Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 09:50

 

Alors que le retour de l’exposition "Zizi sexuel" suscite l’émoi et pose la question de la sexualité et de l’amour chez l’enfant, la psychanalyste Claude Halmos explique sur France Info que "la construction des enfants passe par l’information sexuelle".   

 Comment parler de sexualité aux enfants? L’exposition "Zizi sexuel" revient à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris. L’association SOS Education a lancé une pétition en ligne pour demander à ce que les parents d'élèves soient informés "des contenus sexuellement explicites" de l'exposition. Et les enfants ? Ceux rencontrés à la sortie de l’expo en ricanent. Une réaction tout à fait normale pour la psychanalyste Claude Halmos. "Cela a été de tous temps une réaction des enfants parce que c’est un peu gênant, parce que l’on croit que c’est interdit. Donc c’est une réaction absolument normale!

 "Les errances sexuelles viennent de la non-information et jamais de l’information" (Claude Halmos, psychanalyste)

Sur France Info, Claude Halmos a répondu à SOS Education. Son délégué général, Jean-Paul Mongin, estime que cette exposition "n’est pas la meilleure façon de parler de sexualité aux enfants". Pour la psychanalyste, "Jean-Paul Mongin ne tient absolument pas compte de notre époque. L’information sexuelle des enfants ce n’est pas une question d’idéologie, d’opinion, c’est une question qui concerne leur construction. L’instruction sexuelle des enfants est essentielle et fondamentale. C’est comme une boussole. Si on ne leur donne pas, toutes les errances sont possibles. Les errances viennent de la non-information et jamais de l’information".

Pour la psychanalyste, l’intérêt d’une telle exposition est au contraire de montrer aux enfants qu’on peut parler de sexualité, parce que ce n’est pas "interdit" de poser des questions. "Quand des parents expliquent, ce qui est important, c’est qu’ils parlent mais qu’ils ne montrent jamais. Si on est gêné on prend un livre, il en existe pour tous les âges et on évite tout ce qui pourrait donner à l’enfant l’impression d’un film porno", suggère Claude Halmos.

