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    <title><![CDATA[le blog profencampagne]]></title>
    <link>http://www.profencampagne.com/</link>
    <description>Un blog consacré à l'actualité éducative, à la pédagogie et à la politique éducative en général

Actualisé tous les jours</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[le blog profencampagne]]></title>
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    <pubDate>Wed, 30 May 2012 18:51:36 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 30 May 2012 18:51:36 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.profencampagne.com</copyright>            <category>Actualité</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[A lundi...]]></title>
        <link>http://www.profencampagne.com/article-a-lundi-106100632.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <iframe width="640" frameborder="0" src="http://player.vimeo.com/video/39068371?color=d85f00&amp;autoplay=1" height="360"></iframe>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Chers amis,</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Le blog restera sans nouvelles jusqu'à lundi matin.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>J'accompagne, avec trois collègues, mes 5èmes sur le site historique de Guédelon jusqu'à vendredi soir puis j'accueille l'Assemblée Générale de la
    Fédération Française de Volley ball samedi et dimanche à Pacy-sur-Eure...</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Un week end très rempli!</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><a href="http://www.guedelon.fr/fr/l-aventure-guedelon_01.html">http://www.guedelon.fr/fr/l-aventure-guedelon_01.html</a></strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 30 May 2012 18:41:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">115087639981901d48607466ae48f213</guid>
                <category>profencampagne</category>        <comments>http://www.profencampagne.com/article-a-lundi-106100632-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Eric Clapton...]]></title>
        <link>http://www.profencampagne.com/article-eric-clapton-106099183.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <iframe width="420" frameborder="0" src="http://www.youtube.com/embed/VRsJlAJvOSM" height="315" style="width: 645px; height: 315px;"></iframe><iframe width="420" frameborder="0" src=
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  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 30 May 2012 18:03:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7e06d3b31c92a82b1b80294160a663b9</guid>
                <category>profencampagne</category>        <comments>http://www.profencampagne.com/article-eric-clapton-106099183-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Un Jour... Un Auteur... Maryline Desbiolles...]]></title>
        <link>http://www.profencampagne.com/article-un-jour-un-auteur-maryline-desbiolles-106098444.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://www.deslivres.com/images/products/image/Les-draps-du-peintre.jpg" id="lightboxImage" name="lightboxImage">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>"Je renonce à le nommer, je renonce à son nom si parlant qui eût permis des rapprochements, des glissements osés, qui eût donné des morceaux de bravoure,
    des mots d’esprit, de la drôlerie, des pages savoureuses. Chacun sait combien le renoncement peut être doux, et cette douceur met du baume sur mon refus du début, sur l’hostilité qui au fond ne
    me quitte pas. Je suis contre lui. La toile est juste derrière moi. Je peux m’appuyer sur elle, m’endormir en chien de fusil, et lui tournant le dos. Parfois je la touche avec mes lombes, mes
    fesses ou la plante de mes pieds. Je suis contre lui, j’entre contre lui dans son histoire. Renoncer à son nom me donne un surcroît de liberté sans lequel je ne pourrais pas jouer des coudes, et
    jouer des coudes il le faut vraiment pour aller au bout de l’histoire. Et puis n’a-t-il pas eu pour ambition de peindre comme personne? Pas du tout nobody, personne ne veut pas dire sans corps,
    au contraire, ce qu’on entend clairement dans «bien fait de sa personne», «bien de sa personne», le masque, per- sona, et le mouvement qui l’oriente, mouvement dont la toile est tout imprégnée.
    Pas du tout nobody et pas n’importe quel corps. Je regarde une photo de lui, prise à Sens en 1992, précisément devant le hangar, dans ce qu’il appelait le jardin où nous avons garé la voiture. Il
    est torse nu, on ne voit pas les fines cicatrices raturant son corps, cicatrices de plaies qu’on lui avait faites pour le soigner, enrayer je ne sais comment les effets de l’artérite, je pense
    soudain à Anne d’Autriche qu’on avait entaillée à de nombreux endroits afin d’introduire dans les fentes des morceaux de viande dont son cancer devait se nourrir au lieu d’elle, et nulle
    collerette ne la protégea. Il est torse nu, plutôt costaud, il a un peu de ventre, en aucune façon nobody, il est de face, déhanché, s’appuyant sans doute sur son pied valide, il regarde
    l’objectif, il grimace à cause de la fumée qui l’environne, car il fait un feu, il ne brûle pas les mauvaises herbes comme on le ferait dans un jardin, mais un monceau de saletés dont des
    madriers et des poutrelles qui se hérissent au premier plan: brûle ce qui pourra. À côté de lui, un arbre maigre est noyé dans la fumée, on se demande s’il va y passer. À l’arrière les murs de
    planches du hangar qu’on devine parfois renforcés de tôles, sur l’une des tôles un carré blanc est accroché, une affiche? une enseigne? un dessin, un tableau de lui? Toute cette fumée et cette
    mélancolie car nous savons qu’il ne sortira pas du désastre, qu’aucun jardin ne remplacera la décharge. Et le papier blanc? a-t-il été sauvé des flammes, de la désillusion, de l’affreuse
    solitude? On m’a suggéré, un jour, d’écrire une biographie pour me reposer du roman (ce qu’il faut entendre), mais je ne veux pas faire la sieste, avec la même ferveur que lorsque nous refusions
    dans l’enfance de nous retrancher du monde en plein jour, et de retenir notre impatience derrière les jalousies où palpitait le début de l’après-midi. Je ne veux pas faire la sieste, je veux
    m’en- dormir de tout mon cœur dans la nuit de l’histoire, et connaître sa boiterie sans nom."</strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 30 May 2012 17:45:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">45ca3f23873f37504bd8f733813d8588</guid>
                <category>profencampagne</category>        <comments>http://www.profencampagne.com/article-un-jour-un-auteur-maryline-desbiolles-106098444-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La réduction du temps de travail des élèves est un formidable gâchis...]]></title>
        <link>http://www.profencampagne.com/article-la-reduction-du-temps-de-travail-des-eleves-est-un-formidable-gachis-106097174.html</link>        <description><![CDATA[<div class="txt15_140">
