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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 15:44

En l'an 198 av. J-C,Cao Cao (Chow Yun Fat) le premier ministre de la dynastie Han vient à bout du plus grand guerrier chinois Lv Bu, en terrifiant tous les chefs militaires ambitieux du pays. Plusieurs années plus tard, Cao s'autoproclame Roi de Wei. Sous son régime, de jeunes amants sont faits prisonniers. Pendant cinq ans ils vont être formés à tuer pour une mission secrète et devenir ainsi de véritables assassins. Les prédictions astrologiques sont très mauvaises. Pour y remédier les partisans de Cao le poussent à prendre la place de l'empereur. Cependant des forces obscures complotent conter lui...

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Published by christophe - dans Cinema
22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 15:37

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Published by christophe - dans college2016 Réforme
22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 08:57
Il faut sauver Palmyre...

A Palmyre...

"On y voit une espèce d'arbre dont le feuillage échevelé et les fruits en cristaux forment avec les débris pendants de beaux accords de tristesse"

 
(François René CHATEAUBRIAND, Gén. III, 5, 4)

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Published by christophe - dans Histoire
22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 05:14
#college2016 - "Il faut revenir à la réalité des textes, pour lutter contre l'irrationalité des discours"...

Enseignant et militant pédagogique, investi dans des actions d'aide au travail auprès d'élèves en difficulté, Jean-Michel Zakhartchouk, qui a participé au groupe de travail sur le cycle 4 de la réforme des collèges, apporte un éclairage plus programmatique que polémique sur l'actualité de la refondation de l'École.Le texte ci-dessous est la version complète de l'interview parue dans le dossier "Collège pour Tous" de Profession Éducation n° 237 (mai 2015).

Le Cercle de recherche et d'action pédagogiques (Crap), avec Éducation et Devenir , la FCPE, le Sgen-CFDT et le SE Unsa, depuis plusieurs années, se sont mobilisés, d'abord en faveur du socle commun, puis pour une réforme du collège. Quel regard portes-tu sur l'évolution du collège en « germe » dans les textes présentés dernièrement au Conseil supérieur de l'éducation ?

Dans la réforme, trois points me semblent essentiels. D'abord la cohérence d’ensemble qui vient d’un travail parallèle sur le socle commun et les programmes scolaires, qui ne concernent d’ailleurs pas que le collège ! Ensuite, la volonté de faire travailler ensemble les disciplines dans le cadre des enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI), de les faire converger pour permettre aux élèves de se construire des compétences, en particulier autour du domaine 2 « Des outils et méthodes pour apprendre », mais aussi pour s’approprier en profondeur des savoirs grâce à la confrontation féconde des approches et points de vue des différentes disciplines. Enfin, élément très appréciable, la marge d'autonomie laissée aux équipes dans les établissements. Il y a là un beau défi à relever : s'accorder entre enseignants des diverses disciplines, des différentes options, dans le respect de grands objectifs nationaux. Pourquoi douter de la capacité des équipes d’y parvenir ? On voit que la réorientation partielle des moyens consacrés actuellement aux options facultatives a provoqué des levers de bouclier des « faiseurs d'opinion » qui défendent l'« élitisme républicain », et au fond, reprennent l’idée d’un éditorialiste bien connu pour qui, « seuls, ceux qui le méritent » doivent accéder au haut niveau !
Jean-Michel Zakhartchouk, Militant pédagogique Cahiers pédagogiques

Les opposants « farouches » décrivent cette réforme comme technocratique, pensée par le haut, par des gens – au ministère et dans les syndicats dit « réformistes » – qui ne connaissent pas le « terrain », qu'aurais-tu à répondre à cette critique ?

D'une part, je rappellerais que beaucoup d'éléments projetés dans la réforme existent déjà, sont pratiqués dans les établissements. La réforme leur donne un cadre légal réglementaire plutôt que de les rejeter dans les marges de « l'innovation ». Il faut considérer la réforme aussi à l'aune de la longue histoire de pratiques pédagogiques qui remontent au moins à l’après-guerre et qui ont donné, contrairement à ce que certains prétendent, de beaux résultats (jadis les 10 % pédagogiques, puis les travaux croisés, les itinéraires de découverte...) mais qui, malheureusement, n’ont jamais pu s’inscrire dans la durée du fait de la versatilité de l’institution.

D'autre part, le Conseil supérieur des programmes a tout de même une composition dont on ne devrait pas remettre en cause aussi facilement la qualité scientifique, en commençant par celle de son président. En outre, les groupes de travail par cycle et par discipline comprenaient de nombreux enseignants de terrain. J’ai fait partie du groupe « Cycle 4 », et je n’ai pas eu l’impression que ses membres méconnaissaient ce fameux terrain ! Dans le travail d'élaboration des programmes, le dosage est complexe, mais nous avons essayé de nous baser sur une écriture permettant d'être appréhendée par de jeunes collègues sans beaucoup de formation. Il y a sans doute des formulations à revoir, mais il est tellement facile de prendre telle ou telle phrase hors contexte pour caricaturer un travail long, riche, qui s’est appuyé sur de nombreux écrits ou auditions d’experts ! Est-ce que ce sont les formules faciles de tel intellectuel médiatique, n’ayant certainement pas lu l’ensemble des propositions de la réforme, qui doivent primer ?

Enfin, quand on parle du « terrain », renvoie-t-on au « terrain enseignant » ou au « terrain élève » ? Pour moi, qui pratique régulièrement de l’aide aux devoirs auprès de collégiens en difficulté, je vois bien ce qui fait obstacle à leur compréhension du sens et des exigences de l'École, malgré parfois leur forte motivation. Les programmes, le collège sont d'abord faits pour les élèves !


