Vendredi 31 octobre 2014 5 31 /10 /Oct /2014 09:24

http://www.franceinfo.fr/personne/fleur-pellerin

"La moquerie est souvent indigence d'esprit" Jean de La Bruyère, Les Caractères

Chère Fleur,

Je m'autorise cette familiarité. Votre prénom est tellement joli...

Chère Fleur donc, vous avez été récemment attaquée, moquée, raillée par le ban et l'arrière-ban du petit monde, j'allais dire du "demi-monde", politico-médiatique. A ceux-là sont venus s'ajouter quelques "people" dont le seul passe-temps est d'occuper quelques improbables plateaux d'émissions où le talk show vient donner l'illusion de combler le vide dont la nature a pourtant horreur mais qui semble plaire à des présidents de chaînes dont le seul objectif est de faire tinter le tiroir-caisse.

Vous fûtes donc moquée pour avoir eu le "courage de l'ignorance".

Votre "crime", vous Ministre de la Culture, étant d'avoir avoué - le verbe mériterait un développement plus long- n'avoir lu aucun ouvrage de Patrick Modiano. Par solidarité avec vous, le professeur de lettres que je suis va "avouer" à son tour, non seulement n'en avoir lu aucun entièrement, mais -je risque le pilori- ne pas apprécier du tout le style de notre éminent récipiendaire du Nobel. Suis-je pour autant indigne d'exercer ma profession? Qu'on ose venir me le dire en face...

L'épisode que vous venez de vivre et dont vous vous remettrez très vite si tant est que vous en fûtes accablée, est significatif d'une forme pernicieuse de bassesse, de médiocrité et, disons-le, de bêtise absolue qui a remplacé depuis trop longtemps la réflexion, le recul, la raison. Ce pays, celui de Voltaire et d'Hugo, de Camus et de Sartre, de tant d'autres, se met à préférer Eric Zemmour à Jean-Claude Guillebaud, Marc Lévy à Milan Kundera. Mais de cela, aucun, AUCUN, de ceux qui vous ont abaissée et y ont pris plaisir ne s'en offusquent alors que c'est de cela dont ils devraient s'inquiéter.

Ceux-là auront-ils votre "courage de l'ignorance", celui de dire qu'ils n'ont lu ni Guillebaud, ni Kundera? Je suis certain que non. Ils pensent tout savoir quand ils ne savent du monde que sa médiocrité.

Chère Fleur, continuez de ne pas lire quand bon vous semble et de lire ce que vous aimez...

Le reste n'est même pas de la littérature...

Amitiés...

Christophe Chartreux

Par christophe - Publié dans : profencampagne - Communauté : Pédagogie-Education.
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Vendredi 31 octobre 2014 5 31 /10 /Oct /2014 09:05

 

La révolution high-tech s'installe dans le paysage scolaire. Elle bouleverse les manières d'apprendre et donne des résultats spectaculaires.

 L'ordinateur, la tablette, le tableau numérique interactif (TNI), l'espace numérique de travail (ENT) : bienvenue aux outils de l'école 2.0 ! Une Direction du numérique pour l'Education (DNE) vient d'être créée au ministère de l'Education. Quelque 9.000 établissements scolaires (sur 60.000) sont désormais connectés au très haut débit. Et, même si beaucoup de professeurs continuent de dédaigner cette technologie, les pratiques progressent. Tour de France en cinq étapes.

Les Anglais parlent aux Français

"Hello, good morning children !" Le visage avenant de Mark, l'étudiant anglais, apparaît en haut du tableau numérique interactif, une sorte de grand écran tactile connecté. Il parle depuis Oxford. La classe de CM2 de Pascale Sellin, à l'école de la Commanderie d'Elancourt (Yvelines), démarre une leçon d'anglais en visioconférence. Les stores sont baissés.

