, viennent se faire piéger en fin d'émission. Toujours en fin d'émission d'aillleurs... Ce qui empêche l'invité de se défendre...
Puis vient le tour des «Grandes Gueules» de venir débattre pendant trois heures (!!), en général en hurlant, autour de sujets encore d'actualité, les mêmes en général qu'on vient d'évoquer de manière superficielle avec Jean-Jacques Bourdin. Cinq ou six «personnalités» se disputent la parole, répondent de temps à autres à un auditeur au téléphone (encore!), rient beaucoup, parlent très fort, disent beaucoup de bêtises sur un ton parfois très doctoral, ce qui donne à cette tranche horaire un côté comique assez surréaliste mais qui a son charme à condition de placer les propos débités au kilomêtre sur le mode trente-sixième degré.
Vient ensuite le moment «charme» de Brigitte Lahaie à partir de 14h. Et là, c'est la bonne surprise de l'antenne. Cette émission consacrée à la sexualité est sans doute ce qu'on fait de mieux actuellement sur ce sujet délicat et dont il est si difficile de parler sans verser dans le trivial. Hélas, comme tous les moments de plaisir, cela ne dure pas...
Car RMC se lance dans sa longue, très longue partie sportive. Ou du moins quelques sports, toujours les mêmes: football, football, football... Formule 1, cyclisme, athlétisme lorsque l'actualité  le commande; et c'est à peu près tout. Ca crie, ça hurle, ça commente moins que ça ne surligne l'événement. Aucun recul critique. Les événements sont survendus, surévalués. C'est affligeant et bien entendu (si je puis dire), des auditeurs viennent «débattre» et donner leur avis à l'antenne. C'est très ennuyeux d'ailleurs car ils interrompent les messages de publicité... Un comble non?
Et l'antenne déverse ainsi tous les jours depuis des années les mêmes émissions... Jamais vous n'entendrez parler d'autre chose que de l'écume de l'info... La houle en revanche, RMC ne connait pas... On reste en surface, on ne provoque pas la réflexion mais on crée des réactions car la mode est à la réaction.
Alors bien sûr, j'entends d'ici Jean-Jacques Bourdin me dire: «Si cela ne vous plait pas, personne ne  vous oblige à écouter». Ah l'argument-massue que voilà! Mais si, cher Jean-Jacques, mais si... J'écoute ce que les français écoutent dans leur grande majorité l'été... Juste pour comprendre comment on oriente les centres d'intérêts des peuples en leur indiquant, non pas ce qui les informerait de manière contradictoire sur tel ou tel sujet -et si possible pas seulement les sujets à la mode de l'instant-, mais ce à quoi il FAUT penser. C'est très instructif et je ne pouvais appuyer ma réflexion qu'en écoutant RMC... Tous les étés depuis trois ans...
Mais c'est le dernier été... Mon abnégation a atteint ses limites... Je reviendrai sans doute de temps à autres et fin 2011 jusqu'à la présidentielle, histoire de découvrir quelles questions piégeuses et sans intérêt feront le buzz pour RMC...
Je vais écouter France Inter...