Jean-Michel Zakhartchouk, pédagogue : bibliographieJustement, ces projets de programmes sont-ils en adéquation avec le « nouveau collège » – en particulier pour l'élaboration des EPI et les progressions en cycle ?

Le résultat est un peu inégal, mais comme pour le socle commun, nous pouvons espérer que la consultation nationale permettra des améliorations et des précisions. Parmi les points intéressants, je noterais la définition d’objectifs communs en sciences ou encore la présentation claire d’attendus par cycle, dans une conception curriculaire des programmes. Je trouve également encourageant que la rédaction du socle commun et des programmes soit davantage partie de l'activité de l'élève que de celle de l'enseignant. Je parle de l’activité intellectuelle réelle, celle qui fait qu’on apprend pour le long terme et non pour avoir une bonne note à un contrôle. C'est un premier pas, et il faudra certainement régulièrement réinterroger ces programmes, définir une sorte de « clause de révision ».

Que dire à tous ceux qui parlent d'un nivèlement par le bas ?

Si l'on acceptait de lire ce qui est écrit, on trouverait de nombreuses références culturelles, des exigences élevées. On peut à la fois travailler sur Ovide et l'Odyssée, et ne pas se priver de « récupérer » les cultures des jeunes pour les amener vers les grandes œuvres. Mais cela parait difficile à comprendre pour certains qui se désintéressent complètement des manières efficaces de « transmettre la culture ». Pour eux, du moment que « c’est dans le programme », cela suffit. Développer sa créativité pour inventer des passerelles entre les cultures, c’est se donner les moyens de faire acquérir le socle commun par tous. Et cela ne va pas à l’encontre des apprentissages fondamentaux qui se consolident aussi à travers des projets et des activités qui donnent du sens – ce sens qui manque trop souvent au collège d’aujourd’hui.

Au sujet du collège qui se dessine, as-tu un regret ? Et que faudrait-il pour aller plus loin ?

Un de mes regrets, c'est que les intitulés des EPI choisis par le ministère soient trop généraux par rapport aux thèmes que nous avions imaginés sous la forme d’« objets riches » pouvant susciter de nombreuses questions éthiques, scientifiques... J’ai noté que le SNES avait repris cette idée, tout en s’opposant aux EPI, ce qui est pour le moins curieux, car il n’y a pas d’opposition de fond entre les deux ! Pour mettre en œuvre cette réforme, la première clé est, bien sûr, la formation des équipes, avant tout sur site (et pas de façon virtuelle et à distance). Il faut aussi dégager des temps importants de concertation pour permettre une appropriation collective et l’organisation des enseignements (bien utiliser les temps de fin d'année, de prérentrée...). Enfin, le ministère doit proposer des exemples, des modèles divers qui montrent le champ des possibles. Les Cahiers pédagogiques s’y emploieront, à la suite par exemple du dossier d'avril 2015 : « Les disciplines à la croisée des savoirs ».

Comment rassurer les collègues face aux campagnes, parfois violentes, des opposants de tout bord ?

C'est vrai qu'il est difficile de lutter contre un tel degré de désinformation, martelée quotidiennement. Il faut revenir à la réalité des textes, pour lutter contre l'irrationalité des discours. Mais les pédagogues doivent aussi sortir de leur modestie habituelle et de leur peu de gout pour la polémique afin de répondre aux caricatures et montrer l’ampleur de tout ce qui existe aujourd’hui et qui va dans le sens de la réussite de tous…

Propos recueillis par Claudie Paillette

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Published by christophe - dans college2016 Réforme
22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 04:57
Revue de Presse Education... Malaise - Fermeté - Apprentissage - Rubrique à Vrac!...

Malaise - Fermeté - Apprentissage - Rubrique à Vrac !

La réforme du collège continue d’occuper l’espace médiatique. Au lendemain de la publication de l’arrêté, des réactions diverses fleurissent sur la toile. Dans la revue du jour, je vous parlerai donc de malaise mais aussi de détermination. Il y sera aussi question d’apprentissage et enfin, de quelques brèves regroupées en vrac.

Malaise et mal à l’aise

" Réforme du collège : pourquoi je suis mal à l’aise". C’est le titre du billet écrit par le chercheur et doctorant Romain Pierronnet sur son blog. Il pose la question suivante : " Comment avoir un vrai débat, serein et constructif, quand les arguments sont tronqués, caricaturaux, fondés sur l’expérience personnelle et partielle des observateurs, et détournés par des idéologues qui sont davantage obsédés par les origines d’une Ministre que par la conduite d’une réforme qui serve le projet Républicain par l’éducation" ? Il ajoute : " bref, je suis mal à l’aise avec cette réforme dont je partage l’ambition, mais souhaite néanmoins en discuter les modalités par préoccupation d’une vraie exigence pour la qualité de l’éducation dans notre pays qui soit néanmoins accessible au plus grand nombre, mais crains de ne pouvoir le faire sereinement vu le climat socio-démocratique du pays". Pour illustrer son propos, il fait référence notamment à cet article publié sur Économie Politique au titre provocateur et qui en dit long sur l’état d’esprit de certains (heureusement pas représentatifs de la majorité des détracteurs) : " La franco-marocaine Belkacem impose ses idées à l’école de la République". Mal à l’aise ... Malaise, donc.