Via une webcam, Mark voit la classe. Il sourit aux élèves regroupés devant l'écran. "How are you today ?" Ils ont préparé leur réponse et entonnent en choeur : "We're fine, thank you." Des photos s'affichent sur la partie libre de l'écran, pour étayer une situation simple : Mark veut rendre visite à sa soeur Jenny "in Wales". Une carte de l'Angleterre surgit. "Benoît, can you come to the board and find Wales on the map ?" Benoît se lève et vient pointer l'endroit avec le stylet. "Well done !" Tous les quinze jours, les élèves s'immergent une demi-heure dans la langue anglaise.

On essaie de faire comme si on parlait à quelqu'un", résume Marion, 10 ans.

L'étudiant anglais suit un script élaboré à l'avance, dont Pascale Sellin a travaillé les mots et les tournures avec ses élèves. "Ils sont ravis", résume-t-elle.

S'épanouir dans le "Cocon"

Dans la classe de SVT (Sciences de la vie et de la terre), la dissection de la souris se fait en binôme. Les élèves de 5e observent la marche à suivre sur leur tablette et vont à leur rythme. Ils photographient le résultat, avant d'utiliser l'application Skitch, qui permet de pointer les différents organes sur le cliché. Ce va-et-vient entre le concret et l'image fonctionne bien. "Les élèves sont plus impliqués et ils mémorisent mieux la leçon"constate Carole Dellea, leur professeur. L'outil est aussi utilisé en français.

Les élèves peuvent faire un brouillon numérique de leur devoir, que je corrige et que je leur renvoie ", explique Carole Guérin, professeur de français.

Le collège Mendès-France de Tourcoing (Nord) est l'un des vingt-trois Collèges connectés de France (Cocon). Il est équipé de cinq salles équipées d'ordinateurs. Et tous les élèves ont accès à l'ENT du collège, où ils trouvent le cahier de textes numérique avec les devoirs à faire, leurs notes et une messagerie pour communiquer entre eux et avec leurs professeurs. L'expérience a commencé en 2013. "Elle a un effet bénéfique sur l'ambiance générale de l'établissement"note le principal, Jacques Melerowicz.

Réapprendre à apprendre

Au collège Saint- Joseph du Guilvinec (Finistère), les élèves de 5e travaillent souvent par groupes de quatre. Les tâches sont partagées : recherche d'informations, prise de notes, distribution du temps de parole... Et surveillance de la pendule. Les tablettes, interconnectées, leur permettent d'élaborer un devoir commun. "Ils apprennent à s'écouter et à échanger leurs rôles", explique Jean-Philippe Abgrall, le professeur de technologie.

Mais le projet ne s'arrête pas là. Il promeut une autre façon d'apprendre. Chaque soir, sur son ardoise nouvelle manière, l'élève note ce qu'il a retenu des notions vues dans la journée et se fabrique une sorte de test sur sa tablette ; le lendemain matin, il y répond, vérifie ce qu'il a retenu et ce qu'il n'a pas compris des enseignements de la veille, et transmet ce bilan aux professeurs, toujours via sa tablette. 

Le professeur a directement sur son ordinateur une vision des besoins de chacun".

Bilan de cette démarche réflexive ?

Les élèves mémorisent mieux, ils prennent plaisir à apprendre et développent une intelligence collective."

L'expérimentation a démarré en 2013 avec une classe. Elle s'étend cette année au collège privé Saint-Gabriel à Pont-l'Abbé (Finistère).

Une tablette en plus, des kilos en moins

Chaque matin, Gaston, 11 ans, part en classe le pied léger. Il n'a plus de manuels à emporter, "sauf celui d'anglais". A la maison, il consulte ses livres scolaires en se connectant à l'espace numérique de travail du collège Beaumarchais, à Paris, où il est entré en 6e. Son cartable pèse moins de 5 kilos, le poids des cahiers. Un réel progrès.

On a eu des cartables à 17 kilos !" s'exclame le principal, Jean-Luc Guéret.

Pour les 10% de parents qui n'ont pas internet ou qui refusent que leur enfant aille sur l'ordinateur, le collège dispose de versions "papier".

J'utilise toujours le manuel numérique dans ma classe... Sauf quand j'ai des problèmes de connexion", précise Grégoire Pralon, professeur d'histoire.