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong><img height="400" width="515" src="http://mathvacances.free.fr/images/eleves3.jpg" id="il_fi" style=
      "padding-bottom: 8px; padding-right: 8px; padding-top: 8px;" name="il_fi"></strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong><a href="http://mathvacances.free.fr/tarifs_cours.htm">http://mathvacances.free.fr/tarifs_cours.htm</a></strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>J'avais, dans ces colonnes, dénoncé la semaine de quatre jours et la lâcheté qui avait entouré son adoption (<em>Le Monde</em> du 29 mai 2008). C'était
      plus qu'une erreur, une faute, tout le monde le savait et personne ne disait rien. Personne pourtant n'osait défendre cette soi-disant réforme. Le ministre lui-même n'a pas prétendu qu'elle
      était bonne pour les élèves ; il s'est contenté de répondre qu'avec 864 heures de classe par semaine (36 semaines à 24 heures), la <a class="lien_interne" href=
      "http://www.lemonde.fr/voyage-france/">France</a> était dans la moyenne européenne. Comme si toutes les heures se valaient !</strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Libérer le samedi matin n'est pas en cause ici, et je ne propose pas de le rétablir. Mais on pouvait le libérer sans réduire le temps de travail. On
      pouvait le <a class="lien_interne" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/remplacer" target="_blank">remplacer</a> par le mercredi matin. On pouvait aussi <a class=
      "lien_interne" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/compenser" target="_blank">compenser</a> la perte du samedi matin par une réduction des grandes vacances. C'était
      l'organisation des villes et départements qui pratiquaient la semaine de quatre jours. Elle était bien acceptée par les parents, comme par les enseignants. Pourquoi l'<a class="lien_interne"
      href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/auxiliaire/avoir" target="_blank">avoir</a> supprimée ?</strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Résultat de cette mesure adoptée non seulement sans concertation mais sans réflexion : une réduction du temps de travail des élèves qui, par son ampleur
      et ses modalités, handicape durablement les apprentissages élémentaires. Inutile de <a class="lien_interne" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/verser" target=
      "_blank">verser</a> des larmes de crocodile sur les élèves qui entrent en sixième sans être capables de la <a class="lien_interne" href=
      "http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/suivre" target="_blank">suivre</a>. Nous avons organisé l'échec.</strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Le problème est double : quantitatif et qualitatif. Nous sommes passés d'abord, entre la guerre et les années 1960, de 40 semaines de classe à 36, car
      l'extension des vacances de la Toussaint et d'hiver n'a pas été compensée par une réduction des grandes vacances. Mais laissons cette première réduction de 10 % du temps scolaire. Les semaines
      de classe comptaient en 1968 cinq jours pleins, soit 30 heures par semaine.</strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Nous sommes passés de 30 à 27 en 1969, par libération du samedi après-midi, puis à 26 et, depuis 2008, à 24. Avec le 11-Novembre, le 1<sup>er</sup> et le
      8-Mai, le jeudi de l'Ascension et le lundi de Pentecôte, sans <a class="lien_interne" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/compter" target="_blank">compter</a> les
      ponts, nous sommes à 140 jours de classe par an, contre 175 en 1968, et à 840 heures dans l'année, contre 1 050. C'est un cinquième de moins. Les élèves ne passent pas plus de temps en classe
      aujourd'hui en cinq années d'école primaire qu'ils n'en passaient en quatre ans il y a une génération. C'est comme si l'on avait obligé tous les élèves à <a class="lien_interne" href=
      "http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/sauter" target="_blank">sauter</a> une classe.</strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Mais les heures de classe ne se valent pas toutes. Nos voisins européens n'ont pas beaucoup plus d'heures de classe, mais ils les répartissent sur 180 à
      200 jours. La première demi-heure de la matinée est peu productive : les élèves se réveillent, se mettent en train. Les capacités d'attention des enfants de 6-8 ans sont de l'ordre de 3,30
      heures à 4 heures dans une journée. Elles augmentent avec l'âge, et se situent autour de 5 heures par jour à 12 ans.</strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>On le sait depuis très longtemps : le rapport des professeurs Debré et Douady le montrait déjà et <a class="lien_interne" href=
      "http://www.lemonde.fr/sujet/dfb4/hubert-montagnier.html" target="_blank">Hubert Montagnier</a> ou François Testut le confirment. Dans la journée de travail actuelle des élèves, il y a une ou
      deux heures stériles, où ils n'apprennent plus parce qu'ils sont saturés.</strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Le rythme hebdomadaire aggrave les choses. La rupture des horaires de sommeil lors des week-ends perturbe le lundi matin. <a class="lien_interne" href=
      "http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/ajouter" target="_blank">Ajouter</a> une seconde rupture le mercredi provoque une autre perturbation du jeudi matin. Et l'on voudrait
      que nos élèves apprennent bien ?</strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>En outre, nous ne cessons de <a class="lien_interne" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/vouloir" target="_blank">vouloir</a>
      qu'ils apprennent davantage. Nous avons introduit à l'école une langue vivante notamment, mais aussi l'histoire de l'art, la <a class="lien_interne" href=
      "http://www.lemonde.fr/securite-routiere/">sécurité routière</a>, la sauvegarde de l'environnement, etc.</strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Soyons sérieux : nous prétendons <a class="lien_interne" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/vouloir" target=
      "_blank">vouloir</a> que nos enfants apprennent plus et mieux, et nous avons fait jusqu'ici tout ce qu'il fallait pour qu'ils apprennent moins, et moins bien. Je dis "nous", car pour que la
      semaine de quatre jours, cette monstruosité, se soit installée, il a bien fallu que certains lui trouvent des avantages.</strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Le nouveau ministre de l'éducation nationale, <a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/sujet/fd96/vincent-peillon.html" target="_blank">Vincent
      Peillon</a>, semble décidé à remédier à ce gâchis, et je m'en réjouis, car c'est l'<a class="lien_interne" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/avenir" target=
      "_blank">avenir</a> de notre société qui est en jeu. Pour moi, la meilleure solution serait la semaine de cinq jours, avec 5 heures de classe par jour, des grandes vacances plus courtes, et des
