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On parle beaucoup d'un lycée en lutte suite à des violences... Mais et tout ça? Qui en parle?
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État des lieux (5 février 2010)
Établissements mobilisés.
(Recensement fait à partir de la semaine de mobilisation écoulée et de l’AG de jeudi à la Bourse du Travail d’Aubervilliers appelée par les grévistes de la cité scolaire H. Wallon).
- Aubervilliers
Lycée et collège H. Wallon. En grève illimitée depuis lundi.
Lycée Le Corbusier. En grève depuis mercredi.
Collège Diderot. En grève depuis jeudi.
Collège Gabriel Péri. En grève depuis jeudi.
École primaire J. Vallès. 7/16 profs ont déposé un préavis de grève pour le mardi 09/02.
École maternelle L. Michel. 4/11 profs en grève le mardi 09/02.
LP J.P. Timbaud. En arrêt de travail depuis le 29 janvier (problèmes locaux).
- Pantin
Collège Jean Jaurès. En grève depuis jeudi.
LP Simone Weil. En grève le mardi 09/02.
Collège Jean Lolive.
Collège J. Moulin.
Lycée M. Berthelot (Grève très minoritaire jeudi, 3 grévistes).
- Saint-Denis
Lycée Paul Éluard (une trentaine de grévistes).
Collège Fabien. Problèmes locaux.
- Épinay. Suite à une AG de ville, jeudi soir :
Collège Robespierre. En grève le mardi 09/02.
Collège J. Vigo. En grève le mardi 09/02.
- Stains
Lycée M. Utrillo. En grève à partir du lundi 08/02.
- La Courneuve
Lycée J. Brel. En grève le mardi 09/02.
- Bobigny
Lycée Costes.
École primaire M. Cachin. 9/13 profs en grève le mardi 09/02.
École primaire M. Curie. 7-8/12 profs en grève le mardi 09/02.
- Créteil
Lycée Gutenberg. En grève à partir du lundi 08/02.
Après les évaluations CM2 dans le primaire, l'annonce de l'affectation des jeunes professeurs à temps plein à la rentrée 2010, les Dotations Horaires
Globales sont arrivées dans le secondaire avec un lot parfois impressionnant d'heures supplémentaires pour pallier les suppressions de postes contre lesquelles nous nous sommes tant battus
l'année dernière...
*A Lyon (69)*, une Assemblée Générale Départementale est prévue le jeudi 11 février avec tous les collectifs parents-enseignants du Rhône (au plus
fort de la lutte l'année dernière, environ trente collectifs étaient mobilisés) et (nousl'espérons) avec des formateurs, des enseignants du supérieur et des étudiants encore mobilisés
...
*A Toulouse (31),* le jeudi 11 février également, sont organisées une rencontre avec un point presse puis une descente aux flambeaux en lumières et en fanfare jusqu'à la place du Capitole sur la
question de la formation des enseignants.
*A Tournon (07)* diverses actions ont été menées le jeudi 4 février pour lutter contre les fermetures de classes dans le
primaire.
Diverses pétitions ont circulé, des grèves et boycotts ont été organisés contre les évaluations CM2, des courriers de soutien au désobéisseur Gilles LEHMANN ont été envoyés et les dépôts de
plaintes contre Base Elèves se poursuivent dans de nombreux départements...
Source:
http://www.mediapart.fr/club/blog/nicole-orthous/080210/quelques-informations-pour-parler-de-lecole
http://www.webwise.ie/GenImage.aspx?id=2774
A l’occasion de la journée européenne Safer Internet Day, le 9 février 2010, quatre enfants et une enseignante de français nous expliquent ce qu’ils font sur Facebook et les autres réseaux
sociaux.
Les réseaux sociaux font partie de la vie des ados
Il est sûrement plus facile de compter combien d’élèves ne sont pas sur Facebook dans une classe que l’inverse. Les réseaux sociaux comme celui-ci, ou Skyblog, font partie du quotidien des ados
aujourd’hui. Ils s’y retrouvent pour discuter, partager leurs humeurs, leurs photos, leurs liens vers Internet et trouver de nouveaux amis.
Leur première visite sur ce grand réseau américain est souvent pour faire comme les grands frères, grandes sœurs, ou comme les copains de classe. Les plus impatients trichent un peu sur leur âge
car Facebook est officiellement interdit au moins de 13 ans. L’outil est pour certains, déjà habitués au chat, un moyen de discuter avec des amis qui ne sont pas sur MSN.
Une vitrine de soi-même sur Internet
Au-delà de l’outil de communication, Facebook permet de développer ses tribus, sa communauté, ses fans et la vitrine de soi-même sur internet. Les ados comptent précieusement leurs “amis” et même
s'ils avouent ne pas vraiment connaître tout le monde.
Ici la quantité prime sur la qualité et le nombre d’amis s’analyse comme un crédit de popularité. C’est la même chose pour le nombre de commentaires. Plus un “post” (court billet d’humeur)
suscite de réactions de son réseau, plus on se sent aimé et populaire.
Ecrire et apprendre à communiquer sans avoir à le regretter plus tard
D’après les enseignants, ces nouveaux usages permettent de remettre l’écriture au centre de la communication. Même si publier une photo est plus courant, car plus facile, les jeunes utilisent de
plus en plus l’écrit au quotidien pour se parler.
Cela suppose par contre de faire un effort de réflexion et de comprendre les techniques et les règles de publication sur des outils communautaires internationaux. Apprendre à publier sans avoir à
le regretter plus tard est important et les ados qui s’approprient ces outils sont de plus en plus invités à mieux se protéger.