Ce manuel n'est encore souvent qu'une photo de la version papier : peu d'entre eux ont été "enrichis" avec des liens hypertextes. Néanmoins, ils coûtent cher, et le principal a donc décidé de basculer progressivement vers des manuels "en accès gratuit proposés par des associations de professeurs, comme Sésamath".

La "classe inversée"

On fait le cours à la maison, et les devoirs en classe", résume Ferdaos, 15 ans.

Au collège Anselme-Mathieu d'Avignon, classé en zone violence, Mounira Rovini enseigne à des élèves de 4e Segpa (Section d'enseignement général et professionnel adapté) en difficulté scolaire. En maths, elle pratique avec eux la "classe inversée". Elle leur donne à voir chez eux des vidéos qui présentent les notions qu'elle traitera ensuite en classe et un questionnaire à remplir. "Le lendemain, quand ils sont avec moi, je les mets par petits groupes, avec des exercices d'application adaptés à leurs besoins", explique le professeur.

Elle utilise les vidéos de la Khan Academy (1), une plateforme américaine d'apprentissage en ligne qui propose des vidéos pédagogiques "très bien faites et adaptées à leur niveau". Et traduites en français depuis la rentrée. La classe inversée lui libère du temps pour mieux aider ses élèves. Chez ces gamins de 14 ans qui avaient une très mauvaise image d'eux-mêmes, elle note "de gros progrès" en mathématiques, "une confiance retrouvée dans leur capacité d'apprendre". Et l'ambiance est meilleure.

Ils ont cessé de s'insulter en classe et de se lever pour se taper dessus."

Caroline Brizard

(1) https://fr.khanacademy.org

http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20141024.OBS3109/l-ecole-a-l-heure-du-numerique-ils-ont-teste-ils-ont-adore.html

Par christophe - Publié dans : profencampagne - Communauté : Pédagogie-Education.
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Vendredi 31 octobre 2014 5 31 /10 /Oct /2014 08:56

 

Par christophe - Publié dans : profencampagne - Communauté : Pédagogie-Education.
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Vendredi 31 octobre 2014 5 31 /10 /Oct /2014 08:22

Politique — Ortografe — Numérique — Pédagogie — Education — Dernière

Une revue sans doute un peu longue aujourd’hui en période de vacance basée sur une récolte sur quelques jours, l’actualité est un peu courte, mais il y a tout de même quelques petites choses pas inintéressantes qu’il serait dommage de rater.

Politique

5+5 Éducation : discours d’ouverture de Najat Vallaud-Belkacem, mardi 28 octobre 2014. “La réunion "5+5 Éducation" réunit les ministres en charge de ces dossiers représentant les cinq États de l’Union du Maghreb Arabe (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie) et cinq États de l’Union européenne (Espagne, France, Italie, Malte et Portugal).” Le journal marocain Au fait, en rend compte : Euro-Méditerranée : Vers un plan d’action pour l’employabilité des jeunes. “Ledit plan s’articule autour de trois objectifs : le développement de la qualité et l’attractivité de l’enseignement et de la formation professionnelle, l’accès égal aux formations professionnelles pour les filles et les garçons et la réduction du décrochage des jeunes en formation initiale. Il vise aussi à sécuriser et rendre plus fluides les parcours de formation par le soutien à la mobilité des jeunes, la comparabilité des systèmes nationaux et l’instauration d’une démarche partagée d’assurance qualité.

Pour la mise en œuvre de ces actions, les ministres ont décidé de créer un groupe de suivi, composé d’experts des 10 pays, chargé de mettre en place ces recommandations. Il aura pour première mission de proposer une stratégie, d’élaborer un calendrier et d’identifier les moyens nécessaires à la mise en œuvre du plan d’action.

Ils ont également confié à ce groupe de suivi l’identification et la mobilisation d’entreprises des deux rives de la Méditerranée qui constitueront un réseau étroitement associé à ses travaux.