      trimestres mieux équilibrés. Le ministre a décidé d'une grande concertation. Elle s'impose, en effet, car l'adoption de rythmes scolaires conforme aux intérêts des enfants pose des problèmes
      pratiques dont le profane ne soupçonne pas la complexité.</strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Mais la concertation est aussi confrontation d'intérêts, et beaucoup ont intérêt au maintien des quatre jours, tandis que les intérêts des élèves risquent
      d'être mal défendus. Pour qu'ils le soient, il faut que la voix des médecins qui remédient aux troubles et maladies scolaires, comme celle des chronobiologistes, se fassent <a class=
      "lien_interne" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/entendre" target="_blank">entendre</a> avec force.</strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong>Sinon le temps scolaire continuera à se définir comme l'envers du temps <a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/social/">social</a>, alors
      qu'il faut l'<a class="lien_interne" style="cursor: text; text-decoration: none;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/organiser" target="_blank">organiser</a> avant
      tout en fonction du travail des élèves. "Les élèves d'abord", tel devrait être notre unique mot d'ordre.</strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong><a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/sujet/1361/antoine-prost.html" target="_blank">Antoine Prost</a> est l'auteur de <em>Regards
      historiques sur l'éducation en France, XIX<sup>e</sup>-XX<sup>e</sup> siècles</em> (Belin, 2007).</strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong><a href=
      "http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/30/la-reduction-du-temps-de-travail-des-eleves-est-un-formidable-gachis_1709596_3232.html">http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/30/la-reduction-du-temps-de-travail-des-eleves-est-un-formidable-gachis_1709596_3232.html</a></strong></span>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 30 May 2012 17:28:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2f875ba501fc2b13165c612c38e39501</guid>
                <category>profencampagne</category>        <comments>http://www.profencampagne.com/article-la-reduction-du-temps-de-travail-des-eleves-est-un-formidable-gachis-106097174-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Voie professionnelle : Attention aux égarés...]]></title>
        <link>http://www.profencampagne.com/article-voie-professionnelle-attention-aux-egares-106096566.html</link>        <description><![CDATA[<div id="ctl00_PlaceHolderMain_RichHtmlField2__ControlWrapper_RichHtmlField" style="display: inline;">
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: Arial;"><em><img height="422" width="371" src="http://www.oxydiane.net/IMG/jpg_vocational_education_2.jpg" name="il_fi" id=
      "il_fi" style="padding-bottom: 8px; padding-right: 8px; padding-top: 8px;"></em></span></strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: Arial;"><em><a href=
      "http://www.oxydiane.net/politiche-scolastiche-politiques/istruzione-e-formazione/article/france-enseignement-professionnel">http://www.oxydiane.net/politiche-scolastiche-politiques/istruzione-e-formazione/article/france-enseignement-professionnel</a></em></span></strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: Arial;"><em>Remis en février 2011, le rapport de l'inspection générale (Jean-François Cuisinier et Brigitte Doriath) fait le
      point sur l'An II de la rénovation de l'enseignement professionnel lancée par Luc Chatel. L'analyse ne se limite pas à la mise en place pédagogique de la réforme mais s'investit dans l'analyse
      compliquée des flux d'élèves pour signaler les risques d'exclusion portés par la réforme.</em></span></strong></span><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: Arial;">Sur
      le terrain pédagogique, " il n’y a pas une dimension de leur activité qui n’ait été affectée : programmes, progressions, publics entrants, modalités de certification, processus décisionnels
      plus collectifs, processus pédagogiques plus transversaux, horizon temporel plus raccourci, le tout dans le contexte du schéma d’emploi", notent les auteurs. "L’autonomie des établissements
      transforme la liberté pédagogique de l’enseignant, non qu’elle soit devenue moindre mais elle lui confère tout à la fois une dimension plus collective au niveau décisionnel et plus
      individualisée au regard des élèves. « Les enseignants saturent et classent les priorités », ils ressentent « un trop plein de changement qui engendre la confusion
      »."</span></strong></span><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: Arial;">La mise en place de la réforme se heurte à des difficultés. L'accompagnement personnalisé "se
      limite le plus souvent au traitement de la difficulté, déconnecté du projet de l'élève". " Les enseignements généraux liés à la spécialité, s’ils sont un peu mieux repérés que l’année
      précédente, ne sont pas mis en place dans nombre d’établissements et les professeurs qui ne savent pas en quoi ces enseignements consistent sont encore nombreux." Pour les auteurs il souffrent
      d'une triple carence des établissements, de l'académie et de l'Etat. &nbsp;A beaucoup d'endroits, accompagnement et enseignements généraux liés à la spécialité sont simplement utilisés pour
      amortir au mieux l choc des restrictions budgétaires.</span></strong></span><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: Arial;">Mais les inquiétudes les plus fortes
      concernent les mutations dans les flux d'élèves. La rénovation de la voie professionnelle augmente-elle les sorties sans qualification ou au contraire les réduit-elle ? La voie professionnelle
      offre dorénavant deux niveaux : le bac professionnel en 3 ans et le CAP. Si l'orientation en fin de troisième vers la voie professionnelle stagne légèrement à la baisse, les entrées en CAP
      augmentent fortement puisqu'elles passent de 2 à 4% des sorties de 3ème. Les CAP semblent trouver leur public. Mais pour les autres jeunes, le risque d'exclusion s'est renforcé. Les inspecteurs
      ne le disent pas mais le rythme accéléré du bac pro. (3 ans au lieu de 4) le rend plus difficile pour certains élèves. A la fin de la seconde une proportion plus forte (un jeune sur 5) n'est
      pas admise en première. Que deviennent ces élèves ? " Un peu plus d’un jeune sur cinq ne passe pas en première et peu, parmi eux, reprennent un cursus en LP", note le rapport. "Pour les autres,
      toutes les hypothèses sont ouvertes : un autre cursus de formation pour les uns, l’abandon de toute formation pour les autres. Se joue là, en partie, la réussite du deuxième objectif de la
      rénovation : la réduction des sorties sans diplôme". Les auteurs notent également que les passerelles &nbsp;sensées faciliter la mobilité fonctionnent à sens unique ou sont carrément folles.