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Boucs émissaires...
Les Roms et plus généralement les gens du voyage subissent depuis des siècles toutes les stigmatisations possibles. Leur Histoire fut très souvent tragique. Jamais je n'aurais pu penser que la France ferait partie un jour des états coupables devant le tribunal des consciences éclairées. L'État coupable de renier, de trahir sa parole:
«Je veux que partout dans le monde les opprimés (…) sachent qu’il y a un pays qui sera généreux pour tous les persécutés, c’est la France».
Nicolas Sarkozy, Président de la République française, 2008
Le même Nicolas Sarkozy, réagissant à un problême -dramatique- de droit commun (les violences -intolérables- commises dans la commune de Saint-Aignan perpétrées par une cinquantaine d'individus) déclarait le 21 juillet 2010:
«Une réunion se tiendra sur les problêmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms» afin d'expulser «tous les campements en situation irrégulière».
C'était fait... Une population entière était stigmatisée... Comme les «sans-papiers», une autre catégorie de ces opprimés dont parlait le Président sans doute en 2008, les «ennemis de l'intérieur» sont offerts à la vindicte populaire. Il faut donner des coupables. Et peu importe les amalgames entre «gens du voyage» et «Roms», ces Roms qui, dès 2009, étaient suivis par un «marquage au tampon» dans l'Essonne.
Les événements de Saint-Aignan sont révélateurs du divorce qui existe entre les plus faibles, les plus fragiles, les plus précaires et l'État. Tous ceux qui sont morts, Zied et Bouna électrocutés en 2005 à Clichy-sous-Bois, deux ados morts à Villiers-le-Bel en 2007, un autre mort à Grenoble après un braquage, tous sans exception appartiennent à des populations sans cesse stigmatisées, regroupées dans des ghettos immondes et qui vivent depuis l'école les  sentiments de l'exclusion et de l' injustice. Quels que soient les méfaits commis, les crimes parfois, et même si ceux-ci sont impardonnables lorsqu'un fonctionnaire de police ou de gendarmerie y laisse sa vie, on n'arrêtera pas l'engrenage des violences tant qu'on n'aura pas stoppé celui des injustices accumulées, injustices qui «justifient», aux yeux des défavorisés de tous horizons, le fait de combattre, y compris avec des armes, celles et ceux qui représentent l'État.
Dans le même temps, coîncidences TRES malheureuses, éclatent les affaires Woerth-Bettencourt,  Alain Joyandet (le jet privé), Christian Blanc (les cigares). Comme l'a très justement fait remarquer Marcel Gauchet dans Le Monde en date du 17 juillet: «Le passif est profond entre le peuple et ses élites». Le climat qui règne actuellement en France est délétère et rappelle les périodes des crises les plus sombres de notre Histoire, lesquelles manifestement ne servent pas de leçon...
Allons, un sursaut bon sang! Retrouvons l'élan des utopies collectives dont la France a toujours su tirer parti pour combattre le pire... Et en triompher!...
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Pour rappel: écrit en avril 2010:
Un racisme «ordinaire»: le cas des Roms…
Neuf millions de citoyens européens vivent dans la plus extrême marginalité. Il s’agit des Roms, appelés aussi Tziganes, Romanichels, Manouches, Gypsies, Gitans. Ils sont douze millions au total si l’on ajoute ceux vivant hors de l’Union Européenne. 90% d’entre eux ne sont plus tout à fait des «gens du voyage». Ils sont en effet sédentarisés.
Pourtant, comme il y a vingt ans, comme il y a un siècle, comme dans la nuit des temps, ces européens-là sont toujours victimes de préjugés attisés par les mouvements d’extrême droite. C’est le cas entre autres de la Hongrie qui vient de vivre une campagne électorale entachée de violences à l’encontre des Roms, dont certaines ont entraîné la mort.
Pourtant, l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a rédigé très récemment un rapport fustigeant «l’aggravation d’une tendance à l’anti-tsiganisme de la pire espèce». Pourtant Hillary Clinton, chef de la diplomatie américaine, a dit et redit que le cas des Roms est «une priorité des Etats-Unis sous l’administration Obama». Pourtant un second sommet européen consacré à la question Rom s’est tenu les 8 et 9 avril à Cordoue.
Hélas, ce sommet a surtout brillé par l’absence des Ministres européens concernés par le sujet. José-Luis Zapatero, Premier Ministre espagnol, n’a même pas honoré la réunion de sa présence, se décommandant pour des motifs obscurs. Ce sommet n’a abouti à aucun résultat sinon aux habituelles déclarations d’intention.
Seules la France, grâce à Pierre Lellouche, Secrétaire d’Etat à l’Union Européenne, et la Roumanie ont mis en place une coopération active. Il est néanmoins à craindre que le volet répressif (nécessaire en l'espèce) de l’action commune des deux pays visant à démanteler les réseaux de trafiquants d’êtres humains prenne le pas sur les autres missions urgentes et nécessaires: la scolarisation et la formation. (1)
(1)- Ca n'a pas raté...

_________________________________________                                                       
Il y a deux ans, le 26 juillet 2008...

Les «réformes» se sont succédées…
Pour Tiennot Grumbach, Avocat du droit du travail, le président a donné une leçon de démocratie en mettant en place ce qu’il avait annoncé.
A cela, et partant de ce quasi dogme, sommes-nous en droit de répondre:
- que le Président de la République n’est pas un démocrate lorsqu’il ne met pas en place ce qu’il avait annoncé? Et les exemples sont très nombreux!
- que l’opposition peut demander des comptes lorsqu’au nom de «promesses tenues = démocratie» le chef de l’Etat s’engage dans la voie escarpée du fichage généralisé, des quotas d’immigrés choisis…
Entre autres…
En fait, ce que propose le chef de l’état a la couleur de la nouveauté, mais seulement la couleur. «C’est un leurre de penser qu’il y a plus de flexibilité, on reste dans un système extrêmement réglementé, le droit du travail reste complexe. Le code du travail, malgré les travaux de recodification, est plus épais, moins simple» affirme Emmanuelle Rivez-Domont dans Le Monde page 9 du 26 juillet.
De la même manière que dans l’Education Nationale on a baptisé un formidable recul du nom de «réforme», on accole ce mot à une stratégie de contournement plutôt que de rupture en matière sociale.
Les français sont favorables au changement; les socialistes les premiers.
Mais qu’on cesse de se moquer du monde! Le changement ne se reconnait pas dans des gesticulations présidentielles si brouillonnes qu’elles en sont incompréhensibles!

A suivre...

Par chris - Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 07:31
Par chris - Publié dans : profencampagne - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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