Pendant ce temps, François Bayrou déclare, entre autre qu’ "Un tiers des enfants ne savent pas lire", ce qui donne l’occasion à Antoine Krempf dans son émission Le vrai du faux de faire le tri. Donc, “C’est donc plutôt vrai si l’on parle des élèves en début de CE2.” Mais “Pas de lien entre montant du budget et réussite scolaire. Par contre, François Bayrou a tort de lier ces mauvais résultats au budget de l’Education, qui représente le premier poste de dépenses dans le prochain budget de l’Etat. Pour, Eric Charbonnier, expert sur les questions d’éducation à l’OCDE, "la Finlande et la France dont l’investissement est à peu près similaire et pourtant les jeunes Finlandais s’en sortent beaucoup mieux. On se rend compte que le pays a beaucoup plus misé sur une formation de qualité des enseignants que la Farnce".
La Belgique qui dépense une part plus importante de son PIB dans l’Education que la France a, au contraire de moins bon résultats. Les élèves irlandais ont une meilleure maîtrise que les jeunes Français alors que Dublin consacre moins d’argent public dans leur éducation.

Et puis, sur le blog profencampagne , Christophe Chartreux fait la liste des “non”. aux réformes, et conclue A force de dire toujours non à tout, on n’a que l’Ecole qu’on mérite...

Ortografe

L’affaire de la startup Kartable. Une présentation du Buzz et contre-buzz tout d’abord : “La fin de l’année et la rentrée 2014 passent. Le 28 octobre 2014, c’est à FrenchWeb que les deux entrepreneurs révèlent, en exclusivité disent-ils, leur nouveau grand succès : la levée d’1,2 million d’euros auprès de Bpifrance, du fonds Partech Ventures et de différents business angels.

L’article, qui rappelle les « succès » de Digischool en France, revient sur l’histoire de Kartable et précise la raison de la levée de fonds : recruter « 8 développeurs » pour développer ce qui est aujourd’hui la tarte à la crème et la grande promesse de ces plateformes : « la personnalisation des parcours d’apprentissage ». En ce qui concerne la monétisation, « le modèle économique reste à définir précisément » : ils réfléchissent à « une version freemium avec des services complémentaires payants », sont « en contact avec Samsung pour monétiser l’audience » ; prévoient de poursuivre « leurs discussions avec les représentants académiques de l’Éducation nationale » et de « se financer en démarchant des chefs d’établissements scolaires ».

Ce qui a mis très en colère notre amie Mila Saint Anne sur son blog C’est au pied du mur... : Mordioux les gougnafiers !

Ouest-France de son côté s’indignait : Éducation. Kartable.fr propose des cours en ligne… avec des fautes !

Savoirs & Connaissance s’interroge et répond Kartable : une encyclopédie scolaire mais pour quoi faire ? Le numérique ouvre la porte à de nombreuses sociétés qui lorgnent sur l’énorme gâteau que constitue l’Education nationale.. “Avec l’arrivée du numérique dans les écoles, depuis maintenant déjà plusieurs décennies, les sociétés privées font la queue à la porte d’entrée du ministère de l’Education nationale. Il faut dire que les budgets mis en œuvre sont faramineux et aiguisent sans cesse l’appétit de nouvelles firmes. Et quand on n’arrive pas à passer par la grande porte, on essaie de taper à celles des académies ou, encore plus bas, en démarchant chaque établissement scolaire.

Heureusement : Orthographe : faut-il évaluer l’orthographe dans l’enseignement supérieur ?. "La chasse au zéro pointé - Pour lutter contre le zéro pointé en orthographe, grandes écoles ont multiplié les initiatives.
Afin de faire progresser leurs étudiants en grammaire et conjugaison sur ordinateur, ils ont recours à des logiciels baptisés Projet Voltaire ou Orthodidacte."

De leur côté, Les facs s’attaquent aux fautes d’orthographe. “C’est un constat unanime : trop d’étudiants sont fâchés avec l’orthographe et, plus globalement, avec le français.

Numérique

Le 28 octobre on apprenait que Sous la pression, le prof d’histoire-géo efface son blog. Sa critique du numérique à l’école lui a valu un rappel à l’ordre. “C’est un hara-kiri virtuel. Depuis trois jours, Ghislain Dominé n’existe plus sur Internet. Ce professeur d’histoire-géographie de Tourcoing (Nord), spécialiste reconnu du numérique à l’école, a supprimé son compte Twitter et jeté aux oubliettes le journal...  