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Le dessin de Geneviève Brassaud

Malaise encore quand Gilbert Collard, député FN, " s’alarme d’une série de changements dans les programmes à ses yeux insupportables ... Sauf que tout ce dont il parle existe déjà.". Baptiste Bouthier pour Libération démonte tranquillement les arguments avancés par le député visiblement peu au fait des questions d’éducation. J’ai retenu cette citation qui résume ce que je pense de quelques prises de position : " S’opposer (ou pas) à la réforme du collège est un droit. Le faire avec des arguments valables devrait être un devoir. Depuis des semaines, la classe politique, qu’elle soit pour ou contre ce « Collège 2016 », se livre à un concours d’intox autour du sujet".

Malaise toujours, quand un ex-président de la République, Nicolas Sarkozy, indique, à propos de la réforme, que " Hollande et Valls ont fait le choix du mépris". " Dans un entretien au Figaro, le président de l’UMP dénonce le « coup de force » du gouvernement, qui a publié dès mercredi le décret permettant la mise en œuvre de la réforme du collège". Problème de mémoire ? Manque d’honnêteté intellectuelle ? En tout cas, Nicolas Sarkozy semble avoir oublié sa décision " de revenir sur une promesse de campagne, remettant en cause la retraite à 60 ans" qui avait mis plusieurs millions de manifestants dans la rue. Cela n’avait pas empêché son gouvernement de mener la réforme jusqu’au bout.

Mal à l’aise, enfin, pour se prononcer sur la réforme du collège sans y enseigner, Antonin Benoit, doctorant en histoire, dénonce, sur son blog, " l’hystérie sur la réforme scolaire", qui serait selon lui une " vieille pathologie". Il déclare " être frappé par le décalage entre l’unanimisme sur la nécessité d’une réforme, et le fait que pas grand monde ne soit satisfait quand elle arrive. Même si c’est sans doute un peu le destin de toute réforme (faire des mécontents), il semble quand même qu’il se passe quelque chose au sujet du collège (parce qu’il s’agit de vos enfants, braves gens), de plus sensible (mention spéciale à la très fine et nuancée référence au « Massacre des innocents ») et en même temps de plus récurrent qu’ailleurs".

Détermination

Il y a plusieurs manières d’appréhender la parution du décret dès le lendemain de la manifestation réunissant plusieurs organisations syndicales hostiles à ce texte. Les médias nous en donnent quelques illustrations.

Pour le Parisien, " la presse fustige une méthode à la hussarde". L’article cite notamment Hervé Favre de la Voix du Nord : " La méthode à la hussarde porte plus la marque de Manuel Valls que celle de la ministre Najat Vallaud-Belkacem qui va devoir maintenant gérer les conséquences de cet affront aux syndicats et aux enseignants déjà très remontés contre ses projets".

Plus mesuré, Sylvain Mouillard, pour Libération, parle " d’un décret qui passe mal". Il revient sur les "petites phrases" des uns et des autres et conclut l’article de cette manière : " Le gouvernement, de son côté, la joue inflexible, tandis que même certains députés PS légitimistes regrettent la manière employée. « Tous les délais sont tels que nous les avions prévus depuis le début, a assuré la ministre. Il est temps de dire que cette réforme aura lieu. » Elle promet toutefois, « pour répondre aux inquiétudes », « une discussion » sur la circulaire d’application censée permettre la mise en œuvre du texte à la rentrée 2016. Une échéance lointaine pour un projet qui a enflammé la communauté éducative en moins de deux mois, sans crier gare".

La ferme détermination est illustrée sur Libération (libézap) par un montage vidéo qui reprend les interventions de différents membres du gouvernement sur différents médias ( France Info, RTL, Europe 1) mais aussi à l’Assemblée Nationale. Le Monde rapporte d’ailleurs le brouhaha dans l’hémicycle lors de l’intervention de la ministre à propos de la publication du décret.

De la ministre de l’Éducation, il est aussi question dans cet article sur Le Parisien : " Vallaud-Belkacem, sourire et self-control dans la tempête". On peut y lire que " malgré cette crise, la ministre reste populaire, avec 49% de bonnes opinions dans le dernier baromètre de Paris-Match (en perte de seulement trois points en deux mois). Lors de ses déplacements dans les établissements scolaires, les élèves jouent des coudes pour un « selfie » avec la ministre.

Eux ne trouvent pas la ministre (ni la réforme d’ailleurs) populaire. Il s’agit des syndicats qui " préparent la riposte". " L’intersyndicale organisatrice de la grève du 19 mai se réunit le 21 mai pour décider des actions à mener suite à la publication par le gouvernement du décret et de l’arrêté sur la réforme du collège. Les premières déclarations montrent des divergences sur la conduite à tenir, alors que la droite se tient en embuscade" pouvait-on lire ce matin chez nos voisins du Café Pédagogique.

Gageons que Najat Vallaud Belkacem fera preuve de détermination dans le débat qui l’opposera à Bruno Le Maire, député UMP (pas moins déterminé), sur Europe 1 ce soir à partir de 19H.

Apprentissage

Leïla de Comarmond, pour les Echos, nous indique aujourd’hui que "l’Etat [est] invité à se convertir vraiment à l’apprentissage". Elle précise " qu’un rapport remis à Manuel Valls préconise de faciliter l’intégration durable des apprentis dans la fonction publique" et rappelle qu’en juillet 2014, lors de la dernière conférence sociale, François Hollande avait fixé pour mission aux services de l’Etat de recruter 10.000 apprentis d’ici à septembre 2016 contre moins d’un millier par an aujourd’hui. Dès septembre prochain, ils devront franchir une première marche, avec un total de 4.000 recrutements (de 19 dans les services du Premier ministre à 2.175 dans l’Éducation)".

