profencampagne

Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 18:41

Chers amis,

Le blog restera sans nouvelles jusqu'à lundi matin.

J'accompagne, avec trois collègues, mes 5èmes sur le site historique de Guédelon jusqu'à vendredi soir puis j'accueille l'Assemblée Générale de la Fédération Française de Volley ball samedi et dimanche à Pacy-sur-Eure...

Un week end très rempli!

http://www.guedelon.fr/fr/l-aventure-guedelon_01.html

Par christophe - Publié dans : profencampagne - Communauté : Pédagogie-Education.
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Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 18:03
Par christophe - Publié dans : profencampagne - Communauté : Pédagogie-Education.
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Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 17:45

"Je renonce à le nommer, je renonce à son nom si parlant qui eût permis des rapprochements, des glissements osés, qui eût donné des morceaux de bravoure, des mots d’esprit, de la drôlerie, des pages savoureuses. Chacun sait combien le renoncement peut être doux, et cette douceur met du baume sur mon refus du début, sur l’hostilité qui au fond ne me quitte pas. Je suis contre lui. La toile est juste derrière moi. Je peux m’appuyer sur elle, m’endormir en chien de fusil, et lui tournant le dos. Parfois je la touche avec mes lombes, mes fesses ou la plante de mes pieds. Je suis contre lui, j’entre contre lui dans son histoire. Renoncer à son nom me donne un surcroît de liberté sans lequel je ne pourrais pas jouer des coudes, et jouer des coudes il le faut vraiment pour aller au bout de l’histoire. Et puis n’a-t-il pas eu pour ambition de peindre comme personne? Pas du tout nobody, personne ne veut pas dire sans corps, au contraire, ce qu’on entend clairement dans «bien fait de sa personne», «bien de sa personne», le masque, per- sona, et le mouvement qui l’oriente, mouvement dont la toile est tout imprégnée. Pas du tout nobody et pas n’importe quel corps. Je regarde une photo de lui, prise à Sens en 1992, précisément devant le hangar, dans ce qu’il appelait le jardin où nous avons garé la voiture. Il est torse nu, on ne voit pas les fines cicatrices raturant son corps, cicatrices de plaies qu’on lui avait faites pour le soigner, enrayer je ne sais comment les effets de l’artérite, je pense soudain à Anne d’Autriche qu’on avait entaillée à de nombreux endroits afin d’introduire dans les fentes des morceaux de viande dont son cancer devait se nourrir au lieu d’elle, et nulle collerette ne la protégea. Il est torse nu, plutôt costaud, il a un peu de ventre, en aucune façon nobody, il est de face, déhanché, s’appuyant sans doute sur son pied valide, il regarde l’objectif, il grimace à cause de la fumée qui l’environne, car il fait un feu, il ne brûle pas les mauvaises herbes comme on le ferait dans un jardin, mais un monceau de saletés dont des madriers et des poutrelles qui se hérissent au premier plan: brûle ce qui pourra. À côté de lui, un arbre maigre est noyé dans la fumée, on se demande s’il va y passer. À l’arrière les murs de planches du hangar qu’on devine parfois renforcés de tôles, sur l’une des tôles un carré blanc est accroché, une affiche? une enseigne? un dessin, un tableau de lui? Toute cette fumée et cette mélancolie car nous savons qu’il ne sortira pas du désastre, qu’aucun jardin ne remplacera la décharge. Et le papier blanc? a-t-il été sauvé des flammes, de la désillusion, de l’affreuse solitude? On m’a suggéré, un jour, d’écrire une biographie pour me reposer du roman (ce qu’il faut entendre), mais je ne veux pas faire la sieste, avec la même ferveur que lorsque nous refusions dans l’enfance de nous retrancher du monde en plein jour, et de retenir notre impatience derrière les jalousies où palpitait le début de l’après-midi. Je ne veux pas faire la sieste, je veux m’en- dormir de tout mon cœur dans la nuit de l’histoire, et connaître sa boiterie sans nom."

Par christophe - Publié dans : profencampagne - Communauté : Pédagogie-Education.
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Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 17:28

http://mathvacances.free.fr/tarifs_cours.htm

J'avais, dans ces colonnes, dénoncé la semaine de quatre jours et la lâcheté qui avait entouré son adoption (Le Monde du 29 mai 2008). C'était plus qu'une erreur, une faute, tout le monde le savait et personne ne disait rien. Personne pourtant n'osait défendre cette soi-disant réforme. Le ministre lui-même n'a pas prétendu qu'elle était bonne pour les élèves ; il s'est contenté de répondre qu'avec 864 heures de classe par semaine (36 semaines à 24 heures), la France était dans la moyenne européenne. Comme si toutes les heures se valaient !