L’Information est reprise par l’Express Un prof supprime son blog sous la pression du rectorat.

Et Véronique Soulé dans Libération écrit : Numérique : les profs priés de ne pas critiquer. Elle termine son article ainsi : “Pour justifier la menace d’un blâme, le rectorat aurait évoqué un manquement au « devoir de réserve » du fonctionnaire, une notion assez floue qui prête régulièrement à discussion. Le ministère de l’Education semblait mardi chercher l’apaisement. Il faut dire que jeudi, la ministre Najat Vallaud-Belkacem et François Hollande ont rendez-vous pour parler numérique à l’école…

Claude Lelièvre élargit le débat avec la question : Le numérique : "une illusion technologique’’ à condamner ?. “... on se trouve sans doute dans une sorte de cercle vicieux : pour que l’utilisation de la nouvelle technologie porte vraiment ses fruits (et suscite donc une émulation et une extension généralisée), il faut une autre organisation de l’enseignement qui repose actuellement sur la formule dominante suivante : un enseignant dans une classe, les élèves recevant l’enseignement simultanément. Mais on attend aussi précisément de cette introduction des NTIC qu’elles imposent d’elles-mêmes cette révolution de l’organisation de l’enseignement…

Michèle Drechsler a twitté sa position de novembre 2013 parue dans le Café pédagogique La tablette fait son entrée à l’école ... Une frénésie justifiée ? 

« la technologie mobile n’est pas et ne sera jamais la panacée éducative. Mais elle est un outil puissant et encore trop souvent ignoré, un outil parmi d’autres pour l’éducation ». Les potentialités pédagogiques ne tiennent pas uniquement dans une tablette mais dans la façon dont on s’en sert. La place et le rôle du maître restent essentiels. L’accompagnement des équipes est nécessaire et les inspecteurs jouent un rôle important avec les équipes de formateurs. Les usages de ces outils numériques peuvent se construire collectivement par une communauté d’enseignants qui peuvent partager leurs observations, leurs réussites et comme disait Jean-Pierre Astolfi : « Il faut encourager et capitaliser toutes les tentatives, même modestes, pour accompagner un changement de paradigme didactique qui se cherche encore ».

Et Jean-Rémi Girard, Secrétaire national à la pédagogie du SNALC-FGAF. interroge Prof censuré par l’Education nationale : peut-on encore être contre le numérique à l’école. ?. “La solution est pourtant simple : la demande doit partir des enseignants. Si un professeur de géographie a besoin d’un vidéoprojecteur ou d’un tableau interactif pour travailler sur des cartes, qu’on les lui installe, qu’on le forme sérieusement à leur utilisation et qu’on assure la maintenance. Ce n’est pas plus compliqué que ça, mais forcément, c’est moins séduisant question « communication ». Il est temps que l’État se rende compte qu’il jette de l’argent par les fenêtres. En 1985 (déjà !), le plan « informatique pour tous » avait coûté 1,8 milliard de francs, pour une splendide absence de résultat. Veut-on vraiment que l’histoire se répète ?” Y suffit de ... Ah si le monde était simple.

Pédagogie

La « logique curriculaire » peut faire beaucoup pour l’Education nationale, mais il lui faut un autre nom, d’après Louise Tourret. Elle rappelle que “Roger-François Gauthier, lui même membre du Conseil supérieur des programmes, dans son dernier ouvrage, Ce que l’école devrait enseigner, fait une bonne synthèse de ces critiques.” chaque discipline créé “son” programme, l’enseignement du programme prévaut sur l’apprentissage de l’élève, et enfin, le contenu précis des programmes est régulièrement contesté.