Par christophe - Publié dans : profencampagne - Communauté : Pédagogie-Education.
Voir les 0 commentaires
Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 09:06
L’association réac, qui se mobilise contre l’exposition éducative, est devenue experte pour engranger revenus et militants au nom de la défense de l’école.
«A SOS Education, le téléphone n’arrête plus de sonner !» C’est par ce message enthousiaste que débute la dix-septième newsletter de l’association qui prétend «sauver l’école». La raison de cette autocélébration ? Le succès, selon elle, de son action de «sensibilisation» contre l’exposition «Zizi sexuel», à la Cité des sciences, où «on emmène par milliers des enfants de 8 ou 9 ans ricaner devant des "zizis piquets éjaculateurs"». Plus de 40 000 personnes ont signé la pétition en ligne de l’association. Elle exige que les professeurs prévoyant une sortie scolaire sur place informent préalablement les parents de son contenu «sexuellement explicite». «Notre combat est gagné», plastronne Jean-Paul Mongin, le délégué général de SOS Education
«Cœur». Le raz-de-marée téléphonique annoncé est pourtant modeste : l’association n’a reçu qu’une «trentaine» de coups de fil de parents. Aurélie Testenière, la chargée de com, s’est rendue sur place. Elle en est ressortie troublée, notamment par ces poèmes - inspirés par l’univers de Titeuf parlant d’amour : «Ce n’est pas ça qui va éveiller le cœur des enfants. Ce qu’il faut, c’est un joli poème, avec des petites phrases.» Elle ajoute : «A l’heure où 20% des enfants, à leur entrée au collège, ne savent ni lire ni écrire, prendre une demi-journée sur le temps scolaire pour aller voir ce genre d’exposition ne paraît pas être une priorité.» Claire Polin, la présidente, va plus loin, parlant d’une «tentative de perversion de la jeunesse».
Le contexte a changé depuis la dernière exposition mettant en scène Titeuf et ses amis, en 2007. A l’époque, 8 000 personnes avaient signé la même pétition. La mobilisation des réacs contre les ABCD de l’égalité et la supposée «théorie du genre» est passée par là. «Le rapport de l’école à l’intimité familiale est plus vif aujourd’hui», estime Mongin.
Son association a élargi son audience grâce à son activisme sur Internet. Elle multiplie les pétitions : contre la violence scolaire, la grève ou la «théorie du genre», pour le maintien des notes… Ce qui lui permet de recruter tous azimuts de nouveaux adhérents. Au total, ils sont aujourd’hui 60 000 «membres actifs», car ils ont effectué au moins un don au cours de l’année écoulée. En 2011, l’organisation a ainsi collecté 1,7 million d’euros (88,5% de ses ressources). Mais tout cet argent ne va pas aux campagnes de SOS Education. Une part substantielle (268 980 euros) a été consacrée à l’époque aux «frais de recherche de dons».«Nous échangeons des fichiers d’adresses, de mails avec d’autres associations, et nous louons aussi des fichiers commerciaux, auprès d’entreprises comme La Redoute», détaille Jean-Paul Mongin. Son prédécesseur, Vincent Laarman, était passé maître dans l’exercice du recrutement. «Il faisait des courriers assez markétés, et c’est vrai qu’en le lisant vous n’aviez qu’une envie : sortir le chéquier pour que le scandale cesse», reconnaît Mongin.
«Pureté». En 2007, lors de la précédente mobilisation contre le «Zizi sexuel», Vincent Laarman s’était fendu de ces lignes enflammées : «Pour corrompre des enfants, nul besoin de leur faire faire des choses, ni même de leur montrer des images, quelques paroles suffisent. Le vase de la pureté se brise, les enfants, salis, ressentent une envie irrésistible de se salir à nouveau et de salir les autres. Mais ce n’est pas de leur faute.» Outre la lutte contre cette «pornographie» déguisée, l’association a développé, depuis ses débuts, en 2001, une ligne idéologique limpide : le système éducatif est en danger, menacé par les pédagogues, les syndicats, les «médias bien-pensants» et les «bons esprits». Pour le «sauver», il faut restaurer «l’autorité» des professeurs et favoriser la liberté d’enseignement. Son maître à penser est Philippe Nemo, philosophe libéral conservateur, auteur de Pourquoi ont-ils tué Jules Ferry ?La dérive de l’école sous la Ve République.
SOS Education est aussi liée avec une kyrielle d’organisations droitières, telles que l’Institut pour la justice (contre le «laxisme judiciaire»), Contribuables associés (contre «l’oppression fiscale») ou l’Ifrap (contre l’Etat glouton).
Devenu délégué général il y a un an, Jean-Paul Mongin est «bien embêté» par cette réputation. Son profil paraît plus lisse et plus traditionnel que ceux des membres fondateurs. Agé de 34 ans, il gère une maison d’édition, les Petits Platons, spécialisée et reconnue dans la littérature philo illustrée pour la jeunesse. Toujours très poli et souriant, il refuse de parler de ses orientations politiques et religieuses, même s’il a reçu le Grand Prix catholique de littérature. Mais il y a peu de doutes. Dans la Vie, il a pris position contre le mariage pour tous, et dans Valeurs actuelles il s’est emporté contre la nomination de Najat Vallaud-Belkacem rue de Grenelle, elle qui n’a mis «les pieds à l’école que pour promouvoir l’expérimentation idéologique des ABCD dits "de l’égalité", visant à subvertir les repères des enfants dans la construction de leur identité sexuelle».
La liste des livres alternatifs à l’exposition «Zizi sexuel» proposée par SOS Education est éloquente. Elle ne recense que des ouvrages de maisons d’édition chrétiennes. Parmi les auteurs, on retrouve Henri Joyeux, ex-président de Familles de France et proche de la Manif pour tous. Des références bien éloignées du caractère «apolitique» et «aconfessionnel» revendiqué par l’association.
Par christophe - Publié dans : profencampagne - Communauté : Pédagogie-Education.
Voir les 0 commentaires
Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 09:00
Par christophe - Publié dans : profencampagne - Communauté : Pédagogie-Education.
Voir les 0 commentaires
Vendredi 24 octobre 2014 5 24 /10 /Oct /2014 08:34

Le créateur de Titeuf, qui publie une nouvelle bande dessinée, regrette la polémique sur l'exposition «Zizi sexuel».