      Certains établissements utilisent les passerelles pour prescrire des orientations impossibles (mais qui ont peut-être un intérêt local ?). En tous cas la réforme a tari le flux d'élèves qui à
      l'issue du BEP allaient en série STG.</span></strong></span> <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="font-family: Arial;">Au final, la réforme de la voie professionnelle a séparé
      plus tôt les élèves sans qu'on n'ait de réelle clarté sur la façon dont se décide l'orientation de fin de troisième. Elle a séparé de façon plus déterminante les jeunes allant en seconde de
      ceux destinés à la seconde professionnelle. Celle-ci qui avait pu être un sas de remobilisation pour certain élèves est chargée de tant d'enjeux qu'une partie des jeunes sautent du train en
      marche. La voie professionnelle participe maintenant des la machine à exclure.</span></strong></span> <span style="font-size: 10pt;"><strong>François Jarraud</strong></span> <span style=
      "font-size: 10pt;"><strong><a href="http://media.education.gouv.fr/file/2011/55/5/2011-019-IGEN-IGAENR_215555.pdf"><span style="font-family: Arial; color: #0000ff;">Le
      rapport</span></a></strong></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><strong><a href=
      "http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/05/30052012Article634739588670892798.aspx">http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/05/30052012Article634739588670892798.aspx</a></strong></span>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 30 May 2012 17:10:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9f04131a1f108abff3f36ef94d6b9a88</guid>
                <category>profencampagne</category>        <comments>http://www.profencampagne.com/article-voie-professionnelle-attention-aux-egares-106096566-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La France compte près de 10 % d'enfants pauvres...]]></title>
        <link>http://www.profencampagne.com/article-la-france-compte-pres-de-10-d-enfants-pauvres-106094449.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><img height="320" width="594" src="http://www.unicef.fr/sites/default/files/imagecache/uu_acceuil_image_article/images/petite-mur-WEB.jpg" id="il_fi" style=
    "padding-bottom: 8px; padding-right: 8px; padding-top: 8px;" name="il_fi"></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><a href=
    "http://www.unicef.fr/contenu/actualite-humanitaire-unicef/plus-de-2-millions-d-enfants-pauvres-en-france-2010-09-23">http://www.unicef.fr/contenu/actualite-humanitaire-unicef/plus-de-2-millions-d-enfants-pauvres-en-france-2010-09-23</a></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Dans les pays riches, ce sont les pays nordiques qui semblent <a class="lien_interne" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/lutter"
    target="_blank">lutter</a> le plus efficacement contre la pauvreté des enfants, alors que la <a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/voyage-france/">France</a>, malgré une forte
    dépense publique en la matière, compte près de 10 % d'enfants pauvres, souligne mardi 29 mai <a href=
    "http://www.unicef.fr/userfiles/UNICEF_Innocenti_Mesurer-la-pauvrete-des-enfants_2012%281%29.pdf" target="_blank">un rapport de l'Unicef</a>. Ce rapport du Fonds des Nations unies pour l'enfance
    compare deux types de pauvreté dans les économies mondiales les plus avancées : l'une basée sur les privations des enfants, l'autre mesurant la pauvreté relative. Basé sur des données de 2009, il
    ne tient pas compte des conséquences de la crise économique.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Le premier critère de comparaison, un indice de privation, révèle la proportion d'enfants n'ayant pas accès dans chaque pays à au moins deux de 14 variables
    considérées comme normales (par exemple trois repas par jour ou des fruits et légumes frais tous les jours). Résultat : dans les 31 pays européens considérés, 15 % environ des enfants sont
    <em>"privés"</em> d'au moins deux éléments essentiels.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Les taux les plus élevés de privation se trouvent dans les pays les plus pauvres comme la <a class="lien_interne" href=
    "http://www.lemonde.fr/roumanie/">Roumanie</a>, la <a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/bulgarie/">Bulgarie</a> et le <a class="lien_interne" href=
    "http://www.lemonde.fr/portugal/">Portugal</a> (respectivement plus de 70 %, 50&nbsp;% et 27 %). Les pays nordiques affichent les taux les plus bas, inférieurs à 3&nbsp;%. Parmi les 14 pays les
    plus riches, deux ont un taux de privation des enfants supérieur à 10 % : la France (10,1 %) et l'<a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/italie/">Italie</a> (13,3 %). La France est
    pourtant le pays qui a la plus forte dépense publique pour ses enfants (3,7 % de son PIB contre 2,2 % pour la moyenne des pays étudiés), relève le rapport.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="color: #000080; text-decoration: underline;">EN FRANCE, LA "PAUVRETÉ BRUTE" FRISE LES 20 %</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Le second critère étudié est la pauvreté relative, soit le pourcentage d'enfants vivant dans des ménages dont le revenu disponible, ajusté en fonction de la
    taille et la composition de la famille, est inférieur à 50 % du revenu médian national du pays dans lequel ils vivent. Là encore, les pays nordiques et les <a class="lien_interne" href=
    "http://www.lemonde.fr/pays-bas/">Pays-Bas</a> affichent les taux les moins élevés de pauvreté relative pour les enfants, à environ 7 %. A l'opposé, plus de 20 % des enfants de <a class=
    "lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/voyage-roumanie/">Roumanie</a> et des <a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/voyage-etats-unis/">Etats-Unis</a> vivent dans la pauvreté
    relative. Seuls le <a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/danemark/">Danemark</a>, la <a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/finlande/">Finlande</a>, l'Islande, les
    <a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/voyage-pays-bas/">Pays-Bas</a>, la <a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/norvege/">Norvège</a>, la <a class="lien_interne" href=
    "http://www.lemonde.fr/suede/">Suède</a> et <a class="lien_interne" style="cursor: text; text-decoration: none;" href="http://www.lemonde.fr/chypre/">Chypre</a> sont bien classés pour les deux
    critères.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><em>"La comparaison entre les pays similaires démontre que les politiques gouvernementales peuvent <a class="lien_interne" style=
    "cursor: text; text-decoration: none;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/auxiliaire/avoir" target="_blank">avoir</a> un impact significatif sur la vie des enfants"</em>, estime
    l'Unicef. Par exemple, le <a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/voyage-danemark/">Danemark</a> et la <a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/voyage-suede/">Suède</a> ont
    des taux de privation bien plus bas que la <a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/belgique/">Belgique</a> ou l'<a class="lien_interne" href=
    "http://www.lemonde.fr/allemagne/">Allemagne</a>, bien que ces quatre pays aient des niveaux similaires de développement économique et de revenus par habitant, souligne le fonds.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Le rapport indique aussi que le taux de pauvreté brute des enfants en France (avant allocations et mesures fiscales) frise les 20 % mais est atténué par des
    mesures de compensation qui ramènent ce taux à 8,8 % d'enfants en situation de pauvreté relative. Ce résultat place la France en 14<sup>e</sup> position des 35 pays étudiés. <em>"La France
    consent un effort financier conséquent dans les allocations, réductions fiscales ou dans la <a class="lien_interne" href="http://www.lemonde.fr/politique/">politique</a> familiale, ce qui a un
    impact évident, mais peut-être d'une efficacité moindre que dans d'autres pays"</em>, souligne Nathalie Serruques, responsable de la mission enfance pour l'Unicef en France. Certains pays sont
    nettement plus performants : avec des dépenses moins importantes, ils réduisent plus fortement la pauvreté des enfants, fait <a class="lien_interne" href=
    "http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/valoir" target="_blank">valoir</a> le fonds.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><a href=
    "http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/05/29/la-france-compte-pres-de-10-d-enfants-pauvres_1708908_3224.html">http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/05/29/la-france-compte-pres-de-10-d-enfants-pauvres_1708908_3224.html</a></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style=
    "font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    _____________________________________</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #000080; font-size: 10pt;"><strong>Pour complêter:</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><a href="http://www.unicef.fr/contenu/actualite-humanitaire-unicef/plus-de-2-millions-d-enfants-pauvres-en-france-2010-09-23">Plus de 2 millions d’enfants
    pauvres en France !</a></strong></span>
  </p>
  <p class="contenu">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><a href=
    "http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/12/05/l-efficacite-de-la-lutte-contre-la-pauvrete-en-france-mise-en-cause_1613588_3224.html">L'efficacité de la lutte contre la pauvreté en France mise
    en cause</a></strong></span>
  </p>
  <p class="contenu">
    <a href="http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2011/12/06/la-france-d-a-cote-ne-se-sent-plus-representee_1613839_1471069.html">La "France d'à côté" ne se sent plus
    représentée</a>
  </p>
  <p class="contenu">
    <a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/09/gauche-d-une-strategie-de-classe-a-une-strategie-de-valeurs_1533594_3232.html">Gauche : d'une stratégie de classe à une stratégie de
    valeurs</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 30 May 2012 16:40:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">dba390e8b1b0cc9fed862e2c191d99ee</guid>
                <category>profencampagne</category>        <comments>http://www.profencampagne.com/article-la-france-compte-pres-de-10-d-enfants-pauvres-106094449-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Que cachaient les rapports secrets sur l'Ecole?...]]></title>
        <link>http://www.profencampagne.com/article-que-cachaient-les-rapports-secrets-sur-l-ecole-106093998.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><img height="341" width="462" src="http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/462_ressource/2012/05/29/629971/images/ressource/rapports.jpg" class="dnd-dropped">
    <!-- END scald=474763 --></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000; font-size: 10pt;"><strong>Vincent Peillon, le nouveau ministre de l'Education nationale, a rendu publics vendredi 17 rapports de l'Inspection générale de l'Education
    nationale, des rapports que Xavier Darcos et Luc Chatel avaient refusé de diffuser.<br></strong></span><span style="font-size: 10pt; text-decoration: underline;"><span style=
    "color: #000080;"><strong>Que ressort-il de ces rapports ?</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000; font-size: 10pt;"><strong>Au global, le portrait d'un école fragilisée, en plein doute, de plus en plus atomisée aussi. Mais quand on prend rapport par rapport, on ne
    comprend pas le black out (évoqué à plusieures reprises sur France Info dès 2010 puis <a href=
    "http://www.franceinfo.fr/education-jeunesse/question-d%E2%80%99education/l%E2%80%99education-nationale-est-elle-fachee-avec-les-chiffres-440675-2011-11-08" target="_blank">le 8 novembre 2011</a>
    et <a href="http://www.franceinfo.fr/education-jeunesse/question-d-education/l-education-nationale-manipule-t-elle-l-opinion-577427-2012-04-10" target="_blank">le 10 avril
    2012</a>).</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Leurs conclusions ne sont pas pires que ce que les prédécesseurs de Xavier Darcos et Luc Chatel avaient eu à gérer. Ça raconte que les changements font
    rarement l'unanimité d'entrée de jeu mais que la technostructure se met en branle et que, bon an mal an, les changements décidés se mettent en place.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #000080;">Il y a tout de même quelques exceptions, notamment sur la question du remplacement