Libérer le samedi matin n'est pas en cause ici, et je ne propose pas de le rétablir. Mais on pouvait le libérer sans réduire le temps de travail. On pouvait le remplacer par le mercredi matin. On pouvait aussi compenser la perte du samedi matin par une réduction des grandes vacances. C'était l'organisation des villes et départements qui pratiquaient la semaine de quatre jours. Elle était bien acceptée par les parents, comme par les enseignants. Pourquoi l'avoir supprimée ?

Résultat de cette mesure adoptée non seulement sans concertation mais sans réflexion : une réduction du temps de travail des élèves qui, par son ampleur et ses modalités, handicape durablement les apprentissages élémentaires. Inutile de verser des larmes de crocodile sur les élèves qui entrent en sixième sans être capables de la suivre. Nous avons organisé l'échec.

Le problème est double : quantitatif et qualitatif. Nous sommes passés d'abord, entre la guerre et les années 1960, de 40 semaines de classe à 36, car l'extension des vacances de la Toussaint et d'hiver n'a pas été compensée par une réduction des grandes vacances. Mais laissons cette première réduction de 10 % du temps scolaire. Les semaines de classe comptaient en 1968 cinq jours pleins, soit 30 heures par semaine.

Nous sommes passés de 30 à 27 en 1969, par libération du samedi après-midi, puis à 26 et, depuis 2008, à 24. Avec le 11-Novembre, le 1er et le 8-Mai, le jeudi de l'Ascension et le lundi de Pentecôte, sans compter les ponts, nous sommes à 140 jours de classe par an, contre 175 en 1968, et à 840 heures dans l'année, contre 1 050. C'est un cinquième de moins. Les élèves ne passent pas plus de temps en classe aujourd'hui en cinq années d'école primaire qu'ils n'en passaient en quatre ans il y a une génération. C'est comme si l'on avait obligé tous les élèves à sauter une classe.

Mais les heures de classe ne se valent pas toutes. Nos voisins européens n'ont pas beaucoup plus d'heures de classe, mais ils les répartissent sur 180 à 200 jours. La première demi-heure de la matinée est peu productive : les élèves se réveillent, se mettent en train. Les capacités d'attention des enfants de 6-8 ans sont de l'ordre de 3,30 heures à 4 heures dans une journée. Elles augmentent avec l'âge, et se situent autour de 5 heures par jour à 12 ans.

On le sait depuis très longtemps : le rapport des professeurs Debré et Douady le montrait déjà et Hubert Montagnier ou François Testut le confirment. Dans la journée de travail actuelle des élèves, il y a une ou deux heures stériles, où ils n'apprennent plus parce qu'ils sont saturés.

Le rythme hebdomadaire aggrave les choses. La rupture des horaires de sommeil lors des week-ends perturbe le lundi matin. Ajouter une seconde rupture le mercredi provoque une autre perturbation du jeudi matin. Et l'on voudrait que nos élèves apprennent bien ?

En outre, nous ne cessons de vouloir qu'ils apprennent davantage. Nous avons introduit à l'école une langue vivante notamment, mais aussi l'histoire de l'art, la sécurité routière, la sauvegarde de l'environnement, etc.

Soyons sérieux : nous prétendons vouloir que nos enfants apprennent plus et mieux, et nous avons fait jusqu'ici tout ce qu'il fallait pour qu'ils apprennent moins, et moins bien. Je dis "nous", car pour que la semaine de quatre jours, cette monstruosité, se soit installée, il a bien fallu que certains lui trouvent des avantages.

Le nouveau ministre de l'éducation nationale, Vincent Peillon, semble décidé à remédier à ce gâchis, et je m'en réjouis, car c'est l'avenir de notre société qui est en jeu. Pour moi, la meilleure solution serait la semaine de cinq jours, avec 5 heures de classe par jour, des grandes vacances plus courtes, et des trimestres mieux équilibrés. Le ministre a décidé d'une grande concertation. Elle s'impose, en effet, car l'adoption de rythmes scolaires conforme aux intérêts des enfants pose des problèmes pratiques dont le profane ne soupçonne pas la complexité.

Mais la concertation est aussi confrontation d'intérêts, et beaucoup ont intérêt au maintien des quatre jours, tandis que les intérêts des élèves risquent d'être mal défendus. Pour qu'ils le soient, il faut que la voix des médecins qui remédient aux troubles et maladies scolaires, comme celle des chronobiologistes, se fassent entendre avec force.

Sinon le temps scolaire continuera à se définir comme l'envers du temps social, alors qu'il faut l'organiser avant tout en fonction du travail des élèves. "Les élèves d'abord", tel devrait être notre unique mot d'ordre.

Antoine Prost est l'auteur de Regards historiques sur l'éducation en France, XIXe-XXe siècles (Belin, 2007).

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/30/la-reduction-du-temps-de-travail-des-eleves-est-un-formidable-gachis_1709596_3232.html

Par christophe - Publié dans : profencampagne - Communauté : Pédagogie-Education.
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Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 17:10

http://www.oxydiane.net/politiche-scolastiche-politiques/istruzione-e-formazione/article/france-enseignement-professionnel

Remis en février 2011, le rapport de l'inspection générale (Jean-François Cuisinier et Brigitte Doriath) fait le point sur l'An II de la rénovation de l'enseignement professionnel lancée par Luc Chatel. L'analyse ne se limite pas à la mise en place pédagogique de la réforme mais s'investit dans l'analyse compliquée des flux d'élèves pour signaler les risques d'exclusion portés par la réforme.Sur le terrain pédagogique, " il n’y a pas une dimension de leur activité qui n’ait été affectée : programmes, progressions, publics entrants, modalités de certification, processus décisionnels plus collectifs, processus pédagogiques plus transversaux, horizon temporel plus raccourci, le tout dans le contexte du schéma d’emploi", notent les auteurs. "L’autonomie des établissements transforme la liberté pédagogique de l’enseignant, non qu’elle soit devenue moindre mais elle lui confère tout à la fois une dimension plus collective au niveau décisionnel et plus individualisée au regard des élèves. « Les enseignants saturent et classent les priorités », ils ressentent « un trop plein de changement qui engendre la confusion »."La mise en place de la réforme se heurte à des difficultés. L'accompagnement personnalisé "se limite le plus souvent au traitement de la difficulté, déconnecté du projet de l'élève". " Les enseignements généraux liés à la spécialité, s’ils sont un peu mieux repérés que l’année précédente, ne sont pas mis en place dans nombre d’établissements et les professeurs qui ne savent pas en quoi ces enseignements consistent sont encore nombreux." Pour les auteurs il souffrent d'une triple carence des établissements, de l'académie et de l'Etat.  A beaucoup d'endroits, accompagnement et enseignements généraux liés à la spécialité sont simplement utilisés pour amortir au mieux l choc des restrictions budgétaires.Mais les inquiétudes les plus fortes concernent les mutations dans les flux d'élèves. La rénovation de la voie professionnelle augmente-elle les sorties sans qualification ou au contraire les réduit-elle ? La voie professionnelle offre dorénavant deux niveaux : le bac professionnel en 3 ans et le CAP. Si l'orientation en fin de troisième vers la voie professionnelle stagne légèrement à la baisse, les entrées en CAP augmentent fortement puisqu'elles passent de 2 à 4% des sorties de 3ème. Les CAP semblent trouver leur public. Mais pour les autres jeunes, le risque d'exclusion s'est renforcé. Les inspecteurs ne le disent pas mais le rythme accéléré du bac pro. (3 ans au lieu de 4) le rend plus difficile pour certains élèves. A la fin de la seconde une proportion plus forte (un jeune sur 5) n'est pas admise en première. Que deviennent ces élèves ? " Un peu plus d’un jeune sur cinq ne passe pas en première et peu, parmi eux, reprennent un cursus en LP", note le rapport. "Pour les autres, toutes les hypothèses sont ouvertes : un autre cursus de formation pour les uns, l’abandon de toute formation pour les autres. Se joue là, en partie, la réussite du deuxième objectif de la rénovation : la réduction des sorties sans diplôme". Les auteurs notent également que les passerelles  sensées faciliter la mobilité fonctionnent à sens unique ou sont carrément folles. Certains établissements utilisent les passerelles pour prescrire des orientations impossibles (mais qui ont peut-être un intérêt local ?). En tous cas la réforme a tari le flux d'élèves qui à l'issue du BEP allaient en série STG. Au final, la réforme de la voie professionnelle a séparé plus tôt les élèves sans qu'on n'ait de réelle clarté sur la façon dont se décide l'orientation de fin de troisième. Elle a séparé de façon plus déterminante les jeunes allant en seconde de ceux destinés à la seconde professionnelle. Celle-ci qui avait pu être un sas de remobilisation pour certain élèves est chargée de tant d'enjeux qu'une partie des jeunes sautent du train en marche. La voie professionnelle participe maintenant des la machine à exclure. François Jarraud Le rapport

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/05/30052012Article634739588670892798.aspx

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