“De plus il y a une difficulté à faire cohabiter deux logiques. Les spécialistes, les enseignants et même des personnalités ayant exercé de grandes responsabilités rue de Grenelle l’affirment sous couvert d’anonymat : pour tout un tas de raisons qui ont trait au conservatisme, à la peur, à la cogestion de l’Education nationale avec les syndicats, aux doubles discours de l’institution qui prône à la fois le changement et la continuité, le socle est venu se superposer aux programmes, sans les remplacer. “

“Sur le blog Eduveille Olivier Rey, responsable de l’unité Veille et Analyses de l’Institut français de l’Éducation, explique :

« Dans de nombreux pays, pourtant, le “curriculum” est un concept familier aux décideurs et aux acteurs de l’éducation, qui peut servir à qualifier les contenus, mais aussi les objectifs de l’éducation, les modes d’évaluation ou encore l’articulation des différents modes d’enseignement.? »

Education

Plus vous vivez dans une société inégalitaire, moins vos parents vous laissent développer votre imagination, et inversement (sauf en France). “D’après une étude menée par deux chercheurs, Matthias Doepke (Northwestern University, Etats-Unis) et Fabrizio Zilibotti (University of Zurich, Suisse), rapportée par le Washington Post, il existerait une corrélation entre l’attitude parentale vis-à-vis de leurs enfants et la société dans laquelle ceux-ci vivent. Plus vous vivez dans une société inégalitaire, plus vos parents ont de chance d’être stricts. L’inverse est aussi vrai. Sauf en France.
La France demeure un mystère. Pour expliquer le décalage mis en relief par leur étude, les chercheurs lancent une autre piste :

« L’apprentissage dans les écoles française est vertical et l’accès à l’élite nationale par le biais des grandes écoles est extrêmement restrictif. C’est pour cela que les parents valorisent le travail au détriment de l’indépendance et de l’imagination, et ce même si les inégalités y sont faibles. »

ÉDUCATION Sorties scolaires Sorties scolaires : pas d’interdit pour les mères voilées. “Auditionnée par l’Observatoire de la laïcité le 21 octobre dernier, la nouvelle locataire de la rue de Grenelle a renversé les règles en estimant que « les mamans ne sont pas soumises à la neutralité religieuse. L’acceptation de leur présence aux sorties scolaires doit être la règle et le refus l’exception », a-t-elle affirmé. Une nouvelle vision de la laïcité à l’Éducation nationale qui privilégierait désormais le cas par cas.

L’éducation sexiste ne passera pas par elles ! par Samuel Loutaty. “Les petits garçons en bleu que l’on pousse à devenir pilotes d’avion et les petites filles en rose qui apprennent le repassage, ces mamans d’aujourd’hui n’en veulent plus ! Elles le disent haut et fort

Dernière

Le Monde annonce ce soir que L’opposante aux « ABCD de l’égalité » Farida Belghoul sanctionnée par l’éducation nationale. “L’enseignante Farida Belghoul, fer de lance des appels au boycott de l’école contre la supposée « théorie du genre », a été sanctionnée d’un blâme pour avoir notamment critiqué la ministre de l’éducation, a annoncé jeudi 30 octobre le rectorat de Versailles. Mme Belghoul peut contester cette sanction devant le tribunal administratif.

Et si vous êtes arrivée jusqu’ic, je peux vous souhaiter la belle soirée.

Bernard Desclaux

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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Mieux apprendre par la coopération
N° 505 coordonné par Sylvain Connac et Stéphanie Fontdecaba
mai 2013
"Lorsque deux enfants, deux élèves ou deux adultes coopèrent, ils apprennent au travers des échanges. En même temps, ils se construisent des valeurs humanistes telles que la solidarité, le partage, le respect. Des témoignages pédagogiques, des repères précis pour oser l’aventure, dépasser les embuches."

Les portraits de Monique Royer
Hors-série numérique 35

"Ils enseignent en classe d’accueil, au Liban, à des élèves handicapés. Ils utilisent un blog, de la couleur ou les volcans. Ils sont enseignants, chef d’établissement, journalistes. Ce sont dix-neuf portraits d’enseignants et d’acteurs de l’école que l’on découvre dans ce dossier"et surtout pour se remonter le moral en ces temps moroses...

Par christophe - Publié dans : profencampagne - Communauté : Pédagogie-Education.
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Jeudi 30 octobre 2014 4 30 /10 /Oct /2014 19:54

 

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