    des enseignants...</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Oui. Deux ou trois rapports très désagréables dont celui ci.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Confirme en substance&nbsp;que non seulement le remplacement des absences de moins de 15 jours n'est pas assuré mais qu'en plus toutes les absences ne sont
    pas comptabilisées si bien que le ministère, en interne, sous évalue le problème.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #000080;">Pourquoi une telle situation&nbsp;?</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Directement liée à la politique mise en œuvre depuis 5 ans – pour cela que le black out sur ce sujet s'explique.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Manque de moyens – il fallait bien que les suppressions de postes aient des effets.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Défaut d'organisation aussi – la promesse de Xavier Darcos de créer une agence du remplacement n'a même pas connu un début de réalisation.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Là on voit bien que le ministère savait à quel point, sur la question des postes, la communication politique était en décalage avec le réel.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Il y a d'ailleurs plus ironique encre sur ce sujet&nbsp;: les IG déplorent qu'une mesure décidée par Gilles de Robien, le dernier MEN de l'ère Chirac, ait
    été supprimée sous Nicolas Sarkozy – il s'agissait de revoir le statut des enseignants (une idée qui est ressortie pendant la campagne dans la bouche de NS).</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Donc oui, un rapport comme celui-ci pouvait être lu comme un réquisitoire contre la politique Darcos-Chatel-Sarkozy.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #000080;">Il n'y a aucun rapport favorable&nbsp;?</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Si. La note de suivi sur la mise en œuvre de la réforme de la formation des enseignants. Une quinzaine de pages pour dire qu'en dehors de quelques accrocs
    tout va bien. Le décalage avec ce qui remonte du terrain est tellement énorme qu'il est étonnant que le ministre n'ait pas sorti le texte pou essayer de se protéger... à moins qu'il ait estimé,
    justement, que personne n'y croirait.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #000080;">Tous ces rapports dessinent aussi une sorte de panorama général de l'état de
    l'école...</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Oui. Et ce qui domine c'est l'effritement du caractère national de l'éducation. Parce que la mise en œuvre de la politique éducative est renvoyée aux
    académies et qu'elles n'agissent ni avec la même célérité ni avec la même efficacité. Mais aussi parce qu'il manque une colonne vertébrale en termes de projet – un sens commun.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Ça se voit autour de la notion d'élèves en difficulté.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Prenez le cas du handicap. On découvre que selon les endroits un enfant en situation de handicap , le même, aura ou pas accès à une structure spécialisée,
    simplement car son handicap sera ou non considéré comme tel. C'est ce que dit le rapport sur les Classes pour l'inclusion scolaire (Clis)&nbsp;: "&nbsp;les élèves sont-ils bien ceux pour lesquels
    ce dispositif est prévu ? Comment expliquer une telle diversité d'une CLIS à l'autre, d'un département à l'autre ou même à l'intérieur de la même classe ?&nbsp;"</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Prenez le cas des dispositifs pour élèves en difficulté comme "&nbsp;les cordées de la réussite&nbsp;". On découvre que la philosophie est très différente
    selon les endroits&nbsp;: ici on va se concentrer sur une poignée d'élèves méritants, là on va essayer d'utiliser le dispositif au profit du plus grand nombre. Je cite le rapport sur les
    "&nbsp;cordées&nbsp;"&nbsp;: ce dispositif "&nbsp;risque de favoriser, au gré des opportunités, de la proximité géographique, des relations établies, de leurs antériorités, etc. de fortes
    disparités d'un établissement à l'autre&nbsp;"</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #000080;">Même chose avec les internats d'excellence...</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Oui. Le rapport conclut&nbsp;: "&nbsp;Dans le recrutement, priorité doit être donnée à des élèves désireux et capables de réussir, ceux qui rencontrent des
    problèmes de niveau ou de comportement relevant d'autres dispositifs&nbsp;"</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>En somme quand l'EN crée un dispositif, elle le remplit, soit avec des élèves qui effectivement sont ciblés à l'origine, soit avec des élèves dont elle ne
    sait pas quoi faire ailleurs. C'est une constante</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #000080;">Autre problème récurrent&nbsp;: le management...</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Voilà. Ce qu'on appelle le "&nbsp;pilotage&nbsp;" en jargon Education nationale.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Là aussi, sur de nombreux sujets, il est de qualité très hétérogène. Il ne suffit pas d'appuyer sur un bouton rue de Grenelle à Paris pour que les 27
    académies avancent du même pas.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Deux conséquences essentielles quand on lit les rapports&nbsp;:</strong></span>
  </p>
  <p class="ListParagraph" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; un défaut d'explication, sur le terrain, du sens de la politique nationale, avec à la clé des blocages
    plus ou moins explicites. Si on garde l'exemple de nos internats d'excellence, ça a donné ce malentendu sur la notion même d'excellence&nbsp;: en gros, est-ce qu'elle est une condition d'accès à
    ces internats ou est-ce qu'elle est un objectif à l'issue des internats.</strong></span>
  </p>
  <p class="ListParagraph" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Seconde conséquence&nbsp;: une mise en œuvre chaotique de réformes imposées dans l'urgence. Un exemple à
    propos de Clair, un programme rebaptisé Eclair pour les établissements en difficulté&nbsp;: "&nbsp;Les difficultés constatées par les inspecteurs généraux dans les académies et dans les
    établissements doivent beaucoup à une mise en œuvre rapide qui n'a pas permis de construire les éléments d'accompagnement correspondants et de répondre utilement à une inquiétude
    diffuse&nbsp;"</strong></span>
  </p>
  <p class="ListParagraph" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Des phrases comme celle-ci sont copiées-collées dans quasiment tous les rapports.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #000080;">La faute uniquement aux ministres du précédent
    gouvernement&nbsp;?</span></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Non. Vous aviez exactement les mêmes critiques avant. Raison pour laquelle on peut s'étonner que les ministres n'aient pas assumé ces rapports
    publiquement.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong>Ce black out aura vraiment été le fruit d'une part de luttes internes à l'Education nationale, de la volonté notamment de casser l'influence de l'Inspection
    générale. Le résultat, aussi, de l'attitude des directeurs de cabinet de Xavier Darcos puis Luc Chatel – dans le cas de ce dernier, on avait affaire à un directeur de cabinet qui ne cachait pas
    son profond mépris de la presse et des journalistes. Ajoutez une couche de "&nbsp;communication politique&nbsp;" là-dessus avec la volonté de garder la main sur l'agenda, de décider de l'histoire
    qu'on raconte – le fameux "&nbsp;strory telling&nbsp;" des communicants anglosaxons -, et vous avez un cocktail qui amène à passer sous silence des rapports que tous les gouvernements assumaient
    jusqu'ici.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><strong><a href="http://www.education.gouv.fr/cid60403/publication-de-rapports-des-inspections-generales-igen-igaenr.html" target="_blank">Accéder aux rapports sur
    le site du ministère</a>.</strong></span>
  </p>
  <div>
    <strong></strong>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 30 May 2012 16:31:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">16ac857809a74a48c315a951791f02a8</guid>
                <category>profencampagne</category>        <comments>http://www.profencampagne.com/article-que-cachaient-les-rapports-secrets-sur-l-ecole-106093998-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Éducation nationale: une réforme pour (re)trouver la confiance et l'autorité intellectuelle des enseignants...]]></title>
        <link>http://www.profencampagne.com/article-education-nationale-une-reforme-pour-re-trouver-la-confiance-et-l-autorite-intellectuelle-des-ense-106066867.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><img height="261" width="299" src="http://img.over-blog.com/300x261/3/81/49/32/autocollantcoeurecoleavenir_basG.png" id="il_fi" style=
    "padding-bottom: 8px; padding-right: 8px; padding-top: 8px;" name="il_fi"></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Confiance des élèves, confiance des enseignants, confiance de la société dans son école. Il nous faut un nouveau pacte éducatif.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Le précédent gouvernement a, on le sait, supprimé la formation des enseignants. Le Président de la République souhaite aujourd’hui la rétablir. C’est une
    urgence absolue.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Mais une urgence qui doit être pensée, réfléchie et dont la résolution devra, paradoxalement, s’élaborer dans la durée. Car il ne s’agit pas de revenir au
    s<em>tatu quo ante</em>, avec quelques aménagements de façade ici ou là.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Tirons plutôt parti de l’erreur tragique qui a été faite pour, en la réparant, se poser la seule question qui vaille dans cette affaire: qu’attendons-nous
    de nos enseignants, de notre école?</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #000080;">Les enseignants ne sont pas systématiquement «contre»</span></span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Commençons par tordre le cou à un mythe persistant, bien ancré dans l’esprit de nos concitoyens et qui cache obstinément le cœur du problème: il n’est pas
    vrai que les enseignants refusent systématiquement les réformes qu’on leur propose («impose» serait plus juste mais, après tout, ils sont au service de l’Etat).</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Bien au contraire, ils les mettent en œuvre, parfois dans des conditions absurdes, ils tentent de se les approprier, de leur donner sens dans la réalité de
    leur métier; ils cherchent, enfin, l’impossible cohérence.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Les réformes ne manquent pas. Elles dessinent une feuille de route surréaliste aux multiples embranchements et dont la pensée de fond, si elle existe,
    échappe complètement. Les enseignants aujourd’hui avancent à l’aveugle, plongés dans la sombre réalité d’une école malade que personne, malgré les serments et les lamentations, ne songe
    sérieusement à guérir.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080; text-decoration: underline;">L’exemple du socle commun de connaissances</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Un exemple peut illustrer à lui seul les contradictions qui habitent presque systématiquement toute exigence nouvelle imposée aux équipes pédagogiques. Le
    socle commun de connaissances et de compétences a été mis en place par la loi d’orientation de 2005. On pourra consulter&nbsp;<a href=
    "http://www.education.gouv.fr/cid2770/le-socle-commun-connaissances-competences.html#Le%20livret%20personnel%20de%20comp%E9tences">la page du site ministériel qui en résume les grandes
    ligne</a>s, et <a href="http://media.education.gouv.fr/file/27/02/7/livret_personnel_competences_149027.pdf" target="_blank">télécharger&nbsp;[format PDF] l’ensemble du livret</a> censé suivre
    chaque élève tout au long de sa scolarité obligatoire.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">L’on verra que chaque compétence (elles sont au nombre de sept) est divisée en domaines, eux-mêmes divisés en items. Le socle commun est aussi exhaustif.
    Pourquoi pas? Au moins ne le taxera-t-on pas d’être l’insidieux outil d’une éducation au rabais.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Il couvre l’ensemble de l’individu-élève: ses compétences intellectuelles, physiques, sociales et sa culture dite humaniste. De cela, on pourrait discuter.
