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PROF EN CAMPAGNE

Dimanche 5 juillet 2009


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Dimanche 5 juillet 2009


http://unattimo.unblog.fr/files/2007/10/souvenir.jpg

La classe "rêvée"...

La salle des professeurs est vide… Je reste là, avec Isabelle, une collègue, et nous nous mettons à plaisanter, à délirer… La pression retombe… Comme des comédiens qui sortent de scène, nous nous lâchons… Je la touve formidable d’ enthousiasme et je me dis que rien n’ est perdu, que l'on est nombreux encore à savoir ce qu’ enseigner signifie, que jamais nous n’ accepterons les classes rêvées par certains et qu’  "ils"  veulent en ce moment imposer…


La salle de classe rêvée par tous ces passeistes et "anti-pédagos" qu' on peut lire et entendre ici et là. Ces personnes qui caricaturent la pédagogie, de mensonges en invectives, en propos outranciers…

La classe "rêvée" est une classe d' enfants silencieux, donc semblant attentifs. J' étais un enfant très silencieux et pas du tout attentif parfois. Mais au moins, je rassurais mon professeur qui m' ennuyait mortellement et passait son année assis derrière son bureau...

Car la classe rêvée est devant le professeur, si possible sur une estrade. Et les élèves prennent des notes. Ils grattent comme ils disent. On entendrait une mouche voler. Le professeur déverse son savoir, à des enfants triés préalablement sur deux ou trois critères, toujours les mêmes. Combien de fois ai-je entendu des collègues "corriger" la bonne moyenne d' un élève "coupable" d'avoir 18/20 en EPS et 15 en musique mais 8 en français et 9 en mathématiques. Il y a les matières "majeures" et les matières "mineures"! Ah mais!

La classe rêvée se lève à l' entrée du Proviseur (en passant, mes élèves se lèvent depuis 29 ans à l' entrée des surveillants... et du Principal of course). Ils se lèvent et, dans leur dos, se font des signes parfaitement compréhensibles aux initiés mais tout le monde est content... Ils sont debouts.

La classe rêvée rend toujours ses devoirs à la maison à temps. Ils sont toujours parfaits. Il faut dire que la classe rêvée est issue en général d' un milieu socio-culturel très élevé... Ca aide à la maison...

La classe rêvée ne fatigue jamais le professeur. Il est toujours en pleine forme. 16 heures assis derrière son bureau, il est vrai que cela n' est pas épuisant. Surtout devant de tels petits génies...

La classe rêvée ne fait jamais de fautes d' orthographe. On met quand même quelques mauvaise notes. Il faut rester dans la moyenne acceptable. L' enseignant qui aurait l' outrecuidance d' oser avoir une classe à 16/20 de moyenne serait accusé de laxisme. La "constante macabre" chère à mon collègue André Antibi a de beaux jours devant elle! (Sur google: constante macabre). On fait même tout pour qu' ils aient de temps à autre de très mauvaises notes. Il est plus facile de mettre un 0 qu' un 18/20. Piéger les élèves... Hmmmmm!!!! Quel bonheur!!!!!

Mais bien évidemment, tout cela n' existe pas... Personne n' en veut n' est ce pas?

Au revoir Isabelle…

Bonnes vacances…

Christophe

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Dimanche 5 juillet 2009


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Dimanche 5 juillet 2009


http://passouline.blog.lemonde.fr/files/2006/12/cleves.jpg

Chère Princesse de Clèves,

Vous ne lirez jamais ma lettre, vous qui êtes morte deux fois: la première, dans le roman dont Madame de La Fayette et, dit-on, quelques autres, furent les auteurs; la seconde, il y a quelques mois par la "grâce" de notre Président -c'est ainsi qu'on nomme aujourd'hui nos souverains- qui vous enterra maladroitement, croyant ce jour-là faire un mot d'esprit quand il ne faisait que l'insulter.

Voici les mots qu'il prononça:

L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique, ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur la Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de La Princesse de Clèves. Imaginez un peu le spectacle. “

Oui chère Demoiselle de Chartres, devenue Princesse de Clèves, notre "maître" a tenté de vous faire porter une responsabilité qui n'est pas la votre: celle de faire croire au bon peuple de France qu'il existe deux cultures, celle des "mandarins" qu'il hait et celle des "vrais gens" qui n'ont, d'après lui, aucune raison de lire le roman de votre triste vie. Aucun intérêt à le lire. Mal lui en a pris au demeurant puisque votre nom, tombé quelque peu dans l'oubli, est aujourd'hui sur toutes les lèvres. On lit et relit de nos jours votre lente descente langoureuse vers la tombe. Les amours impossibles ne peuvent être que tragiques. Les autres ne sont en général que pures banalités... En tout cas, vous fûtes chère Princesse, la Femme de l'année 2007...