Christine Lagoutte, du Figaro, revient sur les " douze propositions pour accueillir plus d’apprentis dans la fonction publique" : " Jacky Richard recommande notamment aux CFA privés et publics de jouer « collectif » et non pas de se concurrencer, ce qui au final dessert les jeunes à la recherche de formations, d’entreprises ou d’administrations". De plus, " plusieurs propositions sont par ailleurs présentées pour permettre à l’apprenti au sein des services de l’État, d’accéder à la Fonction publique une fois sa formation terminée".

Rubrique à Vrac !

" Se loger en cité U est de plus en plus difficile". C’est ce qu’on pouvait lire hier sur la partie " Campus" du Monde. Ainsi, " lorsqu’on est étudiant, mieux vaut être inscrit en Normandie, dans le Poitou ou à Montpellier plutôt qu’à Paris, Lille ou Lyon pour espérer trouver un logement universitaire à un tarif abordable. A quelques jours de l’échéance – le 31 mai – pour en faire la demande, il y aura beaucoup de candidats et peu d’élus".

Benoît Georges pour Les Echos, rubrique " idées et débats", nous apprend que " le Forum économique mondial, (...) vient de publier son premier rapport sur le capital humain" (en anglais). Ce rapport " inclut une étude menée dans 124 pays pour déterminer les niveaux d’éducation, de compétence et d’emploi dans cinq tranches d’âge, réparties de 16 à 65 ans. « L’objectif est d’évaluer le résultat des investissements opérés hier et aujourd’hui en faveur du capital humain, et de donner un aperçu du profil à venir des talents d’un pays », expliquent les auteurs du rapport. Celui-ci met les pays nordiques à l’honneur : la Finlande décroche la première place, suivie de la Norvège, alors que Suède et Danemark occupent les 6e et 7e places. Suisse, Canada et Japon sont également très bien placés. Quant à la France, elle pointe au 14e rang, devant les Etats-Unis (17e), le Royaume-Uni (19e) ou l’Allemagne (22e)".

Pour terminer la revue sur une note plus légère, 20 Minutes nous propose un test pour enfants [qui] pose problème aux gros cerveaux du Web… Ce casse-tête, qui consiste à remplir des cases vides par des chiffres de 1 à 9, a été présenté à des élèves de CE2 dans une classe de Bao Loc, au Vietnam. Comme le souligne le Guardian, ce problème composé d’opérations simples comme des additions et des multiplications, ne devrait pas en théorie être compliqué à résoudre. Mais selon le professeur Tran Phuong qui l’a proposé à sa classe, cette simplicité n’est qu’apparente : [Il] est difficile, même pour des adultes bons en maths".

Demain, la revue de presse sera signée par Emilie Kochert (avec l’habituelle complicité de nos dessinateurs).

Pascal THOMAS

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Ecole et milieux populaires
Revue n°520 - mars 2015

Le mythe de l’égalité républicaine, nous n’y croyons plus trop, nous savons bien que certains élèves « ?sont plus égaux que d’autres? ». Nous ne sommes pas naïfs. Mais pour la plupart, enseignants et acteurs de l’éducation, nous pensons travailler à la promotion de tous et souhaitons souvent pouvoir « ?compenser? » les inégalités.

Croiser des disciplines, partager des savoirs
Revue n°521 - mai 2015

Les pratiques communes, croisées, mises en synergie et en résonance, aident-elles les élèves à entrer dans la complexité des savoirs scolaires et dans les différentes cultures à construire à l’école ? Ce dossier montre à travers différentes pratiques de dispositifs comment entrer dans l’interdisciplinarité sans sacrifier aucunement les disciplines.

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Published by christophe - dans college2016 Medias
21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 15:46

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Published by christophe - dans Musique
21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 15:31
Un Jour... Un Auteur... Francis Scott Fitzerald...

Quand j’étais plus jeune et plus influençable, mon père m’a donné un conseil que je n’ai cessé de méditer depuis.

« Chaque fois que tu as envie de critiquer quelqu’un, me dit-il, souviens-toi seulement que tout le monde n’a pas bénéficié des mêmes avantages que toi. »

Il n’en dit pas plus. Mais nous nous sommes toujours étrangement bien compris, quoique toujours à demi-mot, et je vis bien que cela signifiait beaucoup plus pour lui. Par conséquent, je préfère m’abstenir de juger : ainsi suis-je devenu le confident de beaucoup de personnalités intéressantes et aussi la victime d’un certain nombre de raseurs invétérés. Les êtres extraordinaires sont prompts à repérer et à apprécier une telle ouverture d’esprit, surtout lorsqu’elle se manifeste chez un individu ordinaire comme moi : si bien qu’à l’université on m’a injustement reproché d’être un intrigant, sous prétexte que j’obtenais de garçons réputés farouches et impénétrables qu’ils me livrent leurs tourments secrets. En réalité, la plupart de ces confidences m’étaient imposées – je faisais souvent semblant de dormir, d’être très occupé, ou affichais une indifférence hostile, quand je me rendais compte (et certains indices ne trompent pas) qu’une révélation intime se profilait à l’horizon ; car les révélations intimes des jeunes gens ou du moins leurs modes d’expression sont rarement inédits et souvent expurgés. S’abstenir de juger permet de conserver indéfiniment de l’espoir. Aujourd’hui encore, j’aurais un peu peur de passer à côté de quelque chose si j’oubliais ce principe que formulait mon snob de père, et que, snob moi-même, j’ai fait mien : le sens des convenances les plus élémentaires est inégalement réparti à la naissance.

Ayant ainsi vanté ma tolérance, je dois maintenant en avouer les limites. Que nos actes reposent sur des fondations solides comme la pierre ou instables comme des marécages, au bout du compte, ça m’est égal. Lorsque je suis revenu de la côte est l’automne dernier, j’aurais aimé que le monde entier se conforme et se soumette pour toujours au même impératif moral ; je voulais renoncer à ces aventures turbulentes qui m’avaient donné un aperçu privilégié sur les tréfonds de l’âme humaine. Seul Gatsby, l’homme qui donne son nom à ce livre, faisait figure d’exception – Gatsby qui représentait pourtant tout ce que je méprise profondément. Si la personnalité de quelqu’un est essentiellement la somme de tout ce qu’il a accompli, alors, oui, il y avait chez lui quelque chose de grandiose, une sensibilité accrue aux promesses de la vie, comme s’il était relié à l’une de ces machines complexes qui détectent les tremblements de terre à quinze mille kilomètres de distance. Cette réceptivité n’avait rien à voir avec la sensiblerie mollassonne qu’on honore sous le nom de « tempérament créatif ». C’était une aptitude extraordinaire à l’espoir, une vocation romantique que je n’ai jamais rencontrées chez personne d’autre et ne rencontrerai probablement jamais plus. Non : Gatsby, lui, a bien tourné finalement ; en revanche, c’est ce qui a perdu Gatsby, cette écume nauséabonde qui flottait dans le sillage de ses rêves, qui a mis fin pour l’instant à mon intérêt pour les peines avortées et les élans brisés des humains.

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Published by christophe - dans Littérature
21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 04:57
Revue de Presse Education... Ce qu’est l’éducation - Propos sur la réforme - Grève - Publication - Annonces...

Ce qu’est l’éducation — Propos sur la réforme — Grève — Publication — Annonces

Pendant que l’ONU et l’Europe affirment une vision de l’éducation, ici, nos réformes du collège, des programmes, de l’apprentissage, se débattent. Mais un cran est passé, le décret de la réforme du collège est publié.

Ce qu’est l’éducation

Le journal chinois en français french.xinhuanet.com rapporte les propos de Ban Ki-moon : “L’éducation n’est pas un privilège mais un droit”. “"Chaque enfant mérite la solidarité mondiale. Les études montrent qu’un dollar investi dans l’éducation peut générer 15 dollars de gains économiques. Si tous les écoliers dans les pays à faibles revenus apprenaient des rudiments de lecture, plus de 170 millions de gens pourraient sortir de la pauvreté", a souligné M. Ban, cité par un communiqué rendu public au siège de l’ONU.

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Dessin de JiMo

Et à Bruxelles, “Avant d’adopter un projet de conclusions du Conseil sur le rôle de l’éducation des jeunes enfants et de l’enseignement primaire pour ce qui est de favoriser la créativité, l’innovation et la compétence numérique, les ministres ont donné suite à la réunion informelle des ministres de l’éducation de l’UE pour la promotion de la citoyenneté et des valeurs de l’Union européenne du 17 mars à Paris.” " Nous aidons les jeunes à devenir des membres de la société actifs, responsables et ouverts d’esprit"

Propos sur la réforme

Honneur tout d’abord à des collègues du terrain. Les lecteurs de la revue de presse en reconnaîtront.
Laurent Fillion et Olivier Quinet : "Pourquoi nous défendons cette réforme du collège". Et parmi les arguments : “Il ne s’agit pas comme on l’entend parfois de remettre en cause le service public d’éducation en créant des inégalités territoriales mais de faire confiance aux professionnels que nous sommes pour trouver le meilleur chemin pour amener les élèves à la réussite.
Quel manque de confiance envers le professionnalisme et l’intelligence des personnels que de prédire que ces marges de manoeuvre nouvelles engendreront forcément des hiérarchies intermédiaires nouvelles et des divisions internes en salle des professeurs.

Lionel Jeanjeau explique la réforme du collège, dans un interview : “... cela fait des décennies que le collège est analysé comme étant le maillon faible du système éducatif, là où l’on arrive pas à satisfaire aux objectifs assignés à l’école comme la promotion sociale. Mais ce problème existe depuis la réforme instaurant le collège unique : comment donner les mêmes chances à tous les élèves, quels que soit leurs aptitudes ou leur milieu social. En fait on sait faire de très bons élèves qui vont devenir de très bons étudiants puis de très bons professionnels. Mais en dehors de ça on ne sait pas donner sa chance à chaque élève. Le collège est considéré comme « élitiste ».
Réforme du collège : l’enseignement du christianisme n’est pas liquidé au profit de l’islam par le professeur d’Histoire-Géo à Chelles (Seine-et-Marne), Jean-Riad Kechaou qui s’insurge contre une série de contre-vérités dans le débat sur la réforme du collège.

Marie Duru-Bellat était interviewée sur francetvinfo avant la grève et les manifestations de mardi : "Il y a un temps pour l’égalitarisme, et un autre pour l’élitisme".
Les enseignants descendent dans la rue, mardi, pour protester contre la réforme du collège. Sociologue spécialiste des questions d’éducation, Marie Duru-Bellat rappelle l’importance d’un socle commun offert à tous les élèves.
Quoi qu’on dise, les élèves de classe bilangue sont plutôt issus de milieux favorisés. Pourquoi faire quelque chose de particulier pour 15% ou 16% des élèves, alors que le collège est théoriquement l’endroit d’une scolarité commune à tous ? S’il est bon que tous les élèves du collège apprennent deux langues, il faut le faire pour tout le monde. Or, le budget de l’Education nationale n’est pas extensible. Le ministère a donc choisi une autre option : ouvrir l’apprentissage d’une deuxième langue dès la classe de cinquième, et non plus à partir de la quatrième.
Idem pour les langues anciennes. On trouvera toujours un professeur de latin ou de grec pour trouver des exceptions, mais la majorité des élèves de ces classes viennent, là aussi, de milieux favorisés. Posons-nous la question. Parmi le millier de choses que les élèves devraient apprendre, la priorité est-elle bien là ? Le temps scolaire n’est pas extensible !
Ce qu’on choisit de faire apprendre aux élèves n’est pas figé dans le temps. Pourquoi ne pas le faire plus tard en option ? Cela, ce n’est pas au professeur de latin ou de grec de le dire, c’est au politique.

Et à propos de “LA” langue, Anne Weber auteur de Vaterland, Seuil, s’adresse à Madame Najat Vallaud-Belkacem dans Le Monde et déclare : “Ma pauvre langue allemande…”. Et fait une proposition : “Si l’on veut vraiment abolir une fois pour toutes les privilèges, il n’y a qu’une solution, tellement évidente qu’elle a dû échapper aux personnes les plus avisées : il faut supprimer purement et simplement l’enseignement de l’allemand en France.” Nombrilisme ?

Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités s’exprime sur le site de l’Observatoire une formule une critique de la réforme mais d’un genre nouveau : Refondation de l’école : un recul lourd de conséquences. " La « refondation » de l’école a accouché d’une souris. La réforme du collège est très en deçà des attentes. Notre système éducatif n’est pas prêt à remettre en cause son fonctionnement inégalitaire.” “... la « conférence nationale sur l’évaluation des élèves », qui a remis en février dernier un ensemble de recommandations sur l’évaluation fondées sur la base d’un travail de grande qualité. Elles ne seront jamais appliquées. Si le gouvernement a reculé sur ce sujet comme sur la réforme scolaire en général, c’est que les intérêts du conservatisme scolaire ont eu gain de cause au moment de la décision. Si la mini-réforme du collège actuellement en débat suscite tant d’oppositions, c’est qu’elle commence tout juste à porter sur le fond du problème, même si c’est de façon homéopathique.”
Pascal Balmand, secrétaire général de l’Enseignement catholique dans un entretien publié par La Croix s’explique : « Mon soutien à la réforme du collège ne se fonde sur aucun calcul marketing ».

Deux politiques notoires, de droite et de gauche se sont également exprimés. Réforme du collège et des programmes : "Il faut défendre une vision globale", estime Alain Juppé. “Le maire de Bordeaux distingue la réforme des programmes et la réforme du collège. "C’est une question à approfondir, estime-t-il. Je n’y suis pas hostile mais il faut mettre cette réforme dans une vision d’ensemble d’une réforme de l’école. On aborde la question par petits bouts alors que c’est une vision globale qu’il faut défendre". Alain Juppé s’explique : "Sur la question de l’illettrisme en sixième, par exemple. Ce n’est pas le collège qui est en cause et qui va corriger l’échec du système éducatif. Il faut remettre le paquet sur l’enseignement dès le primaire".”

Et Jack Lang : "L’orientation de cette réforme du collège me paraît bonne", mais… " Ma seule réserve porte sur les langues". “S’il est critique à l’égard de ses camarades socialistes, Jack Lang n’est pas tendre non plus avec la droite, vent debout contre cette réforme : "quand je les entends s’exprimer, je trouve qu’ils ne manquent pas d’air et qu’ils ont même un culot d’enfer ! Pendant les cinq voire dix années qui ont précédé le retour au pouvoir de la gauche, Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos ont commis des actes contre l’école qu’on ne peut pas oublier : la suppression de 150.000 postes a mis l’école à flanc et la suppression - c’était un pur scandale !- de toute formation des maîtres. Des dizaines de milliers d’enfants ont été livrés à des maitres sans aucune préparation ! Quand on accomplit de tels forfaits, on devrait être un peu plus raisonnable et responsable".”

Grève

Pour Libération, Réforme du collège : une mobilisation juste passable. “Selon le ministère de l’Education nationale, 27,61 % des professeurs de collège sont en grève contre la réforme de Najat Vallaud-Belkacem. Selon les syndicats, la mobilisation monte à 50 %.

Pour le Télégramme, Collèges. Les enseignants se mouillent-20150520-[article]&utm_source=PartageTT&utm_medium=e-mail&utm_campaign=PartageTT ]. “Petite mobilisation, hier, matin devant l’Inspection académique. La colère des enseignants des collèges n’est pourtant pas à prendre à la légère, tant les difficultés dans le second degré sont connues depuis longtemps. La réforme n’apaise pas le mal-être des enseignants, d’autant que le flou demeure sur sa mise en pratique.

Réforme du collège : "Le changement, oui, mais pas celui qu’on nous propose". “A l’appel des syndicats, un quart des enseignants de collège ont fait grève ce mardi pour dénoncer la réforme du collège portée par Najat Vallaud-Belkacem. Dans le cortège parisien, les profs ont dénoncé le manque de concertation et les menaces qui pèsent, selon eux, sur l’apprentissage des savoirs fondamentaux.”

Le Monde : Contre la réforme du collège, les enseignants brandissent « Gaffiot » et drapeaux allemands.

RTL décrypte : Ministre de l’Éducation nationale, un poste souvent confronté à la pression de la rue. “Les ministres de l’Éducation nationale se sont souvent heurtés à la pression des syndicats, lors de la mise en place de réformes. Certains ont été contraints de démissionner.

Publication

Mais voilà, Collège : le gouvernement tient bon et accélère. “Aux enseignants moyennement mobilisés et aux députés de droite pas aussi déchaînés que prévu, le gouvernement a répliqué par la fermeté : la réforme des collèges se fera et vite.” Et tellement vite que pire, Le décret de la réforme du collège publié au « Journal officiel » annonce le Monde.

Le décret lui-même est consultable ici.
Et Libération publie une dépêche de l’AFP qui rappelle la chronologie. Réforme du collège : les étapes de la polémique.

Le Figaro Réforme du collège : le gouvernement franchit une nouvelle étape. Présentation du décret et des réactions syndicales et politiques et déclaration de la Ministre : “La ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem a réagi dès ce matin au micro de France Info. « Les délais sont tels que nous les avions prévus dès le début », a-t-elle déclaré. Elle a justifié ce passage en urgence , afin de « passer à l’étape suivante », celles de ajustements. « Nous devons aller vite », a-t-elle expliqué, arguant que les professeurs devaient être formés en quelques mois pour que la réforme s’applique dès la rentrée prochaine. « Si vous ne publiez pas maintenant le décret, quand est-ce que vous commencez cette formation ? Soyons juste un peu sérieux », a-t-elle poursuivi. « C’est une façon de dire, au cas où tout le monde ne l’aurait pas encore compris, que cette réforme se fera », a-t-elle ajouté.

Le Parisien nous apprend que Jacob demande l’abrogation du décret. Et Valls de répondre "« J’ai la conviction profonde que l’immense majorité des Français attendent des changements et des réformes », assure encore le chef du gouvernement, qui accuse la droite de s’opposer « par démagogie » à une réforme qu’elle aurait « pu soutenir ». Taclant une « opposition frontale et stérile », Valls dépeint ainsi le collège version UMP : « Une école de la sélection, qui supprime la deuxième langue vivante, qui tourne le dos au principe même de la République : l’égalité. »"

Apprentissage

François Fillon ouvre une autre polémique : il veut faire de l’apprentissage « la voie royale vers l’emploi ». “Pour l’ex-premier ministre, notre pays doit donc accomplir une « révolution culturelle » dans ce domaine aussi. Lui-même est prêt à faire son mea culpa sur les contrats aidés, formule magique que tous les gouvernements, le sien compris, ont utilisée pour améliorer les statistiques mais qui n’apportent pas de solution durable au chômage des jeunes.”. Le Point développe également ses idées : Pour Fillon, l’alternance est la solution contre le chômage massif des jeunes.

Annonces

Éducation à Saint-Nazaire. Les lycéens à l’étude du territoire. “Cette année, dix lycées des Pays de la Loire travaillent sur la nouvelle action éducative expérimentale lancée par la Région et le rectorat. Cette dernière vise à faire travailler les jeunes ligériens sur la problématique et les projets d’aménagement, en parallèle de leurs cours d’histoire-géographie, de sciences économiques et d’éducation civique.” Il se passe des choses intéressantes sur le terrain, hors préparation du sacro-saint bac !

Le Café pédagogique rappelle que N. Vallaud Belkacem installe le Droit au retour en formation. " Il ne suffit pas de décréter un droit. Il faut que les jeunes connaissent son existence". Le 19 mai, N Vallaud Belkacem a lancé la campagne "Reviens te former" destinée à appliquer le décret sur le retour en formation pris en décembre 2014."

Et pour celles ou ceux qui peuvent voyager il y a une Journée d’études à Genève le 26 mai : Le genre en histoire transnationale de l’éducation : une entrée conceptuelle à explorer.

Et jeudi votre revue de presse favorite vous sera proposée par Pascal Thomas.
Bernard Desclaux

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Croiser des disciplines, partager des savoirs
Revue n°521 - mai 2015

Les pratiques communes, croisées, mises en synergie et en résonance, aident-elles les élèves à entrer dans la complexité des savoirs scolaires et dans les différentes cultures à construire à l’école ? Ce dossier montre à travers différentes pratiques de dispositifs comment entrer dans l’interdisciplinarité sans sacrifier aucunement les disciplines.

Enseignant : un métier qui bouge
Revue n°514 - juin 2014

Tous les enseignants expérimentés le disent : ce n’est plus comme avant, le métier change. Allons voir de plus près ce qui évolue, comment le métier change, comment ces évolutions pourraient être accompagnées par l’institution, à toutes les échelles, en quoi elles vont dans le sens de l’essentiel : mieux faire apprendre les élèves.

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Published by christophe - dans college2016 Medias
20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 20:34
#college2016 - Ce qu'aurait pu être la réforme... C'eût été la révolution...

Refondation de l’école : un recul lourd de conséquences

La « refondation » de l’école a accouché d’une souris. La réforme du collège est très en deçà des attentes. Notre système éducatif n’est pas prêt à remettre en cause son fonctionnement inégalitaire. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

Le projet de refondation de l’école de l’actuelle majorité a accouché d’une souris. Hormis la fin de la semaine de quatre jours, qui aura fait couler beaucoup d’encre, l’élève français n’aura pas vu beaucoup d’évolutions. Quasiment aucun changement au primaire ou au lycée, quelques retouches dans le fonctionnement du collège, mais rien sur l’essentiel. La « réforme du collège » (et les évolutions des programmes, qui constituent un volet à part) va dans le bon sens : quelques enseignements transversaux, remise à leur place du latin et du grec, élargissement de l’apprentissage d’une seconde langue. Contrairement à ce qu’affirment ses détracteurs, cette réforme reste en réalité plus que modeste, très loin d’une « refondation », et bien en deçà de l’enjeu.

Beaucoup a été dit sur le renoncement de l’actuelle majorité à réformer la fiscalité et ses conséquences en termes d’inégalités de niveaux de vie. Bien moins pour ce qui est de l’école, alors que cela est beaucoup plus grave. Celle-ci devait être « refondée », elle ne le sera pas, et ce vide a des conséquences désastreuses pour les plus défavorisés. Dans un pays où l’on accorde une place démesurée au diplôme, l’école joue un rôle central dans la reproduction des inégalités dans le temps.

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Published by christophe - dans college2016 Réforme
20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 18:49
Collège: et si la réforme était aussi un impératif économique?...

Le débat sur la réforme du collège s’est emballé la semaine passée. L’opposition, relayée par de nombreux intellectuels, voire d’anciens ministres de l’Education nationale socialistes, accuse – entre autres choses – Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Education nationale, de vouloir niveler par le bas notre système éducatif. Alors qu’on attendrait de tout ce petit monde qu’il défende les intérêts du pays, de son économie et de ses entreprises, il préfère surfer sur les multiples oppositions que suscite ce projet pour s’attaquer à la ministre. Une attitude peu responsable, s’agissant d’un dossier aussi essentiel pour l’avenir du pays.

Commençons par rappeler quelques faits. Les résultats des dernières enquêtes Pisa démontrent que les performances du système scolaire français se sont constamment dégradées au cours de la dernière décennie. Ce système continue certes à former une petite élite et à donner à la majeure partie des élèves le niveau de connaissances et de compétences leur permettant de s’insérer avec plus ou moins de difficultés dans la vie active, mais il laisse de côté une partie significative de chaque génération. Il est ainsi devenu un des systèmes scolaires les plus inégalitaires des pays de l’OCDE.

Immense gâchis

Les difficultés d’insertion des jeunes ne sont évidemment pas seulement la faute de l’école. Le chômage de masse, qui tient à bien d’autres raisons, rend le marché du travail bien plus sélectif. Reste qu’il est devenu nécessaire de maîtriser de nombreux savoirs formels pour exercer la plupart des métiers, y compris ceux qui, hier, étaient accessibles à des personnes sans formation. Dans ces conditions, le fait que 15 % à 20 % de chaque génération ne maîtrise pas le fameux socle commun de connaissances arrivée à l’âge de 15 ans est un immense gâchis humain. Pour les jeunes qui en sont victimes bien évidemment, mais aussi pour l’économie en général et pour la compétitivité du pays.

Que faire alors ? Agir à tous les niveaux, à commencer par la petite enfance et l’école primaire, là où les premiers apprentissages doivent être acquis. Mais il faut aussi agir au niveau du collège, sans attendre, afin de l’adapter à des enfants dont les niveaux sont effectivement très hétérogènes à l’entrée en sixième. Soyons clair, l’enjeu n’est pas de permettre à tous les enfants de devenir très bons, mais d’éviter que ceux qui, au départ, ont des difficultés voient celles-ci s’aggraver…

La réforme va dans le bon sens, même si tout se jouera dans sa mise en œuvre concrète

Sur ces bases, on peut évidemment discuter tel ou tel point de la réforme proposée par la ministre de l’Education nationale. Mais la nouvelle organisation des cursus, l’introduction d’une dose de pluridisciplinarité, le développement du soutien, tout cela va dans le bon sens, même si tout se jouera dans la mise en œuvre concrète de la réforme, établissement par établissement. Enfin, il y a sans doute des choses à modifier dans les projets de programme, mais la concertation est là pour ça.

Flexibilisation du collège unique

Cette forme de flexibilisation du collège unique, tout en en préservant l’esprit, semble bien préférable à la réintroduction des filières que propose Bruno Le Maire, ou à l’existant, où l’unité apparente masque une grande hétérogénéité des classes et des parcours. Reste à convaincre les parents, à commencer par ceux des classes moyennes, que cette réforme sera également profitable à leurs enfants. C’est un enjeu essentiel pour assurer la réussite de la réforme.

Il est en effet parfaitement normal que les parents, dans un monde devenu plus dur et plus compétitif, aspirent à ce que leurs enfants bénéficient d’une formation qui leur permettra de s’insérer dans la vie active, et qu’ils s’inquiètent donc du niveau des établissements et des classes où sont affectés leurs enfants. Mais ces mêmes parents peuvent aussi comprendre que leurs enfants vivront mieux dans une France où chacun pourra accéder à l’emploi.

Tout vaut mieux que le collège actuel, qui allie ségrégation sociale et inefficacité

Au-delà, la réforme actuelle n’a évidemment pas pour objectif de diminuer le niveau de l’enseignement. Tous les spécialistes de pédagogie expliquent que lorsqu’on utilise des méthodes permettant à tous les enfants de développer leurs aptitudes, de mieux comprendre, les meilleurs sont encore les premiers à en profiter. Mais cela permet aussi aux autres de suivre.

Sans attendre de miracle de la réforme du collège proposée, on peut donc considérer que tout vaut mieux que le collège actuel, qui allie ségrégation sociale et inefficacité. C’est d’ailleurs une opinion assez largement partagée chez ceux qui se préoccupent non seulement de la santé sociale du pays, mais aussi de la compétitivité de notre économie.

Laurent Bigorgne, le directeur de l’Institut Montaigne, think tank proche du patronat, a défendu un point de vue très proche dans le quotidien Les Echos du 7 mai dernier. Malheureusement, il est bien difficile d’avoir un débat serein sur l’école dans ce pays, parce que cette question est essentielle non seulement pour l’économie, mais aussi pour les familles, pour les parents. On ne peut que regretter que les leaders de l’opposition, dans ce contexte, tiennent des discours qui nourrissent les inquiétudes injustifiées des classes moyennes plutôt que de défendre les intérêts du pays.

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Published by christophe - dans college2016 Réforme