    Mais la préoccupation première se situe ailleurs.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Pour investir ce dispositif avec tout le sérieux qu’il requiert dans la mesure où il pourrait devenir, justement, cette feuille de route tant attendue, deux
    choses se révèlent indispensables: un véritable temps réservé à la concertation des enseignants, puisque la validation des différentes compétences se fait de manière transversale entre les
    disciplines; une véritable révolution dans le mode d’évaluation des élèves.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Et ce sont sur ces deux aspects que surgissent les contradictions, c’est là que se manifeste l’inachèvement inhérent à toute réforme de l’éducation
    nationale. Le temps de concertation, pourtant essentiel, n’est toujours pas reconnu comme partie intégrante du métier.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Lui donner toute sa place exige de repenser en profondeur l’emploi du temps des enseignants, aujourd’hui établi de manière complètement atomisée, au lieu
    d’être conçu collectivement en fonction des équipes. Comme si les professeurs d’un établissement ne travaillaient pas ensemble mais se retrouvaient par hasard pour exercer le même métier dans un
    même lieu.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080; text-decoration: underline;">Comment rendre l’enseignant schizophrène</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Pour ce qui est de l’évaluation des élèves, la mise en place du socle et du livret qui l’accompagne rend tout simplement l’enseignant schizophrène. On lui
    demande d’un côté d’estimer l’acquisition de compétences et de connaissances, autrement dit d’abandonner la notation chiffrée, jugée à juste titre comme une pure sanction trop souvent
    dévalorisante, pour adopter un mode nouveau d’évaluation qui consiste à trancher entre trois possibilités, permettant ainsi à l’élève de savoir précisément où il en est: compétence acquise, en
    cours d’acquisition ou non acquise.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">De l’autre, tout le système, la validation des examens comme les décisions d’orientation, repose sur la note. Qu’il faille en finir avec le culte
    destructeur de la note, c’est une évidence. De cela, il faudra d’ailleurs convaincre non seulement les enseignants, mais aussi, et peut-être surtout, les élèves eux-mêmes et leur
    famille.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Le socle commun de connaissances et de compétences peut, dans cette perspective, devenir un outil essentiel, mais à condition que l’on accepte de refonder
    l’ensemble d’un système d’évaluation qui, aujourd’hui, ne mesure pas tant la progression des élèves qu’il ne sanctionne éternellement leurs faiblesses.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Cette révolution-là ne se fera pas du jour au lendemain, mais elle doit être mise en œuvre avec détermination et est, surtout, indispensable pour permettre
    à la majorité des élèves (pas seulement les plus en difficulté) de retrouver confiance dans l’école et, à travers elle, en eux-mêmes.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000080; text-decoration: underline;">(Re)trouver la confiance</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">La confiance, justement, est le maître mot. Confiance des élèves, confiance des enseignants, confiance de la société dans son école. C’est avec cette idée
    en ligne de mire que l’on doit aujourd’hui repenser intégralement la formation: elle déterminera la façon dont la société perçoit ses enseignants, et la façon dont ils se perçoivent eux-mêmes.
    Autrement dit, elle déterminera ce que la société attend de ses enseignants; elle doit être au cœur d’un nouveau pacte éducatif.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">On nous parle beaucoup d’autorité, laquelle serait perdue. On la cherche, sans la trouver. Sans doute parce qu’on oublie de se demander ce qu’on met
    véritablement derrière ce terme, souvent utilisé par facilité pour résumer tous les problèmes de l’école aujourd’hui.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">La question est importante, elle n’est pas simple. Prononcer le mot magique ne suffit pas pour y répondre.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #000080;">Rétablir l’autorité intellectuelle</span></span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Je crois qu’il faut, avant toute chose, rétablir l’autorité intellectuelle des enseignants.&nbsp; Elle est la seule qui vaille au fond, et elle est celle
    dont on les a définitivement privés, contrairement aux apparences de la mastérisation, en suggérant, à travers la suppression de la formation, que le métier n’a pas besoin de s’apprendre, en
    suggérant, à travers la suppression des postes qui a entrainé dans son sillage une multiplication exponentielle de personnels non titulaires, voire d’étudiants, dans les équipes, que n’importe
    qui peut exercer ce métier au pied levé.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">La crédibilité des enseignants, déjà bien entamée, aura du mal à se remettre, mais c’est vers son rétablissement qu’il faut aller. Le champ d’action est
    vaste; l’école est une machine immense et exceptionnellement disparate. Quelques pistes, néanmoins, peuvent être envisagées.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;">Suite et fin <a href="http://www.slate.fr/story/56765/education-nationale-autorite-confiance-reforme">ICI</a></span></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 30 May 2012 07:17:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">929cc2e62aa82587abbab5b0c639141e</guid>
                <category>profencampagne</category>        <comments>http://www.profencampagne.com/article-education-nationale-une-reforme-pour-re-trouver-la-confiance-et-l-autorite-intellectuelle-des-ense-106066867-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Intervention télévisée du Président de la République...]]></title>
        <link>http://www.profencampagne.com/article-intervention-televisee-du-president-de-la-republique-106066634.html</link>        <description><![CDATA[<div>
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        <pubDate>Wed, 30 May 2012 07:10:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">162c33f1b4aeb12a8a1169b9579d1f12</guid>
                <category>profencampagne</category>        <comments>http://www.profencampagne.com/article-intervention-televisee-du-president-de-la-republique-106066634-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
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        <title><![CDATA[Beach House...]]></title>
        <link>http://www.profencampagne.com/article-beach-house-106037366.html</link>        <description><![CDATA[<div>
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        <pubDate>Tue, 29 May 2012 17:50:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4ff04690f779f788b6bb8b29a6d436be</guid>
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