Mais au-delà de la sinistre farce qui se joue devant nous depuis l'élection de notre maître, car oui chère princesse, c'est nous qui choisissons celui qui nous gouverne, c'est de mépris dont je viens vous parler. Le mépris d' un homme pour une guichetière, une trop simple femme qui ne s'habille même pas en Prada... Le mépris d'un homme pour un jury composé de sadiques ou d'imbéciles, le mépris d'un homme pour les auteurs classiques, le mépris d'un homme pour la syntaxe et la grammaire qu'il assassine allègrement sans que personne jamais ne le traîte, lui, d'inculte. Ce serait d'ailleurs un crime de lèse-Présidence. Le mépris d'un homme en fait pour toute culture, et la culture classique en tout premier lieu... Mais pour notre maître, il n'y a pas de place pour l'admiration d'une "love story", lui que ne connait que les "sucess story"...

Le siècle qui s'ouvre sombre hélas dans le pire des poujadismes. Il faut protéger les "braves gens", les "vrais gens" de la racaille disait déja notre Président sur la dalle d'Argenteuil. De la même manière, il veut, chère Princesse, protéger le bon peuple d'une culture humaniste. D'une phrase, il jette les humanités dans les poubelles de l'Histoire... Une Histoire qu'il souhaite écrire! Cela promet! Vous en fûtes la première victime... Nous en serons les suivantes si nous n'y prenons garde... La culture lui fait peur. Alors il s'en détourne et veut en détourner tout le monde avec lui. Il me fait parfois penser à certains de nos élèves qui, à force d' insuccès, méprisent les "intellos" et en font, à tort, les responsables de leurs échecs permanents... Mais voila, tous ces "intellos", toutes ces "guichetières" de l'administration sont pour notre Maître depuis longtemps de trop. Ils sont autant de poids morts qu'il ne veut plus traîner. Autant d' "inutiles" qu'il veut éliminer...

Jusqu'au jour, j'espère, où tous les inutiles répondront au mépris par ce mot simple et beau:

NON!

Respectueusement...

Christophe

Ce texte est la conclusion de ma rubrique lisible ici:
http://www.meirieu.com/ACTUALITE/princ_cleves.htm

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Dimanche 5 juillet 2009
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Dimanche 5 juillet 2009


http://kamizole.blog.lemonde.fr/files/2008/12/les-gens-gare-du-nord.1228083190.jpg

par Giorgione •

Si une autorité (président, ministre, etc.) se déplace en province, on nous dira, on nous fera savoir qu’il est allé à la rencontre des «vrais gens». De même, un documentaire précis, détaillé, recevra l’éloge d’avoir montré «les vrais gens», loin de toute fiction et de toute représentation factice ou stéréotypée.

Chacun comprend bien le sens de cette locution qui évolue selon les contextes de son emploi: dans un contexte politique, elle désigne les (simples) citoyens par rapport aux gouvernants: les «vrais gens», en ce sens, rappelle la notion maurrassienne de «pays réel» par opposition à celle de «pays légal»; si l’approche est sociale ou sociologique, «les vrais gens», ce sont les travailleurs par opposition aux décideurs; ce sont aussi les «obscurs», les «sans grade», «la France d’en bas», si chère à Jean-Pierre Raffarin. Ce sont les anonymes par opposition aux «célébrités», ceux que l’on appelle maintenant les «people», -à prononcer pipol ou pipeul.

Résumons-nous un peu: «les vrais gens» sont ceux dont on (= les medias, les rapports administratifs) ne parle pas, qu’on ne voit pas à la télévision, qui n’occupent pas le devant de la scène. En gros, c’est vous et c’est moi…

Que ces gens soient qualifiés de «vrais» mérite qu’on y regarde d’un peu plus près.

D’abord remarquons que, par rapport aux people, l'expression les «vrais gens» marque comme une réappropriation du mot: il n’y a pas, en fait, de gens (people, en anglais), que ceux que l’on dit tels. Et nous aussi, nous sommes gens et des vrais en plus.

Car cette locution constate, en creux, une vision tronquée ou incomplète, un mensonge, ou une illusion qui présenteraient de «faux gens» -termes dont notre mode courant d’expression ne se sert pas, curieusement. Des «faux gens», que faut-il entendre par là?

C’est ce qu’illustrerait l’anecdote célèbre de ces villages russes tout en trompe-l’œil qu’avait fabriqués à dessein Potemkine, amant et ministre de Catherine II de Russie parcourant son vaste empire. Le bon peuple avait des maisons (mais il n’avait fait construire que des façades!), le bon peuple aimait sa souveraine (mais il y avait des soldats chargés de convaincre les plus récalcitrants!): tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles…

Si Catherine II ne vit pas de «vrais gens», les chances d’en voir aujourd’hui sont-elles plus grandes? Rien n’est moins sûr: Barack Obama sait-il qu’à Strasbourg il ne vit de foule enthousiaste et chaleureuse que celle dûment rameutée et chapeautée par l’UMP?

Les «vrais gens» existent sans doute, mais il n’est pas sûr qu’on les rencontre à la demande et au moment où on le voudrait. Nicolas II a peut-être eu plus de chance que sa lointaine aïeule: il a dû en entendre parler quand les marins du Potemkine ont fait éclater la vérité en plein jour…

http://philosophie.blogs.liberation.fr/noudelmann/2009/05/les-vrais-gens-une-expression-diss%C3%A9qu%C3%A9e.html#more



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Dimanche 5 juillet 2009
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Dimanche 5 juillet 2009
 

mollillikimou.files.wordpress.com/2009/03/plu...

Chère L.

Je t’ai rencontrée en septembre, puis côtoyée pendant neuf mois. Jeune professeur, j’ai lu ton enthousiasme, tes doutes et tes certitudes. Tu "débutes" dans la carrière et je me suis bien gardé de t'accabler de conseils. Qui suis-je pour être un "conseilleur" ? Peut-être les as-tu souhaités… Mais tu ne m’en as rien dit… Alors nous avons vécu, en parallèle, toi ne sachant même pas que, sans indiscrétion aucune, je t’observais… Une seule fois ou deux, nous avons quand même travaillé ensemble... C'est bien peu sur une année scolaire... Ce fut pourtant pour moi, je l'espère pour toi aussi, un réel bonheur partagé...

Ce métier, en collège en tout cas et je ne connais que lui, offre toutes les occasions imaginables de travailler ensemble, de partager nos expériences, d’échanger nos idées. Et pourtant nous ne le faisons que rarement. Il faut parfois des années à deux enseignants du même établissement pour s’apercevoir un jour que bien des choses les rapprochent. Mais voilà, chacun ferme sa porte de salle de classe, ne l’ouvre que pour faire entrer les élèves du groupe suivant. Puis vient la sonnerie, celle d’une fin de journée qui pour les uns se termine à midi, pour d’autres à quatorze heure…Nous nous croisons bien plus que nous ne nous voyons…Oh bien sûr, il y a les récréations, la machine à café et la cantine, parfois un banc dehors qui accueille les fumeurs et les confidences… Mais les dialogues sont toujours un peu les mêmes, les propos sont pesés et soupesés… De quel droit pourrais-je te demander ce que tu fais dans ta classe, comment tu parviens à obtenir de Cécile ou de Mokhtar ce que je n’obtiens pas ? De quel droit pourrais-je te dire que j’ai fait lire Sébastien, que Marie apprend ses leçons alors qu’avec toi elle n’y parvient pas ? Oui, de quel droit ?

Un jour, t’en souviens-tu, en conseil de classe je t’ai dit tout bas comme un élève soucieux de ne pas se faire prendre, remarquant que tu ne prenais pas la parole :

« Vas-y, dis ce que tu as à dire… allez… »

Mais les mots ne sont pas venus… Ou tu n’as pas voulu… Curieux métier qui nous fait tant parler A nos élèves mais si peu ou si mal DE nos élèves… Un jour, L. , tu la prendras cette parole à ton tour… Tu seras alors entrée vraiment dans la carrière. Espérons qu’on t’écoute… Mais ça, c’est une autre histoire…




Dans quelques jours les vacances vont séparer les collègues. Toi, tu ne reviendras pas. Je penserai souvent à toi, jeune enseignante car je me suis revu en toi il y a vingt-neuf ans. Moi non plus je ne parlais pas beaucoup. Je ne partageais pas. Je ne partage toujours pas plus que nécessaire… Par pudeur sans doute… Et nous avons bien tort ! Notre profession souffre, nous et nos élèves avec, de tous ces lourds silences, de ces portes closes sur nos pratiques et le poids du secret étouffe nos enthousiasmes. Parlons-nous ! Engueulons-nous même s’il le faut ! Cela vaudra toujours mieux que tous les non-dits…

Chère L, je te souhaite d’aimer ce métier, le plus beau du monde. Je te souhaite de ne pas voir passer les heures, les journées ni les années. Je te souhaite de croiser des regards et des sourires sur les visages de tes élèves, ces regards et ces sourires qui nous font les aimer, les haïr aussi…Cela arrive… Oui L., exprime-toi ! Dis ce que tu penses, fais ce que tu dis et dans vingt-neuf ans, en repassant le film, n’aie aucun regret ! Tu es Professeur !

Fais-toi plaisir !

Je t'embrasse!!!!! A l'année prochaine néanmoins pour une autre aventure...

Christophe

(PS: les prénoms des élèves, par discrétion, sont imaginaires...)

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Samedi 4 juillet 2009


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Samedi 4 juillet 2009


http://blog.lerouvillois.org/wp-content/uploads/2009/06/burqa.jpg

S
ix ans ont passé mais la passion semble intacte. Le travail parlementaire qui s'est engagé, mercredi 1er juillet, pour six mois sur le port du voile intégral (burqa ou niqab) en France, fait écho aux débats qui ont précédé la loi de mars 2004 sur le port des "signes religieux à l'école", en particulier le voile islamique.

Les valeurs républicaines, le principe de laïcité, le "vivre-ensemble", l'égalité homme-femme sont, aujourd'hui comme alors, évoqués par les membres de la mission, composée de 32 députés de droite et de gauche et présidée par André Gerin (PCF), pour justifier le lancement d'un travail qui devrait déboucher sur l'"état des lieux" de cette pratique, adoptée par une frange très minoritaire des musulmanes vivant en France.

Du foulard islamique au voile intégral, les termes du débat sont pourtant différents. La mission d'information parlementaire sur la question des signes religieux à l'école, mise en place entre mai et décembre 2003 sous la présidence de Jean-Louis Debré, s'inscrivait clairement dans la défense des principes de laïcité au sein d'un service public, l'école. La burqa concerne l'espace public et des femmes majeures. "Or dans la rue, la laïcité n'impose pas de contraintes particulières", rappelle Jean Baubérot, spécialiste de la laïcité et membre de la commission Stasi, qui avait aussi travaillé en 2003 sur "l'application du principe de laïcité dans la République".

"EN QUELQUES SEMAINES"

Le débat sur le voile à l'école est survenu après une quinzaine d'années de tensions récurrentes. "Le problème de la burqa semble, lui, avoir surgi en quelques semaines et tout le monde s'est précipité, y compris le président de la République à Versailles", s'étonne M. Baubérot. Nicolas Sarkozy a déclaré, le 22 juin, que la burqa n'était "pas la bienvenue" en France.

L'ampleur des deux pratiques - simple foulard ou niqab - est aussi sans commune mesure. De même que diffère leur signification psychologique, sociétale et religieuse. Si la plupart des responsables musulmans considèrent le foulard comme une prescription religieuse, ils la récusent pour le port du voile intégral. Reprenant la formule de M. Sarkozy pour qui il ne s'agit "pas d'un problème religieux", le rapporteur de la mission, Eric Raoult (UMP), veut faire le point sur les effets de cette pratique quant à la liberté, la vie quotidienne et la dignité des femmes.

Pour Jean Glavany (PS), membre des missions Debré et Gerin, des similitudes existent néanmoins entre la problématique du voile islamique à l'école et celle de la burqa : "Il y a derrière ces pratiques des groupes intégristes qui poussent à la déstabilisation de la République ; or si la laïcité ne combat pas les religions, elle doit combattre les intégrismes." Pour autant, le député n'élude pas les difficultés pour éradiquer ce phénomène dans le cadre du droit.

L'hypothèse d'une loi ne fait pas l'unanimité chez les membres de la mission Gerin. Lionnel Luca (UMP) plaide pour "la fermeté contre ce petit noyau qui défie notre République". Jacques Myard (UMP) a déposé, dès septembre 2008, une proposition de loi interdisant "à toute personne de voiler son visage sur la voix publique" sauf "missions spéciales, carnaval et tournage d'un film", sous peine de 15 000 euros d'amende. Nicolas Perruchot (Nouveau Centre), l'un des rares députés à avoir voté contre la loi de 2004, se montre "dubitatif sur le fait qu'une loi puisse réparer ce que le contact avec les personnes ne parvient pas à faire. Légiférer pourrait provoquer davantage de défiance dans la communauté musulmane".

La mission auditionnera, dès mercredi 8 juillet, des responsables de collectivités locales et d'associations féministes. Au cours de ses travaux, elle devrait tenter de rencontrer des femmes en burqa.

Stéphanie Le Bars

L'imam d'Al-Azhar : "Se conformer aux lois du pays"

Commentant dans un entretien au quotidien Al Arabiya du 30 juin le débat français sur le port du voile intégral, Mohammed Sayed Tantawi, imam de la mosquée égyptienne d'Al-Azhar et l'une des autorités de l'islam sunnite, a rappelé que "le port du niqab par la femme musulmane n'est pas une obligation". "La position de Nicolas Sarkozy selon laquelle le niqab n'est pas un symbole religieux mais un signe d'oppression de la femme est une affaire qui ne regarde que la France", selon lui, et "la règle pour les musulmanes qui portent le niqab en France est de se conformer aux lois du pays". En décembre 2003, M. Sarkozy, ministre de l'intérieur, l'avait rencontré sur l'affaire du voile.

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