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Safer Internet Day - 9 février 2010

“Tu publies ? Réfléchis” est le thème de la journée européenne de protection des données personnelles (Safer Internet Day) qui a lieu le 9 février
2010.
L'objectif du Safer Internet 2010 est d'attirer l'attention sur les multiples questions liées à la gestion de son image et de celles des autres sur la
toile :
• le statut d'auteur sur Internet,
• le droit à l'image
• la protection des données personnelles mais aussi, de manière plus large :
• la question du rapport virtuel/réel,
• la sociabilité en ligne,
• les enjeux et les risques des nouveaux modes de communication sur Internet et
• le droit à l'oubli.
Retrouvez toutes les actions menées pendant le mois de février (quiz, concours, manifestations, animations…) sur le site Internet sans
crainte.
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Education au média internet - le blog Cicla71

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Le cycle 2 de l’école primaire est la période où « les choses sérieuses commencent », tellement sérieuses qu’il a été nommé « cycle des apprentissages fondamentaux ». Le terme
« fondamental » renvoie trop souvent et trop simplement à l’énumération de quelques savoirs posés comme incontestables : lire, écrire, compter. Ce dossier interroge ces évidences,
propose des pistes. Et s’il est légitime de se poser la question des contenus, « ce qu’il n’est pas permis d’ignorer », il faut aussi dépasser cette question pour aborder le
« comment faire apprendre ? ».
Ce premier dossier est suivi d’un dossier sur L’école au Japon , lequel invite à nuancer les stéréotypes et à considérer les différences mais aussi les points communs par rapport au
fonctionnement de l’école française.
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« Mais, monsieur, pourquoi le pharaon était-il si riche ? ». A cette question posée ingénument mais néanmoins légitimement par un élève de 6e, il n’y aura pas de réponse, du moins pas
de réponse officielle dans un cours d’histoire en collège : les nouveaux programmes d’histoire de collège sont muets
sur la crue du Nil et le travail des paysans, sans lesquels les pyramides n’auraient pourtant jamais vu le jour. Mais un élève de 11 ans n’est pas censé comprendre qu’avant le pouvoir du
souverain et les œuvres d’art, il y a, toujours, le travail du « petit » peuple et les richesses qu’il dégage. Chose curieuse : alors que dans l’histoire des hommes, le travail de la terre est,
jusqu’à une époque récente, la source principale, quand ce n’est pas quasi-unique, de l’accumulation des richesses, les paysans sont totalement ignorés des programmes scolaires, jugés peu dignes,
sans doute, de compter au nombre des « acteurs de l’histoire », titre que les auteurs des programmes réservent sans l’ombre d’une hésitation, aux « grands personnages », comprenez les chefs
politiques et militaires. Durant toute leur scolarité en collège, les élèves n’auront droit qu’à une fugitive apparition du monde rural, en classe de 5e, dans le cadre de la seigneurie
féodale.
Simple négligence ou choix idéologique ? On penchera plus volontiers pour la seconde hypothèse si l’on veut bien considérer que les travailleurs manuels sont totalement absents des programmes,
comme si l’on voulait les faire disparaître de la mémoire collective. Les « ouvriers et ouvrières de la Belle Epoque » sont rapidement mentionnés en classe de 4e, parce qu’il est
effectivement difficile de faire autrement mais c’est tout. Si les travailleurs se font discrets au point d’en être invisibles, il n’en va pas de même pour l’entreprise qui fait une entrée
remarquée dans les programmes : parmi les capacités demandées aux élèves de 3e – âgés de 14 ans - il est demandé de « décrire et expliquer l’évolution des formes de production, de la
dimension familiale à la firme multinationale ». Les élèves de 5e, quant à eux, doivent se glisser dans la peau d’une « famille de banquiers ou de marchands ». On peut se demander si
la volonté de gommer toute dimension sociologique des programmes de SES, en lycée, n’est pas déjà à l’œuvre avec les programmes d’histoire de collège et si, comme on a pu l’écrire, « le chômage
disparaît du programme de SES » (Rue89, 26/01/2010), l’histoire des travailleurs ne connaît pas le même sort.
Suite et fin de ce billet ici:
http://journaldecole.canalblog.com/
Excellent billet auquel je souscris
Une minuscule correction néanmoins: la crue du Nil est abordée en 6ème. Voir Belin/6ème page 22
Christophe
Professeure de lettres, Christelle Membrey a crée, avec ses élèves de 11 à 15 ans, le blog Cicla71 dans le cadre d’un atelier d'éducation au média Internet pour réfléchir et acquérir des reflexes de lecture, d’écriture et de publication.
Chaque élève apporte les sujets, les questions qui lui tiennent à cœur et qu’il aimerait partager au sujet d’Internet. Un comité éditorial réflechit aux sujets et rédige un article qui sera publié.
C'est l'occasion d'apprendre aux élèves quel service ils utilisent (rappeler que s'il est américain, il ne dépend pas de la législation française), leur faire prendre conscience qu'ils sont mineurs, du contexte de publication (à qui s'adressent-ils ?)…
Sont également évoquées toutes les questions que l’on peut se poser au quotidien quand on est un citoyen afin de mener les adolescents vers ce questionnement et de les aider à reproduire ce questionnement sur internet, car souvent ils ne font pas le lien entre les activités sur la Toile et celles de la vie “réelle”.
Consulter le blog Cicla71
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