40 000 personnes ont signé une pétition contre l’exposition Zizi sexuel, qui explique avec le personnage de Titeuf et de ses amis la sexualité aux adolescents. Le dessinateur Zep publie de son côté une nouvelle bande dessinée, Happy parents, amusante série de strips sur la parentalité, ses joies et ses difficultés. Il revient sur cet ouvrage et sur la polémique lancée par l’association SOS Education. 

Depuis 22 ans, et la sortie du premier album, Titeuf a toujours fait tiquer certains parents, mais avez-vous senti, depuis deux trois ans, une plus grande tension, notamment en France ?

Pas à propos de Titeuf, qui est aujourd’hui quasi institutionnel. Même s’il fait encore grincer des dents certains, le débat de l’interdire ou non dans les bibliothèques n’existe plus. Enfin, pour le moment.

Comment expliquer que la même pétition contre la même exposition recueille 8 000 signatures en 2007 et 37 000 (au moins) en 2014 ?

Je pense que les associations savent mieux utiliser les réseaux sociaux qu’il y a sept ans !    

Pourquoi pensez-vous que certains parents ont tant de mal à accepter l’idée que leurs enfants parlent de sexualité entre eux ?

Il y a une fausse information au départ. Un amalgame entre sexualité et pornographie. On craint que nos enfants soient confrontés trop tôt à des images ou des informations traumatisantes. Or, ce n’est pas du tout le propos ni du Guide du Zizi Sexuel ni de l’exposition. Les parents qui signent cette pétition n’ont pas vu l’exposition et c’est bien dommage. Ils pensent protéger leurs enfants d’une exposition violente et pornographique, ce qui n’est aucunement le cas.    

On relaie simplement les questions que se posent les enfants à propos d’être amoureux, de grandir, de devenir adolescent, de faire l’amour. Evidemment, ils en parlent plus entre eux qu’avec leurs parents, et ça donne toutes sortes de théories très fleuries, mais pas toujours rassurantes. L’exposition permet de donner les vraies informations, sous un angle ludique, marrant. En tant que parent, on ne sait jamais si on va leur parler trop tôt ou trop tard de ces sujets-là.

Est-ce qu’il n’y a pas la difficulté à assumer l’idée que l’éducation et les enfants, comme vous vous en amusez dans Happy Parents, c’est compliqué ?    
Bien sûr ! C’est pour cela que c’est urgent de rire de nous-mêmes, en tant que parents. D’accepter que nous ne sommes pas des parents parfaits. Nous sommes la génération qui a le plus de modèles parentaux différents, alors, on cherche, on essaie. C’est passionnant, épuisant. Aurons-nous été de bons parents ? On le saura bien plus tard, mais tâchons de faire de notre mieux. Je suis très curieux de voir quels parents seront nos enfants !    
Et vous, vous parlez de sexualité à vos enfants ?    
Je leur offre le Guide du Zizi Sexuel.    
Recueilli par Quentin Girard

http://next.liberation.fr/sexe/2014/10/23/zep-il-y-a-un-amalgame-entre-sexualite-et-pornographie_1128091

Par christophe - Publié dans : profencampagne - Communauté : Pédagogie-Education.
Voir les 0 commentaires
Jeudi 23 octobre 2014 4 23 /10 /Oct /2014 16:04

 

Par christophe - Publié dans : profencampagne - Communauté : Pédagogie-Education.
Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Octobre 2014
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés